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La Décivilisation est amorcée… 16/01/2017

Posted by evidencesx in économie, flexible, innovation, politique, stratégie, technologie, Uncategorized.
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Nous voici devant une impasse, un monde infini avec des ressources qui elles, se tarissent. Il est temps d’évoquer la « décroissance », ou la « disruption positive », tant les technologies nous autorisent des futurs possible, à l’aune d’un « autre » monde.

On peut toujours en effet nier l’évidence, mais elle s’impose à nous. Economie, croissance, ressources, population, espérance de vie…tant de facteurs qui vivent leur croissance de manière indépendante, mais qui pourtant sont fortement corrélés.

La décroissance n’est pas synonyme d’appauvrissement, mais plutôt de « mieux » avec « moins ». La revanche de « l’être » sur « l’avoir ». Une autre époque (formidable ?), qui nécessite une remise en cause globale et solidaire. Autant dire, un beau chantier d’injonctions paradoxales, qui s’impose à tous. On pourrait donc y voir un principe de « dé-civilisation », au sens d’une grande étape à franchir, pour aborder l’avenir autrement. Collectivement, de manière responsable et sans panique…

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On peut recenser a minima, « huit idées-force de dé-civilisation » :

  • Le démontage social, économique et écologique a déjà commencé. Les signes autour de nous indiquent que toute notre manière de vivre est en train de devenir « histoire ». Nous allons devoir faire face à cette réalité avec lucidité et apprendre à vivre autrement. Une forme d’adaptation « Darwinienne », contrainte par l’écosystème des forces mondiales.
  • Nous rejetons la fatalité qui soutient que les crises convergentes actuelles peuvent être réduites à un ensemble de « problèmes » nécessitant des « solutions » technologiques ou politiques. Ces solutions sont désormais du domaine citoyen, dans le sens d’une meilleure conscience et utilisation des ressources de notre terre. L’apprentissage du « test and learn », avec des cycles qui s’accélèrent et des issues incertaines, mais plus appropriées.
  • Dans l’éternelle chasse au bouc-émissaire, nous voyons les racines des crises dans les histoires que nous nous sommes racontées à nous-mêmes. Nous avons l’intention de mettre au défi l’histoire qui soustend notre civilisation : le mythe du progrès, le mythe de l’anthropocentrisme et le mythe de la séparation de la « nature ». Ces mythes sont plus dangereux du fait que nous avons oublié qu’il s’agit de mythes et que la réalité nous rappelle à la sagesse. Sagesse du concret quotidien et des impasses probables.
  • La narration va bien au-delà du simple storytelling, divertissement bien connu. C’est par les histoires que nous tissons la réalité, mais cela doit être dans une optique de solutions rapides et efficientes.
  • Les humains ne sont pas l’objet ni le but, mais des créatures historiques, aléatoires et semble t-il, plus « intelligentes ». Notre art commencera par la tentative de sortir de la bulle humaine. Avec une prudente attention, nous allons nous réengager avec le monde non-humain. Et « l’intelligence artificielle » nous y aidera ou nous remplacera. Il est temps d’y penser car c’est encore l’être humain qui a la télécommande, avant le règne des robots.
  • Nous allons célébrer l’écriture et l’art qui s’inscrivent dans un sentiment de lieu et de temps. Notre littérature n’a trop qu’un sens culturel et historique alors que le langage, l’écriture, la lecture marquent et célèbrent notre intelligence. Au delà du divertissement, elle structure notre pensée, notre personnalité et fixent nos idées. Une civilisation qui n’écrirait plus ne se raconterait ainsi plus et n’aurait plus d’héritage tangible.

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  • Nous ne nous perdrons pas dans l’élaboration de théories et idéologies. Il faudra trouver des solutions pour tous et pour réduire l’injustice, principal fléau de dé-civilisation. Avec la rage, le respect de la nature et de nouvelles ressources non plus « exploitées » mais cultivées et respectées. L’énergie de toute part permet le mouvement, même s’il n’est pas perpétuel.
  • La fin du monde tel que nous le connaissons n’est pas la fin du monde tout court, mais la fin « de ce monde ». Ensemble, nous trouverons les chemins qui mènent vers ce monde inconnu devant nous. On le sait bien, l’inconnu et le changement sont deux facteurs de stress et de peur. Mais la peur fait réagir…

Et demain ?

