L’équation télévisuelle : que signifie télévision, à part un objet maintenant ? 08/01/2010
Posted by evidencesx in digital, numérique, stratégie, tv, économie.Tags: catchup, live, matrice, numérique, réception, téléviseur, télévision, tv, usages
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Le vieux poste est dépassé. Oublié, à lampes, noir et blanc. Sorti du 20ème siècle, il a subi comme de nombreuses choses, ses révolutions (couleur, numérique, HD, 3D…), et vu son périmètre et ses prérogatives, évoluer. D’abord informative, dirigiste et administrée, elle s’est ouverte au divertissement, au nombre des plaisirs possibles. Les foyers qui captaient, captés et captivés, se sont retrouvés quelque peu hypnotisés et sous l’emprise d’une forme de diabolisation, dixit les détracteurs du petit écran. Et ce vieux poste s’est mis à chauffer, devenu impropre, laid et pas très « green ». En plus, convergence aidant, de nombreux autres appareils électroniques permettent aujourd’hui de capter des chaînes, des images, des vidéos. Comme un chien abandonné pour les vacances, le vieux poste de télévision. Puis les foyers se sont détournés vers le web. Et le web s’est mis à faire de la télévision. Alors on a cherché à faire bouger les gens. Et la télévision s’est mise au mobile et à la mobilité. Pendant ce temps là, perdus car les téléspectateurs ne sont plus les mêmes, changent, critiquent et zappent, les acteurs de la télévision se posent des questions : il va falloir changer quelque chose…mais quoi ? quand, comment ? pour qui ?
C’est la grande énigme de toute la chaîne de valeur. Quels contenus acquérir, quels droits, pour quelle utilisation, sur quels supports et pour combien de temps. Nous entrons dans l’ère un peu plus compliquée de la segmentation…finie la Ford T noire, l’obsession de plaire d’attirer et de conserver ces paires d’yeux qui valent de l’or (audience = publicité = consommation). Le temps de cerveau disponible n’est plus disponible en même temps, pour tout le monde et pour le même besoin.
J’ai essayé de résumer ce que nous avons désormais en face de nous pour résumer la difficile équation de ce secteur, et de tous ceux qui souhaitent y participer (éditeurs, créateurs, distributeurs, diffuseurs, auteurs).
Evidemment, ça surprend un peu, on n’imagine pas une telle complexité dans ce secteur si simple…Apparemment. La donne financière s’est drôlement modifiée. Les acteurs préparés pour la télévision de la première heure, n’ont pas forcément vu venir une telle vague technologique, ni même la grogne sociale et les changements comportementaux de la ménagère de moins de 50 ans.
Nous regardons désormais la télévision tout le temps (pas forcément plus, l’audience moyenne est en légère hausse à 3h30mn et quelques), mieux, et partout (ce qui signifie aussi sur n’importe quel support via n’importe quel mode d’acheminement) : les fameux trois « A » (Anytime, Anywhere, Any device). Mais nous la regardons mieux, de manière plus sélective, et par à-coups et partout. C’est tout ce qui change : nos humeurs, nos habitudes et nos désirs sont des ordres, où le client est roi. Si la télévision veut (toujours) séduire, il lui faut inventer, son renouveau. Et que cela soit du noir et blanc, du numérique, de la HD ou la nouvelle mode de la 3D, ne change rien : ces images, comment les visionne t-on ?
Le mode de réception est certes segmentant (mobile ou sédentaire, uni ou bi-directionnel), et la continuité est nécessaire : chez moi, au café, dans un gare ou un hotel, enfin en marchant ou en voiture, les images restent les mêmes…Ce cube-matrice, est bien moins anodin qu’il n’en a l’air. Il détermine :
- la technologie nécessaire (réception, diffusion, visionnage)
- les droits des oeuvres achetés nécessaires (live, VOD, fenêtres, diffusion unique, catalogue, web – IP ou DSL -…)
- l’équipement du foyer et la compatibilité existante (renouvellement, compatibilité ascendante, substitution…)
- les compétences-clef pour les entreprises du secteur : faire de la télévision en broadcast ou en IP ne nécessite pas les mêmes compétences, la HD révolutionne plusieurs métiers
C’est un peu le « rubik’s cube » du monde de la télévision…Et nous ne raisonnons pas dans le vide : la technologie est déjà là, le web progresse à grands pas (débit, réseaux, services), le marché (consommateurs et téléspectateurs) aussi. On va même pouvoir capter de nouveaux auditeurs (la VOD a drainé nombre de foyers en mal de télévision, leur permettant de faire leur propre chaîne et programmes) : le rêve du produit et rien que pour moi, le phénomène de la télévision sociale, celle qui me ressemble, m’écoute et m’incarne. On assiste à des évènements (Social TV Forum Europe), et à la révolution 3D : des accords démarrent sur des chaînes comme ESPN, Discovery Channel, TLC…et Disney qui lorgne sur cette innovation et tout ça cette année au CES, à Las Vegas…
Il est bien seul, le vieux poste de télévision que plus personne ne regarde…
Pour les passionnés, un papier intéressant sur agoramedia…ici.
