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2013, plus mobile que jamais ! 25/11/2013

Posted by evidencesx in développement commercial, digital, e-business, m-business, marketing, marketing mobile, mobile, relation client, stratégie, technologie.
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2013 pourrait vraiment être l’année du mobile, en tous cas l’année où des ruptures se sont constatées et engagées pour des tendances durables. Fiabilité des plateformes, regroupement d’acteurs, choix définitifs sur les smartphones tactiles (sursaut de Blackberry ?), ancrage du second écran comme option de relation nouvelle sur la télévision connectée et lecteurs de contenus enrichis pour la presse. L’outil mobile, s’il sert de moins en moins à téléphoner, donne goût à la photo (le dernier salon de la photographie a vu des fans qui se sont lancés avec des appareils sur smartphones, devenir accros de la photo, encensés par les plateformes d’images – pinterest, instagram, vine…instantanées et en forte croissance). Mais il est également un outil de geolocalisation et de reconnaissance (QR code, flash…) et de fidélisation (FidMe, FidBag…). Et plus récemment donc, 1 possesseur sur 3 a déjà acheté sur son mobile, signe du nomadisme, zapping et de l’envie de mouvement instantané indéniablement ancré. La capacité de conserver les historiques et les énormes progrès des interfaces mobiles (responsive design, sign up clarifiés, parcours d’achat « one click »…) facilitent grandement l’acte d’achat et le sentiment de liberté qui en découle.

LeMobile2013

Les points qui seraient en retrait seraient plutôt du côté de la « vie privée » (geolocalisation notamment, amis aussi historiques d’achat), la rupture de charge encore constatée entre le retail et la relation mobile et enfin le paiement sur mobile, dit « sans contact » (NFC), qui est encore peu répandu. Les comparatifs d’achat et de sourcing produits, pleuvent, la « social recommendation » existe et progresse, mais les enseignes peinent à intégrer toute la chaîne dans leurs SI : planning, coûts, développements coûteux…le m-couponing démarre, in situ, mais les habitudes ne sont pas encore là. Dommage, car le parc, les débits et les interfaces sont stabilisés…et le « retargetting » aussi. Sam4mobile, est déjà sur les traces de Criteo, aventure Française au succès que l’on connaît. Votre trafic mobile serait ainsi analysé, décortiqué et votre navigation mobile serait parsemée de messages implicites, déclenchés par le « retargetting » de sam4mobile. Libre oui, mais pas seul donc sur votre terminal mobile individuel, pour le meilleur et pour le pire !

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Lauréats 2012 du réseau entreprendre : passion et joie au rendez-vous ! 29/05/2013

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Du beau monde ce soir à la remise des trophées des lauréats de la promotion 2012, saluant des projets ambitieux et surtout, l’envie et la passion de créer des aventures et nous l’espérons, des emplois en cette période de disette. Le réseau entreprendre (il s’agit ici de son émanation des Yvelines) s’articule autour de 3 valeurs fondamentales :

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  • La personne : le porteur de projet et la rencontre avec d’autres chefs d’entreprise
  • La gratuité : tout le monde est bénévole et désintéressé, y compris du capital du porteur de projet
  • La réciprocité : ce sont les échanges qui font grandir et les projets deviennent murs par échanges successifs. Pas de maître, ni d’élève, des discussions qui enrichissent les uns et les autres. Et chaque porteur de projet, une fois lancé, deviendra un jour chef d’entreprise et donc accompagnateur d’un nouveau projet…

Sous le parrainage de JB Schmidt, journaliste et rédacteur en chef de capital sur M6 et après un mot enjoué du Maire de Versailles, François de Mazières qui accueille cette manifestation, les projets qui sont couronnés ce soir :

  • Altaïr vision : solution logicielle de lecture de plaque minéralogique appliquée à la gestion des parcs de stationnement
  • Boucherie Gaudin : la célèbre boucherie Versaillaise fait peau neuve et se propose de réduire l’intermédiation en augmentant le suivi et la traçabilité des viandes, de l’éleveur au consommateur. Sur fond de projet social en formant des jeunes issus de l’artisanat…Alors mangez de la viande !
  • Raidigma Cardinalis : plateforme ludique et interactifs à construire vous-mêmes sur votre mobile, ils ont déjà séduit de nombreux institutionnels, musées, sites historiques pour construire des aventures passionnantes, à portée de doigt !
  • Cookethic : logiciel qui permet de servir des repas nutritionnellement équilibrés, selon les nouvelles normes en vigueur, à destination de tous les établissements de restauration collective
  • Finansemble.fr : situé dans la pépinière toute neuve de Versailles, la plateforme de produits financiers en toute confiance saura vous apporter des bons plans et vous guider, hors des sentiers bancaires traditionnels.
  • Openfield : startup industrielle qui développe, produit et commercialise des instruments de mesure en environnement “sévère”, haute pression, haute température…
  • Les compagnons d’Ovraigne : restauration du patrimoine bâti (pierre, cheminées, parquets à l’ancienne)
  • Satelliz : solution logicielle de supervision des serveurs cloud, ultra-précis
  • Sports d’époque : marque Française, fabriquant en France, qui commercialise produits des équipes d’antan (maillots de Rugby, polos d’époque…)

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Saluons donc ces nouveaux fleurons de l’entrepreneuriat Français, qui nécessitent accompagnement, conseils mais qui vont vite devenir des TPEs, puis nous l’espérons des PMEs, sources de croissance et d’emploi. Reprenant le dynamisme de François de Mazières et de Pierre Violo, car “il n’est de crise que celui qui ne veut pas s’en sortir”, alors cessons de la regarder cette crise et créeons des entreprises et des emplois, soutenons l’idée, le projet et la passion. Avec des réseaux comme celui-ci, nul doute qu’ils seront bien entourés et qu’ils deviendront des accompagnateurs à leur tour, pour faire vivre cette communauté pleine d’espoir !