Ayant écrit cela, il faut se demander, si vous lecteur vous êtes prêts à sortir de vos privilèges et du confort artificiel qui c’est sur, ne durera pas. Avec quel rôle, quel avenir et quelle maîtrise de son destin. Nous avons l’intelligence (humaine et bientôt artificielle), et la matière (ressources), le produit de ces éléments n’est-il pas le monde organisé ? Quel monde, encore à définir souhaitons-nous ?
Ce qui est sur, c’est qu’une fin arrive et qu’une autre époque doit démarrer. Y aura t-il synchronisation et sinon à quel prix ?

 

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Tunisie…amie. Avec l’#AFTN, une nouvelle alliance autour du numérique 12/02/2014

Posted by evidencesx in économie, business development, digital, e-business, e-tech, entrepreneuriat, numérique, politique, social network, startup, stratégie.
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Une très belle rencontre et la création d’une “alliance” réussie entre la Tunisie et la France avec l’#AFTN. Après les soubresauts du printemps Arabe et la révolution, dont l’issue a vu récemment la signature d’une constitution (les courants disent “constitution numérique”), la Tunisie peine à redémarrer son outil économique, perturbé par les incertitudes touristiques. Si l’on  vu avec efficacité la collaboration à travers les outils numériques, les réseaux sociaux et les groupes de pression de “hackers” ayant conduit à une démocratie plus stable, la Tunisie est et a toujours été un réservoir important en talents dits “numériques”. Le niveau de formation des ingénieurs et les spécialités enseignées rivalisent avec les meilleurs, et les coûts de ces ressources sont contenues, ce qui favorise d’ailleurs une immigration qualifiée, vers de nombreux pays dans le monde. En plein marasme économique post-crise, la co-location serait le nouveau concept à la mode, une manière de faire oublier le spectre des “délocalisations” vers plus de mondialisation et de collaboration. L’éducation même avec les développements de “MOOC” permet aujourd’hui une répartition de la connaissance plus homogène et accessible.

La Diplomatie économique, prochaine vague de dynamisation de l’économie Tunisienne, scelle un pacte historique avec la France partenaire historique. Tunisie qui d’ailleurs représente une plateforme à l’intersection entre Afrique, Moyen-Orient et Maghreb, pour l’U.E. et bien d’autres. Le numérique y pèse aujourd’hui 7% du PIB (autant que le tourisme !) et les partenariats signés à travers l’#AFTN sont très encourageants. Partenariats qualifiés, opportunistes et complémentaires, qui permettront c’est sur, de valoriser les compétences mutuelles et de créer de l’emploi dans les deux pays. Mais doit-on encore parler “d’appartenance de l’emploi”, lorsque la demande est mondiale et que la localisation, à l’ère des outils numériques, n’a que peu d’importance.

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Une rencontre porteuse d’espoir, de soleil et de sourire pour nos secteurs IT et les inventions de demain. Cette “Alliance Franco-Tunisienne pour le Numérique”, qui verra son site bientôt accessible, créé ainsi le “dating” des entreprises et couples franco-tunisiens, pour imaginer les projets de demain et travailler encore plus, main dans la main. La Tunisie a désormais tous les atouts et besoin de cet essor nécessaire pour retrouver sérénité et croissance, en fournissant tout les talents, et pas forcément comme par le passé, en outsourcing. Plusieurs partenaires, sans les citer tous, sont associés à cette alliance (Cap Digital, Tact, Get’IT, Ubifrance, la DiMed, SystemaTIC, incubateurs TIC…) et le réseau ainsi créé sera plus puissant et compétent, pour résister aux enjeux de demain.

Une très belle soirée à l’Ambassade de Tunisie, en compagnie de leviers politiques, de chefs d’entreprises et de chercheurs…

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La Presse sous pression… 23/12/2013

Posted by evidencesx in économie, digital, e-business, innovation, numérique, politique, social media.
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La presse vit une époque particulièrement trouble et est menacée par des évènements qu’elle ne contrôle plus :

  • perte d’intérêt et de confiance pour la parole des marques et des medias
  • auto-journalisme sur les réseaux sociaux
  • circulation et redondance de l’information, largement relayée par le public et des “non journalistes”
  • perte d’intérêt pour la lecture et toute la chaîne intellectuelle des contenus (repères et  niveaux scolaires…), nécessitant d’adapter le news-telling en brèves avec moins d’analyse
  • consommation des news qui change même par le phénomène précédent mais aussi par le nomadisme, l’utilisation des tablettes mobiles et la micro-segmentation du temps d’information
  • introduction des hoax et des informations erronées sous l’accélération et le gigantisme dans la course au sensationnel et à l’information
  • une activité largement subventionnée, avec peu d’innovation et comme toute activité subventionnée, peu habituée à une réelle concurrence et des changements disruptifs
  • la hausse de l’énergie, des matières premières d’une part et la baisse du lectorat classique (papier) non compensé par la hausse du digital (nombre et valeur), d’autre part
  • tendance défensive des acquis, structures et résistance au changement plus forte, dus à des métiers très syndicalisés, nobles et intellectuels, habitués à être courtisés et aux tapis rouges
  • perte de monopole d’émission de contenus par la multi-diffusion d’informations par le public même

