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Digital books, digital dreams ? 07/11/2009

Posted by evidencesx in business development, digital, innovation, marketing, numérique, stratégie, technologie, économie.
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Seul produit culturel antérieur à la révolution industrielle et premier bien culturel consommé à domicile par les français, le livre a résisté jusqu’à aujourd’hui à la dématérialisation des supports, même si il a été le premier support physique à avoir été porté en “numérique” (scan et pdf…). Mais, un peu partout dans le monde, la révolution numérique se met en marche et remet profondément en cause l’écosystème du livre :

• Aux Etats-Unis, l’auto-édition avec les titres imprimés à la demande explose, pour dépasser la production traditionnelle.
• Le marché japonais des livres téléchargés a bondi de 30% sur les 12 derniers mois et pèse désormais 348 M€.
• Amazon se lance dans une intégration verticale pour phagocyter toute la chaîne de valeur du secteur et impose son Kindle sur le marché (récemment lancé en Europe et en Inde)
• Google numérise plusieurs millions de titres et lance une campagne dans 144 pays pour retrouver les éventuels détenteurs de droits.
• En France, les liseuses semblent avoir du mal à s’imposer, les devices comme l’iPhone devenant des “go-between” convergents menaçants et très bien élaborés
• Aux Etats-Unis, Apple avec son Itunes et Disney reprenant les titres de Marvel Comics, préparent le référencement du I-Store…

Nous voyons bien une agitation importante, rapide, orchestrée surtout par des acteurs non traditionnels du secteur de l’édition, là où justement les acteurs traditionnels peinent à trouver une issue, entre discussions communautaires, régulation et exception culturelle Française, et tâtonnements du marché naissant.

Les traditionnelles barrières à l’entrée tombent, faisant le jeu de très gros acteurs comme Amazon et Google mais aussi d’un nombre important de nouveaux entrants, venus du monde numérique ou de l’édition. Cependant, à ce jour, si les nouveaux modèles foisonnent, aucun ne s’est véritablement imposé.
La question du positionnement des acteurs traditionnels de l’édition se pose dès lors de manière critique.  Sur quelles compétences une entreprise traditionnelle de l’édition peut-elle capitaliser pour entrer dans l’ère numérique ? Quel positionnement cet éditeur généraliste peut-il défendre face à une concurrence de plus en plus éclatée ? Quel modèle économique paraît viable dans ce marché timide et surtout extrêmement incrémental ?

Bezos_Kindle

Des éditeurs qui cherchent à protéger leur business et à le faire croître par des opportunités numériques et des acteurs technologiques qui cherchent des contenus : nous sommes au coeur de la bataille du numérique, dont j’avais déjà eu l’occasion de parler ici.

Miroir, miroir dis-moi qui est le plus beau, en attendant, quelles seront les alliances nécessaires, elles seront autour de facteurs clés réunissant actifs et auteurs, puissance de stockage et de logistique numérique et vecteurs d’audience et clients potentiels. En tous cas, la segmentation du “livre” dans son ensemble est plus que nécessaire. Il ne s’agit évidemment pas de scanner tout le fond documentaire en l’état (comme le propose Google ou la BNF), mais bien de définir ce qu’est un livre numérique, comme étant demain un nouvel objet (et d’ailleurs sera t-il un objet et non pas plutôt un service ?) : opportunité donc de développement produit (interactivité, son, images, video….) à la croisée de document multimedias et de films d’animation. Ainsi les segments livre scolaire, romans, beaux livres, BD…n’évolueront pas au même rythme dans cette migration numérique. Et comme la France passe au “tout numérique“, attention, les livres arriveront bientôt par les antennes de télévision, eh oui…

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La Télévision en l’état a t-elle encore un avenir ? 05/11/2009

Posted by evidencesx in business development, stratégie, tv, économie.
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C’est ce qui va se discuter, lors d’une conférence à l’Espace Pierre Cardin, les 9 et 10 novembre prochains. “Future TV 2009“, réunit d’éminents professionnels du secteur, ainsi que des leaders politiques, pour débattre autour de tables rondes des sujets importants de demain, pour la télévision d’aujourd’hui. Régulation, canaux de diffusion, modèles économiques, mobile, futurs formats, entrants et menaces, “tout doit disparaître”, se réinventer, mais pour quoi et quand ?

