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Quand l’écriture aide les managers à développer leurs expériences en compétences… 18/02/2016

Posted by evidencesx in diversité, leadership, management, RH, thinking, Uncategorized.
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Qu’est-ce qu’aujourd’hui l’écriture dans la tête des jeunes générations ? Au mieux des devoirs, contraintes, un outil, mais rarement un plaisir. Et pourtant, écrire est une tradition ancestrale et elle a valeur d’histoire, d’histoires aussi et parfois d’exutoire. Et comment celle-ci peut aider les managers, dans leurs expériences variées et tumultueuses de leur quotidien ?

La digitalisation des contenus a transformé nos usages de communication, comme les outils désormais quotidiens que nous utilisons : SMS, mails, chats, videoconférences…Nous avons transmis très vite nos savoirs et sentiments, à travers les canaux de la technologie galopante, usages qui surgissent bien vite dès l’école de nos jours.

Il serait inutile de freiner, de craindre voire de repousser l’innovation telle qu’elle se présente, inutile car elle est souvent synonyme de progrès, de productivité et de bien-être amélioré. Dans ce dernier point, on pourrait tout de même se demander si être désormais joignable à toute heure améliore le bien-être…Mais bon, la grande révolution numérique, même si elle laisse sur le carreau des métiers, des fonctions voire des industries entières, n’est que le fruit de l’homme, par l’homme, et nous l’espérons, pour l’homme.

La seule valeur qui semble résister et qui demeure constante et valorisable : le temps. Nous chassons plus de temps, « mieux » de temps, bref gagner du temps est une gageure, sans parfois profiter de celui qui passe et de ce qu’il contient. « Carpe diem » semble aux oubliettes donc, et dans le temps de l’entreprise qui en manque en permanence, il est difficile d’échapper à la standardisation : process, formation, entretiens, recrutements, profils…Le standard rassure, profite et est efficace (sur ce point, loin d’être le seul évidemment…).

Le manager standardisé : le soldat interchangeable

Si le temps a donc de la valeur, « l’horloger » ou manager lui, regarde et agit en bon soldat. L’affectif a rarement sa place, pas plus que l’individualisation des sentiments, pour arriver à ses fins. On formera donc ceux-ci sur des bases identiques, de masse, noyés entre objectifs de productivité, budgets collectifs de formation et niveau général de compétences.

Et l’individu dans tout ça ?

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La marche forcée inéluctable du résultat

L’organisation qui emploie le manager, a des objectifs clairs de résultats, dictés par ses actionnaires, et des grains de sable impertinents pourraient faire capoter l’ensemble. Le risque de dérive de la route du profit serait donc plus fort, que le chemin, les expériences et les étapes pour y parvenir. C’est ainsi que l’on standardise le niveau de compétence par des formations d’ensemble, rationnelles et généralistes, qui lissent et répartissent le risque. Mais passer du « good » au « great » nécessite du travail individuel, du repérage personnel des histoires individuelles. Nous avons tous des lendemains douloureux de formation classique, où arrivés au bureau, non seulement le travail en notre absence s’est accumulé, mais surtout il y a un vide post-formation : qu’ai-je réellement appris, que va t-il me rester, que vais-je pouvoir « mettre en pratique » ?

L’angoisse de la page blanche…

L’écriture et le récit, des méthodes éprouvées de fixer ses idées, sentiments, questionnements

Il existe pourtant des méthodes individualisées de formation, en situation réelle et parce qu’in situ, beaucoup plus opérationnelles et efficaces, pour emmener les managers sur les chemins du succès. Retenir, raconter, écrire font partie des outils de programmes passionnants où le manager résume ses rencontres, ses difficultés, ses échecs, ses doutes et ses succès, à travers un journal de bord. Pendant les étapes de ce processus, le manager est épaulé par un accompagnateur et animateur, qui lui assure bienveillance, feedback et conseils pour l’aider dans son quotidien à surmonter ses peurs et les défis qu’il se fixe lui-même à travers son programme personnalisé. Autant vous dire que :

  • Le manager se sent effectivement bien concerné, parce qu’il est réellement le héros de son changement. Il est actif, orfèvre et ouvrier de son avenir de manager
  • L’expérience est réelle, et non pas dans une salle qui s’endort sous les enseignements théoriques : cela se passe tous les jours, tous les instants, sur son lieu de travail
  • L’apprentissage est extrêmement immédiat et opérationnel parce que bercé par le rythme quotidien des défis
  • Le bien-être global et les résultats sont édifiants, portés par le bon sens et un fil conducteur logique et bienveillant

La formation devient histoire, racontée par le manager qui souligne tous les instants et qui conserve son histoire et la mémoire des instants importants. Une plateforme électronique de type « blog personnel » sécurisé, recueille les outils d’écriture, de documentation, de commentaires du coach aide le manager dans son récit. Une belle méthode et une bonne manière de témoigner et d’être héros de sa propre progression.

L’écriture a un pouvoir colossal de concentration et d’apprentissage durable des faits racontés. Développer chez le manager le goût du récit, c’est lui assurer confiance, réussite et une bonne assimilation de ses expériences, qui se transformeront très vite en compétences.

Plus d’infos sur http://esprit-manager.com

Une autre façon de voir l’entreprise apprenante…une odyssée passionnante 29/11/2015

Posted by evidencesx in éducation, diversité, HR, management, Uncategorized.
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Les circuits, les process, les hiérarchies, tout est remis en cause ? Les diplômes, les formations, l’enseignement, un processus sans fin ? Le lâcher-prise collaboratif nous rendrait-il plus innovant ? Et si l’entreprise apprenait elle-même de ses expériences, un peu comme un tout commun, corps vivant formé d’humanités ?