Les modèles online du Web 29/12/2009
Posted by evidencesx in business development, digital, e-business, numérique, stratégie, web, économie.Tags: business, digital, fees, gratuité, modèles numériques, web
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Même si Chris Anderson pronait l’ére de la gratuité sur le web, certaines startup s’essoufflent, avec célébrité et audience certes, mais des caisses légèrement vides…Les tours de tables successifs opérés auprès des business angels et autres fonds ne font que reculer l’échéance des comptes, celle qui fait apparaître si oui ou non, le business d’une affaire est viable et durable, un business qui valorise des actifs par du chiffre d’affaires et du résultat, plus que par des espérances de gain ou un trafic certes important, mais volatile. On peut toujours se réjouir en regardant les statistiques sur Quantcast, ou en consultant les statistiques des réseaux sociaux ici ou sur le tableau ci-après, il n’en demeure pas moins que, comme dans une boutique, des visiteurs, ça ne fait pas de chiffre d’affaires…
Lorsqu’on envisage de se lancer sur le web, mieux vaut d’abord se demander ce que l’on va y chercher (plus que l’effet de mode qui se démode par définition), en réfléchissant si :
- sa stratégie est cohérente avec son entrée sur le web
- si le(s) marché(s) potentiel(s) visé(s) et ses cibles s’y trouve (cad y est régulier, y consomme et s’y informe
La plupart des sites qui drainent des profils (amis, rencontres, annonces…) cherchent avant tout des membres, captifs, à qui « ils » vont s’adresser (communiquer, vendre, céder leur contact à d’autres…), et valorisent donc le temps passé par vous, les informations que vous avez saisies (attention aux réglages « privacy » et respect partie privée/professionnelle). Ils teasent donc, vous attirent et pour cela proposent une « valeur » perçue (pas forcément réelle), pour vous y attirer. Ces gigantesques réservoirs numériques qui tracent et mémorisent toute votre vie (eh oui…), doivent par conséquent servir un jour…comment ? pourquoi ? ne serait-ce parce que ces compagnies ont investi quelque peu pour faire des infrastructures informatiques puissantes et des sites à l’ergonomie et aux services toujours plus forts. Quels sont les modèles derrière tout ça ?
- la gratuité pour le consommateur (le « social-internaute ») :
Modèle introduit depuis très longtemps, pas forcément par choix, tout simplement par le seul fait que lorsque bon nombre de sites se lancent, leur business model ne colle dejà pas à la réalité (marché, croissance, cibles), mais aussi parce que nombre d’entre eux sont souvent le fruit d’un génie (ou deux), de gourous, qui par passion, développent une idée (et non pas un business)…Google, ça vous rappelle quelque chose, deux génies qui insatisfaits des résultats de recherche sur le web, créé leur propre moteur…?