Les media doivent renaître, car les méthodes et comportements d’hier ne sont plus les plus viables et les plus prometteurs. Changements de métiers, changements de process, et idéal à trouver : n’y a t-il pas une autre, d’autres utilisations des media pour d’autres causes, et quel sera l’impact de ceux-ci dans un monde moderne plus fragmenté, menacé par le réchauffement planétaire et les enjeux environnementaux.

TV_old

Je suis convaincu que si, mais il faut admettre de remettre en cause beaucoup de fonctionnements actuels, comme si la télévision devait (enfin) subir sa révolution, comme nombre d’autres secteurs avant elle…

Alors rendez-vous lundi et mardi, pour écouter nos experts…

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…et deux évènements qui peuvent avoir leur intérêt : 21/09/2009

Posted by evidencesx in Uncategorized.
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  • la version adtech London: grande messe du marketing digital du 22 au 23/09, à Londres évidemment
  • Paris 2.0, un nouvel évènement emmené entre autres par les agitateurs d’idées du collectif PSSST, de l’agence pourquoitucours, et des tribus avides du web 2.0, version 3, celle dont personne ne sait exactement ce qu’elle sera, mais que tout le monde réclame, pour changer…Sur 4 jours, du 22 au 25/09, sur Paris dans des lieux branchés et sympathiques, de nombreux ateliers, creuseront l’impact du web dit communautaire et surtout l’impact sur notre vie quotidienne : nouveaux medias, usages, comportements, mais aussi la révolution web c’est quoi, comment cela transforme t-il nos relations, nos habitudes et les changements en tendance pour demain ; des ateliers qui j’espère, apporteront éclairages et réponses, en tous cas un bon endroit de networking spécialisé

A vos agendas !

3 tendances de fond pour le monde digital en 2020 10/08/2009

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Il faut bien s’y préparer : le monde change. La valse numérique, si elle laisse quelques secteurs en plein désarroi (musique, livres, information…), permet des évolutions dont nous n’avons pas même encore conscience. Et la technologie va beaucoup plus vite que notre capacité à s’imaginer comment nous allons l’utiliser. Ainsi, on peut identifier des aspects très importants, à la non saturation des innovations digitales. Je les ai regroupées en 3 parties :

1) la capacité à rendre gratuit, la bande passante, le stockage ; la concentration déjà de ceux-ci (on parle de cloud computing ici), pour accélérer le “village global”, cher à Marshal Mc Luhan, et travailler la “Long Tail” chère à Chris Anderson

2) la capacité à poursuivre la loi de Moore, en quelque sorte, à l’aide des nanotechnologies et de l’échelle des quantum, car l’ère des transistors, si miniaturisés soient-ils, a fait son temps. La chaleur dégagée en effet par cette miniaturisation coût en effet cher à refroidir, pour des capacités qui s’en trouvent finalement inférieures à l’énergie nécessaire pour ce refroidissement. C’est un véritable saut technologique, comme l’était avant les transistors en leur temps…

3) la capacité à faire vivre des “live-virtual” situations, en temps réel, avec l’aide des puces RFID, des hologrammes, et des images satellite HD de plus en plus précises et toutes ces technologies qui nous poussent toujours plus loin

Tout dépend encore de la puissance des réseaux (stockage et bande passante) et la capacité à les “effacer” devant l’usage et construire un business model ou c’est l’usage qui rémunère (l’objectif final) et non le moyen d’y arriver (les infrastructures).
2020, ça a l’air loin, mais les grandes tendances convergent sur les apports de ces 3 groupes de critère.