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@netexplo change : un éclairage plus pragmatique de l’innovation 11/06/2012

Posted by evidencesx in économie, digital, e-business, entrepreneuriat, innovation, mobile, numérique, social media, technologie.
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Format intéressant sur une journée, le netexplo “change 2012” s’est tenu à la CCIP de Paris, vendredi 8 juin. Sur le même principe que le forum netexplo, avec des prix mais cette fois-ci initiatives essentiellement Françaises, avec 6 prix remis, dont 1 grand prix remis par Laurence Parisot, Présidente du MEDEF. 3 catégories pour ces prix : Marketing, RH et Innovation. 6 prix remis parmi 56 dossiers présentés par 19 entreprises dans les 3 catégories. Un format plus proche des exigences pragmatiques des entreprises partenaires, pour plus de potentiel opérationnel, mais moins de portée sociale dans des pays lointains. Un format qui complèterait donc, le dispositif observatoire, zoom, customer, conférences, management… qui constituent des moments privilégiés d’étude et d’échange, proposés par netexplo.

Chaque présentation de prix est organisée selon le rythme suivant : une introduction réalisée par un professeur d’HEC évoquant un contexte d’innovation et formulant l’environnement d’intervention de l’initiative ; une présentation réalisée ensuite par l’entreprise primée, puis un débat avec la salle, selon le modèle “micro-message” avec Balloon. Puis une conclusion, avec la remise du grand prix “netexplo change 2012”, choix formulé parmi les 6 projets primés et présentés. La journée est rythmée par un déjeuner networking permettant d’échanger entre experts et par une présentation de Bernard Cathelat, le “trend report” ou quand le numérique transforme l’entreprise et la vie, tout simplement.

Le rythme. Le web change le rythme de nos vies. Change aussi la confiance que nous pouvons apporter et obtenir, dans la relation à l’autre, par le fait que ces relations changent aussi, par le media que l’on utilise.

73% des Français ne pourraient se passer du web aujourd’hui et 70% pensent que l’Internet change leur vie. C’est dire si comment ce qui ne reste qu’un “outil”, est capable de révolutionner nos plus profondes et sûres approches professionnelles.

L’invasion des contacts par communication électronique déclenche une profusion, une incapacité à vérifier “real-time”, la véracité et la qualité des contenus échangés.  Les enjeux du changement dépassent bien entendu la simple technologie et forcent à se projeter dans le futur et imaginer…Et l’imagination fait parfois peur, car elle nous fait nous frotter au risque. Une notion communément fuie, mais aussi carburant grisant pour l’entrepreneur. Or, l’Internet est disruptif et contraire aux règles, process établis, qui font fonctionner les entreprises. Comment se projeter dans l’innovation sourcée, vers l’usage, le débat ? Les sujets sont ouverts et débouchent sur des champs rendus possibles à l’aube de notre imagination…Cette imagination doit être partagée et canalisée, c’est là le plus grand enjeu de cette transformation 2.0 : management, team building, training, nouveaux métiers, process…toute l’entreprise est au coeur du débat et concernée pour réussir les changements nécessaires à la réactivité et à la plus grande intelligence du client.

Pourquoi faut-il travailler ? Et en quoi l’Internet va changer le travail ? Les réseaux sociaux, véritable plateforme d’échange ou perte de temps ? L’internet, opportunité ou risque en terme d’emploi ? Autant de questions qui planent et constituent le champs d’investigation d’aujourd’hui.

Retour de l’individu, par le self-service des services, conduit par des raccourcis visant à remplacer l’homme par l’électronique, l’urgence est de replacer l’humain au centre de l’innovation, car celle-ci est d’abord pour améliorer l’humanité avant d’effectuer une prouesse technologique. C’est le propre de la recherche sur la santé par exemple, et doit constituer la règle de toute innovation digne de ce nom.

Les projets présentés retenus dans chaque catégorie :

  • Marketing et Communication :

SNCF Open App (open data) : “stimuler l’usage des datas de la SNCF par une stratégie de crowd-sourcing organisée par une plateforme collaborative, sur comment créer des apps utiles pour la SNCF

SGG Glass Compass de St Gobain : app qui permet d’identifier le bon vitrage en fonction de l’habitat (lieu, type, surface, orientation), visant à l’optimisation de son équilibre de consommation énergétique.

  • Management et RH :

Euréka, la plateforme collaborative en interne du groupe Pages Jaunes, initiative ayant fait l’objet d’un @netexplo customer ici

Women@Renault : un projet d’envergure chez Renault pour promouvoir et mettre en place la mixité chez Renault, un métier traditionnellement et culturellement masculin

  • Innovation :

Voyages-SNCF.com avec e-travel, une application de social commerce permettant de consommer du voyage et une expérience dématérialisée de bout en bout de la relation.

IBGStar pour Sanofi, le lecteur de glycémie pour Iphone et l’application permettant de faciliter la vie du patient diabétique.

Le déjeuner networking, organisé par tables métiers/secteurs, permet d’échanger avec les lauréates, les entreprises, les professeurs chercheurs, “IRL”.

Vient ensuite Bernard Cathelat et sa tonalité new-age version 2.0 qui nous soumet le “trend report” et les dernières tendances engendrées par l’Internet. Big data, track&profile, micro-réseaux sociaux, cash/match…contrôle, censure, liberté et expressions. Monitoring, regroupements, équipe et collaborative ?