La démocratie s’est emparée de l’entreprise. Par l’ensemble de processus collaboratifs de travail en mode projet, les équipes ont vu peu à peu les systèmes hiérarchiques se dissiper, au profit d’équipes multidisciplinaires, voire transgénérationnelles. Les managers en quelque sorte, initieraient des projets, imbriqués les uns aux autres, comme des briques organisées ou pas, pour bâtir le futur.

Le management tel que nous le connaissons, réside encore dans sa capacité à guider, décider, motiver et prendre les meilleures options tactiques. Il en va ainsi des managers vers les équipes, équipes au cœur du dispositif opérationnel. Mais celles-ci voient rarement des managers comme les « héros » de leurs propres succès. Et pour cause : pression du quotidien, encadrement des équipes, livrables, administratif…l’organisation classique d’une entreprise est chronophage et ne favorise pas, au contraire, la prise de temps et la réflexion sur soi, et sur le « comment je fais ».

Brand-Experience

Le quotidien est porteur d’expériences réelles, pleines d’apprentissages

Le cycle quotidien, s’il se répète, est ponctué d’étapes notables (dire bonjour, argumenter, présenter, résoudre, solliciter…). A comprendre, appréhender et mettre en pratique dans son cheminement de manager. Plutôt que d’être sorti de celui-ci pour des formations interminables, anonymes et groupées, souvent trop théoriques, l’école du travail doit être le théâtre d’apprentissage pour tous. Témoin, un manager, relatant sa piètre expérience : « les formations classiques démarrent en général par un tour de table, où chacun présente son contexte, son profil et ses attentes. Données ensuite enterrées tout le reste de la formation, qui retombe dans une banalisation et une généralisation de groupe. On repart donc frustré, de n’être jamais le bon exemple ou celui qui se reflète dans le contenu. Peu de chances donc de mémorisation, encore moins d’usage dans le réel ». Exit, et commence le « formation blues » où le vide de la post-formation envahit le manager à son retour dans le monde réel.

C’est pourtant dans le réel que les groupes humains construisent leur savoir-faire et savoir-être, dans les interactions qu’ils doivent affronter chaque jour.

EntApp

La collaboration vers le « mieux »

Les organisations désormais en mode projet, plus consensuelles, plus immersives et moins hiérarchiques forcent le manager à être plus légitime, à devenir plus « leader », que chef d’unité, comptable du temps qui passe. Le succès est collectif, comme la philosophie chinoise célébrant une réussite plutôt qu’un empereur. Le collectif est donc solidaire dans un même but, avançant au même rythme et essuyant échecs et succès, au gré des compétences, tentatives du groupe vivant, multi-formes. L’apprentissage se fait dans un mode collaboratif, au profit de tous, comme un corps vivant formé de la dynamique des individus et cimenté par un goût du challenge, du bien faire et d’un objectif clair. Ce mode collaboratif est d’autant mieux vécu, que le leader ou le manager qui anime l’équipe ou le projet, est porteur de sens et bien dans son époque. Il est à l’aise dans son rôle, conseille l ‘équipe, fait faire mais sait faire aussi. Il surmonte ses peurs et transmets ses compétences… « l’entreprise apprenante est d’abord une aventure individuelle, le gage d’une collaboration réussie, durable et profitable à tous… »….

 

…Parce que le manager sait tirer tout profit de ses expériences passées. Expériences dont il tire son énergie, ses réussites et qui éclairent le chemin du futur.

Il s’agit tout simplement de la définition de l’objet social d’une société permettant de développer un projet, une économie, des innovations et des équipes. Le tout autour de cette fameuse cellule qu’est l’entreprise, accueillante, bienveillante et formatrice. Mais comme l’économie collaborative opère des mutations importantes dans les processus éducatifs, l’entreprise doit apprendre aussi de ses collaborateurs, en les écoutant plus. En leur permettant d’accéder à des formations plus individualisées, qui le font réfléchir et choisir son chemin intrapreneurial, ses outils et son tempo. Esprit Manager définit ce parcours comme une « méthode itérative immergée, individualisée et apprenante  où le manager vit, subit et raconte ses étapes quotidiennes de manager ». En y attachant des défis et un scoring de progression, il est au centre de son parcours et maîtrise bien son apprentissage. Le développement des compétences y est ainsi décuplé au profit de l’entreprise et de son organisation, qui apprend elle-même, par l’agrégat des progressions des managers, mais aussi de l’effet collaboratif des managers formés.

Il y aurait donc un investissement capital à réaliser dans de nouveaux formats d’apprentissage, pour les managers et…l’entreprise. Une voie très innovante pour le développement des compétences des managers.

 

Plus d’infos sur http://esprit-manager.com

Former l’informel, une autre manière d’apprendre…par les expériences pour les compétences 13/05/2015

Posted by evidencesx in Uncategorized.
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Formation, Management et Apprentissage, notions largement débattues dans les entreprises, doivent également vivre leur révolution. La traditionnelle équation « budget + équipes = formation » a vécu. Elle a vécu parce que selon des retours réguliers, les méthodes empiriques et classiques, laissent entrevoir des failles et du gâchis consommés, néfastes à moyen terme sur les organisations. Pourquoi ?