La forte réfraction au changement liée à « l’humain » pèse encore plus dans ce secteur que dans d’autres plus modernes et commerciaux. La noblesse du droit à l’information, la liberté de la presse et le carcan intellectuel dans lequel elle évolue ne facilite pas la mutation indispensable, vers les comportements modernes. Comme toute entreprise industrielle et historiquement ancrée, elle peine à appréhender les mutations technologiques de la communication et de la relation au consommateur (nb : déjà un bien « gros » mot pour un secteur qui courtise ses « lecteurs » et qui trouve normal que ceux-ci paient cher pour lire des contenus créés, produits et les histoires magnifiques, véritables créations artistiques de bons mots). Mais surtout, comme dans chaque situation anxiogène de crise, la tentation de mouvement incrémental est bien plus grande et moins risquée que de se réinventer totalement. « On sait ce qu’on a, on sait pas ce qu’on va trouver ».

Et c’est bien le problème. Dans le marasme et les opportunités apportées par le digital (technologie et expérience clients), toute la chaîne est bousculée : métiers, formations, production, contenus et formats, distribution, modèles de paiement, modèles de consommation…On ne peut pas utiliser de rustines, ça et là, en tentant de berner le client, qui lui est bien plus averti et en avance. La concurrence de la part de voix est bien là, entre gazettes gratuites, flux RSS d’informations live, journaux municipaux, blogs sectoriels/thématiques d’experts bénévoles. La presse n’imprime plus, n’impressionne plus. Elle tente la diversification, pour donner le change, mais n’invente rien, sinon que d’être « là où il faut être désormais » (magasins d’apps, syndication sur sites à fort trafic ou sur des rubriques en reprise de contenus). On ne parle que de réduction de coûts, contraction plus qu’investissements, on protège ses contenus, alors que l’internet est un media ouvert et libre, on s’accroche aux lois et aux subventions car c’est surement là qu’on trouvera la solution…

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Les différentes expériences digitales, c’est à dire de porter les contenus vers des lectures, contenus et des supports différents apportent certes de la nouveauté, mais des coûts et pas forcément de recettes. Les modèles publicitaires fondent comme neige au soleil et le paywall est contraire au principe déjà répandu d’un internet libre, gratuit et ouvert, l’essence même de ce vecteur moderne. Evidemment les « pure players », nés à l’ère digitale ne sont pas eux englués dans des organisations archaïques et évoluent dans cet environnement plus naturellement car ils ont été créés par la demande de ce nouveau lectorat et de ce nouveaux besoins : plus d’interactivité, de transparence, de vérité. Ils sont même tentés de recruter des pourvoyeurs de trafic, comme correspondants, mais sans les payer bien sûr, à l’image du Huffington Post en France qui en profitait sans les payer. Et la vérité là-dessus est assez simple : on ne gère pas une situation dite « disruptive », en faisant de petits pas pour « essayer » ou en tentant de la cosmétisation prudente. Et pourtant, le changement est bien plus profond, que les outils sociaux le laissent à penser. La consommation de la presse, de l’information et les formats sont tous à revoir, et même la définition même de « l’information » est à réinventer. Si l’analyse de la presse, menée par des journalistes professionnels n’est pas en cause et menacée, l’heure n’est plus forcément à la digestion de contenus trop longs, lourds et qui le temps d’être publiés, sont déjà obsolètes. L’heure serait plutôt au journalisme citoyen, à la co-création collaborative et aux communautés d’experts, de passionnés. Autrement dit, plus on s’enferme dans la « propriété des contenus », plus on risque qu’ils soient boudés, copiés et utilisés illégalement (mais n’est-ce pas la notion de « propriété » qu’il faudrait globalement redéfinir ?). La liberté du web, l’open source, le big data sont des lames de fond qui montrent bien l’état d’esprit du nouveau « conso-lecteur », qui lit tout, commente tout et réécrit tout. Capitaliser sur les communautés volontaires, locales (pour la presse locale) et bâtir en remplacement de la redondance d’information barbante, une vraie culture du reportage citoyen. Mais surtout être ambitieux en arrêtant de ressasser le passé. La référence est facile et récente (ie Montebourg et « l’innovation lente »), mais elle démontre bien la « peur », l’aversion au risque et surtout la nécessaire défense de combats perdus d’avance (TVA et prix unique du livre par exemple), contraire à la liberté des marchés, souhaités par tous lorsqu’elle améliore le pouvoir d’achat, détestée de tous lorsqu’elle menace nos emplois.