Le nuage est plus que là. Il est chargé. D’énergie positive et négative et n’attend que notre créativité pour se déchaîner pour le meilleur et pour le pire. De toute façon, il y a toujours un interrupteur…

Le grand prix parmi les 6 primés revient ensuite à IBG Star de Sanofi, pour son initiative auprès des diabétiques, qui se développera au delà de la plateforme Apple sur d’autres standards. C’est Laurence Parisot qui remet ce prix avec enthousiasme et entame un hymne particulièrement passionné pour défendre l’industrie Française. La cohésion de tout un système entrepreneurial, qui lui aussi connaît des virages particulièrement inquiétants : crise de confiance auprès des dirigeants, relais de croissance à l’étranger, ressources financiers raréfiées,  éco-système défaillant, orientations politiques incertaines, place en Europe et devenir de l’Europe. La mobilisation du coeur de l’entreprise doit être entière et le digital un levier de renouveau et de facilitation : renouveau des idées, des possibles, création de métiers, filières, formation trans-générations, du lien social enfin, avec l’échange intellectuel mondial et la mise en réseau des entreprises.

Le changement est inéluctable. Alors de “ce qui est inéluctable, feignons de l’organiser” à “redonnons l’envie avec l’enjeu et l’élan numériques”, le tissu industriel et de service doit connaître les joies de l’expérience digitale : parce que c’est bon, c’est joyeux et c’est utile, mais pas comme une nouveauté qui passe de mode mais comme une rupture majeure économique et sociale.

Un nouveau format donc réussi qui mixte bien les compétences académiques, entrepreneuriales et éducatives, pour redonner gout à l’innovation proche de chez nous, de celle que l’on exporte bien et qui transforme l’individu et l’entreprise.

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Bâtisseurs ou Leaders : où sont les cathédrales d’aujourd’hui ? 14/03/2012

Posted by evidencesx in économie, leadership, management, stratégie.
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L’Exed d’HEC a organisé une rencontre avec Anne Vermès, fondatrice de Traits d’Union, sur le thème « les bâtisseurs de cathédrales : un modèle pour le management ? », un sujet extrêmement pertinent comme recherche de solutions modernes du leader, dans les traditions ancestrales…Cette conférence a permis d’aborder des thèmes comme :

  • l’exemplarité professionnelle des corporations (tailleurs de pierres)
  • l’humilité des bâtisseurs dans la construction de cathédrales
  • l’hymne collectif à la lumière et à la légèreté avec l’invention des croisées d’ogives
  • la croissance de l’homme impliqué dans un projet d’envergure et durable
  • le lien entre manager contemporain et chefs de chantier médiévaux

De l’histoire, des hommes, des lieux et des problématiques aux solutions, Anne V. nous explique comment à l’aide d’un évènement historique majeur, on peut tirer des analogies,utilisables à présent, dans la résolution de problèmes de management, leadership ou de travail d’équipe. « Trouver du sens dans des chefs d’oeuvre, cela ne devrait pas avoir changé…et pourtant ». Il faut pour ça comme l’exprime Anne V., faire un « pas de côté » et regarder les choses autrement. Trouver dans ce patrimoine et ce savoir-faire ancestraux, des bribes, racines et techniques, qui justement sans aucune aide technologique particulière, ont perduré et se perpétuent encore, mais surtout dans des activités manuelles aujourd’hui, à travers le compagnonnage.

Eh oui, il faut jongler avec les générations et les différents métiers (corporations) qui se croisent, optimiser les ressources rares, tabler sur l’avenir et achever ces chefs d’oeuvres…Regardons un peu rapidement les qualités nécessaires et les parallèles avec aujourd’hui :

  • des « chantiers » (projets) à acteurs multiples
  • une organisation transversale
  • un management de l’excellence : le compagnonnage (qui sont aujourd’hui ces « managers de l’excellence », nous pouvons tous nous demander ce que nous faisons pour la sauvegarde du savoir-faire et la formation à se dépasser…non ?)
  • la transmission : qu’aurons-nous transmis (et pas seulement en termes professionnels), aux générations futures ? des dettes et des déchets ?
  • l’utilisation déjà de « l’industrie » et de « machines » (animaux de traie)
  • de l’innovation : plus de guerre et donc le temps de créer et de faire naître de la création dans les process…
  • une mobilisation collective de l’intelligence
  • un mouvement constant de la connaissance
  • un apprentissage complet : tête, Coeur, corps.

Le processus symbolique (hautement…) utilisé par ces bâtisseurs permettaient de construire pour l’homme, par l’homme mais aussi de chefs d’oeuvre, dont le premier était l’homme lui-même. A travers 3 composantes (intelligence/pensée, le corps/l’action mais aussi le coeur, siège de l’émotion), il s’agissait d’un processus initiatique complet qui forgeait un homme « fini ». D’ailleurs, nombreux ne voyaient jamais l’achèvement de ces cathédrales (ie dont la durée globale de construction par exemple pour ND de Paris a duré 150 ans…), mais participaient à l’oeuvre commune. Comment mettre en oeuvre aujourd’hui un tel processus initiatique, lorsque les carrières dans la même entreprise sont désormais rares : ruptures, licenciements, fusions…sont autant d’éléments disruptifs bouleversant la vie des hommes et des femmes ?

Une bien belle aventure-immersion dans le passé de ces vies passionnées et passionnantes où la prise en compte de l’individu (besoins et aspirations), l’individualisation de l’apprentissage (objectifs stratégiques), la capitalisation sur les savoirs, les expériences diversifiées n’étaient pas de vains mots. Où le cheminement intérieur et les 7 valeurs du compagnon (accueil, métier, voyages, communauté, transmission, initiation et chef d’oeuvre) ainsi que les 4 symboles reçus à la fin du chemin (Temple, Tombeau, Pyramide et Cathédrale) constituaient un héritage sans précédent. La construction de toute une vie et de sa “cathédrale intérieure”…Un chef d’oeuvre de l’engagement, une promesse tenue et toujours renouvelée. Saurions-nous aujourd’hui relever le défi de tant d’engagement, de passion et de bien-être dans le management moderne ? La question mérite réellement d’être posée dans nos défis du futur que sont l’éducation, la transmission du savoir/savoir-faire et une quête de sens et d’éthique qu’il faudrait bien réinstaller dans les entreprises, pour que le travail soit un plaisir partagé et non une source de litiges et de maux….