Le revenu est ici généré par la publicité et/ou la vente des adresses collectées, faut-il encore que ces adresses soient de bonne qualité, captives et actualisées. Et l’audience est extrêmement volatile et/ou pas captive : ce n’est pas parce que Facebook a 350 millions de membres, qu’ils sont captifs et réceptifs à la publicité (rappel, la fermeture de leur projet Beacon, censé lier amis et achats, dans la communauté sur le web…)
- l’abonnement à des services : premium, gold, avancé, private…
A la lumière d’autres modèles (télé, presse – et encore la presse gratuite est arrivée après ! -, échantillonnage musique, livres « publics »…), le service de base est gratuit, mais on a accès à un ou des niveau(x) supplémentaire(s), en payant (one shot ou par abonnement). Deezer, last fm, newsletters privées, sites de presse online, video making-off/short cut, bonus…nombre de ressources à la marge pour générer du cash sonnant et trébuchant. Ce modèle nécessite sans arrêt la culture des exclusivités, la sécurisation (piratage), et une quête de la nouveauté permanente (et désormais « live » avec le realtime search). L’abonnement est intéressant pour les sociétés mais à un côté aliénant pour le consommateur abonné, qui justement finit par ne plus consommer…Youtube lorgne de ce côté en annonçant des fees d’entrée pour visionner les longs métrages…la convergence avance, entre la « télé payante » et le visionnage d’oeuvres payant sur le web : quelle différence à terme ?
- la commercialisation techno. (API, modules propriétaires…) :
Le web c’est grisant mais au départ ce n’est que de la techno. bien faîte certes, mais de la techno…et lorsque l’expérience consommateur est passionnante, on l’oublie la techno…Seesmic a démarré sur un concept de vlog, conversation video realtime (ou différé) et finalement s’est spécialisée (parce qu’elle n’a pas attiré suffisamment de membres, comme twitter) dans le développement d’API/de desk pour d’autres applications (notamment twitter). Un shift de B-to-C audienciel, vers du B-to-B techno. Tant que le web montre ses vraies valeurs d’innovation (orientée client), il a besoin de techno, pour aller plus loin. C’est un créneau plus direct et lucratif.
- le sponsoring par la publicité :
Autre idée émergente, glisser des pubs dans des contenus visionnés sur le web (livres, images, vidéo, musiques, clips…), souvenez-vous il y a quelques années les abonnements « spot » de Bouygues Telecom, qui vous forçait à entendre un spot de publicité avant d’avoir votre correspondant…Nombre de sites le proposent (il y avait déjà les layers, pop-ups à l’ouverture des sites…). Une jeune société du nom de Auditude (ie présente au forum Netxplorateur 2009), a présenté une solution, permettant de glisser des messages publicitaires, dans la lecture de video (ex. sur Youtube), une technologie pas trop intrusive, et soft…Sachant que les vidéos postées par des anonymes, en relation avec des grandes marques, sont beaucoup plus regardées que les originales postées par ces mêmes marques…question de confiance et/ou de défiance, par rapport à l’hégémonie de communication de ces marques !
- l’écosystème environnant :
Ne parlons que de Twitter : avant de gagner un seul dollar, la société a engendré pas moins de 50.000 applications environnantes utilisant les APIs de Twitter…une économie (embauches, contrats, business), colossale indirecte, du succès de la plateforme de microblogging (là où Pownce sur le même concept a du fermer ses portes…). Ces applications environnantes utilisent le succès de Twitter pour faire connaître leurs capacités techniques…en monétisant par la suite leurs services. Effets de bords : après la célébrité des dirigeants de Twitter, ils sont crédibilisés et montent désormais SquareUp, une autre startup qui cette fois-ci propose du micro-paiement sur mobile et qui d’une part va générer du cash (en commercialisant cette solution multiplateforme), d’autre part est bien dans un mouvement d’innovation, en rendant « bankable » comme on dit, les populations les plus défavorisées. Un progrès c’est sur. A travers cet exemple, l’illustration est limpide : un succès incertain au démarrage, peut crédibiliser une solution payante, une sorte de « cheval de Troie » vers le succès…Mais il faut savoir attendre et surtout bénéficier de cash.
- la mise en relation :
Sur le web, on trouve de tout (le meilleur comme le pire…!). Et certains sont prêts à payer cher une simple « mise en relation » ou un contact prisé. Des modèles de communautés qui se gèrent et permettent d’accéder à ces contacts, de leur parler…C’est la barrière de la secrétaire virtuelle, qui moyennant un fee, vous ouvre son carnet d’adresses. Les services premium de LinkedIn, Viadeo, mais aussi Meetic, fonctionnent sur ce modèle. Il vaut mieux d’ailleurs démarrer directement sur celui-ci, que de faire de la gratuité, puis d’annoncer un jour que cela devient payant…(risque de désaffection et de buzz négatif). Il est tout à fait logique, en ouvrant un « rayon » sur le web, d’y vendre des choses. La simultanéité et temps réel des choses nous aveugle et rend tout possible (et gratuit).