En savoir plus (GB) : ici

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Social et Business : une réalité proche ? 06/05/2009

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logo_social_business_conference Les 5 et 6 Mai, s’est tenue sur le campus de la célèbre business school HEC, à Jouy, une conférence sur les projets de développements sociaux, économiques et énergétiques de notre monde moderne. Une Conférence extrêmement pertinente sur le sujet, “social business conference”, permettant de reprendre tous les enjeux en ressources de la planète autour de  plusieurs thèmes (Ressources, Réduction pauvreté, drivers du changement et divers), qui accompagnent tous les stades du développement social, auprès de ce que l’on appelle souvent le “bas de la pyramide” (BOP), les milieux les plus pauvres et défavorisés.

Plus d’infos sur cette 6ème édition sur : http://www.socialbusinessconference.org

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Le Client est le meilleur vendeur d’une Marque 10/03/2009

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On ne sait pas vraiment ce qui a existé en premier : les marques ou les clients ? Tout ce que l’on sait, c’est que l’une ne saurait exister, voire perdurer, sans l’autre. Ceci étant dit, les marques souhaitant capter, voire garder les consommateurs potentiels, se sont dit un jour : tiens et si on s’occupait de nos clients ? Ah oui, mais pourquoi ?

Si l’on s’en tient aux différents arguments, ayant déterminé qu’une société doit avoir des clients, on a :

- une nécessité économique : les clients sont co-propriétaires du devenir d’une société, pas des actifs mais quelque part ils écrivent le destin et le chemin d’une entreprise par leurs actes : achat, fidélité, infidélité, interrogation. Ils ont donc la lourde responsabilité sur une marque : si la marque transforme un client dans l’aptitude qu’elle a, dans ses valeurs sociologiques, le client a aussi le pouvoir de glorifier celle-ci ou de la détruire…

- une nécessité sociétale : la marque a un rôle à jouer pour développer un usage, répondre à un besoin, semer du bonheur dans la cité, auprès de consommateurs potentiels ; elle modifie le cours du temps et influence la vie d’une population. Si l’objectif est rempli, elle s’enrichit et le client est fidèle et viral. Il y a alors une élévation du niveau global de richesse, économique pour l’une, sociale et environnementale pour l’autre

- une conséquence d’un besoin mal accompli avant et mieux rempli après : la réussite d’une proposition définie par la marque, proposée à la cible, et adoptée par le client : la marque a une compétence en plus ou mieux, sait l’exploiter et le communiquer, pour que de l’engouement fasse d’une proposition commerciale, un acte économique réel : transfert de monnaie contre bénéfice consommateur

- des clients induits par d’autres clients : la viralité, la mode, le buzz conduisent la marque à proposer, de manière contrainte et non désirée, ses produits, victime de son succès auprès de cibles initiales “early adopters” : ces clients seront moins fidèles parce que secondaires

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Nous savons désormais que par l’individualisation bien ancrée du consommateur, consom’acteur, qui souhaite être LE et non UN client, et par la propagation des rumeurs, avis, forums…qu’il existe d’autres formes de relation pour les marques, que le simple tryptique “marque/annonceur – message/agence – cible/consommateur”. L’urgence et l’envie démesurée de s’exprimer créé des liens interpersonnels entre l’individu de la cible et la marque, sans passer par la censure, le formatage et l’austérité des medias traditionnels : le social sharing, la communauté, la participation équitable sont autant de pouvoirs déguisés, amicaux et non violents, mais qui peuvent soulever, faire et défaire des marques, sans voir venir le tsunami.

La relation client est née. Parce qu’il y a des clients et des compagnies qui souhaitent les garder. Cherclient.com, un portail qui traite de ces clients, et le nombre croissant de l’activité des centres d’appels et de contacts, en France et à l’étranger montrent l’importance accordée désormais aux échanges obligés, à la relation qui n’est plus à sens unique et à ce dialogue, codé, larvé, permanent qui règne entre ces populations. L’ampleur du web 2.0, dit social, qui permet de remettre en cause tous les schémas traditionnels de communication, créé une confusion et une diffusion du savoir, des échanges et des experts, et rend caduque les figures imposées de : je sais, je l’exprime vers ma cible et ma cible réagit. En définitive, maintenant je sais et tout le monde le sait en même temps, tout le monde peut l’exprimer et le micro-monde réagit en discussion multi-pôles : l’enrichissement temps réel, mutuel, raisonné et respecté. Le développement durable des relations humaines.