“Transmettre, c’est se guérir de l’oeuvre du temps” (Eliade)

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Le business en 2012 : décryptage… 07/02/2012

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Bien, c’est déjà démarré et avant la fin du monde prévue le 21 décembre, rien ne nous coûte de regarder un peu le paysage en ce début d’année et les tendances qui vont se greffer ou se poursuivre sur le monde du business. En substance des phénomènes déjà constatés, en démarrage ou proches, qui vont probablement modifier notre manière de faire des affaires. Regardons plutôt…

1) KIS : « Keep It Simple » ; nouveau ? Non. Mais un rappel utile lorsqu’on lance une offre, un produit, un service. Assez des features compliquées, qui ne servent qu’à très peu de clients et qui surtout encombrent catalogues, cerveaux des hotlineurs et rayons des supermarchés…pour rien. Cap sur l’utilisabilité, la simplicité, plus que jamais. L’iPhone,c ‘est une bête de concours, mais tellement simple à utiliser…

2) low cost : le temps est révolu où l’on faisait la fine bouche sur des produits ou services dits « dégradés ». D’abord parce qu’ils ne le sont plus (regardez ce que vend Free mobile et à quel prix…), ensuite parce qu’ils sont tendance : si l’on se réferre au point 1, ils sont souvent plus simples et ont supprimé le superflu. Enfin, la période de crise sur le pouvoir d’achat nous y conduit de toute façon…Fly, Ryanair, Tati, Kiabi, Ada, ED, Lidl…Autant de réussites et compagnons désormais de notre quotidien. Qui s’en plaint ? Certainement pas vos finances…Et c’est une tendance qui pourrait ravir les entreprises dans leurs achats et faire baisser les charges de fonctionnement.

3) la mobilité : « mobile c’est être vivant ». Et tout est mobile aujourd’hui : la vie, l’esprit, le boulot. Mais aussi les marges, les clients, les emplois. Et de fait, les applications fleurissent pour nous simplifier la vie, mais aussi pour nous rendre encore plus « addict » et traçables. On nous promet du « SoLoMo » (Social Local Mobile) et du « HyLoMo » (Hyper Local Mobile), de quoi cibler encore plus nos comportements pour mieux nous satisfaire. Ou nous tracker. A nous de bien faire la différence, mais en tous un formidable levier de business, là où les plateformes se stabilisent autour de deux acteurs : iOS (Apple) et Androîd (Google).

4) ciblage et hyper-ciblage : mon avis, encore un faux nez, éternel serpent de mer, mais on en reparle…Le mieux, c’est de demander ce que souhaite le client, depuis le temps qu’on écrit dessus, il serait temps pour les marques de mettre en pratique, réellement cette promesse. le « social commerce » et ses recommandations par le client vont prendre une ampleur et faire encore plus de bruit.

5) le développement durable : « tant que « dure » la possibilité d’en parler et qu’il reste du temps pour le faire ». Encore un sujet qui en temps de crise, passe en dernier lieu…Et pourtant, ce secteur est en forte croissance et nécessite de s’y atteler, malgré le fait que les effets se feront sentir vraiment, plus tard. Commençons déjà par restaurer un peu de dignité dans le travail (égalité, diversité, climat et confiance), ce serait déjà ça, histoire de faire du business sereinement et de capitaliser sur les forces vives : les salariés. Et bien souvent sur ce sujet large, on ne parle que du papier recyclage et des énergies vertes…Ben non, ce n’est pas que ça, le développement durable.

6) assez de consommer pour consommer : mieux vs plus. Fini l’assaut des caddies dans les hypermarchés, retour au local encore ici, avec le petit commerce de proximité, aimable, humain et ouvert tout le temps. Histoire de bien comprendre ce que l’on achète au plus juste et d’éviter le sur-stockage et les dépenses inutiles. L’adaptabilité des business models est important surtout sur des quantités qui se morcellent et qui tiennent compte de brusques changements de volumes.

7) dans la même tendance…la « détention » c’est dépassé. Louer c’est mieux et c’est écologique. Velib, Autolib, « CopineLib », outillage…bon en fait consommons raisonné, surtout lorsqu’on immobilise les choses pour rien sinon encombrer. Les offres de sharing (covoiturage, échanges de services, de connaissances…) ont fleuri en 2011 et vont se poursuivre en 2012, avec la technologie mobile, permettant de trouver en mobilité, des offres instantanées.

8) dans les années 60, on avait un job pour la vie. En 80, on pouvait compter sur 3 ou 4 entreprises dans sa vie. Maintenant on a 3 ou 4 jobs en même temps. C’est ça la génération Y, qui en face du chômage préfère morceler le travail en de multiples expériences, zappant de l’une à l’autre. Ou des « étupreneurs », qui pendant leurs études fondent une startup et sont à la retraite, avant d’être diplômé (!). Le temps passe vite et l’aménagement du temps de travail rendu possible par l’ubiquité des moyens et de l’économie de services tend vers une attitude opportuniste et volontaire : il faut bien prendre ça en compte dans les comportements des « nouveaux » employés…

9) participez ! plus que jamais puisqu’on a sollicité les cibles et donné les « outils » pour le faire, le culot serait de ne pas les écouter : les gammes de produits doivent désormais se construire du client vers les compétences de l’entreprise et non plus venant des simples capacités de production. Films, musique, logos, pubs, scénarios de livres, vous aurez le choix et surtout des participants : vos fans. Alors excitez les et « likez-les », vous serez comblés (et riches ?).

10) le sur-mesure : chaussures uniques et personnalisables en ligne, M&Ms à votre image, gâteau imprimés perso…nous ne manquons pas d’idées mais surtout d’imagination lorsqu’il s’agit de surprendre le client. Osons le « surdelivering », la surprise et le don d’emblée. Celui qui parle à l’émotion, au coeur et surtout à UN individu. Un des effets du point 4 ci-dessus, mais bien réel avec des effets importants sur la fidélisation.