La presse doit donc repartir de la page blanche, elle qui passe son temps à la remplir et doit se réinventer, plus globalement que son objet social initial. Par tous les formats, canaux et audiences, pour redevenir un media d’influence, à consommer différemment. Il y a des exemples pas très loin, qui sont des réussites récentes dont personne n’a entendu parler

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Education 2.0 : une source importante pour l’avenir du savoir et de l’apprentissage 18/07/2012

Posted by evidencesx in économie, éducation, digital, diversité, e-tech, innovation, numérique, politique.
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Sommes-nous bien maîtres de notre apprentissage ? Ce fait pourrait, sous l’effet des sollicitations digitales, légèrement évoluer…Déjà la lecture numérique, nous révèle qu’elle est moins studieuse et plus distraite, par les pop-up de l’appareil électronique, sur lequel sont ouvertes, nombres d’applications. Une lecture moins profonde aussi, parce que l’écriture en note, acte physique et mécanique d’un muscle a disparu sur la tablette. Terminé aussi de surligner, de souligner un passage, d’écrire des pensées personnelles, bref de personnaliser et de “sentir” l’écriture, comme une prolongation de ses cellules grises. Moins donc de mémorisation, de concentration et d’attention, et trop de…distraction.

Appareils électroniques et ondes malignes, mais aussi performances et esthétique séduisantes, l’éducation vit une période difficile. Diversité des niveaux et des origines, difficulté d’homogénéité des classes, des enseignants et des méthodes d’enseignement, contingence et motivation du personnel éducatif. Et quand ce ne sont pas les programmes qui censés être les mêmes, ne sont pas diffusés parfois dans le même ordre…

Mais alors, que faut-il attendre du phénomène social pour l’éducation ?

Regardons comment découper ce secteur en plusieurs parties : le matériel/la logistique d’abord, les méthodes et comportements ensuite, la collaboration entre acteurs, et enfin les mesures/résultats de la “socialisation” de l’enseignement.

Le Matériel/La logistique :

A l’heure de l’information temps réel et des mises à jour permanentes, il n’y a guère que le passé qui ne change pas. Et encore, l’éclairage apporté par les analyses toujours plus poussées, nous amènent à des révisions nécessaires, parfois capitales (quand les neutrinos dépassent la lumière par exemple…). A quoi servent donc encore les kilos de manuels et livres scolaires qui déforment les colonnes vertébrales de nos chers enfants, manuels qui donc ne s’actualisent que trop rarement et peu adaptés à l’interactivité digitale et la connaissance permanente ? Les contenus sont bien produits en mode informatique et injectés dans la production de livres et cahiers, papiers et cartons. Lorsque l’on voit le prix des devices électroniques aujourd’hui (PC, laptops, tablettes…) et la décroissance affolantes de ces prix, l’édition peut très facilement changer en la fourniture des contenus digitaux plutôt que de nombreux livres. Moins lourds, facilité de mise à jour, actualisation quasi temps reel, interactivité web/contenus/cible, la tentation évidente vers la digitalisation des contenus est grande. Et nous n’avons encore rien vu, tellement le “livre numérique” en tant qu’objet reste à inventer. Ceux qui n’y voyaient qu’un scan des contenus existants n’imaginent même pas l’opportunité gigantesque de créativité. Alors même s’il reste les éditeurs à convaincre, et la tâche est ardue : leur métier lourdement industriel et organisé autour de logistiques et de récupération des invendus, il leur reste à convaincre les auteurs de rester dans leur cocon créatif mais surtout d’inventer leur futur. Contenus oui, mais quelle actualisation, création et acheminement demain ? Des initiatives pourtant, par exemple le livrescolaire.fr

Les méthodes et le comportement :