- les annonces et ventes « payantes » :
ebay, 2xmoinscher, priceminister…et leurs stratégie B-to-C et « marketplace », ont renoncé à faire payer des « pas de porte » numériques, mais se rémunèrent sur les transactions effectuées. Un % sur les ventes, avec en tâche de fond d’attirer les meilleurs profils (vendeurs, acheteurs, pro) et de proposer la meilleure exposition aux produits. Certains pros ont fait fortune en détournant des concepts de particulier à particulier, vers un vrai business lucratif, où l’ouverture d’un magasin ne coûte…plus rien. C’est la grande menace pour le commerce traditionnel (dit brick-and-mortar) : la mise en relation directe entre consommateurs et le marché de l’occasion…Un phénomène d’ampleur impressionnante (vu à Noël où 41% des gens déclarent revendre leur cadeau…), qui supprime tous les « coûts inutiles » du point de vue du consommateur. Pas étonnant si de grandes marques se créent des comptes sur ebay ou 2xmoinscher, pour capter les consommateurs férus de prix…
- le participatif et la donation :
Nombre de success stories ne se développeraient pas sans l’aide de précieux donateurs (modestes ou plus importants). Wikipedia, lui-même, véritable histoire de l’encyclopédie participative du web, a lancé récemment une campagne de donation en ligne, et des sites comme kiva.org, vivent de ce principe : une histoire à raconter, qui séduit des auditeurs, et c’est le coeur qui parle (et le porte-monnaie), pour accompagner cette histoire plus loin. Les modèles communautaires sur le web fonctionnent très bien, car l’entraide y est plus poussée et naturel qu’ailleurs. Si la « communauté » n’est pas vraiment nouvelle, la capacité à enthousiasmer et faire participer les gens est réelle. Et ça c’est nouveau, c’est efficace et c’est tant mieux. Des ressources qui s’ignorait, construisent des chefs d’oeuvre. A l’image de communautés de fans, de développeurs (à suivre les armées levées par Mozilla pour développer leurs produits, les tester et les améliorer…pour le fun et le plaisir de contrer le géant Microsoft). Les mêmes modèles permettent aux artistes de se produire ou de se publier (mymajorcompany, ventes de LPs à un prix déterminé par l’internaute, fairtrade-music…). Des moyens donnés par des fans éphémères ou plus fidèles…Un mode parfaitement adapté à l’esprit des communautés d’entraide et de construction collective. Mais un mode extrêmement aléatoire, sur lequel des investisseurs doivent parier. Les seuls actifs sont souvent les dirigeants, connus et respectés des milieux des blogs, startup events et comités d’incubateurs.
Il y a probablement des modes dormants qui restent à définir, on voit surtout, qu’avec parfois pas grand chose, de grandes histoires se construisent, mais comme partout n’oublions pas l’essentiel : c’est le client, le consommateur qui choisit si l’histoire lui plait ou pas et si elle doit continuer. L’armée fait et défait les grands généraux…
Présentation Google Books 11/12/2009
Posted by evidencesx in digital, distribution, développement commercial, e-business, numérique, stratégie, économie.Tags: éditeurs, books, digital, drm, google, livres, numérique, partenaires, plateforme numérique
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J’ai été invité à une présentation du programme partenaires de Google Books, par Philippe Colombet, en charge de ce projet pour la France. Salle quasi comble, avec de nombreux éditeurs (souvent modestes d’ailleurs…), des personnes du Ministère de la Culture, et d’autres acteurs. Deux témoignages probant d’un partenariat démarré avec Google : Michelin (activité éditeur, guides, cartes) et Karthala, éditeur thématique indépendant.
L’utilisation du programme de Google a clairement montré son efficacité pour ces acteurs, qui y voient un progrès notable et une plateforme pratique, pour migrer vers le numérique (en s’affranchissant au passage des standards des devices et des batailles en cours entre Amazon/Kindle, Sony, Cybook…). Ils ont d’ailleurs intégré dans leurs sites, l’API, permettant de feuilleter leurs ouvrages en ligne sur GB (une API dont on dit qu’elle améliore substantiellement l’impact sur les ventes…eh oui un livre ça se feuillette avant de l’acheter, surtout lorsqu’on flâne en ligne…).