  • Les manageurs, de retour de formation, appliquent rarement leurs nouveaux acquis mais par contre mobilisent sur leur temps de travail, leurs cellules grises pour résoudre des injonctions paradoxales de type « faire mieux avec moins et toujours plus »
  • Les DRH, assises sur les budgets formation à dépenser, remettent rarement en cause les habitudes et sortent peu des traditionnelles formation « savoir-être, savoir-faire », quelque peu terre-à-terre
  • Les Dirigeants voient leur équipes partir par cohortes entières, motivées ou pas, prétextant la dilution des budgets formation, sans garantie ni de ROI, ni même parfois de remerciements, un peu comme si « on a toujours fait comme ça »
  • Les organismes de formation, assis sur un tas d’or, des monopoles et des rentes de situation travaillent avec des trésors d’imagination pour vous prouver que vos équipes ont besoin de renouveau, qu’elles apportent en réel, peu

            Managers

Une situation qui dure, mais qui contrairement au développement durable, comporte des risques : usure, mécontentement, moindre implication, incompréhension, climat interne dégradé et productivité en berne, voire démissions et grèves. Rappelons que l’une des composantes du développement durable est bien sociale et traite de l’équité et de ressources humaines bien au travail, stables. Le « sustainability training » existe pourtant car là où l’apprentissage a apporté du concret dans le milieu académique, il existe également dans l’enseignement d’entreprise par les expériences.

Le très sérieux CNRS en a même fait aujourd’hui un sujet de recherche, épaulé par Esprit Manager, une entreprise spécialiste de « l’apprentissage par les expériences pour les compétences ». Le sujet vise à comparer un groupe témoin formé de manière traditionnelle et un autre groupe formé selon le cercle vertueux d’un apprentissage permanent par les expériences pour développer ses compétences. Une méthode qui a déjà trouvé écho chez de grands groupes et même hors de France. Ce projet est piloté par le CEE et l’unité de recherche « dynamique des organisations et du travail » du CNRS. C’est dire si le sujet est crédible et sérieux.

Une nouvelle méthode des entreprises « people oriented ».

C’est Vineet Nayar CEO de HCL Technologies, qui écrivait un magnifique ouvrage intitulé « Employees First, Customers Second: Turning Conventional Management Upside Down », best-seller, idéalisant les équipes et ressources humaines, mais surtout à partir de faits réels, bâtis dans son entreprise. Une manière de saluer le travail des salariés et surtout de donner du sens à tout un projet d’entreprise : s’occuper d’abord de ses salariés, qui tout naturellement créeront à leur tour une expérience client sans égal. Il fallait y penser mais aussi le mettre en place, mais il l’a fait. A l’instar de Zappos (revendu à Amazon) qui prône le bien-être au travail (j’en avais parlé ici) et qui désormais se sépare massivement de son management intermédiaire pour rechercher une autogestion collaborative, le bien-être n’est pas une figure de style mais bien un investissement durable (vous voyez le paramètre « sustainability » ?). Le bien-être des équipes passe donc par des individus à leur place, investis et motivés et surtout bien dans leurs postes. Bien, parce qu’ils le maîtrisent mais aussi parce qu’ils auront un processus de progression propre, adapté et où ils seront les premiers acteurs. Une formation dont « vous êtes le héros ».

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Comment ça marche ?

Le principe est tout d’abord de laisser les managers à leur emploi classique, in situ et d’analyser avec un coach des situations réelles et quotidiennes. Les résultats sont plus efficaces car en temps réel et n’empiètent pas sur le temps de travail car la démarche est DANS l’activité quotidienne.

  • Analyse du contexte du manager
  • Apprentissage du « ongoing listening » ou de sa capacité à s’observer lui-même, à l’œuvre
  • Mise en place de défis à relever
  • Echecs, succès et ressentis : parler du vécu, des actes et des issues
  • Analyse régulière des progressions et des « learning keys »
  • Et on recommence…

Evidemment il n’y a pas réellement de fin, car l’apprentissage par l’expérience développe de nouvelles compétences qui vont appeler…un goût pour l’exercice et pour de nouveaux défis. Finis les formations barbantes, théoriques et banales…Place aux nouvelles méthodologies qui mettent au centre l’individu, pour son développement qui ne ressemble pas à une « fiche théorique quelconque ». Il est ainsi plus motivé, en ressent très vite les effets et sent investi et plus concerné dans sa mission.

Par ailleurs, les exercices ayant lieu dans le cadre réel de son travail, l’efficacité globale est décuplée et directement rentable pour lui et l’entreprise

Le Manager peut se loguer sur une plateforme professionnelle sécurisée pour y raconter ses expériences, relever ses défis, suivre sa progression et recevoir des guides, conseils et réponses de son coach ou de son mentor. La plateforme permets également de retrouver des sources bibliographiques, références video, films, etc qui vont aider le Manager à cristalliser certaines idées et illustrer des exercices demandés dans les défis.

Le temps est révolu aujourd’hui d’absorber des contenus, pires théories, dans notre monde toujours connecté. Tout le savoir étant à portée d’un clic, la distinction notable aujourd’hui c’est l’expérience et ce qu’elle procure dans le développement de l’individu, échecs comme succès. Ce sont ces expériences qui du coup développent la personnalité, le style et l’approche d’un manager et renforcent ses compétences dans l’exercice de son métier. Encore faut-il passer du temps à l’autoanalyse, l’observation, l’écoute et savoir capitaliser sur ce capital recensé…

Prêts pour le développement durable des compétences ?