D’après une enquête de IBM global business, la quête du meilleur prix est encore le saint graal de la consommation et un bon motif pour changer d’enseigne, de marque, de produit. Mais surtout on repère également le rôle central que jouent la prescription et la confiance dans les relations “marques-consommateurs”. En période de crise, d’incertitude et d’hésitation, les cibles dites “nomades” cad, peu fidèles, sont très sensibles à la prescription. Il est donc important d’apporter une attention particulière aux clients existants, véritables vecteurs contaminants de cibles innocentes, futurs consommateurs potentiels. Les marques qui chouchoutent leurs clients, travaillent pour leurs lendemains et augmentent l’attachement et la reconnaissance de valeurs de service. Le client, un vendeur qui s’ignore, un “powerseller” donc à bien identifier comme levier de croissance…

Pour terminer, le modèle de KANO se propose de mettre en relation satisfaction des exigences (réponse aux besoins) et satisfaction Client, en distinguant notamment 3 types d’exigences, véritables piliers stratégiques, dont le degré de mise en oeuvre influencera différemment le degré de satisfaction du Client :

client_kano

Exigences obligatoires (”Basic needs”, “Must Have”)

Ces exigences basiques ne sont pas toujours exprimées; elles sont pourtant évidentes pour le Client et doivent être impérativement satisfaites. Ce n’est pas un levier de satisfaction , en revanche si vous ne les avez pas, “vous êtes mort !” Elles ne sont pas forcément prioritaires en terme de développement mais devront être là le jour J.

Exigences exprimées, linaires (”Performance needs”, “Linear”)

Le besoin est exprimé et la satisfaction du client est proportionnelle au niveau de performance (et de qualité) de ce qui est implémenté. C’est un fort levier de satisfaction Client et un axe prioritaire pour le développement.

Exigences latentes, attractives (”Exciters”, Delighters”)

Ces exigences correspondent à un besoin pas forcément exprimé, parfois inconscient. C’est l’heureuse surprise qui peut faire la différence, source de satisfaction importante parfois à peu de frais ! En revanche, l’absence de cette fonctionnalité ne sera pas source d’insatisfaction, de frustration. En terme de développement, elles ne sont donc pas prioritaires (sauf stratégie produit spécifique). C’est aussi le levier de l’innovation par excellence.

Si l’on sait croiser et identifier ces différentes exigences, comme étant assimilées, comprises et redistribuées dans une relation de prescription, par des clients existants, on tient là un vrai programme viralisateur, stratégiquement innovant et concurrentiel.

Un enjeu de valeur ajoutée forte, dans la relation unique que doit avoir une marque avec ses clients. Un enjeu de vérité et de valorisation de ses actifs : son aptitude à reproduire son CA par la fidélisation. Un mot encore inconnu, tant la vue est parfois à CT, préférant des batailles de prix, plutôt que de l’investissement sur les services. C’est un enjeu capital dans la survie économique d’une marque, focalisées sur la conquête de marchés, sans voir ceux qui les ont conduit jusque là…

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AlterMonde = un autre Monde : pourquoi faire ? 03/03/2009

Posted by evidencesx in développement durable, économie.
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nuvola_filesystems_ftp Les mouvements altermondialistes ont raison sur le fond : ça ne peut plus durer. En revanche, pendant que Téléphone chantait “je rêvais d’un autre monde”, Sting et Police répliquaient “one world is enough…”, alors un autre monde pourquoi faire ? Je crois qu’il y une erreur de base à nous faire croire qu’il en faut un autre. Ne s’agit-il pas plutôt de dire qu’il faut changer le notre, tâche déjà ardue et puis un monde à diriger, ça suffit comme tracas… Le forum social mondial qui vient de se tenir au Brésil a réuni 130.000 participants ! Il semble qu’il y ait un certain intérêt à faire cet “autre monde”, ou du moins réfléchir à comment nettoyer la terre des ordures que nous avons pu produire. Une cause d’intérêt principal et citoyen, mettant en exergue encore une fois que la pauvreté attire la pauvreté…soulignant que la voix des pauvres doit être entendue si l’on veut ce monde, humain.