Quelques chiffres rapides sur le programmes partenaires :
- 2 millions de comptes partenaires (!)
- 70 noms de domaine
- 40 pays représentés
- 30.000 éditeurs représentés
Ce levier de la stratégie de Google sur les livres est le plus avancé, le second sur le projet Bibliothèque fait couler beaucoup d’encre en France et agite les milieux culturels et politiques. La 3ème partie du programme de Google, Google Edition (plateforme d’accès payant), sortira au 2ème trimestre 2010, et a fait l’objet de quelques slides, pour résumer les attentes stratégiques. Force est de constater que le SNE et la plupart des éditeurs importants en France tournent le dos pour le moment à de telles innovation, se réfugiant derrière la sacro-sainte « exception culturelle Française » et les régimes protégés de la profession (TVA et loi Lang notamment). L’attitude de protection, si elle naturelle si tant est qu’on considère qu’il y a « attaque », est un peu démesurée, au regard, au contraire des opportunités que le numérique représente pour les maisons d’édition : baisse des coûts de production, audiences mondiales, révision et interactivité produits, conservation et techno web (hyperliens), nouveaux métiers des libraires « numériques »…et j’en passe. C’est un peu comme les nostalgiques du 33T ou de la K7 audio, pourquoi alors refuser l’évolution numérique en soit, qui pour les produits « livres » est plutôt une bonne chose ? les éditeurs refusent-ils aujourd’hui d’être mis en scène dans les vitrines de la Fnac ou d’Amazon, pourquoi refuseraient-ils les vitrines du N°1 de l’audience potentielle, comme plateforme de service ?
Si l’on s’affranchit de ces éléments, il reste aujourd’hui un problème crucial à résoudre (ie qui a fait tremblé toute l’industrie du numérique avant (musique, games, vidéos, films…) : le piratage. Et c’est là à mon sens que Google devrait fournir une réponse « service packagé organisé » : un éditeur ne doit pas se préoccuper des formats et des différentes classes de DRM, surtout qu’aujourd’hui, la bataille des standards de devices n’est pas gagnée (plus haut). Il lui faut garantir à un auteur, l’intégrité, la rémunération juste et la sécurité de l’exploitation de ces droits, et maximiser sa visibilité auprès de l’audience potentielle. Et ce problème de sécurité, de formats de DRM n’est pas résolu, et semble exciter quelque peu la méfiance par rapport au numérique dans son ensemble. C’est le point crucial à mon sens qui reste à résoudre pour que le marché décolle (en tous cas du point de vue de l’offre…car le marché et l’envie du public pour la version numérique des livres restent à confirmer et à affiner par segment, un autre gros chantier. Rappelons-nous les débuts des DVD ou faute de titres disponibles, les lecteurs ne se vendaient pas…).
En tous cas, Google nous montre une fois de plus ses talents dans le service d’agrégation, sobre, précis et efficace, mettant la technologie au service de l’innovation clients (j’aime bien moi, ça…). A suivre l’évolution donc du programme partenaires, le programme Bibliothèque et la plateforme de commercialisation, en 2010, avec des idées surement pour aider le métier de libraire, à évoluer également vers le numérique…
L’Innovation et le Design : le bien et le beau 04/12/2009
Posted by evidencesx in innovation, management.Tags: création, design, innovation, progrès
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Le Design est une matière bien mystérieuse…Autrefois rangée au rang des choses inutiles et/ou très chères, le Design est entré en fait dans tous les foyers grâce à des entreprises (innovantes au passage…) comme Ikéa ou Alessi, qui en jouant du plaisir, ont rendu l’utile, non seulement beau, mais accessible. Ainsi des entreprises comme IDEO, ont magnifié l’art du Design, en utilisant toutes ses facettes, pour accoucher de l’innovation la plus efficace, dans tous les domaines. Comme si le Design était partout en fait. Design des produits, des services, des relations, Design social, de l’être, on peut considérer que le beau est plus que jamais beau, parce qu’il n’est plus accessoire, mais essentiel, dans nos gestes quotidiens : le réveil et l’essort d’un édifice collectif, d’une réflexion de groupe, un brainstorming comme on l’appelle…chez IDEO, le désormais fameux cas du « shopping cart », redéfini de A à Z par une équipe pluridisciplinaire montre à quel point faire du beau est innovant, mais finalement le chef d’oeuvre, c’est que cela est fait ensemble, dans un respect, un design relationnel, consistant à avoir le meilleur « commitment » de tout le monde : le mystère de l’émulation de groupe qui fait que le résultat est plus que la somme des individus.