En savoir plus : Esprit Manager

Le monopole des fous 18/05/2013

Posted by evidencesx in économie, business development, entrepreneuriat, innovation, stratégie.
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Un titre symbolique qui m’inspire et qui me fait penser qu’on nous prend vraiment pour des andouilles. Logiquement, une entreprise en monopole l’est parce qu’elle a de l’avance, qu’elle a de la chance ou qu’elle a su protéger son marché, pendant un temps bien entendu. Il en faut d’ailleurs pour déclencher et décider d’autres acteurs, pour le bienfait du consommateur. Il est donc normal et logique que le monopoleur profite des fruits de son avance et puisse ainsi conserver son avance et innover, toujours plus. Mais ce qui serait plus normal, ce serait de rétribuer ses premiers clients, en les remerciant et leur faisant profiter de remises, dues à ses gains éhontés du premier jour…Or…On nous prend vraiment pour des andouilles !

Nous ne sommes plus à l’abri de nouvelles publicités de marques que je ne citerais pas, qui vantent des services du type « on s’occupe de vous et on vous accompagne », comme si c’était optionnel. L’entreprise ainsi ne pourrait plus s’enrichir en toute quiétude sur le dos de son monopole, genre « mince on nous a vus », et donc est « obligée » de réagir et de proposer quelque chose (des miettes) pour satisfaire son client, dont elle a découvert qu’il avait un cerveau. Navrant, affligeant mais tellement vrai. Pour illustrer cet environnement, regardons ne serait-ce que du côté des telecom où si Free n’avait pas lancé ses offres, je vous laisse imaginer les profits records des opérateurs historiques, mais aussi le secteur de l’énergie où le monopole antique a secoué des entreprises monolithiques poussiéreuses. Franchement, ce serait pas un scandale tout ça ? De qui se moque t-on, comme si la 4G par exemple était offerte ? Bien sur ils innovent toujours, mais à chaque fois pas d’effet d’échelle, il faut repayer plein tarif !

Je pense définitivement que le monopole est vraiment un jeu qui rend fou et qu’il faut dénoncer contre tout, tant il élève et développe la perversion économique. Et derrière tout ça, quand on abuse de ses clients, on n’est pas loin de le faire de ses salariés…Un vrai non sens sur le plan des valeurs et du respect du contrat social. Qu’en pensez-vous, n’hésitez pas à réagir…

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Les espoirs du management : la 6ème… 23/06/2012

Posted by evidencesx in économie, diversité, entrepreneuriat, management.
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…édition dans les très luxueux locaux de la CCIP, gentiment prêtés, lundi 18 Juin. C’est comme un appel à la mobilisation sans le Général De Gaulle, mais avec la fine fleur des patrons Français : Axa, La Poste, Essilor, RTL…Histoire de prendre au sérieux ce qui est désormais une science à part entière, mais surtout de réaliser l’importance du management responsable, au sens qui donne du sens (mais non de l’imbécilité de l’expression !). Organisé par Charles Van Haecke, créateur du trophée et sous le haut patronage de grandes entreprises, partenaires et parrains, la manifestation est rythmée autour de 4 propositions managériales « hors du commun » et 1 prix « hors catégorie ». Présentations, films et raisons du choix, nous assistons à des propositions exceptionnelles, avec :

  • Une initiative Norbert Dentressangle/Ares, locale de retour à l’emploi et d’employabilité intelligente
  • Une réorganisation interne des processus et des manières de travailler au CHU de Dijon
  • La sensibilité managériale du Mandarin Oriental, qui fait plus que de l’accueil et de la cuisine : il vend de l’expérience…et pour augmenter la satisfaction de ses clients, il magnifie les gestes, attitudes et comportements de son personnel à travers des expériences originales d’acquisition de la connaissance
  • la banque en folie avec la Société Générale qui réagit pour prendre en main (on dit coacher dans le métier…) ses personnels de back-office clients, pour leur donner un cap, du sens et rassurer les équipes autour de projets transversaux participatifs

Le prix « hors catégorie » met en lumière le formidable effort de SNCF/Transilient à St Lazare, pour diffuser de l’information en temps presque réel, mais surtout de manière transversale, fournissant un niveau d’information toujours équivalent aux 6.000 cheminots de la région concernée.

Ce qui me frappe d’abord c’est la passion…La passion dont on oublie l’origine mais qui constitue le carburant d’un management efficace et hors pair. Et la passion c’est contagieux…Le manager, dans sa situation « d’importateur de stress » et « d’exportateur de confiance » devient plus un conseiller, un guide, un mentor plus qu’un donneur d’ordres…Pourquoi ? Parce que la libéralisation de l’information débridée sur les plateformes collaboratives oblige à ne plus tout contrôler et déléguer le pouvoir (enfin) aux teams, qui responsabilisées et valorisées, retrouvent l’amour du chef d’oeuvre et la fidélité, bien dans leur entreprise. Dépassement de soi, envie d’apprendre, de transmettre et d’innover, plus de peur au changement…autant de mesures importantes pour la transformation des entreprises aujourd’hui.

