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#Systematic15…tic toc 10 ans ! 30/05/2015

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C’est parti pour la convention nationale 2015, du pôle Systematic, toute particulière cette année : 10 ans déjà d’existence pour ce cluster IT, qui s’est bien développé dans les milieux d’ingénierie et les domaines technologiques.

Retour sur 10 ans donc d’expériences, de succès, d’innovation et un bilan plein d’espérance mais de constats malheureusement, reflétant les limites sociales de notre pays. Notre modèle bâti sur un contrat social plutôt bien fait, en subit aujourd’hui les limites : trop de castes, de structures rigides, de clientélisme (jusque dans les arcanes de l’Etat), une modernisation lente, comme si la slow innovation était un modèle acceptableVieille France dans une vieille Europe, bel organe bien plus mammouth que couguar, hélas. Le fil numérique et digital a bouleversé nos rapports entre humains, marques et objets. Les générations imposent leur résistance ou leur style mais le collectif est là pour fonctionner. Il reste nos vieilles institutions qui comprennent mal les enjeux et qui ne réforment pas suffisamment, au profit de rustines inefficaces sur le moyen terme. Le temps politique est trop court et sert les urnes mais pas le pays, ni l’Europe. Trop de réformes inutiles et peu comprises, l’éducation recule et les savoirs de base sont en faillite. Ecole, entreprise, institutions. Trop d’incohérences, incapacité chronique à engager les efforts importants de ré-allocation des moyens (ie budget de l’Etat) et d’appréhender les enjeux stratégiques du pays. Faut-il vendre encore plus d’engins de mort (ie Rafales) pour se satisfaire de notre balance commerciale ? De notre ingénierie made in France ?

Redonner du sens le « on purpose » anglosaxon, et l’open innovation. De vraies pistes pour booster et provoquer l’écosystème d’innovation collaborative. Vitesse, collaboratif et audience sont des clefs d’accélération du changement. Espérons qu’il soit profitable, juste et partagé « pour un monde meilleur » (OECD claim). Et cette collaboration entre cluster, pôles et entités professionnelles (PME, groupes, chercheurs, écoles, collectivités et institutions publiques) doit réduire leurs différences et faire en sorte de mieux travailler ensemble. Les alliances dites « chasse en meute » seraient plus efficaces pour faire masse aux conglomérats étrangers

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L’offre décuplée de cette ouverture collaborative, où les logiciels et applications libres fleurissent depuis des années, va également poser des problèmes drastiques de sécurité et de surveillance. Les fables et anticipations passées (1984, big brother, le panopticon, le prédictif…) prennent vie pour le meilleur et pour le pire et sont déjà là. Mais dans les entreprises, on se plaint facilement même si l’on génère en interne des comportements de sécurité aussi peu précautionneux que les applicatifs de loisir à la maison…Il faut en effet gérer la frustration et le plaisir, doux équilibre entre sécurité, confort d’utilisation, ouverture et interfaçage smart. Et pour éviter un jeu à somme nulle (#RIP JohnNash), cela doit devenir au global un #jeuàsommepositive où tous les acteurs sortent grandis et enrichis.

Un exemple de sujet abordé ici, avec la continuité d’une exposition de startups, proposant des solutions technologiques d’avenir. Un pôle extrêmement pertinent dont le travail a suscité de nombreuses félicitations et une dynamique collaborative entre les acteurs économiques du pays, bien au delà de nos frontières.

#systematic15

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Tunisie…amie. Avec l’#AFTN, une nouvelle alliance autour du numérique 12/02/2014

Posted by evidencesx in économie, business development, digital, e-business, e-tech, entrepreneuriat, numérique, politique, social network, startup, stratégie.
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Une très belle rencontre et la création d’une “alliance” réussie entre la Tunisie et la France avec l’#AFTN. Après les soubresauts du printemps Arabe et la révolution, dont l’issue a vu récemment la signature d’une constitution (les courants disent “constitution numérique”), la Tunisie peine à redémarrer son outil économique, perturbé par les incertitudes touristiques. Si l’on  vu avec efficacité la collaboration à travers les outils numériques, les réseaux sociaux et les groupes de pression de “hackers” ayant conduit à une démocratie plus stable, la Tunisie est et a toujours été un réservoir important en talents dits “numériques”. Le niveau de formation des ingénieurs et les spécialités enseignées rivalisent avec les meilleurs, et les coûts de ces ressources sont contenues, ce qui favorise d’ailleurs une immigration qualifiée, vers de nombreux pays dans le monde. En plein marasme économique post-crise, la co-location serait le nouveau concept à la mode, une manière de faire oublier le spectre des “délocalisations” vers plus de mondialisation et de collaboration. L’éducation même avec les développements de “MOOC” permet aujourd’hui une répartition de la connaissance plus homogène et accessible.

La Diplomatie économique, prochaine vague de dynamisation de l’économie Tunisienne, scelle un pacte historique avec la France partenaire historique. Tunisie qui d’ailleurs représente une plateforme à l’intersection entre Afrique, Moyen-Orient et Maghreb, pour l’U.E. et bien d’autres. Le numérique y pèse aujourd’hui 7% du PIB (autant que le tourisme !) et les partenariats signés à travers l’#AFTN sont très encourageants. Partenariats qualifiés, opportunistes et complémentaires, qui permettront c’est sur, de valoriser les compétences mutuelles et de créer de l’emploi dans les deux pays. Mais doit-on encore parler “d’appartenance de l’emploi”, lorsque la demande est mondiale et que la localisation, à l’ère des outils numériques, n’a que peu d’importance.

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Une rencontre porteuse d’espoir, de soleil et de sourire pour nos secteurs IT et les inventions de demain. Cette “Alliance Franco-Tunisienne pour le Numérique”, qui verra son site bientôt accessible, créé ainsi le “dating” des entreprises et couples franco-tunisiens, pour imaginer les projets de demain et travailler encore plus, main dans la main. La Tunisie a désormais tous les atouts et besoin de cet essor nécessaire pour retrouver sérénité et croissance, en fournissant tout les talents, et pas forcément comme par le passé, en outsourcing. Plusieurs partenaires, sans les citer tous, sont associés à cette alliance (Cap Digital, Tact, Get’IT, Ubifrance, la DiMed, SystemaTIC, incubateurs TIC…) et le réseau ainsi créé sera plus puissant et compétent, pour résister aux enjeux de demain.

Une très belle soirée à l’Ambassade de Tunisie, en compagnie de leviers politiques, de chefs d’entreprises et de chercheurs…

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La Presse sous pression… 23/12/2013

Posted by evidencesx in économie, digital, e-business, innovation, numérique, politique, social media.
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La presse vit une époque particulièrement trouble et est menacée par des évènements qu’elle ne contrôle plus :

  • perte d’intérêt et de confiance pour la parole des marques et des medias
  • auto-journalisme sur les réseaux sociaux
  • circulation et redondance de l’information, largement relayée par le public et des “non journalistes”
  • perte d’intérêt pour la lecture et toute la chaîne intellectuelle des contenus (repères et  niveaux scolaires…), nécessitant d’adapter le news-telling en brèves avec moins d’analyse
  • consommation des news qui change même par le phénomène précédent mais aussi par le nomadisme, l’utilisation des tablettes mobiles et la micro-segmentation du temps d’information
  • introduction des hoax et des informations erronées sous l’accélération et le gigantisme dans la course au sensationnel et à l’information
  • une activité largement subventionnée, avec peu d’innovation et comme toute activité subventionnée, peu habituée à une réelle concurrence et des changements disruptifs
  • la hausse de l’énergie, des matières premières d’une part et la baisse du lectorat classique (papier) non compensé par la hausse du digital (nombre et valeur), d’autre part
  • tendance défensive des acquis, structures et résistance au changement plus forte, dus à des métiers très syndicalisés, nobles et intellectuels, habitués à être courtisés et aux tapis rouges
  • perte de monopole d’émission de contenus par la multi-diffusion d’informations par le public même

La forte réfraction au changement liée à « l’humain » pèse encore plus dans ce secteur que dans d’autres plus modernes et commerciaux. La noblesse du droit à l’information, la liberté de la presse et le carcan intellectuel dans lequel elle évolue ne facilite pas la mutation indispensable, vers les comportements modernes. Comme toute entreprise industrielle et historiquement ancrée, elle peine à appréhender les mutations technologiques de la communication et de la relation au consommateur (nb : déjà un bien « gros » mot pour un secteur qui courtise ses « lecteurs » et qui trouve normal que ceux-ci paient cher pour lire des contenus créés, produits et les histoires magnifiques, véritables créations artistiques de bons mots). Mais surtout, comme dans chaque situation anxiogène de crise, la tentation de mouvement incrémental est bien plus grande et moins risquée que de se réinventer totalement. « On sait ce qu’on a, on sait pas ce qu’on va trouver ».