Et quand bien même il y aurait une faille (a fail ?), il serait utile, il y aurait une esthétique de l’échec et une utilité primaire, à échouer comme tend à démontrer Michael Maddock (Maddock Douglas, Companies driven by innovation services).
Le Design est donc entré partout et constitue un élément de l’ADN des services et des produits, au même titre que l’architecture, la structure, les composants et les personnes. On ne peut que s’en réjouir, car le beau, c’est quand même mieux…ça détend, ça ouvre et c’est agréable : à l’oeil, au toucher, au développement de tous les sens.
Et puis regardons des initiatives comme Innocentive, communauté en ligne, sorte de Wikipedia de l’innovation : une communauté où vous pouvez vous inscrire, poser un problème et voir résolu gratuitement par des régiments d’experts…ou bien vous mêmes, révéler votre expertise en participant à la résolution d’un problème. Une belle collaboration pour un Design relationnel efficace. Ici, on voit de manière évidente les apports du web participatif, et l’essence collaborative : la confiance, l’écoute et la participation. J’avoue puiser infiniment vers ces sources d’idées et ces comportements désintéressés et plein d’intérêt pourtant : comme si poussés par la seule beauté du geste, la race humaine était capable de se mobiliser pour résoudre et aider, sans contrepartie, ni calcul. Car l’entraide, mets son moi en arrière, le préserve et élève son esprit. Lorsque l’âme est belle, elle est libérée de ses tentations destructrices, et déchaîne sa créativité. Fédérons, encourageons à réfléchir « out of the box », en ne renonçant à rien, imaginons l’impossible, et s’il est réellement impossible, rendons le possible. Et considérons que l’innovation est à la portée de tous, car elle est parfois simple et sous nos yeux. Un rien la révèle et le saut créatif est là.
Ensemble, tout est plus beau.
Digital books, digital dreams ? 07/11/2009
Posted by evidencesx in business development, digital, innovation, marketing, numérique, stratégie, technologie, économie.Tags: édition, digital books, liseuse, livre numérique, reader
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Seul produit culturel antérieur à la révolution industrielle et premier bien culturel consommé à domicile par les français, le livre a résisté jusqu’à aujourd’hui à la dématérialisation des supports, même si il a été le premier support physique à avoir été porté en « numérique » (scan et pdf…). Mais, un peu partout dans le monde, la révolution numérique se met en marche et remet profondément en cause l’écosystème du livre :
• Aux Etats-Unis, l’auto-édition avec les titres imprimés à la demande explose, pour dépasser la production traditionnelle.
• Le marché japonais des livres téléchargés a bondi de 30% sur les 12 derniers mois et pèse désormais 348 M€.
• Amazon se lance dans une intégration verticale pour phagocyter toute la chaîne de valeur du secteur et impose son Kindle sur le marché (récemment lancé en Europe et en Inde)
• Google numérise plusieurs millions de titres et lance une campagne dans 144 pays pour retrouver les éventuels détenteurs de droits.
• En France, les liseuses semblent avoir du mal à s’imposer, les devices comme l’iPhone devenant des « go-between » convergents menaçants et très bien élaborés
• Aux Etats-Unis, Apple avec son Itunes et Disney reprenant les titres de Marvel Comics, préparent le référencement du I-Store…
Nous voyons bien une agitation importante, rapide, orchestrée surtout par des acteurs non traditionnels du secteur de l’édition, là où justement les acteurs traditionnels peinent à trouver une issue, entre discussions communautaires, régulation et exception culturelle Française, et tâtonnements du marché naissant.
Les traditionnelles barrières à l’entrée tombent, faisant le jeu de très gros acteurs comme Amazon et Google mais aussi d’un nombre important de nouveaux entrants, venus du monde numérique ou de l’édition. Cependant, à ce jour, si les nouveaux modèles foisonnent, aucun ne s’est véritablement imposé.