11) l’achat groupé : bof. Là, je sèche. D’autant que toutes les tentatives à ce jour, sont restées quand même ou avortées, ou trop tôt sur le marché. Y préférer l’achat recommandé, et la multitude de plateformes de recommandation sociale autour de la consommation. Le temps d’atteindre les volumes et les engagements, pour peser dans des négociations fournisseurs, votre besoin/envie aura disparu…Les modèles proposés par Groupon et autres, y compris le dernier sur la restauration, ne correspondent pas à des achats fermes, mais plutôt à du couponing massif sur le web, en n’engagent en rien le consommateur. L’espérance de gain du professionnel, reste comme ce business, virtuel et non ferme…

12) la solidarité et le besoin de lien : prochaine étape, les plateformes collaboratives en entreprise (2.0). Après avoir été taxé de « perte de temps » et de menace sur la productivité, les entreprises prennent très au sérieux le besoin de lien et d’expression, modèle de l’innovation collaborative et des boîtes à idées d’autrefois. Il est temps de partager l’information de manière plus transversale et de la rendre commentable comme une matière mouvante et non déterminée. Des initiatives intéressantes commencent à s’organiser autour de conférences et de débats, avec des cas d’entreprises réelles. La construction d’ensemble n’en sera que plus cohérente et pertinente. Mais ça n’empêche pas de fixer des délais et deadlines…La liberté a des limites qui conditionnent l’existence même d’une entreprise, dans sa capacité à délivrer et à faire du profit…non mais.

13) le troc : grande tendance, tout s’échange. Le temps, l’expertise, l’information, les biens et services…l’occasion a la côte et les circuits de seconde main florissent. A travers des ventes privées, du déstockage…la chasse au économies, dans notre monde civilisé et « riche » (?). Mais à l’autre bout de la planète, il s’agit juste de bon sens. On se rend service, tout simplement et on essaie d’équilibrer le service par un troc de proximité. Pas la peine même de frapper monnaie, à quoi ça sert d’avoir une unité monétaire ? Lorsque la parité garantit à toutes les parties une juste compensation en bien-être, service ou produit…le troc est réussi et profitable. Le plus dur finalement sera d’échanger votre belle-mère…

14) le gratuit : oui ben y’a quand même quelqu’un qui paye, non ? ça rejoint le low cost (cf 2), mais ça attire. Forcément, la crise ça tend un peu les ressources disponibles…Et les modèles récents du web, commencent quasi toujours par du gratuit (free) puis du payant (mium), ça donne « freemium ». Un modèle d’abord souple, opportuniste et adaptable : on peut bouger la frontière de l’un à l’autre, voir supprimer l’une des deux composantes…Mais ce n’est pas la seule façon de faire du business, même si beaucoup se réfugient derrière ce modèle, par tendance, sécurité ou flemme. Rappelez-vous l’adage : « ce qui est gratuit, ne vaut rien ». Mais parfois on a quand même besoin de rien…

15) la quête de sens : oui je sais beaucoup vont zapper ce point (c’est dur d’arriver à la fin de ce post sans s’endormir !), mais il est pourtant essentiel. Toutes les démarches à court terme entraînent les réactions trop connues des entreprises actuelles : pas cher, interim, tests, échantillons, stages…Tout est consommé, consumé même, à court terme, comme si on ne savait plus imaginer ou parier sur l’avenir. Pourtant les joueurs de Poker fleurissent aujourd’hui. Mais effectivement toute captation de bonheur immédiat sans perspective, ou de profit court sans développement à long terme, avec un objectif de vie, de développement, du sens quoi, me semble bien moins efficace et intéressant. Un business c’est toujours une histoire humaine, des procédés, des idées, une réussite ou un échec, bref ça vit fort ! De quoi épanouir pour qui veut s’y passionner, une équipe complète. La passion, c’est bien souvent ce qui manque soit dans une aventure, soit dans une équipe, soit dans une proposition de valeur : des marques lisses sans personnalité, des produits « me-too » réchauffés, des arnaques déguisées…oubliez tout ça, le masque est tombé : le consommateur veut du sens, même sur des produits basiques : de l’équitable, du juste et une promesse vraie. De la confiance, de la proximité, de l’écoute. Eloigné du business impersonnel et les tentations du « mass market »

Bon, vous ne direz plus que vous ne saviez pas : le business « x.0 », ça existe aussi, c’est plus que des outils, une vraie philosophie qui entraîne tous les rouages des entreprises. En route pour un renouveau « win-win » et une manière de travailler plus épanouissante…

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Business et Games : la socialisation des relations fait naître de nouveaux enjeux entre marques et audience 05/11/2010

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Rencontre très intéressante à la cantine le 3/11, grâce au social media club #SMCF, émanation du célèbre « club social » from US…Animée par Benoît Raphael, qu’on ne présente plus, et réunissant 4 intervenants, le thème du social games fait naître dans l’auditoire, parmi les marques et les consommateurs, les enjeux les plus fous : après les techniques éculées du SEO, SEM, e-mail, marketing mobile, website event, tags et real-time web, dans les registres de recrutement de consommateurs, la socialisation des relations rendue possible par le web 2.0, les plateformes sociales (Facebook en tête) et les blogs fait émerger la détente comme moteur d’attention. Le jeu comme détente oui, mais comme un formidable tremplin pour capter, conserver et fidéliser ses consommateurs…bien ? pas bien ? en tous cas efficace si l’on s’en tient aux membres des jeux en ligne (FarmVille et ses 83 millions de comptes actifs, WoW, Dofus…) font recette et surtout captent une attention qui a déserté les écrans de télé. Il semblerait cependant que Facebook, plateforme dominante, sorte de « tuyau » géant (utility comme dit M. Zuckerberg), soit incontournable aujourd’hui avec 500 millions de comptes…En effet aujourd’hui la question est : pour se lancer sur le web, vaut-il mieux un website avec du SEO/Google adwords ou mieux vaut-il créer une page Facebook…? Vous me direz, vous pouvez faire les deux…