Nous avons en effet parlé de science, et si effectivement le management est sous le coup de formations pointus, d’enseignements précis et de rouages huilés, il n’en demeure pas moins une discipline pour les hommes, par les hommes, un travail manuel de conviction, d’engagement et de décision. L’essentiel aller et retour et la permanence d’échanges de points de vue, forgent la relation et le style de confiance nécessaires au changement et à une autre forme de considération des équipes. Au fond, celles-ci ne cherchent qu’à donner le meilleur d’elles-mêmes et parfois l’incompréhension du manageur, les frustre et les contient dans un rôle d’exécution là où l’on pourrait en tirer le meilleur. « Oser, c’est déjà réussir ». Si nous savons oser et donner confiance, il n’y a aucune raison que l’imagination débridée des uns ne mette le feu à la collectivité et ne donne le goût à une nouvelle sorte d’entreprise, plus collective, moins hiérarchique où le manager est un guide et sait autour de lui, choisir et réunir les meilleurs motivations et initiatives.

Ce type de manifestation sait mettre en lumière des manageurs qui cherchent à se réinventer et profiter, dans leur époque des meilleures opportunités en écoutant les tendances démocratiques du management. Alors plutôt que « yaka faukon », tentons le « nous allons » en incluant le manager déjà dans une démarche d’implication initiale. C’est ainsi que se construit la vitrine du travail qui plaira aux jeunes, quelle que soit leur origine. Un avenir où ils respireront le travail bien fait et admireront leurs ainés, mentors et managers. Le premier pas est là…

Si vous avez aimé :

– voyez du côté du style managérial des femmes

– ou bien comment pourrait-on retrouver le goût de bâtir des chefs d’oeuvre aujourd’hui ?

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Bâtisseurs ou Leaders : où sont les cathédrales d’aujourd’hui ? 14/03/2012

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L’Exed d’HEC a organisé une rencontre avec Anne Vermès, fondatrice de Traits d’Union, sur le thème « les bâtisseurs de cathédrales : un modèle pour le management ? », un sujet extrêmement pertinent comme recherche de solutions modernes du leader, dans les traditions ancestrales…Cette conférence a permis d’aborder des thèmes comme :

  • l’exemplarité professionnelle des corporations (tailleurs de pierres)
  • l’humilité des bâtisseurs dans la construction de cathédrales
  • l’hymne collectif à la lumière et à la légèreté avec l’invention des croisées d’ogives
  • la croissance de l’homme impliqué dans un projet d’envergure et durable
  • le lien entre manager contemporain et chefs de chantier médiévaux

De l’histoire, des hommes, des lieux et des problématiques aux solutions, Anne V. nous explique comment à l’aide d’un évènement historique majeur, on peut tirer des analogies,utilisables à présent, dans la résolution de problèmes de management, leadership ou de travail d’équipe. « Trouver du sens dans des chefs d’oeuvre, cela ne devrait pas avoir changé…et pourtant ». Il faut pour ça comme l’exprime Anne V., faire un « pas de côté » et regarder les choses autrement. Trouver dans ce patrimoine et ce savoir-faire ancestraux, des bribes, racines et techniques, qui justement sans aucune aide technologique particulière, ont perduré et se perpétuent encore, mais surtout dans des activités manuelles aujourd’hui, à travers le compagnonnage.

Eh oui, il faut jongler avec les générations et les différents métiers (corporations) qui se croisent, optimiser les ressources rares, tabler sur l’avenir et achever ces chefs d’oeuvres…Regardons un peu rapidement les qualités nécessaires et les parallèles avec aujourd’hui :

  • des « chantiers » (projets) à acteurs multiples
  • une organisation transversale
  • un management de l’excellence : le compagnonnage (qui sont aujourd’hui ces « managers de l’excellence », nous pouvons tous nous demander ce que nous faisons pour la sauvegarde du savoir-faire et la formation à se dépasser…non ?)
  • la transmission : qu’aurons-nous transmis (et pas seulement en termes professionnels), aux générations futures ? des dettes et des déchets ?
  • l’utilisation déjà de « l’industrie » et de « machines » (animaux de traie)
  • de l’innovation : plus de guerre et donc le temps de créer et de faire naître de la création dans les process…
  • une mobilisation collective de l’intelligence
  • un mouvement constant de la connaissance
  • un apprentissage complet : tête, Coeur, corps.

Le processus symbolique (hautement…) utilisé par ces bâtisseurs permettaient de construire pour l’homme, par l’homme mais aussi de chefs d’oeuvre, dont le premier était l’homme lui-même. A travers 3 composantes (intelligence/pensée, le corps/l’action mais aussi le coeur, siège de l’émotion), il s’agissait d’un processus initiatique complet qui forgeait un homme « fini ». D’ailleurs, nombreux ne voyaient jamais l’achèvement de ces cathédrales (ie dont la durée globale de construction par exemple pour ND de Paris a duré 150 ans…), mais participaient à l’oeuvre commune. Comment mettre en oeuvre aujourd’hui un tel processus initiatique, lorsque les carrières dans la même entreprise sont désormais rares : ruptures, licenciements, fusions…sont autant d’éléments disruptifs bouleversant la vie des hommes et des femmes ?

Une bien belle aventure-immersion dans le passé de ces vies passionnées et passionnantes où la prise en compte de l’individu (besoins et aspirations), l’individualisation de l’apprentissage (objectifs stratégiques), la capitalisation sur les savoirs, les expériences diversifiées n’étaient pas de vains mots. Où le cheminement intérieur et les 7 valeurs du compagnon (accueil, métier, voyages, communauté, transmission, initiation et chef d’oeuvre) ainsi que les 4 symboles reçus à la fin du chemin (Temple, Tombeau, Pyramide et Cathédrale) constituaient un héritage sans précédent. La construction de toute une vie et de sa “cathédrale intérieure”…Un chef d’oeuvre de l’engagement, une promesse tenue et toujours renouvelée. Saurions-nous aujourd’hui relever le défi de tant d’engagement, de passion et de bien-être dans le management moderne ? La question mérite réellement d’être posée dans nos défis du futur que sont l’éducation, la transmission du savoir/savoir-faire et une quête de sens et d’éthique qu’il faudrait bien réinstaller dans les entreprises, pour que le travail soit un plaisir partagé et non une source de litiges et de maux….