La question du positionnement des acteurs traditionnels de l’édition se pose dès lors de manière critique. Sur quelles compétences une entreprise traditionnelle de l’édition peut-elle capitaliser pour entrer dans l’ère numérique ? Quel positionnement cet éditeur généraliste peut-il défendre face à une concurrence de plus en plus éclatée ? Quel modèle économique paraît viable dans ce marché timide et surtout extrêmement incrémental ?

Des éditeurs qui cherchent à protéger leur business et à le faire croître par des opportunités numériques et des acteurs technologiques qui cherchent des contenus : nous sommes au coeur de la bataille du numérique, dont j’avais déjà eu l’occasion de parler ici.
Miroir, miroir dis-moi qui est le plus beau, en attendant, quelles seront les alliances nécessaires, elles seront autour de facteurs clés réunissant actifs et auteurs, puissance de stockage et de logistique numérique et vecteurs d’audience et clients potentiels. En tous cas, la segmentation du « livre » dans son ensemble est plus que nécessaire. Il ne s’agit évidemment pas de scanner tout le fond documentaire en l’état (comme le propose Google ou la BNF), mais bien de définir ce qu’est un livre numérique, comme étant demain un nouvel objet (et d’ailleurs sera t-il un objet et non pas plutôt un service ?) : opportunité donc de développement produit (interactivité, son, images, video….) à la croisée de document multimedias et de films d’animation. Ainsi les segments livre scolaire, romans, beaux livres, BD…n’évolueront pas au même rythme dans cette migration numérique. Et comme la France passe au « tout numérique« , attention, les livres arriveront bientôt par les antennes de télévision, eh oui…
La Télévision en l’état a t-elle encore un avenir ? 05/11/2009
Posted by evidencesx in business development, stratégie, tv, économie.Tags: 2009, devenir, futur, prospective, tv
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C’est ce qui va se discuter, lors d’une conférence à l’Espace Pierre Cardin, les 9 et 10 novembre prochains. « Future TV 2009« , réunit d’éminents professionnels du secteur, ainsi que des leaders politiques, pour débattre autour de tables rondes des sujets importants de demain, pour la télévision d’aujourd’hui. Régulation, canaux de diffusion, modèles économiques, mobile, futurs formats, entrants et menaces, « tout doit disparaître », se réinventer, mais pour quoi et quand ?
Les media doivent renaître, car les méthodes et comportements d’hier ne sont plus les plus viables et les plus prometteurs. Changements de métiers, changements de process, et idéal à trouver : n’y a t-il pas une autre, d’autres utilisations des media pour d’autres causes, et quel sera l’impact de ceux-ci dans un monde moderne plus fragmenté, menacé par le réchauffement planétaire et les enjeux environnementaux.

Je suis convaincu que si, mais il faut admettre de remettre en cause beaucoup de fonctionnements actuels, comme si la télévision devait (enfin) subir sa révolution, comme nombre d’autres secteurs avant elle…
Alors rendez-vous lundi et mardi, pour écouter nos experts…
…et deux évènements qui peuvent avoir leur intérêt : 21/09/2009
Posted by evidencesx in Uncategorized.Tags: adtech london, évènements, digital, paris 2.0
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- la version adtech London: grande messe du marketing digital du 22 au 23/09, à Londres évidemment
- Paris 2.0, un nouvel évènement emmené entre autres par les agitateurs d’idées du collectif PSSST, de l’agence pourquoitucours, et des tribus avides du web 2.0, version 3, celle dont personne ne sait exactement ce qu’elle sera, mais que tout le monde réclame, pour changer…Sur 4 jours, du 22 au 25/09, sur Paris dans des lieux branchés et sympathiques, de nombreux ateliers, creuseront l’impact du web dit communautaire et surtout l’impact sur notre vie quotidienne : nouveaux medias, usages, comportements, mais aussi la révolution web c’est quoi, comment cela transforme t-il nos relations, nos habitudes et les changements en tendance pour demain ; des ateliers qui j’espère, apporteront éclairages et réponses, en tous cas un bon endroit de networking spécialisé
A vos agendas !