Et c’est bien le problème. Dans le marasme et les opportunités apportées par le digital (technologie et expérience clients), toute la chaîne est bousculée : métiers, formations, production, contenus et formats, distribution, modèles de paiement, modèles de consommation…On ne peut pas utiliser de rustines, ça et là, en tentant de berner le client, qui lui est bien plus averti et en avance. La concurrence de la part de voix est bien là, entre gazettes gratuites, flux RSS d’informations live, journaux municipaux, blogs sectoriels/thématiques d’experts bénévoles. La presse n’imprime plus, n’impressionne plus. Elle tente la diversification, pour donner le change, mais n’invente rien, sinon que d’être « là où il faut être désormais » (magasins d’apps, syndication sur sites à fort trafic ou sur des rubriques en reprise de contenus). On ne parle que de réduction de coûts, contraction plus qu’investissements, on protège ses contenus, alors que l’internet est un media ouvert et libre, on s’accroche aux lois et aux subventions car c’est surement là qu’on trouvera la solution…

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Les différentes expériences digitales, c’est à dire de porter les contenus vers des lectures, contenus et des supports différents apportent certes de la nouveauté, mais des coûts et pas forcément de recettes. Les modèles publicitaires fondent comme neige au soleil et le paywall est contraire au principe déjà répandu d’un internet libre, gratuit et ouvert, l’essence même de ce vecteur moderne. Evidemment les « pure players », nés à l’ère digitale ne sont pas eux englués dans des organisations archaïques et évoluent dans cet environnement plus naturellement car ils ont été créés par la demande de ce nouveau lectorat et de ce nouveaux besoins : plus d’interactivité, de transparence, de vérité. Ils sont même tentés de recruter des pourvoyeurs de trafic, comme correspondants, mais sans les payer bien sûr, à l’image du Huffington Post en France qui en profitait sans les payer. Et la vérité là-dessus est assez simple : on ne gère pas une situation dite « disruptive », en faisant de petits pas pour « essayer » ou en tentant de la cosmétisation prudente. Et pourtant, le changement est bien plus profond, que les outils sociaux le laissent à penser. La consommation de la presse, de l’information et les formats sont tous à revoir, et même la définition même de « l’information » est à réinventer. Si l’analyse de la presse, menée par des journalistes professionnels n’est pas en cause et menacée, l’heure n’est plus forcément à la digestion de contenus trop longs, lourds et qui le temps d’être publiés, sont déjà obsolètes. L’heure serait plutôt au journalisme citoyen, à la co-création collaborative et aux communautés d’experts, de passionnés. Autrement dit, plus on s’enferme dans la « propriété des contenus », plus on risque qu’ils soient boudés, copiés et utilisés illégalement (mais n’est-ce pas la notion de « propriété » qu’il faudrait globalement redéfinir ?). La liberté du web, l’open source, le big data sont des lames de fond qui montrent bien l’état d’esprit du nouveau « conso-lecteur », qui lit tout, commente tout et réécrit tout. Capitaliser sur les communautés volontaires, locales (pour la presse locale) et bâtir en remplacement de la redondance d’information barbante, une vraie culture du reportage citoyen. Mais surtout être ambitieux en arrêtant de ressasser le passé. La référence est facile et récente (ie Montebourg et « l’innovation lente »), mais elle démontre bien la « peur », l’aversion au risque et surtout la nécessaire défense de combats perdus d’avance (TVA et prix unique du livre par exemple), contraire à la liberté des marchés, souhaités par tous lorsqu’elle améliore le pouvoir d’achat, détestée de tous lorsqu’elle menace nos emplois.

La presse doit donc repartir de la page blanche, elle qui passe son temps à la remplir et doit se réinventer, plus globalement que son objet social initial. Par tous les formats, canaux et audiences, pour redevenir un media d’influence, à consommer différemment. Il y a des exemples pas très loin, qui sont des réussites récentes dont personne n’a entendu parler

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Netexplo, le forum qu’il vous faut… 06/04/2013

Posted by evidencesx in économie, digital, entrepreneuriat, innovation, numérique, social business, social media, social network, startup, technologie.
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Nouvelle édition 2013 de ce fameux forum, que je couvre depuis plusieurs années, et si il a lieu tous les ans, un an c’est long, très long dans le digital. Cette année, nous avons été touché (pas encore par la grâce), mais en tous cas par le big data, le social retail, la tv connectée qui prend forme, et les plateformes, objets, lieux connectés, toujours plus. Rien ne saurait donc nous surprendre encore…Et pourtant ?

Le club de la presse ouvre le bal avec ce jeudi, un sujet attendu et d’actualité avec « Chine : un digital dragon ? ». En effet, pour parler géopolitique, et comptes tenus de la percée de la Chine dans les échanges internationaux, on entend rarement parler de ce pays comme un exemple du digital, sauf bien entendu à y comprendre, que tous nos devices chéris, y sont fabriqués pour le compte de multinationales étrangères. Certes. Mais il se passe aussi des évènements comme le CHTF, ou bien CNINICT, des expositions désormais gigantesques et internationales, qui soulignent l’ambition démesurée mais possible du Dragon Chinois. « La Chine fait aujourd’hui à la Corée, ce que la Corée a fait il y a des années au Japon ». Une remarque qui concerne les formidables progrès réalisés dans l’EGP, tous azimuths. Le dernier CES à Las Vegas a montré cette année nombre d’acteurs Chinois arrivant en force avec des produits d’une qualité surprenante (TV, mobiles, tablettes…).

« Changer le monde, cette année c’est le changer en décidant ce que nous voulons faire des technologies ». Décider, vouloir, c’est donc l’action que souligne Eric Falt, Directeur Général adjoint de l’UNESCO. L’action globale, les jeunes, l’éducation, vous, moi, eux, comment nous sommes affectés, tous et plus, par la technologie. Avant que cela ne soit des prolongements de nos corps, membres et cerveaux, équipons le monde pour dépasser nos envies, développer un monde plus équitable, juste, équilibré et durable. Si la technologie va beaucoup plus vite que notre imagination, ce serait donc nous qui serions à la traîne : bougeons nos neurones, pour pousser la machine plus loin, à notre service.

Video de Fleur Pellerin, Ministre… absente du forum nous délivre sa vision des enjeux numériques pour la France, à l’aube de grandes ambitions : la marque France et Paris capitale du numérique (LE cluster de référence).

Introduction Thierry Happe, Cofondateur Observatoire NETEXPLO, avec cette année, encore une fois l’influence de la Chine : 564 millions d’internautes, c’est beaucoup, ça va vite, mais c’est seulement 42% seulement de la population totale…c’est dire le potentiel. Du « made in China » vers « Designed in China ». Baïdu, Renren…vont devenir plus puissants que les réseaux existants du monde occidental. Réseaux sociaux et mobile sont les clefs de désenclavement en Chine, peu couteux, et surtout permettent en 140 caractères chinois, d’exprimer beaucoup plus de choses !

Et cette année…pourrait être l’année de la e-santé, tant il y a d’innovations dans ce domaine.

Le « NETEXPLO TREND REPORT 2013 », avec cette année Julien Levy, Professeur HEC Paris. Nous démarrons par la première tendance de fond : le cloud. Je ne sais pas ce que l’on y trouvera, car si l’on en croit l’actualité, ce que l’on nous dit sur le bœuf, c’est qu’il est en fait un cheval ( !) et que Darwin n’aurait sans doute pas compris cette évolution accélérée de son processus déterministe. Alors le cloud, c’est une métaphore, plus que de la technologie car cela modifie bien entendu les pratiques technologiques, mais surtout rend invisible, indolore et surtout encore plus virtuel, nos actes, données, réflexes et réactions. Le « Cloudcare » est pour le moment une initiative bienveillante. On veille, on surveille pour votre bien, votre santé, votre parcours. Mais dans le cloud, le problème, c’est que « l’individu », « l’ami » qu’on se fait de manière individuelle sur les réseaux sociaux, c’est qui dans le cloud ? La confiance que l’on met dans un contact, IRL ou online, va t-elle suivre le même engouement avec le cloud, ce « big brother » certes bienveillant, mais anonyme ? Et puis surtout, veiller surveiller c’est une bonne idée pour protéger les gens et probablement aussi, prévenir…Mais qui nous dit que cet engagement formidable ne va pas être dévié à des fins ou mercantiles, ou de dénonciation, voire d’exclusion à terme ?

Fact checking, nous permettrait de marier expertise et crédibilité, là où l’invasion du marketing 2.0, portait en lui une part de manipulation…Twitter une autre part de bruit inutiles, voire déformés ? Il y a longtemps que la presse prend ses distances avec la crédibilité des informations véhiculées. Décoder le réel par la matière…les smartphones, ah oui en plus de téléphoner sont des outils formidables pour le « seamless », le « sans coutures », réconcilier l’IHM, les machines et l’homme, le online et l’offline. La révolution, c’est finalement le tactile, quelque soit la device, on s’affranchit du « toucher ». Alors vraiment ce tourbillon qui peut rendre fou, ne doit jamais nous détourner d’un objectif : rendre le monde meilleur et plus juste. Si tous ces liens, machines et esprits virtuels, alors oui adhérons en masse et développons notre apprentissage et le cadre de prévention qui va avec.

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Netexplo Awards présentés avec cette année les 10 lauréats suivants :

LazyTruth : filtrage de contenus pour en extraire le vrai du faux, une initiative cruciale comptes tenus des contenus numériques en circulation et leur prolifération exponentielle

Parkinson’s Voice Initiative : détection de la maladie de Parkinson, en 30 secondes, en écoutant la voix d’un patient (et la vibration de ses cordes vocales), diagnostic qui peut être réalisé au téléphone !

ConnectCubed : utilisation du « gaming » pour cerner le profil d’un candidat lors d’un recrutement

Windows Of Opportunities : exploiter une surface (type vitres de véhicules) pour coller de la réalité virtuelle par des calques. Une « UX » extrêmement bien réussie pour des usages surprenants !

Yoza cellphone stories : combattre l’illétrisme, l’accès aux livres et à l’éducation en donnant l’écriture aux membres, qui racontent des histoires simples sur leur smartphone

Zero Gâchis : mets en relation les stocks de produits en date limite de consommation avec des consommateurs contraints financièrement, évitant ainsi le gâchis alimentaire trop important pour les magasins

CareSquare : devices d’assistance des personnes âgées tactile, avec des applications de service immédiat

Sparx : un jeu qui combat les situations de dépression et qui vous apprend sur vos émotions, dans une spirale ascendante, un serious game qui stimule et remonte le moral !