Sorte d’applications, dans l’application (ie social games apps de Facebook ou apps dans l’autre supermarché géant d’Apple, Itunes), les social games répondent à des règles bien précises :

  • bien définir à la dois sa cible et « le reason to join », car avant fonctionner, le jeu doit avoir des « membres inscrits », aussi il faut les recruter : payer ? incentive ? parrainer ? cross-partnership ? on notera la force et l’exigence dans notre monde où rapidité est un concept quotidien, la nécessité du sign up en un click (la force encore une fois du concept « facebook connect »)
  • une fois qu’on a des membres, les garder : le « stickiness factor » cher à Malcom Gladwell dans « the tipping point », la capacité pour un jeu à devenir addictif, obsessionnel (et détesté des parents, si, si ça compte !) et faire de celui-ci une addiction quotidienne à laquelle nombre de gens se donnent sans compter : la seule sorte de discipline silencieuse qui subsiste ?
  • compétition : important, pour pousser les gens à se dépasser il faut toujours un objectif, et surtout de quoi se comparer, se mesurer…l’éternel travers humain et ses « carottes et bâtons », pour générer frustration et joie, au gré des aventures de super héros…rémunérer, proposer des lots, rewards et décorations (ils appellent ça des badges dans Foursquare ou Plyce…par exemple)
  • situation : je me situe, on se situe…par rapport à un avancement. Plus je m’investis dans le jeu, plus je progresse et me « donne »…et j’aime voir le « reste à faire », comme un collectionneur qui cherche à compléter sa…collection. Nombre de sites mettent en exergue une « barre de progression » pour situer son rapport au jeu, son investissement personnel et donc sa « valeur » patrimoniale et sociale dans le jeu…Des experts sans crime, quoi !
  • viralité : l’essentiel du succès d’un jeu (et d’ailleurs ce n’est pas vrai seulement des jeux…), c’est la capacité à être viral c’est à dire :
  • 1) pour le viralisateur, être fier de faire découvrir (et bien sûr avant tout le monde, en trendsetter), le jeu
  • 2) d’y gagner au passage quelque chose (lot, goodie, unlock un hidden object…)
  • 3) et d’apparaître encore plus social que social, le bon « pote » que tout le monde à envie d’avoir, quoi…
  • 4) pour le viralisé, être surpris, avide et impatient de découvrir le jeu, d’y retrouver son « bon pote » comme dans la vie réelle, de s’y mesurer…et avoir envie de devenir viralisateur…la boucle est bouclée
  • n’oublions pas que le partage est la clef de voute du social behavior sur le web…

Et l’argent, dans tout ça ?

La monétisation sera à celui qui saura mettre en oeuvre toutes ces règles scrupuleusement, mais sans oublier de capturer à un moment, la carte bleue du consommateur (à l’image d’Itunes, très malin…), pour lui ponctionner des micro-montants, qui feront de grandes sommes…A ce titre, notons évidemment la prochaine révolution des bourses mondiales (non je plaisante, quoique…), la nouvelle devise : les Facebook credits.

De quoi transformer, intentions et actes en monnaie d’abord de singe, puis ensuite réelle pour consommer dans ce supermarché Facebook. Une fois donnée la cote, tout pourra s’échanger en facebook credits…

Bref avant d’apprivoiser tout ça pour les marques (qui vont « brander » des jeux, donner des lots, avantages, même en faire développer de beaux customisés), il faut des experts. Alors rendez-vous vite chez KRDS, Winizz.fr et autres Ifeelgoods, pour écouter de vrais experts, qui peuvent accompagner vos rêves les plus fous. Marques et consommateurs vont jouer ensemble, et il y a des gains considérables à la clef. Une nouvelle façon de travailler en s’amusant…ou presque.

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Social and Business : l’exemple de Danone 07/03/2010

Posted by evidencesx in économie, développement durable, innovation.
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Danone s’est bien engagé dans le social business depuis de nombreuses années, avec notamment comme membre porteurs du projet, Franck Riboud et le Pr Yunus. De cette initiative est né « danone communities« , un réseau social multi-formes, mixant les pages de fans participatives, les soirées innovations et les débats rencontres diverses. Olivier Maurel et Laura Thierry pilotent ce réseau, en mobilisant des participants d’origines les plus diverses, et en essayant de réunir les initiatives les plus heureuses, porteuses et motivées. Une belle aventure, qui illustre comment une marque prestigieuse peut rendre à la terre ce qu’elle lui a apportée, en faisant fructifier les sommes investies en les recyclant à l’infini, au profit des plus démunis. En février, le 4 plus précisément, ce sont plus de 2.500 personnes qui se sont réunies dans la grande – et spectaculaire – salle du Grand Rex !

« Génération solidaire : réinventons, entreprenons ! » a été le rendez-vous de différentes communautés pour rencontrer le Pr. Muhammad Yunus, Martin Hirsch, Christine Kelly, Franck Riboud, et bien d’autres acteurs de ce business social tourné vers « l’autre ».

Après une semaine déjà chargée de rendez-vous, le Pr. Yunus a échangé sur les envies de changer le monde, d’entreprendre et d’innover avec le public de jeunes et de moins jeunes, d’étudiants et de futurs acteurs des nouvelles solidarités (70% de moins de 30 ans). Une très belle soirée, qui a donné l’espoir de voir le meilleur du marketing et du business s’adapter (enfin) aux cibles, de déployer des stratégies de « base of the pyramid » réelles, pour fournir à tous, les moyens de vivre décemment avec dignité, une vie précieuse et porteuse d’avenir.