La composante sociale est partie intégrante du développement durable, que l’on réduit souvent à la couleur vert…La condition sociale c’est aussi consommer en local, ce que la terre en local peut produire et éviter de déséquilibrer des micro-économies, qui vivraient bien en autarcie, si elles n’étaient prises dans le circuit de la mondialisation. L’eau, elle même à valeur symbolique de vie, tant encore nombre de populations en manquent, quand d’autres spéculent sur sa valeur et la gaspillent. Elle n’est pas une marchandise, elle est la vie même, l’humanité toute entière. A la recherche de profits, l’imagination file dur…certains “pirates” de l’eau n’hésitent pas à l’acheter à des endroits où elle excède (par exemple l’Argentine) pour la revendre dix fois plus cher au Moyen-Orient…D’autres pré-emptent des terres à l’autre bout du monde où elles ne sont pas exploitées, pour cultiver, importer et contenter leur demande intérieure en céréales…Bonjour la facture carbone. Imagination ? Si certains vendent, c’est qu’il y en a pour acheter…Et c’est bien le problème, l’argent n’est pas là pour tout acheter mais pour MIEUX acheter.

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“L’autre monde” dans Second Life n’a pas réellement l’air mieux. Il ne ressemble même pas à un progrès social, écologique et économiquement viable. Pourtant des millions de gens sont tentés d’y aller faire un tour. Besoin de changement, encore faut-il bien canaliser cette énergie qui soulève des montagnes, il en faut bien peu – d’énergie – pour penser à son prochain et donner de l’eau, de la nourriture, le soin et l’éducation à tous. La pauvreté génère des trésors d’innovation et d’énergie positives, si l’on considère de près cela, il faut renvoyer l’argent ni plus ni moins, à une valeur de contingence, unité de comptage, mais aussi valeur d’investissement. Encore faut-il investir aux bons endroits…Pourquoi le vivre “mieux”, quand pour certains il s’agit juste de vivre bien, voire de vivre tout simplement. Et puis les autres n’ont qu’à survivre…Tout ceci sous l’indifférence des grands équilibres économiques. Le nettoyage de ce monde, vieux, éprouvé, usé, baffoué est désormais nécessaire. En envisager un autre tout neuf, c’est mettre la poussière sous le tapis sur l’ancien. Pour nos générations futures. Alors si nous ne voulons plus vivre avec des gens qui vivent dans les poubelles, réfléchissons nos déchets, inventons du social de proximité, de l’attention de base, durable et fière, pour faire peau neuve à cette bonne vieille terre, qui nous a donné vie et sur laquelle nous ne sommes que des locataires. Pour les locataires futurs qui sont nos enfants.

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Numérique : espoirs et désespoirs 21/02/2009

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Alors que le projet de numérisation avance à grands pas, nous promettant des tuyaux, des contenus et des débits pour des usages toujours plus gourmands – téléchargements, videoconférence, HD TV…-, les chaînes de valeur des différents acteurs changent également, plus vite qu’on ne le pense, forçant un remaniement des cartes, des alliances et probablement des morts. Force est de constater que les derniers grands modèles comme la téléphonie fixe et le minitel (!), commencent à prendre du plomb dans l’aile. Qui est concerné…Tout le monde !

Le consommateur, commençons et rendons hommage au client, qui empilant les factures, les coûts et les devices, commence à suspecter, comptes tenus de la surabondance d’offres et la complexité de la façon dont elles sont facturées (vous savez les petites lignes que personne ne lit), rêve d’une offre simple et forfaitisée, mais aussi personnalisée.