China Survival manual : prévenir les internautes Chinois des risques sanitaires et de scandales alimentaires

Netexplo Grand Prix : Electronic Tattoos, des tatouages électroniques qui se collent et se décollent, bourrés de transistors, d’électronique, etc. Des applications gigantesques de suivi médical et de dossier universel interactif… !

Après-midi : Media, Business et Communication

La formidable migration des usages et des écrans par Duncan Stewart, nous emmène à réfréner nos intuitions : le PC n’est pas mort, le parc est encore extraordinairement grand, stabilisé, mais le PC est fait pour certains usages et les autres devices pour d’autres : TV, smartphone, console, tablette…Et la révolution numérique a créé des usages en créant des devices et vice versa. Le multi-équipement ne servirait donc pas à « nous aliéner plus » mais à maintenir le lien numérique, dans toutes les phases quotidiennes de notre vie.

Pour le business ? le crowdfunding avec les fonds collaboratifs et communautaires se développe et constitue une alternative pertinente au frein marqué des investissements possibles dans les startups, mené par une fiscalité appuyée en France, notamment. Modèle qui mèle participation, engouement, liberté de choix et enjeu social, le crowdfunding va se développer, si la transparence reste de mise, pour maintenir un vrai levier social d’action, dans les entreprises de demain.

14h30 : Neil MORGAN (Grande-Bretagne), ADOBE, « The digital self : le marketing à l’ère du consommateur social »

La question de la presse et des enjeux de résistance, d’organisation et de pertinence dans l’environnement de l’information redondante, celle qui n’a plus de valeur, qu’on obtient gratuitement. C’est Jennifer Preston du « New York Times », qui déroule la politique héroîque et gagnante menée pour traverser l’incertitude de la presse, sur son maintien d’acteur de référence et de migration des supports papiers en numérique. Entre paywall, échantillon et investissement dans une édition de qualité, l’adaptation de la presse colle avec notre quotidien et la nomadisation de la consommation de contenus. Orienté autour des supports (journal, news, flux, tablettes, smartphones, TV, écrans hors domicile, consoles), notre vie est rythmée par des moments plus ou moins forts et propices à l’absorption d’information. Exister comme media, c’est être capable d’être présent à tous ces moments, selon les supports adéquats, en effectuant tri et enrichissement de l’information brute : illustration, commentaires, analyses, contre-enquêtes…L’enjeu n’est plus la rapidité et la quantité, mais le « mieux » et le « vrai ». Des sites comme factchecking.org se sont développés, non pas comme des sites d’informations, mais surtout comme guichets de validation de celle-ci, là où le « users generated content » offre l’immédiateté mais aussi le plus grand danger : l’intox. Comment faire le tri, dans des conflits toujours plus rapides et dans cette course, toujours, à l’audience ?

2ème jour avec, au « Club de la Presse » : Peut-on réussir dans le digital ailleurs que dans la Silicon Valley ?

Véritable sésame du rêve entrepreneurial (et Américain pour le coup), la Silicon Valley est encore le symbole d’efficacité et d’énergie pour les startups. Même si se développent des modèles « équivalents » (NYC, Israel, Berlin, Paris ?…), personne n’égale autant de brillance pour sourcer, dynamiser et alimenter l’innovation et l’envie entrepreneuriale. Alors, oui on peut probablement réussir dans le « digital » ailleurs (à noter le terme digital est sans doute inapproprié, car flou et renvoyant à un moyen plus qu’à un but), si l’on réunit tous les ingrédients nécessaires : éducation, expérience/mentoring, incubation, financement, amorçage, accompagnement, suivi et partenariat grandes entreprises. Non pas qu’il manque quelque chose à chaque fois ailleurs, mais plutôt que seul la Silicon Valley a su encourager un éco-système vertueux, vrai cluster de confiance. Les générations futures et l’innovation collective pourront sans doute driver le changement pour faire émerger ailleurs cette philisophie « pour de vrai », là où de nombreuses initiatives restent dans « l’intention ».

Joël de ROSNAY, la lumière, lui il l’a reçue très tôt et depuis, elle ne le quitte plus. S’il est une personne qui vit plutôt bien avec son temps, c’est lui, car il sait trouver l’exposé juste pour nous expliquer simplement les « mutations » technologiques, à travers le miroir des changements sociaux. Dans son exposé passionnant, il nous livre ses pensées, comme un « mutant du numérique », citoyen de son temps comme nous ou selon lui, l’intelligence puissante de la technologie est devenue « portable » (mobile), et va sans aucun doute vers « l’intégration ». Intégration dans les appareils, vêtements, corps, animaux, objets…l’hyper-connectivité va se transporter d’un problème de réseaux à un problème d’assimilation de fonctionnalités EN nous-même.

Alors « Comment le digital transforme-t-il l’entreprise et ses différents métiers ? » serait presque une question déjà dépassée, car si on ne s’en est pas rendu compte avant…On a sans doute raté quelques vagues importantes. Par exemple, la gestion des talents et des compétences, l’historisation et la transmission du savoir (knowledge management), la manière d’enseigner et d’apprendre, l’accès à l’information et l’interactivité, la manière consommer, la sollicitation individuelle ou le marketing personnalisé, la e-santé et le « e-care ». Ou une (meilleure ?) tendance à pister tout et tous, pour le meilleur ou pour le pire (care cop ou big brother ?). Mais sans aller trop loin dans les process spécialisés par industrie, le digital mène un changement important dans la manière de travailler, les échanges, l’accès à l’information et la prise de décision. Les théories bien connues du « lean management » chez les startups, déjà raccourcissaient les cycles pour mieux éviter l’échec et apprendre en incrémental, pour finalement innover plus vite. La modélisation digitale et l’entreprise 2.0, dans leur management tendent vers une banalisation des phases d’attente pour un process continu, qui s’auto-corrige par la capacité de réaction temps réel.

Quand Francis Pisani nous propose son « Tour du monde de l’innovation digitale : vers un monde multipolaire ou l’innovation distribuée », nous comprenons combien l’innovation digitale constitue une forme de révolution, a priori homogène, mais dont l’accès est incrémental et grisant. Comment devancer nos besoins et nous exciter en nous rendant encore plus exigeants. Plus la peine ou le temps de digérer, l’innovation s’apprend en marchant, en singeant et en copiant les usages de la collaboration. Un partage mérité, dont l’accès mérite d’être accéléré, c’est sur.

Un petit passage de Mitchell BAKER de la MOZILLA FOUNDATION, qui nous fournit entre autres Firefox, pour rappeler l’expansion colossale des principes de l’open-source, avant même notre époque de partage social exacerbé. Principes qui se sont étendus dans des domaines importants de l’infrastructure IT, tous azimuths. L’open-source, au delà de la prouesse technique du maintien et de l’évolution par l’utilisateur, c’est un état d’esprit où tout le monde collabore. Plus de hiérarchie ou si peu, mais une passion commune qui progresse à des coûts défiants toute concurrence et qui insuffle une liberté rassurante, dans la durée…

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« Comment gérons-nous notre hyperconnection ? », traité par Orange…tient plus du déballage du catalogue, où l’on y suppose qu’Orange peut répondre à tous vos besoins, même sans le dire, tant ils sont partout. En revanche, l’exercice permanent consistant à nous pousser la 4G avant que ne marche correctement et partout la 3G me semble préoccupant d’une société du « gâchis » où l’on jette, ne répare plus et remplace tout avant même d’en avoir couvert toutes les utilités. Autrement dit, il serait plus utile de former les gens à cette hyperconnectivité, en montrer et exploiter vraiment les opportunités, relier TOUT le territoire en fibre HD, et surtout sans d’abord penser au tiroir-caisse. S’il y  bien un rôle de « service public » et si le digital dirige tous les services de demain, alors oui équipons partout, mais arrêtons de pousser de l’innovation chère et incomprise et concentrons-nous sur « comment relier vraiment les gens », plutôt que de les gaver avec des réseaux plus chers dont ils n’auront peut-être pas besoin.

Je trouve que le sujet « Femmes et Réseaux sociaux : une équation porteuse pour l’entreprise ? » a peu d’intérêt, comme si les réseaux sociaux avaient un « genre » ou une utilisation particulière par les femmes. Ce qui est porteur pour l’entreprise, c’est l’architecture de travail en RSE et la possibilité de sourcer partout, l’innovation et l’engagement des salariés, femmes et hommes en parfaite harmonie. Et il y a encore du travail de pédagogie et de montée en compétence pour mettre en œuvre les richesses opérationnelles du « social graph » de chaque salarié, en construisant une vie numérique professionnelle, utile et efficace pour l’entreprise. Comme d’habitude, la mise en avant d’un genre, d’une communauté, etc risque le rejet

Amadou MAHTAR BA qui nous vient du Sénégal (AllAfrica.com), en traitant le sujet « Internet et Innovations en Afrique : moteurs de démocratie et de transformation économique et sociale » me semble par contre très opportun, au moment où des frictions ressortent, entre terroristes et défense de la démocratie, maintien  des richesses locales du sous-sol et défense des intérêts d’exploitation, l’Internet joue un rôle majeur dans la transmission de l’information, la situation temps réel et l’accès à l’éducation. Et l’Afrique, c’est grand et assez désertifié en terme d’infrastructures filaires…et donc le mobile s’est imposé dans de nombreux cas comme un outil incontournable, pour s’exprimer, partager et s’informer. Bon nombre de préventions (santé, guerre, viol, éducation…) sont réalisés aujourd’hui grâce à l’écosystème du « mobile », et le coût des terminaux mobiles à la baisse devrait offrir dans quelques années de vrais micro-pc portables, nourris d’applications riches. Vive l’Afrique connectée !