“Transmettre, c’est se guérir de l’oeuvre du temps” (Eliade)

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Femmes, pouvoir et style : il serait temps… 13/02/2012

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Guerre et Paix. Homme ou Femme. On pourrait tellement résumer notre perception du management et du style par ces deux parallèles…La guerre traditionnelle est un « jeu » d’hommes et la femme a joué constamment au cours de l’histoire un rôle pacificateur…Dans les civilisations les plus lointaines de nos mondes modernes, rares sont les femmes s’organisant en bandes pour faire la peau aux ennemis proches. Aussi, il ne faudrait pas l’oublier dans la « stratégie d’entreprise » et dans le management moderne. Faut-il y voir un phénomène de « cause à effet », lorsqu’on voit l’accès inexistant des femmes aux plus hauts échelons hiérarchiques dans la société : politique, grands groupes…mais où sont les femmes comme ironisait un célèbre chanteur péroxydé, il y a déjà pas mal de temps…Dans « the better angels of our nature » de Steven Pinker, on nous explique que les femmes ayant été rarement au pouvoir ou dirigeantes, on ne peut vérifier si leur participation en tant que tel, a été implicante au regard de la baisse de la violence constatée. Mais de qui la poule ou l’oeuf : est-ce parce qu’elles sont rarement au commandement, que la guerre et les comportements belliqueux l’emportent souvent, dans la résolution de conflits ? où si elles l’avaient été plus, elles auraient mené leur « guerre » à elles, les obligeant à adopter un comportement plus cavalier ? Et donc, le genre est-il un critère discriminant dans l’étude de l’exercice du pouvoir ?

Pour ce qui est du monde économique, on leur prête une manière plus intuitive et collaborative dans le travail, une façon plus souple d’obtenir adhésion et conviction de la part d’un auditoire. Et dans une société basée sur l’information (ie où l’information et sa détention sont clés), les réseaux remplacent les hiérarchies et l’organisation se transforme en un cercle, plutôt qu’en une pyramide avec en haut, le dirigeant…Orientation plus « conseiller » que dirigeant « hurleur », collaboration et participation, tout ça va dans le même sens d’une meilleure implication des équipes au même destin : celui d’une entreprise, d’une organisation. Même l’armée s’y mettrait…Le dirigeant moderne serait en quelque sorte d’écouter, d’encourager la participation et d’utiliser les réseaux de partage, plus que de décider…seul. Et en matière de genre, il semblerait que les femmes y soient beaucoup plus ouvertes que les hommes…Il faudrait encore qu’elles soient en mesure d’exercer ce style, à des postes et niveaux le demandant. Et force est de constater, que de « guerre en guerre », l’accoutumance aux techniques commandos a encore de beaux jours pour le mode masculin : trop peu de femmes au pouvoir…Même si on ne peut établir de manière infaillible le lien entre les femmes et le style plus consensuel qu’elles véhiculent et pratiquent, le leadership moderne a besoin de « héros » mais pas de ceux armés jusqu’aux dents : plutôt de ceux qui attirent d’abord la motivation et l’engagement parmi les troupes, et par rebond parmi les clients.

Aussi pour dépasser le genre parlons « style » : cultivons donc ce côté « féminin » dans le management et intégrons le mode participatif comme une clé de réussite obligée d’un édifice économique. Nous ne cherchons pas encore une fois, de héros, mais la sensibilité propre aux nouvelles formes de management : mais finalement les plus efficaces sont celles dont on ne parle pas, lorsqu’il n’y a plus besoin de manager, mais plutôt d’un chef d’orchestre, d’un organisateur qui encourage l’initiative, la participation. Le vrai leader il est derrière, il pousse les gens à se développer et se dépasser car son salaire à lui, c’est la réussite de son équipe.

Alors on s’y met, et vite…

Lire encore : http://www.francisrichard.net/article-la-premiere-soiree-des-femmes-leaders-le-24-mai-2011-a-geneve-74613867.html

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Leadership et Survie 30/01/2012

Posted by evidencesx in économie, entrepreneuriat, management, stratégie.
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Si il y a parfois des genres incroyables en terme de leadership, on peut se tourner vers les sportifs et…les grands voyageurs. A la lumière d’Ernest Shackelton, et sa célèbre expédition au pôle Sud qui lui a valut d’être anobli par Edouard VII, marquée par d’énormes doutes mais surtout décisions, qualifiée d’ambitieuses. Même si le solde de cette expédition na pas été celui qu’on attendait, les qualités courageuses, après le naufrage de son navire « L’Endurance », lui ont permis de dépasser les enjeux en présence et de sauver l’expédition et ses hommes. Le parallèle avec des organisation économiques et leur destin de vie ou de mort reste très actuel : comment, à l’aune d’éléments, de données ou bien même d’incertitudes, prendre les bonnes décisions ? HBS en a même fait un business case, il y a quelques années de cela….