L’opérateur, payant à prix d’or licences et fréquences, ayant beaucoup investi dans les réseaux (télécoms, fibre, émetteurs…), accédant à la taille critique (en terme d’abonnés), rêve de revenus additionnels, en pure marge…assénant de nouveaux revenus là où il n’y a plus de coûts et lorgnant sur le métier des autres (les éditeurs par exemple), pour augmenter sa valeur ajoutée et rendre son métier plus noble qu’un tuyau à péage

L’éditeur, qu’il soit de jeux, de films, de musique, d’applications, de livres bientôt en numérique, qui lui doit renouveler ses investissements pour produire des contenus toujours plus innovants, plus neufs, exclusifs, les adapter au web et à la HD, nombre de tâches rendant les oeuvres plus belles encore, mais nécessitant un virage qu’il n’a pas forcément provisionné/anticipé. Au passage permettant d’augmenter le coût des oeuvres (si encore cette hausse allait aux auteurs, bien, mais…), et accélérant la tentation des pirates et autres passagers clandestins, à ne plus payer, ce que l’on considère comme un niveau normal de service.

Le fabricant de devices (télé, PDA, mobiles, PC…), qui après avoir construit le hard, rêve de les rendre intelligents, mais tout seul, allant parfois sur le territoire de l’éditeur, parfois de l’opérateur, mais sans réel succès (eh oui c’est un métier…), permettant pour lui aussi de construire de la fidélisation, du réachat et du suivi de consommateurs, pour péréniser sa relation et ses gammes futures.

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Le numérique, technologie construite de 0 et de 1, laisse miroiter pourtant des sommes colossales à celui qui fera la bonne alliance et détiendra le bon modèle “coût / service rendu / usage”, qui force est de constater, n’existe pas encore aujourd’hui. Prenons les news des dernières alliances, stratégies industrielles : le regroupement d’unités chez Orange, pour en faire un opérateur unique de tuyaux/contenus, contenus dans de vastes domaines (voix, données images : téléphone, games, musique bientôt en téléchargement, télévision et chaînes, home delivering, domotique…), ce que n’a pas achevé Vivendi entre games (V. Games), télévision (Canal+) et opérateur (SFR)…

Quoi qu’il en soit nous assistons en ce moment à une valse larvée, de prétendants, dont les dots varient, mais les intentions sont claires : partager et/ou préempter le revenu disponible, issu de cette nouvelle donne du numérique. Après la réussite incontestée d’Apple et de son Iphone, alimenté par son fameux AppStore, c’est au tour de Nokia et de Microsoft de s’associer dans les mobiles pour fournir une plateforme de services nommée “MyPhone”. Face à ce mouvement de leaders, RIM (et son fameux Blackberry) et Android (système d’exploitation de Google phone et HTC) veulent également leur “store”. Orange quant à lui, vient de signer avec des géants du Web (eBay, Facebook, Meetic…)  pour lancer son “application shop” et ainsi passer ses revenus issus du mobile de 6 à 20% (non issus de la voix).

Comme tous les mariages, il y a des lendemains qui déchantent…L’argent attire les prétendants, plein de bonnes intentions, mais parfois mal entourés. Y a t-il aujourd’hui une stratégie long terme , visant à garantir au consommateur qu’il va augmenter son expérience d’usage, sans payer plusieurs fois la même chose. Parce que ce n’est pas parce que les usages sur les devices convergent que cela réduit les coûts pour le consommateur, chaque acteur ayant pris un malin plaisir à segmenter son service, pour valoriser chaque service, plutôt qu’un service global, plus utile et clair pour l’utilisateur. Les modèles comme Free ont dénoté mais réussi et ce n’est pas hasard…Alors même si chaque foyer est une tirelire potentielle, sa préférence ira bien entendu à celui qui saura répondre à ses besoins, cad valorisera le plus sa compétence dans l’univers de besoin recherché, sans provoquer un holdup mené par des marques trop gourmandes, voire sourdes et aveugles…
A bon entendeur…

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Greenwashing : mode ou tendance de fond ? 25/01/2009

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J’ai récemment pu assister à une conférence, organisée par le groupement “développement durable” de l’association des anciens élèves d’HEC, faisant le point sur la nouvelle mode du moment : le plus blanc que blanc, le blanc “vert” et tous les effets visant à augmenter le semblant de progrès des entreprises, sur le sujet sensible mais oh combien réel et important qu’est le développement durable.