Partagez cette vidéo, et appréciez la à sa juste valeur, souhaitons qu’elle engendre de nouveaux comportements et beaucoup d’initiatives soeurs, une raison de plus d’être optimiste définitivement !

N’oublions pas qu’une telle stratégie se mérite, j’avais eu l’occasion déjà d’en parler ici

Les modèles online du Web 29/12/2009

Posted by evidencesx in économie, business development, digital, e-business, numérique, stratégie, web.
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Même si Chris Anderson pronait l’ére de la gratuité sur le web, certaines startup s’essoufflent, avec célébrité et audience certes, mais des caisses légèrement vides…Les tours de tables successifs opérés auprès des business angels et autres fonds ne font que reculer l’échéance des comptes, celle qui fait apparaître si oui ou non, le business d’une affaire est viable et durable, un business qui valorise des actifs par du chiffre d’affaires et du résultat, plus que par des espérances de gain ou un trafic certes important, mais volatile. On peut toujours se réjouir en regardant les statistiques sur Quantcast, ou en consultant les statistiques des réseaux sociaux ici ou sur le tableau ci-après, il n’en demeure pas moins que, comme dans une boutique, des visiteurs, ça ne fait pas de chiffre d’affaires…

Lorsqu’on envisage de se lancer sur le web, mieux vaut d’abord se demander ce que l’on va y chercher (plus que l’effet de mode qui se démode par définition), en réfléchissant si :

  • sa stratégie est cohérente avec son entrée sur le web
  • si le(s) marché(s) potentiel(s) visé(s) et ses cibles s’y trouve (cad y est régulier, y consomme et s’y informe

La plupart des sites qui drainent des profils (amis, rencontres, annonces…) cherchent avant tout des membres, captifs, à qui « ils » vont s’adresser (communiquer, vendre, céder leur contact à d’autres…), et valorisent donc le temps passé par vous, les informations que vous avez saisies (attention aux réglages « privacy » et respect partie privée/professionnelle). Ils teasent donc, vous attirent et pour cela proposent une « valeur » perçue (pas forcément réelle), pour vous y attirer. Ces gigantesques réservoirs numériques qui tracent et mémorisent toute votre vie (eh oui…), doivent par conséquent servir un jour…comment ? pourquoi ? ne serait-ce parce que ces compagnies ont investi quelque peu pour faire des infrastructures informatiques puissantes et des sites à l’ergonomie et aux services toujours plus forts. Quels sont les modèles derrière tout ça ?

  • la gratuité pour le consommateur (le « social-internaute ») :

    Modèle introduit depuis très longtemps, pas forcément par choix, tout simplement par le seul fait que lorsque bon nombre de sites se lancent, leur business model ne colle dejà pas à la réalité (marché, croissance, cibles), mais aussi parce que nombre d’entre eux sont souvent le fruit d’un génie (ou deux), de gourous, qui par passion, développent une idée (et non pas un business)…Google, ça vous rappelle quelque chose, deux génies qui insatisfaits des résultats de recherche sur le web, créé leur propre moteur…?

    Le revenu est ici généré par la publicité et/ou la vente des adresses collectées, faut-il encore que ces adresses soient de bonne qualité, captives et actualisées. Et l’audience est extrêmement volatile et/ou pas captive : ce n’est pas parce que Facebook a 350 millions de membres, qu’ils sont captifs et réceptifs à la publicité (rappel, la fermeture de leur projet Beacon, censé lier amis et achats, dans la communauté sur le web…)

    • l’abonnement à des services : premium, gold, avancé, private…

      A la lumière d’autres modèles (télé, presse – et encore la presse gratuite est arrivée après ! -, échantillonnage musique, livres « publics »…), le service de base est gratuit, mais on a accès à un ou des niveau(x) supplémentaire(s), en payant (one shot ou par abonnement). Deezer, last fm, newsletters privées, sites de presse online, video making-off/short cut, bonus…nombre de ressources à la marge pour générer du cash sonnant et trébuchant. Ce modèle nécessite sans arrêt la culture des exclusivités, la sécurisation (piratage), et une quête de la nouveauté permanente (et désormais « live » avec le realtime search). L’abonnement est intéressant pour les sociétés mais à un côté aliénant pour le consommateur abonné, qui justement finit par ne plus consommer…Youtube lorgne de ce côté en annonçant des fees d’entrée pour visionner les longs métrages…la convergence avance, entre la « télé payante » et le visionnage d’oeuvres payant sur le web : quelle différence à terme ?

      • la commercialisation techno. (API, modules propriétaires…) :

      Le web c’est grisant mais au départ ce n’est que de la techno. bien faîte certes, mais de la techno…et lorsque l’expérience consommateur est passionnante, on l’oublie la techno…Seesmic a démarré sur un concept de vlog, conversation video realtime (ou différé) et finalement s’est spécialisée (parce qu’elle n’a pas attiré suffisamment de membres, comme twitter) dans le développement d’API/de desk pour d’autres applications (notamment twitter). Un shift de B-to-C audienciel, vers du B-to-B techno. Tant que le web montre ses vraies valeurs d’innovation (orientée client), il a besoin de techno, pour aller plus loin. C’est un créneau plus direct et lucratif.

      • le sponsoring par la publicité :

      Autre idée émergente, glisser des pubs dans des contenus visionnés sur le web (livres, images, vidéo, musiques, clips…), souvenez-vous il y a quelques années les abonnements « spot » de Bouygues Telecom, qui vous forçait à entendre un spot de publicité avant d’avoir votre correspondant…Nombre de sites le proposent (il y avait déjà les layers, pop-ups à l’ouverture des sites…). Une jeune société du nom de Auditude (ie présente au forum Netxplorateur 2009), a présenté une solution, permettant de glisser des messages publicitaires, dans la lecture de video (ex. sur Youtube), une technologie pas trop intrusive, et soft…Sachant que les vidéos postées par des anonymes, en relation avec des grandes marques, sont beaucoup plus regardées que les originales postées par ces mêmes marques…question de confiance et/ou de défiance, par rapport à l’hégémonie de communication de ces marques !