Lors de cette impressionnante expédition reprise sur le graphique ci-dessus, il teste sans arrêt sa capacité à prendre des décisions dans des situations sans cesse changeantes, en maintenant le moral et le pilotage des équipes, leur donnant courage, dignité et espoir. Ce n’est pas rien…lorsqu’on sait l’importance des équipes dans une organisation humaine (encore plus ici, laissée pour compte, dans un environnement hostile, dans l’inconnu…). on retiendra bien entendu, au delà de tout, une équipe unie et soudée jusqu’au bout, dans un péril repoussant les limites et des moyens inexistants : lorsque la survie est en jeu, l’individu forcément met en route ses capteurs de défense pour survivre et en cela, active des fonctions enfouies jusque là…

Dans des temps difficiles pour l’emploi, l’économie et la valeur, il est plus que temps pour rester unis et dynamiser l’innovation collective pour réinventer le futur. Et le leader, figure de proue, est un animateur plus qu’un dirigeant, qui cristallise et emporte l’adhésion par sa seule volonté, vision et croyance dans un projet global. Chapeau et soulignons l’effort quotidien de telles initiatives…

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Science et management : corrélations et errements… 21/09/2011

Posted by evidencesx in économie, innovation, management, stratégie.
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Mardi 20 septembre, l’Exed de HEC organisait une soirée conférence en présence de Cédric Villani, mathématicien Français médaillé Fields 2010. Le sujet, apparemment loin des problématiques d’écoles de commerce et de management a permis de soulever plusieurs idées intéressantes sur le destin de chercheur scientifique et celui d’un leader-manager. Le sujet intitulé « la recherche scientifique comme métaphore de la fonction de dirigeant«  laissait entrevoir des idées extrêmement intéressantes entre ces deux univers : les chiffres, les données avec la vigie, l’intuition et l’imagination…Mais la mathématique, discipline qui semble abstraite par essence,e st avant tout une affaire d’êtres humains où chaque scientifique mène sa recherche dans un laboratoire d’idées, avec des ressources (concepts, connaissance et équations) comme une entreprise…Tout comme le dirigeant d’entreprise ou le manager, le chercheur doit savoir s’exposer dans une situation vulnérable afin de progresser, surmonter sa peur, ses doutes, ses incertitudes pour innover et prendre des risques. Mais aussi savoir tenir compte de la chance et du hasard, au gré des rencontres, des déclics et des « Euréka ». La quête d’un graal pas toujours commun, qui mène pourtant parfois au désespoir. Celui de n’avoir pas trouvé avant (pensons au savant qui aurait pu sauver des vies…), celui d’avoir hésité et aussi celui d’avoir trouvé : avec un vide de désoeuvrement qui mène parfois à la dépression…

A travers un exposé intitulé « des triangles, des gaz et des hommes », Cédric Villani parcourt très rapidement son expériences et les phases importantes de sa vie (encore jeune certes, mais plutôt bien remplie…). Education, déclics, rencontres importantes, passant de l’enseignement « primaire » des mathématiques au déclenchement en 3ème, vers sa prodigieuse aventure. J’aime à qualifier d’aventure, car la romance apportée par le terme permet tout sauf l’ennui et l’inaperçu. Car en fait les mathématiques créent, inventent, innovent sans fin, dans des processus dignes de l’innovation la plus pointue. Mais souvent, la manière d’en parler et de s’en servir nous apparaît trop abstraite, à commencer par les cours à l’école où l’on nous fait ingurgiter des formules, théorèmes et équations par coeur, sans but avoué…pas de pratique = oubli certain. Car « par coeur sans coeur point ne demeure ». Et pourtant à travers Cédric, qui semble lui bien avoir perçu ce que devrait être l’éducation des sciences et qui en tous cas met en oeuvre son style tout à fait pertinent, un mélange d’anecdotes, de fond théorique et d’applications pratiques. Voyons quelques points saillants nécessaires au bon chercheur et qui semblent faire écho aux managers modernes :

  • imagination, intuition, créativité : sans cela point de salut…
  • rigueur, ténacité, ordre et grandeur : les chevaliers d’une quête (une aventure je vous l’avais bien dit…)
  • la composante universelle et égalitaire des mathématiques : tout le monde y a accès (certes avec quelques connaissances, mais avec peu de moyens) ; un concept qui donne de l’espoir aux créateurs d’entreprise…
  • une forme d’idéalisme, qui pousse à l’infini, l’incomplet, au chef d’oeuvre jamais achevé : comme un collectionneur qui guette la dernière pièce du puzzle…
  • l’humilité, l’écoute et l’entraide : des valeurs sociales, chrétiennes, d’entreprise (logiquement), bref des valeurs essentielles à la progression. Qui sait échouer, sait essayer. Et avant de transformer l’essai, que de tentatives, d’impasses et de feuilles blanches. L’énergie d’une équipe face à son destin
  • le sans cesse recommencement, l’idée d’être toujours une forme de débutant, de désapprendre et de regarder les choses autrement : un apprentissage tout au long de sa vie
Le raisonnement en mathématique a quelque chose de stratégique et derrière les démonstrations surgit l’intuition économique : celle de l’intention stratégique d’une entreprise, les parties du business model (proposition de valeur, chaîne de valeur et équation économique). Un vrai bon moment inattendu, nous rappelant quelques souvenirs d’enfance (et quelques mots de tête), soulignant un métier solitaire, de doutes et d’ombre. Un métier qui souvent d’ailleurs méconnu et peu apprécié, et pourtant la voie royale d’un bon étudiant, toujours ; avec une désaffection importante dans l’envie de carrière…Gageons qu’avec des personnalités comme Cédric, l’on retrouve goût aux défis, aux démonstrations, aux quêtes ultimes, pour se dépasser et faire avancer la recherche et aussi l’entrepreneuriat. Alors même si l’équation finale n’est jamais résolue, elle fait figure de chef d’oeuvre d’un artisanat rare, comme justement la production d’une entreprise, avec ses secrets de fabrication, ingrédients et recettes : toques, tableaux blancs et calculatrices les outils du chercheur de sens, la vigie d’un leader à la recherche d’une inconnue : x.