Quels sont cette année les « Regards Croisés sur la 6e édition du Forum NETEXPLO » avec un ensemble de chercheurs, professeurs et correspondants internationaux, qui assurent la ligne éditoriale et le sourcing de projets identifiés. Interfaces, hommes, machines, pensée, sens, réseaux et nerfs, tout est potentiellement relié. L’intégration de technologies dans le corps est « prête » technologiquement, ou quasi prête. Mais pas encore économiquement possible et déontologiquement acceptable. Nous avons à sécuriser, identifier qui est dans le « cloud », qui dirige quoi et qui surveille qui. N’oublions pas les élucubrations de « 1984 », qui si elles faisaient frémir, restent possibles, encore plus aujourd’hui et de manière silencieuse. Au nom du progrès, jusqu’où doit aller cette « intégration » et qui va en régir les lois, comportements et censure, si l’on considère que le web ne supporte aucune censure et que la liberté d’expression est totale.

Une bien belle édition des innovations digitales, dont on sort surpris et captivé, tant la technologie nous porte et nous fait rêver, comme de grands enfants, d’un monde enfin partagé, par les réseaux, le lien social et l’innovation collaborative. Un grand bain de jouvence technologique, de celle qui aide les peuples à progresser ensemble. L’Unesco, dans ses murs est un lieu parfaitement adapté à ce type de débats, et pourrait à l’instar à ce qui se passe en Suisse à Davos y prendre une part plus officielle en démultipliant ainsi le réseau de participation, par une conscience obligatoire de tous les états du monde.

Bravo et merci aux organisateurs pour cette initiative très pertinente.

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@netexplo change : un éclairage plus pragmatique de l’innovation 11/06/2012

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Format intéressant sur une journée, le netexplo “change 2012” s’est tenu à la CCIP de Paris, vendredi 8 juin. Sur le même principe que le forum netexplo, avec des prix mais cette fois-ci initiatives essentiellement Françaises, avec 6 prix remis, dont 1 grand prix remis par Laurence Parisot, Présidente du MEDEF. 3 catégories pour ces prix : Marketing, RH et Innovation. 6 prix remis parmi 56 dossiers présentés par 19 entreprises dans les 3 catégories. Un format plus proche des exigences pragmatiques des entreprises partenaires, pour plus de potentiel opérationnel, mais moins de portée sociale dans des pays lointains. Un format qui complèterait donc, le dispositif observatoire, zoom, customer, conférences, management… qui constituent des moments privilégiés d’étude et d’échange, proposés par netexplo.

Chaque présentation de prix est organisée selon le rythme suivant : une introduction réalisée par un professeur d’HEC évoquant un contexte d’innovation et formulant l’environnement d’intervention de l’initiative ; une présentation réalisée ensuite par l’entreprise primée, puis un débat avec la salle, selon le modèle “micro-message” avec Balloon. Puis une conclusion, avec la remise du grand prix “netexplo change 2012”, choix formulé parmi les 6 projets primés et présentés. La journée est rythmée par un déjeuner networking permettant d’échanger entre experts et par une présentation de Bernard Cathelat, le “trend report” ou quand le numérique transforme l’entreprise et la vie, tout simplement.

Le rythme. Le web change le rythme de nos vies. Change aussi la confiance que nous pouvons apporter et obtenir, dans la relation à l’autre, par le fait que ces relations changent aussi, par le media que l’on utilise.

73% des Français ne pourraient se passer du web aujourd’hui et 70% pensent que l’Internet change leur vie. C’est dire si comment ce qui ne reste qu’un “outil”, est capable de révolutionner nos plus profondes et sûres approches professionnelles.

L’invasion des contacts par communication électronique déclenche une profusion, une incapacité à vérifier “real-time”, la véracité et la qualité des contenus échangés.  Les enjeux du changement dépassent bien entendu la simple technologie et forcent à se projeter dans le futur et imaginer…Et l’imagination fait parfois peur, car elle nous fait nous frotter au risque. Une notion communément fuie, mais aussi carburant grisant pour l’entrepreneur. Or, l’Internet est disruptif et contraire aux règles, process établis, qui font fonctionner les entreprises. Comment se projeter dans l’innovation sourcée, vers l’usage, le débat ? Les sujets sont ouverts et débouchent sur des champs rendus possibles à l’aube de notre imagination…Cette imagination doit être partagée et canalisée, c’est là le plus grand enjeu de cette transformation 2.0 : management, team building, training, nouveaux métiers, process…toute l’entreprise est au coeur du débat et concernée pour réussir les changements nécessaires à la réactivité et à la plus grande intelligence du client.

Pourquoi faut-il travailler ? Et en quoi l’Internet va changer le travail ? Les réseaux sociaux, véritable plateforme d’échange ou perte de temps ? L’internet, opportunité ou risque en terme d’emploi ? Autant de questions qui planent et constituent le champs d’investigation d’aujourd’hui.

Retour de l’individu, par le self-service des services, conduit par des raccourcis visant à remplacer l’homme par l’électronique, l’urgence est de replacer l’humain au centre de l’innovation, car celle-ci est d’abord pour améliorer l’humanité avant d’effectuer une prouesse technologique. C’est le propre de la recherche sur la santé par exemple, et doit constituer la règle de toute innovation digne de ce nom.

Les projets présentés retenus dans chaque catégorie :

  • Marketing et Communication :

SNCF Open App (open data) : “stimuler l’usage des datas de la SNCF par une stratégie de crowd-sourcing organisée par une plateforme collaborative, sur comment créer des apps utiles pour la SNCF

SGG Glass Compass de St Gobain : app qui permet d’identifier le bon vitrage en fonction de l’habitat (lieu, type, surface, orientation), visant à l’optimisation de son équilibre de consommation énergétique.

  • Management et RH :

Euréka, la plateforme collaborative en interne du groupe Pages Jaunes, initiative ayant fait l’objet d’un @netexplo customer ici

Women@Renault : un projet d’envergure chez Renault pour promouvoir et mettre en place la mixité chez Renault, un métier traditionnellement et culturellement masculin

  • Innovation :

Voyages-SNCF.com avec e-travel, une application de social commerce permettant de consommer du voyage et une expérience dématérialisée de bout en bout de la relation.

IBGStar pour Sanofi, le lecteur de glycémie pour Iphone et l’application permettant de faciliter la vie du patient diabétique.

Le déjeuner networking, organisé par tables métiers/secteurs, permet d’échanger avec les lauréates, les entreprises, les professeurs chercheurs, “IRL”.

Vient ensuite Bernard Cathelat et sa tonalité new-age version 2.0 qui nous soumet le “trend report” et les dernières tendances engendrées par l’Internet. Big data, track&profile, micro-réseaux sociaux, cash/match…contrôle, censure, liberté et expressions. Monitoring, regroupements, équipe et collaborative ?

Le nuage est plus que là. Il est chargé. D’énergie positive et négative et n’attend que notre créativité pour se déchaîner pour le meilleur et pour le pire. De toute façon, il y a toujours un interrupteur…

Le grand prix parmi les 6 primés revient ensuite à IBG Star de Sanofi, pour son initiative auprès des diabétiques, qui se développera au delà de la plateforme Apple sur d’autres standards. C’est Laurence Parisot qui remet ce prix avec enthousiasme et entame un hymne particulièrement passionné pour défendre l’industrie Française. La cohésion de tout un système entrepreneurial, qui lui aussi connaît des virages particulièrement inquiétants : crise de confiance auprès des dirigeants, relais de croissance à l’étranger, ressources financiers raréfiées,  éco-système défaillant, orientations politiques incertaines, place en Europe et devenir de l’Europe. La mobilisation du coeur de l’entreprise doit être entière et le digital un levier de renouveau et de facilitation : renouveau des idées, des possibles, création de métiers, filières, formation trans-générations, du lien social enfin, avec l’échange intellectuel mondial et la mise en réseau des entreprises.

Le changement est inéluctable. Alors de “ce qui est inéluctable, feignons de l’organiser” à “redonnons l’envie avec l’enjeu et l’élan numériques”, le tissu industriel et de service doit connaître les joies de l’expérience digitale : parce que c’est bon, c’est joyeux et c’est utile, mais pas comme une nouveauté qui passe de mode mais comme une rupture majeure économique et sociale.

Un nouveau format donc réussi qui mixte bien les compétences académiques, entrepreneuriales et éducatives, pour redonner gout à l’innovation proche de chez nous, de celle que l’on exporte bien et qui transforme l’individu et l’entreprise.

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@netexplo customers : media-démocratie et équipement…qui équipe qui ? 30/05/2012

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“Les écrans, les écrans, des écrans”. Si le village global de Mc Luhan est avéré, le monde est devenu écran et se regarde à travers un écran (ou des écrans plutôt), et “l’imagisation” de la vie est devenue réalité. Les ingénieurs ont gagné, ils révolutionnent notre vie de technologies insidieuses et fascinantes, entre distraction, attraction et destruction de notre espace personnel. Jusqu’où doit-on aller et se laisser vaincre. Ça, ça reste encore une liberté individuelle

Une étude menée par Deloitte et restituée chez @netexplo customer force le respect et montre l’immersion totale des appareils électroniques dans notre quotidien. Et partout, à peu près. Réalisée dans 8 pays (USA, Inde, France, Allemagne, Espagne, Australie, Japon, UK), auprès de consommateurs de 14 à 75 ans sur environ 2.000 personnes dans chaque pays, l’étude met néanmoins en exergue de grands classiques :

  • la TV est toujours en tête pour l’entertainment
  • les « laptops » et TV sont désormais au coeur de la vie numérique.
  • La presse traditionnelle résiste avec autant de presse online que de presse papier (en terme de consommation)
  • 13% en France achètent via leur mobile (léger retard en France tout de même)
  • 48% renoncent à acheter suite à un mauvais buzz sur le web
  • la pub TV est toujours N°1 en volume, mais le ciblage et la complémentarité avec le web augmente
  • Multi-équipement :
    • pour les moins de 28 ans plutôt laptop et mobile
    • au delà, du suréquipement (TV, DVD, APN…)
  • Les usages mobiles cannibalisent les usages classiques : laptop/PC/TV…
  • mais 80% du temps passé sur le web l’est encore avec un desktop ou un laptop
  • et enfin, le multi-tasking est d’environ 54% en France (ie je fais quelque chose d’autre en regardant la TV), identifiant ici l’appétance pour la « voix de retour sociale » de la proche TV connectée

Un fait certain, c’est que les usages sont tirés par l’équipement, le suréquipement et par la capacité de l’offre marketing en devices, de créer…la demande. Trompant ainsi les études de marché, du type : en avez-vous besoin. Au départ, non. Quelqu’un a t-il imaginé et demandé l’Iphone avant qu’il n’existe ? Non.