Une conférence organisée en 2 temps : une table ronde autour d’acteurs pertinents et sensés sur le sujet suivi de la projection d’un film “8″, recensant à l’aide de réalisateurs prestigieux, plusieurs sujets du développement durable, traité en courts métrages.

1) la conférence :

Animée par Christine OBERDORFF, journaliste du groupe TF1, elle permet d’inviter et de donner la parole à des personnalités concernées par ce sujet, et réagissant au débat de fond : greenwashing, nouvelle mode de passage ou tendance de fond ?

C’est Sébastien Gaudinot, des “amis de la terre” une ONG très impliquée dans le développement durable, qui va doit au but pour démystifier le concept : encore une bonne intention, beaucoup de pub et de buzz, pour beaucoup de vent pour nous faire oublier les vraies initiatives et les problèmes réels. Du marketing de masse, pour rassurer les consommateurs…Les agences, quant à elles, considèrent qu’il y a quelques mouvements : Utopies, représentée par Elisabeth Laville, met en exergue le problème de l’offre de produits, qui, tout en faisant décoller “l’intérêt” indéniable du grand public, ne permet pas de s’impliquer durablement et de manière significative, dans une consommation responsable. C’est difficile de trouver, dans chaque compartiment de besoin, de réelles gammes couvrant tous les usages nécessaires, à travers une consommation “verte”.

C’est Hubert Hémard, Directeur Marketing et Développement Durable de Monoprix, qui permet de faire le point sur le réel assortiment, à travers leur expérience de quelques années déjà, sur l’intention et la mise en pratique, de produits “verts”, dans les rayons de leurs magasins.

Ogilvy, représentée par Nathalie Rastoin, nous dresse un spectre de changement dans ses relations avec les clients dans l’agence:  de clients “prudents”, en opportunistes, passionnés-experts, tout ce petit monde se croise chez elle, pour trouver de nouvelles pistes créatives, intégrant le développement durable. Et quand cela n’est pas prévu, elle sait leur souffler le goût et la mise en oeuvre.

Enfin, un peu bouc-émissaire, mais un peu facile quand même, Virginie de Chassey, déléguée au développement durable du groupe PSA, tente d’expliquer les intentions, réelles et politiques, d’un groupe automobile. Pas facile quand par destination son métier est de polluer, même si cela se réduit, le passage et les expérimentations à l’énergie verte, prendront du temps. Cela reste tout de même un peu discret, car même si les publicités pour automobiles affichent de plus en plus les émissions de CO2, ce n’est quand même pas encore le “saut créatif” et l’argument clef, d’achat d’une voiture. Dommage…

C’est plein d’espoir et surtout, certain que notre société se bouge, sous différentes impulsions, pour enfin penser vert et passer à une attitude de développement durable de tous les instants. Le but est encore loin et les chemins divers, mais “quand il y a un homme, il y a une volonté et un but”

La soirée s’est poursuivie par la projection du film “8″, représentant les 8 principaux projets du millénaire en matière de développement durable. Belle projection, regroupement de plusieurs oeuvres, de sensibilités différentes et traitant en local des problématiques concrètes et urgentes. La présence de réalisateurs reconnus et engagés crédibilise encore plus les sujets traités. Un bon moment, alertant et très concret. On en ressort clairvoyant, un peu coupable, mais plein d’espoirs et de bonnes résolutions. Le film citoyen, c’est bien. Le film comme incitateur c’est encore mieux.