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Managers et crise, comment retrouver un équilibre ? 04/05/2011

Posted by evidencesx in économie, développement durable, diversité, management.
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Mardi 3 mai, une nouvelle conférence HEC Exec au château, reprenait comme thème « nouveaux défis pour les managers fragilisés par la crise », en présence de 3 intervenants :

La crise a en effet fragilisé les situations en entreprise : visibilité, peurs, nouvelles menaces, doutes et angoisses de l’avenir, cette crise récente a remis en cause les modèles existants, en mettant en exergue les impacts colossaux des risques non anticipés, et leurs effets sur la motivation et la dynamique de groupe. Une bonne raison de se poser les questions pour résoudre entre professionnels, chercheurs et cadres en activité sur le sens donné au management : guide, épaule, repères mais aussi celui qui pousse à se dépasser et fait confiance. Des comportements qu’il faut garder hauts et entretenir, pour obtenir le meilleur des collaborateurs et garder cette étincelle de l’innovation sociale, technique et entrepreneuriale qui valorise le travail des entreprises, et qui anoblit la mission du management et en fait une science (certains en doutent encore).

Une enquête internationale « le manager idéal », réalisée en Mars 2011, par le biais de questionnaires sur le web avec la collaboration de 11 pays : Allemagne, Belgique, Canada, Espagne, USA, France, Italie, Pologne, Roumanie, UK et Russie, visant à faire évaluer les managers par les salariés, et les situations de management dans lesquelles ceux-ci se retrouvent. On découvre ainsi les défis à venir pour l’entreprise : qualité de son image, sa réputation (tip: e-reputation), adaptation (besoins/clients), innover (produits/services). Cette enquête met en exergue la nécessité de l’engagement au travail et attachement à l’entreprise (priorité N°1 des DRH) retrouvés : développer la mobilisation des collaborateurs. Mais pour obtenir cette adhésion, faut-il encore l’organiser et le vouloir : pour 75% des interrogés, les managers directs ont un impact significatif sur l’attachement à l’entreprise. Les entreprises doivent donc investir massivement dans la formation au management, qui est capital dans la croissance d’une activité. Mais pas seulement : le management n’est pas une matière qu’on pratique quand on a le temps…Mais fait partie intégrale du cadre de travail de tout encadrant. Manager c’est un vrai métier, qui prend du temps (eh oui…).

Quelques clefs révélées, sur les différents éléments importants sinon indispensables sur :

  • Comment renforcer l’engagement dans le travail : relation d’équité, respect, soutien, confiance (la crise a éloigné les managers des équipes et c’est très regrettable)
  • Les qualités reconnues pour un bon dirigeant : vision stratégique et innovation
  • Les qualités essentielles du manager direct : confiance en soi, planification et organisation, capacité à faire des choix (bien notées) et capacité à motiver, à communiquer et à expliquer ses décisions, à reconnaître la qualité de travail de ses collaborateurs, à maintenir la cohésion de son équipe (mal notées)
  • Les choses inadmissibles chez le manager : ne pas savoir organiser le travail de l’équipe, ne pas prendre de décision, s’approprier le travail d’un autre (!)
  • Le manager idéal : écouter et prendre en compte les avis, communiquer et expliquer ses décisions, favoriser un esprit d’équipe et de coopération, instaurer une relation de confiance, reconnaissance du travail au quotidien
Même si cette étude est relativement poussée, je pense qu’il manque toutefois des éléments à intégrer comme :
  • Interroger Brésil, Inde, Chine, Japon et Afrique, plus de la moitié de la population de la terre et la majeure partie de la croissance d’aujourd’hui !
  • Les modèles soit-disant Anglo-saxons ont peut-être des limites pendant les crises, que les modèles des pays émergents ont moins : autrement dit, l’élite formée dans les business school Anglo-saxonnes, peut (doit ?) sans doute intégrer des composantes cultures, sociales et managériales fortes de ces pays émergents ?
  • Surtout quels sont les effets réels de la crise sur ces modèles (encore une fois, le titre était trompeur et je trouve peu traité…) ?
  • Le vieillissement des managers et les nouvelles habitudes des générations plus jeunes : connectivity, réseaux sociaux, innovation collaborative…
  • Les demandes criantes des jeunes : modèle de collaboration, de partage d’information, de travail transversal, de défi de « l’autorité » au sens premier du terme, etc autant d’éléments capitaux pour manager « moderne », comme on pourrait dire…

Un bon moment ponctué d’interventions concrètes, nous montre que le chemin est encore long, pour apprécier le management à sa juste valeur et en faire une arme de compétitivité sociale, pour les entreprises. Certaines entreprises ont pourtant su avec brio, développer des modèles de travail « win-win », où tout le monde est apprécié au mieux, là où l’édifice collectif  l’emporte sur les intérêts politiques de bas étage. L’ego a la vie dure…