Alors pour demain ? On peut citer les technologies (smartphones, NFC, paiement sur mobile), les ergonomies (UI, experience utilisateur) et le tracking (geolocalisation, push, profile recognizing) comme étant les maillons de la relation « consommateurs/marques/produits », restaurant quelque peu la relation de frères ennemis entre retail et web, là où le e-business a été fortement destructeur pour les points de vente, jusqu’à présent. Et finalement peu importe l’écran, les devices tant qu’il reste l’expérience utilisateur, qui reste le meilleur atout dans la transaction commerciale (qui est mercantilement nécessaire…). Même si l’on expérimente le neuro-marketing, on reste bien maître de nos neurones, mieux équipé et averti, par la réputation en ligne, les avis de consommateurs et les rumeurs. La marque reste un contrat de confiance. Et le Marketing, plus le « marché » mais le travail de la marque dans son environnement suréquipé et surinformé…?

Ce qui est sur et nouveau c’est comment engager avec les clients, être réactif…nouvelles règles du jeu, avec l’apprentissage et les nouveaux métiers : appréhender pour les entreprises et créer les compétences, maîtriser et accepter pour les clients, innover pour cette relation nouvelle ou la séduction est plus subtile. Il n’y a qu’à voir la tonalité et l’approche des sites de rencontre en ligne…

“Une marque c’est un nom qui a du pouvoir sur le marché” (J.N. Kapferer) Mais le pouvoir est partagé avec les clients désormais, et le marché est conversation : participation, influence, partage seront les clefs du nouveau marketing, matière ancienne qui doit faire sa mue en zone de turbulences 2.0…

@netexplo customers : transformation de l’entreprise par la collaboration communautaire 20/05/2012

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Nouveau petit déjeuner @netexplo customers avec Anne Chaintron, Responsable Recrutement, Communication RH & Innovation de PAGES JAUNES Groupe, qui vient nous parler de “Eurêka : l’intelligence collective au service de l’innovation et de la transformation de l’entreprise”, un projet de plateforme 2.0 pour l’entreprise.

Leader Européen de la publicité locale en ligne : print, online, mobile avec une forte culture print, historique, le groupe Page Jaunes est organisé par l’agrégat de petites entités, en silos…et la transformation digitale est nécessaire et en marche…On peut recenser chez PJ, les marques : Mappy, 123people, pagespro, annoncesjaunes, 123deal…

Est-il possible de repenser la manière de travailler dans un groupe de près de 5.000 salariés, en utilisant l’initiative encouragée et la collaboration collective ? C’est bien le débat des plateformes d’innovation collectives ou « boîtes à idées » numériques, un chapitre de l’entreprise 2.0, un concept qui commence à prendre dans les sociétés.

Il s’agit au démarrage d’un projet dit « stratégique » de la DG : “le noyau d’innovation de PJ n’impliquait pas les collaborateurs”. Il fallait donc construire d’après eux une plateforme impliquant et réunissant TOUS les collaborateurs, en évitant le faire-valoir et le faux nez politique. Est né du coup une plateforme collaborative, pour décloisonner tous les silos à la manière des réseaux sociaux : idées, modération, récompense et mise en oeuvre. Sans censure, frein en permettant une appropriation par les collaborateurs…Un premier test a été fait sur 450 collaborateurs. Les 3 piliers autour de cette démarche : stratégique, innovant et collaboratif. L’évolution est de créer une plateforme mobile pour alimenter d’idées, l’innovation du groupe.

Changement de process, changement de période, les idées déposées par les collaborateurs sont validées, mais pas par les supérieurs hiérarchiques pour éviter la censure, mais par des correspondants fonctionnels. Les idées voyagent d’entités en entités, sans lien apparent et censure, ce qui permet un débridage et un encouragement formidable.

Les 4.573 collaborateurs sont donc animés par des community managers, par segment : passifs, gros contributeurs, réguliers, influenceurs, facilitateurs “innovation” (qui aident les autres), experts développeurs d’idées (relance et alimentation des idées), top managers (retiennent et valident les idées).

Pour faire accepter et faire vivre le programme Eurêka, PJ a imaginé plusieurs outils : roadshow directions, groupes d’écoute, ateliers, prix remis, gameplay et badges (points délivrés selon contributions). Résultats annoncés :

  • 3.600 idées, 60% des collaborateurs se sont connectés à la plateforme et :
  • 20% ont déposé une idée
  • 23% ont commenté une idée
  • 43% ont voté pour une idée
  • représentant 207 idées à potentiel dont : 44 déployées, 7 mises en pilote, 49 mises en projet, 107 en attente d’analyse
  • et les thèmes : recherche d’économies, optimisation processus, valorisation de la marque, amélioration de la QS.

Plusieurs prix ont été décernés pour ce projet enterprise 2.0 (Bearing point, Innov’Acteurs). A noter, les syndicats de l’entreprise ont été impliqués et avertis dès le début pour informer de l’utilité “démocratique” d’un tel outil, qui fonctionne avec effectivement la collaboration et la transparence de toute l’entreprise.

Les évolutions prévues : gestion de talents (notamment digital natives) et repérer les innovateurs “nés”.

Quel est le ROI d’une telle plateforme…image, dynamique, paix sociale, implication, fidélisation et engagement…Les résultats sont semble t-il satisfaisants et largement “rentables” selon Pages Jaunes et encouragent de telles initiatives.

Un bémol : la plateforme n’est pas accessible de l’extérieur, avec un matériel non sécurisé par PJ…ouvert, donc mais ouvert lentement. La version mobile de la plateforme est une solution pour accélérer l’utilisation, “hors temps de travail”…

Une découverte donc très intéressante sur le plan de l’innovation collaborative, il est trop tôt sans doute pour dire si PJ va en être « transformée », mais saluons l’initiative plus que jamais, où l’entreprise a besoin de cohésion, de motivation et d’engagement pour renouer avec l’envie de travailler et la fidélité des troupes. Les outils ludiques comme les « serious games » ou encore les plateformes collaboratives y contribueront de plus en plus dans les années à venir.

NetExplo Forum, la conférence 2012 19/03/2012

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Nouveau logo, nouvelle base line avec « Global Observatory on Digital Society », la nouvelle édition 2012 s’est tenue à l’Unesco comme l’année passée les 15 et 16 Mars. 10 lauréats encore cette année, du monde entier avec des idées « disruptives » puisque l’idée est d’identifier les pistes d’innovation digitale dans le monde entier, et à la clef des prix remis par une communauté d’experts reconnus.

Une présentation du Trend Report 2012, par Bernard Cathelat, illustrant les technologies s’offrant à nous et dessinant la vie qui ira avec : quels impacts sur notre quotidien ? quelles opportunités ? quelles ruptures ?

2011, c’était l’année Facebook, le réseau « utilities » comme le qualifie lui-même Mark Zuckerberg, un vrai réseau désormais car près de 900 millions de membres, ça force le respect tant l’audience, le temps passé et l’activité dépassent le seul phénomène de divertissement. Facebook est une ville, un pays, un monde, un univers : mode de vie, procédures, monnaie…tout s’y passe. Et si les prochains lauréats étaient désormais DANS Facebook, puisque tout y est ? Et puis 2011 c’est l’année de l’envol des smartphones et donc des applications mobiles : consolidation de IOS (Apple) et décollage d’Androîd, la mobilité bouscule nos habitudes : de shopping, d’information, de recherche sur le web mobile et de jeu. « Nous sommes partout et nulle part et cette ubiquité repousse les limites de la technologie mais surtout de nos attentes » : toujours plus, tout le temps et toujours mieux. C’est dans cette espérance d’un monde toujours plus relié que naissent alors des initiatives « digitales », puisque nous sommes « dans l’Internet » plus que jamais…

On peut donc noter quelques tendances importantes, qui tout silencieusement, risquent de fracturer l’approche digitale, quel que soit le secteur d’activité et les attentes. L’attention est plus que jamais portée sur la « confiance », l’authenticité des ID, la protection des données et la multiplicité des profils possibles (nécessaires ?). Alors entrons-nous désormais dans le « Crystal World », un monde qui se veut plus transparent mais pour quelle transparence ? Ou bien, sommes-nous dans un gigantesque échiquier qui nous traque et nous profile (« track and profile« ), pour mieux exploiter nos données et nous surveiller…? Comment gérer sa réputation et son identité, sans devenir ni schizophrène, ni égocentriste, et tout ce combat autour de l’identité (« ID Drama« ) ? Comment enfin rester dans la relation pure et chargée de sens (« Sway Capital« ), sans tomber dans la marchandisation des liens et des profils, où nous constituons un capital marchand par les relations que nous entretenons et les échanges effectués (« Match Marketing« ) ?