La soirée s’est cloturée par un cocktail-networking, très agréable dans l’espace réception du groupe TF1. Une bonne soirée à la télé, mais pas devant le petit écran…

CES 2009 : Less is more ? 17/01/2009

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BuzzedInlog s’est penché sur ce salon prestigieux, lieu mondial des nouveautés technologiques et numériques. Le Consumer Electronic Show s’est tenu comme chaque année à Las Vegas du au janvier 2009.
Salué cette année par une fréquentation en baisse, mais probablement plus professionnel et plus engagé, soulignant cette année une profusion de nouveautés.

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Toujours plus fun, une myriade de de nouveaux devices, avec une convergence accrue et qui s’accélère, pour (j’espère) le bienfait des utilisateurs et consommateurs.

Que doit-on retenir :
•    La massification des devices à écran dits « tactiles » (avec le retour remarqué de Palm, leader un temps des PDA, mais peinant à trouver des relais de croissance) ; dernier né le Palm « Pre », nouveau Smartphone, tente de rattraper le retard pris sur le marché des PDA professionnels, par rapport au Blackberry de RIM et à l’Iphone d’Apple ; encore un appareil tactile
•    Le retour de la photographie numérique : un must des cadeaux des 3 derniers Noël, mais qui ne s’essouffle pas, comme le prouve le PoGo de Polaroid, acteur majeur de la photographie instantanée en argentique. On ne change pas un concept qui gagne puisque la particularité de cet appareil, c’est d’intégrer une imprimante numérique, concept qui avait le succès et la fortune de Polaroid et de ses appareils « instantanés »
•    La convergence s’attaque désormais au « poignet », puisque l’on y retrouve une montre-téléphone développée par LG, la « Watch Phone » : tactile, au poignet, téléphone et display, 3G ; il s’agit encore d’un prototype, mais gageons qu’il y aura probablement des « fast followers »
•    Toujours plus de convergence avec les accords entre Toshiba, Microsoft et Intel, saluant et jalonnant les étapes rapprochant l’informatique du métier de l’EGP et des produits de « l’image ». Cette fois l’ingéniosité du monde des « PC » permet de fournir toujours plus d’ergonomie et de plaisir aux devices de type « écrans plats », les confondant. On ne sait plus si on regarde la télé sur un « PC » ou sur un « téléviseur » ; mais finalement « who cares ? » : au milieu un écran, qui lui reste le miroir de l’âme numérique…
•    Après les podiums de mannequins et le MacBook « Air », la minceur envahit les écrans déjà « plats ». Panasonic présente des modèles dont un 127cm de moins de 9mm d’épaisseur…Il est vrai que pour les « rouler » et les transporter comme un écran de projecteur, c’est encore trop épais, mais il existe déjà des prototypes d’écrans numériques, enroulables…tant que ce n’est pas le consommateur qu’on roule avec des programmes « plats »… !
•    Last but not least, la société Belge, Sofkinetik propose une solution qui permet de contrôler votre téléviseur de manière gestuelle, avec une télécommande virtuelle ; à voir ici une démo impressionnante

Il y a comme une addiction à devancer toujours plus le futur, comme si tout un chacun pouvait se projeter, dans ces nouveaux usages. On dit d’ailleurs souvent que « le marketing ne créé pas de besoin, il satisfait toujours un besoin qui était avant moins bien satisfait » ; je n’en suis plus très sur tellement on stimule l’imagination du consommateur, à se croire désuet, dépassé, avant même d’y prendre du plaisir, d’apprécier les vagues de changement comme elles arrivent. C’est comme ça qu’on rate parfois des opportunités de développement, par notre trop grande capacité à rendre caduque une proposition mal évaluée. Nombre de produits sont ainsi morts nés, alors qu’ils eurent peut être leur chance dans un contexte de meilleure écoute, réception et utilisation. Notre rôle n’est pas de sur-performer la technologie comme un but en soi, mais plutôt de la vulgariser au rythme des différents utilisateurs, avec un objectif ultime de maximiser la satisfaction des clients potentiels. Et les clients, n’ont pas tous le même rythme…

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