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Stratégies « Base of the Pyramid » : les succès se méritent… 09/11/2009

Posted by evidencesx in économie, business development, développement commercial, management, stratégie.
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Un certain nombre d’entreprises se demandent encore comment élargir leur cible, notamment lorsqu’elles ont épuisé leurs ressources traditionnelles sur les cibles classiques. Comment vendre à ceux qui n’ont pas d’argent ? y’a t-il des marchés potentiels ? comment les adresser et quels produits leur proposer ?
Si les questions sont simples, les réponses sont diverses et floues, malgré un certain nombre de tentatives, plus ou moins réussies. Un article récent de la célèbre revue du MIT « MIT Sloan management review« , débat de différentes tentatives et des succès plus ou moins relatifs, sur ces populations. Rappelons-nous d’abord quelques règles élémentaires, relatives à ces approches :

  • s’il s’agit bien de « social » dans le sens où il s’agit d’adapter son offre produit/service à une cible plus pauvre, il ne s’agit pas d’humanitaire : ce sont donc des business lucratifs sur le long terme où un marché concret se développe
  • il s’agit plus d’une accoutumance longue au mode de vie de ces populations, que la fourniture d’un produit ou d’un service en fait : comprendre les besoins de l’intérieur et surtout convaincre ces cibles du bonheur de changer, est la clef sur le long terme de l’adoption de nouveaux produits (qui par ailleurs ne manquaient pas avant) ; peut être là, le marketing créé le besoin…encore faut-il expliquer pourquoi ce besoin peut-il être satisfait de cette façon et quels sont les avantages le consommateur en tire t-il par rapport à son expérience où il s’en passait…
  • du business, mais de la patience, de la compréhension et de la pédagogie plus que de la vente…
  • la nécessité de sensibiliser ces populations au fait que payer est nécessaire à tout le monde, y compris pour quelque chose d’équivalent, gratuit avant : nous parlons aussi de progrès…
  • pas de certitude et surtout de l’humilité : beaucoup de produits ont été des échecs, même si apparemment ils étaient « nécessaires », leur pertinence n’a pas été perçue et surtout reconnue
  • plutôt que de viser une utilisation d’un produit, proposer une gamme permet d’amortir les coûts fixes de distribution, avec une plus grande chance de trouver un usage qui matche avec un besoin reconnu ; de la même façon, un produit peut être acheté, non pas pour son besoin initial souhaité, mais pour un usage détourné, et constituer tout de même un succès…

 

BoP

 

Ainsi, ces stratégies, permettent d’adapter les produits, aux cibles et au panier moyen des consommateurs. Les packaging se font plus petits et correspondent à un usage unique et immédiat (lessive, savon, chewing-gum…), moyennant la somme disponible au moment du besoin et sans emprunt. Je prends souvent un exemple complètement invisible et organisé par ces populations : la cigarette. Les fumeurs dans ces régions, ne peuvent supporter le coût d’un paquet entier et achètent celles-ci à l’unité, au moment où s’exprime le besoin de fumer ; nous avons ainsi, organisé sur ce marché :

– du micro-crédit communautaire : celui qui achète le paquet entier, qui avance l’argent
– les consommateurs qui achètent juste leur « dose », à l’unité
– enfin le vendeur, qui n’effectue aucun bénéfice, jouant juste son rôle de  1) distributeur de proximité  2) marketeur BOP (il adapte son offre au besoin : l’unité)  3) facilitateur : il anime la communauté

Eh oui, vous ne regarderez plus ce petit commerce comme avant…

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Marketing Mobile, l’arme magique du « one-to-one » 03/10/2008

Posted by evidencesx in business development, m-business, marketing, marketing mobile.
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C’est désormais devenu une évidence : le marketing mobile est l’arme absolue pour la micro-segmentation, encore faut-il ne pas bruler les étapes, sur ce media très volatile, exacerbant parfois, mais quand même très utile…

Quelques chiffres peuvent achever de nous donner le tournis sur cet univers invisible de communication, ce maillage de « big brother » subtil, en outil redoutable d’efficacité. Regardons le marché Français :

  • plus de 52 millions d’abonnement en France (pour 60 millions d’individus…ça laisse rêveur)
  • corollaire, une pénétration « cible totale » de 87% !
  • un parc utile 3G/Multimedia d’environ 15M d’utilisateurs
  • les revenus constatés :
      • plus de 500M€ en messagerie (IM, SMS, MMS…)
      • plus de 350M€ sur les contenus (jeux, vidéos, tv…)
  • un taux d’équipement largement supérieur aux autres équipements dits « multimedia » : TV, PC, PDA, accès Internet et même ligne fixe !

Alors pourquoi encore une situation d’attentisme ? pourquoi pas plus de campagnes orchestrées, pourquoi une part encore infime dans le budget media des marques ?

Pour plusieurs raisons, dont on identifie bien les causes, mais dont les remèdes peinent à nous parvenir…:

  • le parc de mobile très hétérogène :
      • fonctionnalités et usages, capacités (écran, définition, couleur, navigation, browser…)
      • la technologie (processeur, OS, browser…)
      • les moteurs applicatifs (Java…)
  • la sécurisation :
      • cryptage et sécurité des données
      • applications de m-paiement
  • les aspects que j’appellerai « user’s centric », qui permettent en quelque sorte de « légitimer sur le mobile certains usages, de les reconnaître comme réels et pratiques » :
      • l’ergonomie, la navigation, la praticité
      • l’adaptation à des situations concrètes et à une valeur ajoutée réelle et reconnue par le consommateur : autrement rien ne sert de créer des fonctionnalités, des applications sur le mobile, si le consommateur n’en reconnait pas la valeur et surtout la préférence (ie vs par exemple Internet ou d’autres pourvoyeurs de services)
  • les contacts qualifiés et bien segmentés :
      • les bases de données des abonnés sont jalousement gardées et travaillées par les opérateurs
      • les critères que l’on peut récupérer, qualifiant et décrivant le consommateur, ne sont pas aussi riches que sur de grandes enquêtes consommateurs ou via le traçage Internet (cookies…)
      • le taux d’opt-in constaté inférieur à la permissivité constatée sur le web
      • la conséquence, c’est également une méfiance du consommateur sur cet outil qu’il considère comme « personnel » et dont l’approche marketing peut être considérée comme intrusive et par conséquent, donner des résultats inverses à celui escompté (rejet vs achat !)
  • la rentabilité au coût contacts des campagnes, les investissements n’étant pas encore amortis (ie par la faible utilisation marketing de ce vecteur) :
      • la collecte de données et le traitement/restitution des contacts et donc le prix de l’adresse restent chers par rapport à l’e-mailing, devenue un technique réelle de masse
      • la production de MMS/MMS Video reste également chère par rapport à du flash, ou des effets animés du web
      • enfin la conception d’un site wap, souvent évènementiel, ne trouve rarement sa rentabilité, dans la capacité à durer, et à envisager un référencement durable (ie sur Gallery par exemple), justement à l’opposé de l’évènementiel !

Mais « quand il y a un but, il y a un chemin » et le potentiel étant considérable, il n’y a aucune raison objective pour que ce media ne décolle pas, sur le modèle du web (pas trop justement, l’analogie n’est pas si évidente…) et que les recettes outre-Atlantique ou Manche, ne se dupliquent chez nous…Une question d’adaptation du consommateur et des méthodes à la cible, et un peu de marketing Darwinien, le renfort des applications 2.0 mobile, et le marketing mobile saura trouver sa place dans les plans media des plus grandes marques…

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