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Kiva fonce en France…et en Français 22/07/2011

Posted by evidencesx in économie, développement durable, diversité, social business.
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Je pourrais avoir envie d’acheter un bonnet Péruvien. C’est sympa un bonnet Péruvien. Et là, je pourrais me dire « quelle chance qu’il puisse exister la possibilité pour moi de le faire, de trouver un produit de qualité, de France, en aidant un producteur local à se développer ». Mais « how could I make it real, now? ». Cette simple possibilité m’est offerte parce que la mondialisation s’organise et pas uniquement pour les grosses compagnies, mais aussi pour les petits artisans.

C’est grâce à Kiva, célèbre plateforme initiée aux USA, que l’on peut faire grandir des projets isolés, de producteurs locaux, dans le monde entier, par des prêts octroyés par tout le monde, à des initiatives individuelles ou de groupe, locales. Kiva permet de mettre en rapport des projets, postés par des demandeurs de ressources (financières), et des prêteurs, comme vous et moi, qui trouvent que cela a du sens, même avant de penser à toute déduction fiscale : c’est le cœur qui parle, et ça change tout…

Kiva essaie désormais de se développer en traduisant le concept en plusieurs langues, en open source, pour générer les initiatives locales dans tout le monde et pour étendre le concept au-delà de la zone de donneurs « US ». Kiva « en Français », vient de démarrer des sessions de « crowdsourcing », pour faire grandir l’idée en France et réunir bénévoles, idées et projets. Le 21 juillet, nous étions une petite cinquantaine au Camping de La Cantine, incubateur de startups à  la Bourse, autour de deux thèmes et tables rondes, animées par makesense, l’agence des « holdups sociaux », fédérant l’énergie là encore de bénévoles, pour des projets à objet social :

  • « comment augmenter la notoriété et la promotion de Kiva en France (et en Français) ? »
  • « comment attirer des influenceurs, vedettes, stars pour augmenter l’efficacité de phénomène de buzz autour de l’arrivée en France ? »

Ironie du sort de se retrouver dans le temple de la finance Française, pour y parler d’infimes besoins de micro-crédit…mais bon. Il n’y aurait plus qu’à se servir ? Pas sûr…

J’ai bien aimé. J’ai bien aimé, la beauté du geste, la simplicité de l’organisation bien timée et les participants plein d’humour et d’énergie…pour rien. Enfin, si pour toute la générosité d’un groupe d’innovation collective, un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Alors ils ont mon soutien, quelques idées et toute ma sympathie et j’avais envie d’en parler.

Il y a fort à parier que très rapidement, le phénomène Kiva en France et en Français, prendra de l’ampleur, car certes « le cœur a ses raisons que la raison ignore » mais il fédère aussi, en France des énergies importantes pour le partage des ressources. Et on parle ici de prêts de quelques dizaines de dollars, pas de quoi ruiner un foyer, si l’on considère surtout, qu’il sera un jour remboursé. C’est là, la plus grande fierté du « social business », c’est qu’il ne rabaisse pas celui qui reçoit, qui est très fier de réussir en notre nom et fier de pouvoir rembourser ses prêteurs. Une autre relation avec ses prêteurs, non ? Vous êtes fiers vous de rembourser votre prêt à une banque ? Pas particulièrement parce que c’est son métier à la banque…Alors que là, c’est complètement désintéressé. Je le savais bien qu’on pouvait un jour réunir le beau et l’utile, l’art et l’acte. Si vous n’êtes pas convaincu, rendez-vous sur le site http://kivaenfrancais.org vous y découvrirez tous les projets très touchants, trésors d’innovation et c’est sûr, vous vous y refléterez très rapidement. Sortez vos cartes bancaires, on vous attend à l’autre bout du monde. Et puis surtout, j’aimerais bien pouvoir acheter mon bonnet Péruvien…

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Et Darwin dans tout ça ? 15/07/2011

Posted by evidencesx in économie, développement durable, diversité, management, stratégie.
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Un petit billet très court, avec quelques réflexions qui déboucheront sur plus d’interrogations que de réponses, mais depuis la théorie de l’évolution chère à Darwin, certes contestée mais logique, notre monde est mis à mal par des phénomènes multi-latéraux qui s’emballent, s’auto-alimentent et transforment un grand ensemble, que je qualifierais de chaotique, pas dans le modèle mais dans l’instabilité…:

  • la suppression géopolitique du monopole (USA), du duopole (traditionnel Est-Ouest) et l’augmentation de satellites inquiétants (culturels, religieux…), générant des menaces permanentes de déstabilisation ;
  • la suppression des « certitudes » (parité des pouvoirs d’achat, suprématie du dollar, refuges économiques – immobilier -, sciences, accès aux ressources naturelles et durabilité…)
  • la remise en cause d’éléments naturels : éducation, comportements, tendances et modes, approches élémentaires, grands équilibres scientifiques et grandeurs relatives…
  • l’explosion des refuges historiques : cellule familiale, institutions, croyances, confiance – politique, éducation, entreprises, égalité des chances, vérité et transparence, information et désinformation…
  • l’apparition de faillites probables, y compris dans des pays « riches », industrialisés et éduqués, mettant en doute les modèles de développement jusque là préférés (Grèce, Irlande, Portugal…)
  • la perte des repères identitaires : immigration massive, déracinement, mauvaise intégration, rejets et incapacité à se situer et à perpétuer un héritage « cohérent » pour les descendances
  • les déséquilibres naturels engendrés par l’exploitation de la terre par l’homme et les révolutions industrielles et technologiques successives bouleversant l’écosystème, les espèces et le climat (finalement comme justement le disait Darwin, une observation minutieuse plus approfondie nous en apprendrait beaucoup à cette échelle, sur nos comportements passés et leurs effets constatés par l’apparition de nouvelles espèces d’éléments vivants…)
  • l’internetisation tantôt trop ouverte, tantôt trop censurée comme élément dérégulateur de secteurs, comportements et services, formidable réservoir de puissance, de pouvoir, mais peut-être aussi la fameuse boîte de Pandore ?
Doué, celui qui peut gager et parier sur l’avenir qui semble des plus incertains, d’autant que finalement qui dirige le monde aujourd’hui : un consensus de bon sens ? Tout le monde ? Facebook ? Wikileaks ? Les croyances ? Le destin ?
Je ne dirais pas que je suis inquiet, mais force est de constater qu’il est difficile d’investir dans quoi que ce soit de « durable » dans le sens fiable au delà probablement d’un an…un horizon déjà grand au vu des évolutions technologiques dont l’engrenage tourne plus vite que nos propres envies et besoins…

Facebank, comment Facebook deviendra bientôt votre banque… 11/07/2011

Posted by evidencesx in économie, développement commercial, digital, e-business, innovation, numérique, social commerce.
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Voilà un certain temps qu’ils étaient annoncés et utilisés en option, Facebook vient de généraliser les « Facebook credits« , comme mode de paiement pour ses services en ligne. Avec près de 750 millions de membres, la plateforme « Facebook » ou « utilities » comme aime à l’appeler Mark Zuckerberg, devient un lieu dans « le lieu », qui est notre monde réel, et augmente considérablement les services sur la même page, ôtant l’envie à tous ses membres d’aller voir ailleurs …D’autres seront d’ailleurs tentés d’appeler ça une secte, en attendant, la tentation comme Apple et son Itunes de banaliser l’utilisation de sa carte de crédit pour accélérer les achats d’impulsion est grande. Mais plutôt que de choisir la monnaie d’origine, celle-ci est transformée en « monnaie virtuelle », les Facebook credits. Depuis le 1er juillet, ceux-ci deviennent obligatoires pour consommer sur Facebook, tout un tas de services : VOD, édition digitale d’un journal, jeux et options dans les jeux, téléchargement mp3…Bref un porte-monnaie chez Facebook, ça ne s’appellerait pas un…compte bancaire ça ?

Pour donner une petite idée du volume d’affaires, la vente de biens virtuels en 2010 sur le plan mondial a été de plus de…7 Milliards de $…une bonne petite affaire non ?

L’arrivée et la généralisation de cette monnaie est stratégique pour Facebook : elle lui permet de prélever sur toute application qui l’utilise et propose le paiement dans cette devise, une commission (30% !) sur chaque transaction. Une nouvelle manne importante pour Facebook qui tire encore trop, comme Google, ses revenus de la publicité online. Et ses commissions vont donc devenir un revenu majeur, car elles sont directement reliées au trafic, mais aussi à la puissance de la croissance de l’ecosystème Facebook : développeurs, social commerce, social gaming…Autant dire si c’est un moyen colossal de démultiplier la viralité du simple paiement et de consommation de monnaie virtuelle. Loin de croire à un renouveau du e-commerce, la volonté affichée aussi est bien de partir du social et non pas du commerce : la vague de recommandation (du « like » au « partager ») et d’expériences en groupes, l’emporte et c’est bien toujours ce phénomène d’engouement communautaire qui permet à Facebook de vendre, sans vendre, de « suggérer », mais par par la plateforme, mais par ses membres eux-mêmes. Tous nos « amis » sont lors des VRP en puissance, lorsque de manière anodine ils aiment et partagent, en fait ils diffusent un virus, au poison lent…l’envie, la convoitise…la jalousie ?

Les phénomènes de social shopping de type « tea shopping party« , qui dressent déjà table sur Facebook montrent bien le déchaînement en groupe du porte-monnaie, et l’impact de la recommandation et du shopping en groupe

L’idée si on l’a comprise, en facilitant l’utilisation de monnaie interne pour les achats d’impulsion pourrait bien aller plus loin : qu’est-ce qui va empêcher demain Facebook de devenir une banque, de vous proposer des crédits immobiliers ou des leasings, d’être votre conseiller en placements (en Facebook credits bien sur…) ou de vous faire du change de devises ?

Quand on voit la difficulté de parité des devises, où le dollar US faiblit, le Yuan en Chine est sous évalué et l’Euro chahuté, le Facebook credit ne va t-il pas devenir la devise mondiale de référence (!)…Une valeur (virtuelle) refuge. Et lorsque la spéculation se sera emparée de cette devise, créer des milliardaires virtuels en puissance. Une nouvelle mission de régulation pour le FMI, ou comment sauver la Grèce avec des prêts de Facebook credits…En attendant, ne vendez pas encore tout votre or pour acheter ces credits…