Privacy, track and profile : toute la révolution numérique est-elle bonne à prendre ou pas ? Quid de la sécurité ou du flicage ? Quel seuil de secret allons-nous accepter ? La meilleure connaissance du consommateur est-elle séduisante ou repulsive ? Dans le milieu professionnel, perte de productivité ou meilleure gestion des talents et repérage des influenceurs dans l’entreprise ?

Dans cette course à « l’auto-médiatisation » de la personne (et maintenant des marques et de leur réputation), il faut sans arrêt aller et venir entre :

  • montrer (tout ?), plus (et mieux), s’étaler sur Internet car c’est une vitrine sans précédent de célébrité et d’accélération de la réputation
  • se méfier de la « mémoire du web » qui historise, stocke et conserve tout et du coup, s’en écarter car trop de risques immédiats ou potentiels à venir…

On voit dont apparaître une qualification de ce que l’on étend sur le web avec des possibilités de profils différents (hibe), d’identités parallèles, nous sommes dans ce que B. Cathelat appelle le « sway capital », d’un meilleur usage des réseaux sociaux, en segmentant ce que l’on y met et trouve…Et l’on voit, au fur et à mesure de l’augmentation des données publiées, un formidable catalogue d’informations disponibles, gratuitement en ligne, mises en ligne par les utilisateurs : des consommateurs, salariés qui mettent en permanence leur vie, de manière transparente en temps réel…ça n’aurait pas une valeur, ça ?

Oui vous l’avez compris, tout ce que les marketeurs et les DRH ont toujours rêvé d’avoir s’étale là, sous nos yeux...la vie privée et l’extraordinaire exploitation possible…Le web devient-il une transposition de notre vie réelle, avec une nouvelle vague de pression promotionnelle et d’ingérence dans la vie privée des gens. Ou doit-il rester le vecteur noble, scientifique, libre et autonome, impartial, véhicule du savoir de la connaissance et pont entre les populations. Oui le « big data », invasion de données, extraversion de profils individuels pose le réel problème de « jusqu’où » et « comment » pour rester une évolution technologique majeure, sans les travers de gens peu scrupuleux. Méfions-nous donc du « match marketing », retour en force du « one-to-one » où nos appareils pourraient prendre le contrôle, en nous dictant notre conduite, nos régimes, ce qui est bien à consommer pour notre santé…

L’explosion des réseaux dits « sociaux » vient d’un saut technologique, mais aussi d’une désaffection pour les modes de communication traditionnel, en choisissant les cercles de connaissance, de contacts et le réseau que l’on souhaite. Si cette construction devient une foire à la monétisation, on risque de détruire la confiance longue à bâtir et encore plus en ligne, avec des micro-réseaux de niche et une méfiance…Allez-vous vendre vos contacts et votre réseau au premier venu, sous prétexte d’un capital sous-jascent…? Alors, je ne serai plus votre « ami »…Je n’ai pas signé pour la marchandisation de mon profil à tout va…

La meilleure innovation reste celle qui « résoud simplement un problème compliqué », mais surtout qui répond à un besoin avéré, annoncé : « mieux, mais pas trop, en toute liberté ». On peut donc retenir trois tendances essentielles cette année :

  • omni-surveillance, tout savoir…
  • hyper-individualisation (reconnaissance, tracking…) : trop de contrôle ? (bio-mono-ID)
  • risque de marchandisation (monétisation, exigences de rentabilité et fuite vers les micro réseaux sociaux avec une méfiance renforcée ?

À nous désormais de “connecter juste”…

Où va le monde numérique : “l’Alter-Web” tel qu’il avait été créé (libre, créatif, gratuit…) ne doit pas perdre cette liberté et être envahi avec toutes les pollutions de la vie réelle…Gardons l’anti-conformisme, le gratuit, la fraternité, la liberté, etc ; Et décidons de le faire avant que « l’hacktivisme » s’en empare et en fasse un espace de combat…

Excellente introduction, au moins cette année, nous serons prévenus et un homme averti…

Venons en traditionnellement aux prix remis, avec un special award pour Blindspot, premier prix remis par E. Besson (ministre de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique). Un prix qui en dit long sur les possibles et la capacité technologique simple, à lier les « gens » : une canne blanche, intelligente (bluetooth avec oreillette et système de communication « social » de géolocalisation) pour les mal/non-voyants, imaginée par Selena Chew, ancienne étudiante en design à la NSU, Singapour. Chapeau et sans voix…Simple et utile, pertinent…Un projet qui doit trouver des débouchés de masse et de commercialisation sans tarder…Et surtout un projet qui gomme le handicap, où la technologie relie les peuples…

Puis viennent 9 autres lauréats :

  • Afroes (South Africa) : design et développement de plateformes de jeux à dominante « ludique, sociale et éducative » en Afrique, montrant encore une fois les multiples usages des mobiles dans la réduction de la fracture numérique et la lutte contre la violence et la prévention des abus sexuels (jeu : Champ Chase par exemple)
  • Wearable Behavior Navigation System (Japan) : un système portable en « réalité augmentée », permettant d’apprendre, de guider et de reproduire des gestes d’un expert à distance pour résoudre physiquement un problème : réparation, gestes d’experts, nombre d’applications (sauver une vie, réparation critique d’urgence…)
  • Dollars for Docs (USA) : un site d’open data sur les flux financiers entre laboratoires et médecins pour garantir l’exemplarité des prescriptions et l’impartialité du monde médical (issu USA) ; une opportunité intéressante du sujet « big data » évoqué plus haut
  • Word Lens (USA) : application sur IOS (Apple) pour une traduction instantanée par la capture d’un texte quelconque, avec l’objectif d’un mobile (IOS pour le moment) ; disponible en 3 langues (Français, Espagnol, Anglais) pour le moment, assez bluffant dans l’interface et la facilité d’utilisation
  • Free Monee (USA) : un concept vieux réactualisé en « match marketing », avec l’utilisation de vos données d’achats (relevés banques), pour proposer aux consommateurs des vouchers de réduction, d’après les marques consommées ; un modèle qui redonne de la valeur aux banques, fidélisant leurs clients, apportant du trafic aux commerçants et ciblant mieux les offres promotionnelles remises. Du Groupon plus intelligent…
  • Zeebox (UK) : plateforme de « social TV » assez complète permettant d’interagir dans des cercles d’amis, au sujet du fil d’émissions TV et fournissant des liens vers du « added content » : produits dérivés, bonus, sondages/votes,…le « TV sidekick » comme aime à l’appeler Anthony Rose.
  • H2020 (USA/Chile) : open data pour optimiser la découverte d’eau potable ou non, la geolocalisation et le tagging mondial pour partager l’information et augmenter l’accès à l’eau ; résolution globale et locale à la fois avec le smartphone qui localise les sources et la qualité de l’eau…un problème crucial résolu par tout le monde, une collaboration essentielle et permanente, encore une fois rendue possible par l’étendue de la pénétration du mobile comme outil d’information et de communication
  • Silkroad Point (USA) : enfin une initiative de « talent management » en plateforme sociale qui devrait convaincre les DRH de s’équiper et d’aller sur le terrain d’un encouragement massif à l’utilisation des plateformes sociales en entreprise. Et qui ajoute de la valeur aux salariés par leur « réputation », score d’influence, dont ils peuvent (aussi) faire profiter leur entreprise, à travers leur fonction professionnelle
  • Aadhaar (India) : 1ère BdD biométrique au monde, une ambition à 1,2 milliards d’individus ! une initiative « sociale et désintéressée » pour recenser sérieusement et donner un identité officielle à tous les Indiens ; et leur permettre « d’exister »officiellement, d’avoir accès à un système éducatif, de santé, de paiement, participer à la lutte contre la corruption, etc. Une tâche simple mais gigantesque eu égard au pays… »Chaque Indien, en scannant son iris et une empreinte digitale aura une fiche de citoyen officiel permettant l’héritage, la transmission, l’existence dans une cellule familiale » ;  à noter cette initiative menée par Nandan Nilekani, fondateur du géant informatique, Infosys…(60.000 stations d’enregistrement, 1 million d’enregistrements  par jour, 150 serveurs…)

Viendront ensuite deux parenthèses, l’une artistique, l’autre technologique avec  :

  • François Hebel, responsable des rencontres photographiques d’Arles, qui nous explique comment le numérique a modifié la photographie, de la prise de vue, la production et la distribution d’images et dans le métier de photographe…l’image, expression remplie d’émotion, véhicule des mots et devient la « grammaire des enfants » tant il est aujourd’hui avec un équipement « standard » de devenir un reporter d’images amateur sur toute la chaîne : saisie, retouche, production et publication…Un apprentissage plus facile que la langue, dégradée par l’utilisation des SMS ? Lorsqu’on s’intéresse de près au nombre de photos publiées sur les réseaux sociaux…nous y découvrons donc un mode d’expression sans commentaire, sans précédent…
  • Eric Carreel, fondateur notamment de Withings, avec entre autres les balances intelligents et connectées. Une immersion dans ce qui est « connecté » ou pas et les impacts sur le monde « électronique grand public », ou comment les objets communiquent de plus en plus, vers l’immersion en « marché de masse »…

Deuxième journée qui démarre sur un café de la presse, discussion animée sur le « big data » (décidément c’est LE sujet) : impacts, limites, risques et opportunités, dangers et exemples.

Puis Joël de Rosnay nous parle d’énergie avec énergie, renouvelée et renouvelable, en exprimant de son point de vue de scientifique avec « fusion entre numérique et énergie » : une équation bien plus compliquée que le débat manichéen entre « nucléaire ou pas », en introduisant les énergies renouvelables (au nombre de 12), le nucléaire et le « Smart Grid » cad toute l’intelligence informatique du numérique qui permet de gérer, d’équilibrer et d’arbitrer entre production et besoins de consommation. Et en surfant sur le sujet dominant de l’édition 2012, le big data, on en comprend ici toute la portée. Des dispositifs comme « dontflush.me » ou le sourcing de l’eau (H2020), etc, font avancer et comprendre parfaitement la « gestion » intelligente des énergies, grâce aux réseaux (techniques et humains). Une fusion « homme et nature » (et technologie) qui a du sens et qui nous protège par la volonté de survie, l’envie de collaborer et au delà de toute considération politique, pour qui l’environnement restera toujours derrière les impératifs économiques.