      • l’écosystème environnant :

      Ne parlons que de Twitter : avant de gagner un seul dollar, la société a engendré pas moins de 50.000 applications environnantes utilisant les APIs de Twitter…une économie (embauches, contrats, business), colossale indirecte, du succès de la plateforme de microblogging (là où Pownce sur le même concept a du fermer ses portes…). Ces applications environnantes utilisent le succès de Twitter pour faire connaître leurs capacités techniques…en monétisant par la suite leurs services. Effets de bords : après la célébrité des dirigeants de Twitter, ils sont crédibilisés et montent désormais SquareUp, une autre startup qui cette fois-ci propose du micro-paiement sur mobile et qui d’une part va générer du cash (en commercialisant cette solution multiplateforme), d’autre part est bien dans un mouvement d’innovation, en rendant « bankable » comme on dit, les populations les plus défavorisées. Un progrès c’est sur. A travers cet exemple, l’illustration est limpide : un succès incertain au démarrage, peut crédibiliser une solution payante, une sorte de « cheval de Troie » vers le succès…Mais il faut savoir attendre et surtout bénéficier de cash.

      • la mise en relation :

      Sur le web, on trouve de tout (le meilleur comme le pire…!). Et certains sont prêts à payer cher une simple « mise en relation » ou un contact prisé. Des modèles de communautés qui se gèrent et permettent d’accéder à ces contacts, de leur parler…C’est la barrière de la secrétaire virtuelle, qui moyennant un fee, vous ouvre son carnet d’adresses. Les services premium de LinkedIn, Viadeo, mais aussi Meetic, fonctionnent sur ce modèle. Il vaut mieux d’ailleurs démarrer directement sur celui-ci, que de faire de la gratuité, puis d’annoncer un jour que cela devient payant…(risque de désaffection et de buzz négatif). Il est tout à fait logique, en ouvrant un « rayon » sur le web, d’y vendre des choses. La simultanéité et temps réel des choses nous aveugle et rend tout possible (et gratuit).

      • les annonces et ventes « payantes » :

      ebay, 2xmoinscher, priceminister…et leurs stratégie B-to-C et « marketplace », ont renoncé à faire payer des « pas de porte » numériques, mais se rémunèrent sur les transactions effectuées. Un % sur les ventes, avec en tâche de fond d’attirer les meilleurs profils (vendeurs, acheteurs, pro) et de proposer la meilleure exposition aux produits. Certains pros ont fait fortune en détournant des concepts de particulier à particulier, vers un vrai business lucratif, où l’ouverture d’un magasin ne coûte…plus rien. C’est la grande menace pour le commerce traditionnel (dit brick-and-mortar) : la mise en relation directe entre consommateurs et le marché de l’occasion…Un phénomène d’ampleur impressionnante (vu à Noël où 41% des gens déclarent revendre leur cadeau…), qui supprime tous les « coûts inutiles » du point de vue du consommateur. Pas étonnant si de grandes marques se créent des comptes sur ebay ou 2xmoinscher, pour capter les consommateurs férus de prix…

      • le participatif et la donation :

      Nombre de success stories ne se développeraient pas sans l’aide de précieux donateurs (modestes ou plus importants). Wikipedia, lui-même, véritable histoire de l’encyclopédie participative du web, a lancé récemment une campagne de donation en ligne, et des sites comme kiva.org, vivent de ce principe : une histoire à raconter, qui séduit des auditeurs, et c’est le coeur qui parle (et le porte-monnaie), pour accompagner cette histoire plus loin. Les modèles communautaires sur le web fonctionnent très bien, car l’entraide y est plus poussée et naturel qu’ailleurs. Si la « communauté » n’est pas vraiment nouvelle, la capacité à enthousiasmer et faire participer les gens est réelle. Et ça c’est nouveau, c’est efficace et c’est tant mieux. Des ressources qui s’ignorait, construisent des chefs d’oeuvre. A l’image de communautés de fans, de développeurs (à suivre les armées levées par Mozilla pour développer leurs produits, les tester et les améliorer…pour le fun et le plaisir de contrer le géant Microsoft). Les mêmes modèles permettent aux artistes de se produire ou de se publier (mymajorcompany, ventes de LPs à un prix déterminé par l’internaute, fairtrade-music…). Des moyens donnés par des fans éphémères ou plus fidèles…Un mode parfaitement adapté à l’esprit des communautés d’entraide et de construction collective. Mais un mode extrêmement aléatoire, sur lequel des investisseurs doivent parier. Les seuls actifs sont souvent les dirigeants, connus et respectés des milieux des blogs, startup events et comités d’incubateurs.

      Il y a probablement des modes dormants qui restent à définir, on voit surtout, qu’avec parfois pas grand chose, de grandes histoires se construisent, mais comme partout n’oublions pas l’essentiel : c’est le client, le consommateur qui choisit si l’histoire lui plait ou pas et si elle doit continuer. L’armée fait et défait les grands généraux…

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      Social et Business : une réalité proche ? 06/05/2009

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      logo_social_business_conference Les 5 et 6 Mai, s’est tenue sur le campus de la célèbre business school HEC, à Jouy, une conférence sur les projets de développements sociaux, économiques et énergétiques de notre monde moderne. Une Conférence extrêmement pertinente sur le sujet, « social business conference », permettant de reprendre tous les enjeux en ressources de la planète autour de  plusieurs thèmes (Ressources, Réduction pauvreté, drivers du changement et divers), qui accompagnent tous les stades du développement social, auprès de ce que l’on appelle souvent le « bas de la pyramide » (BOP), les milieux les plus pauvres et défavorisés.

      Plus d’infos sur cette 6ème édition sur : http://www.socialbusinessconference.org

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