Sur les deux jours, les impacts numériques ont été mesurés et évalués (rapidement), sur d’autres continents : jeudi avec Rishi Khiani from Indian Times (Inde), vendredi avec Sergio Davila from falho.com.br (Brésil) et avec Amadou Mahtar Ba de Allafrica.com (Afrique). On y retrouve des réservoirs d’espoir, pour l’accélération de l’accès à la connaissance, l’information, l’action démocratique. Le numérique, comme partout, donne la voix aux populations et crée du lien, de l’échange et du sourcing d’innovation mais surtout redonne du bon sens  l’action politique, sous l’influence du peuple et du vote permanent, global et local. Le partage de bonnes pratiques, de mises en garde (sécurité, banditisme et violence). Le café de la presse du jeudi matin a bien montré comme l’Internet a fait « le printemps Arabe » et permis d’élever la voix, de soulever des peuples et de renverser des régimes ancrés depuis trop longtemps dans la surdité. Mais comme le souligne Amadou M.Ba, il est temps de prendre la parole de « l’intérieur » plutôt que de confier la voix de l’Afrique à CNN en quelque sorte. Les médias sociaux concourent encore une fois avec la collaboration locale, à prendre en main leur destin, par le peuple Africain. Quel que soit le continent ici, la masse démocratique en jeu est colossale et les plateformes sociales comme Facebook fonctionnent à plein régime, et les citoyens ont bien compris comment s’en servir. Bancarisation, santé, accès à l’éducation, à l’eau…toutes ces problématiques sont facilitées dans ce monde en « réseau » où le progrès technologique a décuplé le bon sens des gens, pour prendre en main leur destin, lorsque le pouvoir politique ne va pas assez vite.

Et quand ça ne va pas assez vite, il y a les Anonymous. Débat avec @pierrehaski (Rue89) et @TDanet (co-auteur du livre « Anonymous : peuvent-ils changer le monde ?« ), qui tracent et décryptent (autant que cela soit possible) l’origine, les mécanismes et la philosophie. Car il s’agit plus d’actions, de prises de position que d’une secte ou d’un club à la mode. Et c’est pour ça que c’est tout le monde et personne, car il s’agit juste de se reconnaître derrière les actions « justes » menées pour défendre la liberté, l’indépendance et la démocratie dans le monde. Et pourquoi cela a t-il une portée colossale ? eh bien pour les mêmes raisons « numériques » : la portée et la capacité impressionnante de la masse d’activisme et la puissance de l’Internet pour mobiliser, réunir avec une certaine confidentialité, toutes les initiatives de révolte ou de résistance. Finalement, issu de « l’Alter », cad « autre » moyen de faire et de proposition. Puisque la démocratie existe, ses moyens d’expression doivent exister. Parfois dans l’expédition « guerrière » et sans accord préalable. C’est comme ça…

Il restait à un panel de professeurs émérites du monde entier, grâce au réseau HEC et Netexplorateur, de conclure sous la houlette de @cedric et de synthétiser sous forme de « take away » ces deux jours et d’imaginer des pistes pour 2013…Mais chut, nous n’y sommes pas encore, savourons déjà cette édition bien remplie.

Il y a un certain « blues » à quitter une telle manifestation, mais il faut dire que cela ne s’arrête jamais en fait ; le réseau Netexplo fonctionne toute l’année pour identifier, qualifier et constituer une veille internationale permanente pour sourcer les plus brillantes innovations dans le monde. Et ponctue l’année par des RdV partenaires, pour maintenir la chaleur du réseau, du partage et de l’étendue de la connaissance. Un grand bravo Martine B. et Thierry H. pour la réussite méritée de cet évènement et à toute l’équipe de préparation, conception, production, spécial big up pour l’Unesco, qui ne pouvait pas mieux représenter ces projets de développements digitaux, pour nos mondes de demain.


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L’Internet des Objets avec Netexplorateur.org 07/12/2011

Posted by evidencesx in économie, digital, e-tech, innovation, m-business, mobile, social media, technologie, Uncategorized, web.
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« Les objets deviennent bavards, le monde réel se transforme en un immense système d’information ». J’ajouterais que si les « marchés sont maintenant des conversations », il faudra compter avec les objets, qui en effet vont, au cours des prochaines décennies, prendre la parole…Comment, par quels moyens ?

C’est un nouveau volet organisé par la célèbre initiative « netexplorateurs », dont j’ai plusieurs fois dressé des comptes rendus passionnants ici, permettant de collecter dans le monde les meilleures initiatives en termes d’innovation, sociales, économiques et technologiques, qui s’est tenu le 6/12, dans les locaux d’HEC, porte de Champerret. Co-organisée par HEC et Netexplorateurs, cette journée nous expose les évolutions visant à rendre « réels » des objets inertes, leur donnant une vie numérique et online. Cette manifestation fait partie de la semaine du numérique, englobant des évènements majeurs liés aux tendances « digitales » du moment.

2020 : 20 Milliards d’objets connectés ; lesquels, comment, pourquoi et quels services ? Quelles applications pour quels changements dans les organisations, les métiers, les chaînes de valeur ?

« Nous n’allons plus sur Internet, nous sommes dans Internet » (J. de Rosnay, 2008). Comment ignorer du coup l’environnement dans lequel nous vivons, connectés, tracé, fiché… ? Quel degré d’aliénation allons-nous accepter demain ?

Démystifier l’Internet des objets, c’est ce que nous propose rafi Haladjian, célèbre entrepreneur et créateur du premier objet communiquant, le « Nabaztag » (lapin en Arménien). De son célèbre humour, connecter d’abord les lapins, puis après tout le reste. Son crédo, sa stratégie initiale, ne nous dit pas si il a réussi…Force est de constater qu’il nous semble plutôt averti, un peu comme si les objets lui parlent à lui. Serait-il l’homme qui parle à l’oreille des objets ? Sans doute. Créateur de « Sense » une plateforme qui promet de donner du sens aux flux de données, ordonnées en fonction d’un but « comme un système » finalement. Si nous sommes maintenant dans Internet, c’est qu’Internet a créé un environnement qui englobe notre environnement réel. Pouvons-nous échapper au « tout connecté » ? Selon lui, « aller chercher l’information dans la vraie vie » existe depuis près de 15 ans. L’Internet source des données, comportements, actions dans notre vie quotidienne. Mais jusqu’à là, ils stockaient ces données en historiques, là où aujourd’hui ils sont interactifs et communiquent en temps réel les statuts et les états dans lequel ils sont, pour faire réagir l’individu, et bien entendu, d’autres objets. Il n’y a pas loin jusqu’à ce que les objets créent eux-mêmes leur page Facebook, intégrant donc un réseau « social », leur permettant d’être vivant, dans une société connectée…

Vlad Trifa, de l’institut de Pervasive Computing, en Suisse à Zurich (@vladounet). EvryThg, titre de sa présentation…de l’Internet des « things ». Il dresse les enjeux industriels du fait de la connexion des objets et les cercles différents de connexion du web : real-time, social, programmable, sémantique et physique (objets quotidiens). Le web of things, c’est un espace commun à ces 5 cercles, un espace de design qui redessine les relations entre objets, personnes, actions, états…induisant des modifications majeures de comportements et de résultats économiques différents. Les objets connectés, c’est aussi les rendre uniques par le fait qu’ils ont une identité propre par leur place dans l’espace, dans le temps,  par leur propriétaire ou locataire. Ils deviennent de fait un autre périmètre que le simple objet physique, mais aussi un environnement caractérisant sa vie, son utilité, son « track record », sa réputation, etc. Maintenant lorsque vous achèterez un aspirateur, vous vous méfierez un peu plus…

Usman Haque, de « Pachube », propose lui un panorama autour de la plus grande initiative d’open data de données connectées. « Actually it’s all about people ». OK, mais demain ? La capacité de la communauté bâtie sur Pachube permets de partager des données qui devraient être plus « publiques », avec des applications extrêmement pertinentes comme par exemple la gestion de l’énergie (savoir quand dans une ville utiliser de l’eau ou pas, idem pour l’électricité, le trafic, la culture…see Dontflush.me). La connexion permet de gérer à l’échelon d’importantes communautés (quartiers, villes, villages…) des comparatifs de consommation, voire des défis ou compétitions entre citoyens, pour optimiser la responsabilité des usagers locaux…Très intéressant et très « citizen oriented ». Les « objets connectés » nous rendraient-ils (ou nous obligeraient-ils à l’être ?) plus responsables ?

Cédric Hutchings, de Withings (célèbre créateur de la balance connectée qui permet de partager son poids en temps presque réel sur les réseaux sociaux). La connection des objets selon lui nécessite une interface riche et performante pour réussir l’usage même de ces objets. Dans le cas de la balance, le « user friendly » est plutôt dans l’interface de l’application IOS plutôt que dans l’objet qui lui exprime sa beauté par le design même. Un autre exemple, le « baby monitor », objet + interface Iphone pour les parents. Connecté oui, mais surtout « utile ». Connecté ce n’est pas seulement connectable, il faut y ajouter de l’usage, c’est ce qui rend vivant les objets vraiment et qui ajoute la vie dans la durée surtout et l’enrichissement par l’utilisateur. Selon lui, la domotique est un terme vieux, dépassé et à réinventer car finalement trop rigide : une action entraîne une action isolée…Alors que la connexion permanente enrichit bien plus les possibles, dans la durée…

John Kestner, Proximeter (supermechanical) mettant en œuvre un portefeuille changeant de comportement en fonction de son état de remplissage…intéressant et surprenant a priori !

« if we have thousands of computers around us, they have to be really simple ». En fait, la reproduction de ce principe se retrouve dans le “proverbial wallet”, qui s’ouvre plus difficilement en fonction du niveau de vos finances…”care about spending your money” semble être son dicton favori. L’effort physique traduit dans l’objet devient fonction de son état intérieur, ce qui le rend « vivant » et connecté pour changer le comportement pour l’utilisateur : responsabilisation, arbitrages,…de quoi réfléchir avant d’agir. Twine, autre système communicant permettant de relier des capteurs « domestiques » et de déclencher des alertes, blocages ou actions dans un environnement habité. A suivre donc, car un objet très intéressant…

Ricardo Ferreira, avec Living Plan IT, optimisant la gestion d’une ville connectée et ses différents “objets” de l’urbanisme courant (inside Living Plan IT). Il illustre la dramatique dans des populations et la concentration extrême dans les métropoles, gigantesques institutions absorbant l’identité des individus en parfaits inconnus. La croissance nouvelle de ces migrations nécessite une nouvelle organisation, optimisant les ressources qui elles, ne grandissent pas à la même vitesse. L’expérimentation menée aux alentours de Porto au Portugal, montre une nouvelle aire « Plan IT », un concept global de gestion des données, ressources et informations. L’idée est d’inclure des capteurs partout, sur « chaque » objet, élément d’une composante urbaine, et de pouvoir communiquer avec et recevoir des informations d’état qui traduisent le comportement « vivant » de l’ensemble.

Laurent Maruani, professeur de Marketing à HEC, nous résume en une synthèse particulièrement intéressante quelques clefs relevées d’après ces présentations, avec :

  • Arrivée de toutes ces applications en mass market après les années « hippie shake » expérimentales ; la vitesse de déploiement et d’appropriation est vertigineuse
  • Time to market, tout de suite avec des avantages réciproques : principal « statement » de tout bon marketing
  • La profonde modification dans la montée en charge de ces technologies, pour qui la phase de « early adopters » est de plus en plus courte, le fossé (« chasm ») toujours existant, mais la durée des cycles s’accélérant, changeant donc le financement de ces innovations ainsi que le retour sur investissement attendu
  • L’identification aux objets et l’acceptation de ceux-ci, en tant « qu’individus » ou le rejet massif de « trop de données », trop de connexion…
  • L’intérêt (user interest) est une dérivée du data volume, ce qui signifie qu’il y a un « tri » et une organisation sensée de ces données à travers des flux et ces objets, pour qu’ils deviennent « utilisables » au sens de « vivants et concrets »
  • L’internationalisation du langage des entreprises : quelles cultures favorisent « l’international » et du coup, ces objets peuvent-ils aider ces passerelles nécessaires ?
  • Les dangers du « tout transparent », des risques de glissements de comportement des citoyens, rendant les uns renommés et adulés et d’autres dénoncés et décriés, par le fait que tout le monde se met en scène, à nu, par ces objets rendant compte d’une vie, elle, privée ?
  • Et d’ailleurs où s’arrête ce cercle privé maintenant : foyer, immeuble, ville, pays… ?
  • Bien différencier « industrie » et « marché » pour garder la raison pour l’un et le besoin pour l’autre
  • Un jour les objets cesseront d’être objets pour faire « corps » avec nous, c’est-à-dire, greffés au corps humain. Aura-t-on le choix ? Quelles attitudes alors avec un système « interné » vs externe et environnant ?
  • Finalement, le questionnement engendré par la connexion des objets, « nomme » l’état relevé et implique du coup un comportement changeant : poids, taux d’alcoolémie…
  • Détester la technologie, c’est en fin de compte le meilleur chemin de l’innovation réelle, car centrée sur l’usage et l’essentiel. (j’adhère en terme de chemin créatif pour s’affranchir des barrières de l’ingénierie…)

« Interne, externe, se peser ou être vu, soi ou l’autre. Les lapins feront des petits…. ». Quelle réaction du législateur, du corps politique face à des enjeux de cette taille où les frontières ne s’analysent qu’à la vision que nous avons aujourd’hui. Comment en effet « juger » ces objets avec quelles lois, pour le futur ?

Enfin, le nouveau matérialisme lié à ces objets, quant à la continuité et la valorisation de ces entreprises et projets naissants. Industrie, marché, ressources, une île nouvelle, pas déserte, pas inerte mais un îlot de créativité pour les générations futures…

Une conférence passionnante comme d’habitude des forums Netexplorateur, introduite par T. Happe et modérée/animée par Cédric Ingrand, rédacteur en chef high tech sur LCI. Le rendez-vous est donné pour le forum à l’Unesco, les 15 et 16 Mars, prochains.

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Mobile : projections 2012 20/11/2010

Posted by evidencesx in économie, développement commercial, digital, distribution, e-business, m-business, marketing mobile, mobile, numérique, stratégie, technologie, web.
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Excellent point de rencontre organisé par HEC Exed le 18/11 à Paris Champerret, sur le marché des contenus mobile à l’horizon 2012. Merci à Thomas, qui nous a concocté cette sympathique conférence (CR étude Precepta/Xerfi).

Véritable phénomène mondial, le mobile qui servait autrefois (il y a encore peu…) à téléphoner…sert aujourd’hui de plateforme dominante, miroir de tous les espoirs :

  • des fabricants de terminaux mobile, qui voient leurs vente exploser sous l’effet des réseaux de diffusion de plus en plus puissants et du marché des applications mobiles, avec Iphone et Itunes en tête…
  • des opérateurs mobile, qui luttent pour garder la main sur la distribution et le client (l’abonne quoi…) et pour lesquels l’objet mobile est un élément de conquête extrêmement fort
  • des développeurs (ex. web), convertis aux formats mobile qui marchent (Android, Apple…), après les échecs cuisants du Wap et autres Imode
  • enfin des éditeurs, qui déclinent leurs contenus (films, jeux, livres, articles, videos…), tentant de récupérer ici, l’audience morcelée ayant déserté les écrans de télé, et quelque part le web traditionnel (portails d’info)

Quelques chiffres circulent, pour donner la dimension (encore modeste) de ce secteur prometteur et en forte croissance, mais encore relativement peu développé, pour plusieurs raisons :

  • l’incertitude sur les standards techniques : middleware, OS,…même si les acteurs comme Apple et Google (Android), font une percée importante
  • le manque d’un modèle économique viable sur la publicité : on a vu des offres mobile offrir l’abonnement si l’on acceptait d’écouter des pubs…un peu flop. Quant aux bannières et aux sites adhoc, là encore la transposition des modèles web reste hasardeuse : bannières trop petites, sites à re-développer…
  • la rapidité d’évolution des standards, applications et usages, qui déterminent le panorama des mobiles et fonctions à créer, ainsi que les partis-pris technologiques qui comportent leur part de risque
  • le choix stratégique sur l’échelon de valeur choisi : le contenant ? le contenu ? la diffusion ? le réseau ? les services à l’acte ou à l’abonnement ?…

En 2010, on relève un marché de 365 M€ avec :

  • 330 en vente de contenus (1,3% seulement du marché total des contenus éditoriaux France), dont :
    • traditionnel : 260 M€ (déclinant de 20 à 30% par an)
    • et le « nouveau monde » 70 M€ (Itunes, apps…)
  • l’explosion du métier d’éditeur d’applications (pour info 2,5 à 3 M IPhone ont été vendus en France
  • et seulement encore 35 M€ en publicité (qui montre bien la prudence et l’inexistence d’un modèle convaincant et rassurant, voir « ROIste » pour l’annonceur…

Le marché des applications mobile en 2010 :

A) Prévision de parc de smartphone en France en 2015 : 50 millions (79% du parc sera équipé en smartphone, très important car ces téléphones intelligents déterminent les usages possibles…)

B) Projection ventes d’applications en 2015 :
– traditionnel : négligeable en 2015
– TV Mobile : de 90 M€ (2010) vers 50-150 M€
– via les apps store : de 70 M€ (2010) vers 250 M€ (vente, accès payants, abts…)

C) La publicité, en 2010 : 35 M€ d’investissement publicitaire en display mobile (représente 7% de la publicité fixe), avec un marché display très fragmenté (Google dominant avec seulement 10% du CA) et Orange 2ème. La prévision en 2015 ressort à  200 M€.

Total marché (B+C) « contenus » mobile 2015 : entre 480 et 580 M€, soit un chiffre non négligeable que les acteurs vont devoir se partager comme eldorado du marketing nomade. On peut noter en ce moment les tendances de fonds de comportements « nomades » et d’usages mobiles : la géolocalisation (Foursquare, Facebook places, Plyce, Tellmewhere, Gowallah…), le micro-paiement qui va profondément changer le « m-commerce » et le social shopping (avec les tags géolocalisés et promotions de proximité poussées).

Et l’avenir proche comment s’organise t-il ?

Les acteurs (existants et nouveaux entrants) tentent de trouver leur place dans la chaîne de la valeur : revenu sur le contenu, les terminaux, la distribution ? La difficulté de trouver un standard, sans être verrouillé par un acteur dominant (Apple et Itunes) ? les modèles de rémunération, sans remettre en cause l’économie digitale du web ? la maîtrise de l’OS et de la navigation permettant de maîtriser le client et la distribution des contenus ? enfin les contenus (exclusifs, UGC, fenêtres de droits…), et ma difficulté de rentabiliser les droits sur une audience morcelée ?

Alors, l’or est sans doute au bout du tunnel, mais avant il faudra creuser…

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