Et les enseignants, les professeurs ? Où sont les puits de savoir d’antan, les mentors, les modèles ? Et d’ailleurs dans les conditions évoquées, à quoi ça sert désormais ? Si la connaissance a longtemps signifié le pouvoir et la capacité à diriger les foules, l’ère de la transparence et de la démocratisation des savoirs, reste aujourd’hui sur la base de “l’influence”, de la capacité à réunir, fédérer et animer une communauté, sans la réduire à l’absorption de savoirs sans saveur, sans sens…Ne sommes-nous pas en présence de “groupes”, de communautés, où l’enseignant a sans doute une longueur d’avance en terme de savoir et de connaissance, mais s’enrichit très souvent au contact de sensibilités différentes de son auditoire et d’expériences vécues, différentes de la sienne. Qui parle, qui écoute ? Qui détient la clef de la vérité ultime ? Plus très sûr finalement, tant l’exercice de l’enseignement recèle plus d’un échange, d’échanges aujourd’hui, plus que d’un déversement de règles, préceptes et théories immuables. “Celui qui sait, ne sait qu’à l’aube de son ignorance”. Par contraste donc, les méthodes d’aujourd’hui évoluent aussi et ne sont plus assises sur les mêmes rituels. Lorsqu’on a eu l’habitude d’avoir un auditoire inactif, discipliné et un sens unique de la passation de savoir, ça rend la vie trépidante, vivante et interactive. D’autres pourraient en avoir peur, voire ne pas saisir le changement qui s’effectue. Dommage, les jeunes ont tellement de choses à dire et pourraient engendrer un mouvement de création sans précédent. Les vrais débats et l’enrichissement mutuel, une autre idée de la motivation à apprendre, la soif de connaissance et surtout la méthode les empêchant de se bourrer le crâne en apprenant bêtement des tonnes de données. Je crois qu’il faut saisir cette formidable opportunité dans la construction même des séances, de l’espace de la classe et de l’aménagement des locaux d’enseignement. Une nouvelle manière de libérer la créativité en brisant les barrières de statut avec tout le respect nécessaire au bon déroulement de l’assimilation, contrôle et restitution du savoir. Des méthodes collaboratives faisant des ravages sur les plateformes sociales, nous avons donc des chances qu’elles fonctionnent très bien aussi ici. Encore faut-il leur donner la chance, y croire et faire en sorte d’imposer le changement aux instances plutôt conservatrices de l’éducation “nationale”. Impossible n’est pas Français, et surtout est un mot dépassé, dans justement le dépassement de soi que l’on apprend aux élèves, dès leur plus jeune âge.

La collaboration :

Nous sommes donc, comme qui dirait, à une nouvelle ère de collaboration, partage d’expériences, de connaissances, de situations et de points de vue. Une conversation permanente, représentant une meilleure assimilation du parcours de savoir, savoirs-faire et savoirs-être nécessaire à la formation d’un bon citoyen. Doit-on passer son temps à évaluer l’assimilation par des tests et examens ? Doit-on favoriser le plus possible les échanges autour d’expériences et de certaines connaissances, augmentant ainsi la mémorisation par la pratique plus que par le gavage ? Le e-learning n’est-il pas un bras armé plus efficace sur l’apprentissage pur de connaissances, là où l’enseignant plus un guide, un modérateur qui aiguille l’élève dans sa collecte de données et de concepts ? Celui qui complète par la mise en situation concrète des outils et données par des éclairages contemporains et des “cas” rencontrés. L’argument de l’expérience et de l’âge/seniorité fonctionne encore, mais s’illumine dès qu’il se complète par un partage bien dans son époque, avec des générations plus jeunes. Brain and storm sessions, seeding rooms, collective contests, speed pitch…autant de méthodes dérangeantes pour les réfractaires mais du sourcing pur de motivation pour les autres. L’heure serait donc à une ambiance transgénérationnelle, qui prendra le meilleur de chacun. Et par là même, équipera les classes et amphis du meilleur du numérique, de contenus interactifs, de comptes-rendus collaboratifs, de live-blogging. Et l’état d’esprit suivra par les résultats : une meilleure mémorisation, motivation et efficacité dans la dispense du savoir, histoire de créer un enseignement équilibré, libre et juste et de développer la diversité, source d’innovation.

Les mesures/résultats :

Il y a déjà maintes fois de larges réflexions sur l’aptitude à vraiment mesurer l’efficacité de l’enseignement et le niveau des élèves. Le bac lui-même, entre tricheries, fuites 2.0 et épreuves dépassées, constitue le meilleur exemple, où tant d’énergie est dépensée, dans un diplôme “socialement smart”, mais qui ne sert plus à grand chose : enseignement, mais pour quoi ? La finalité, c’est d’apprendre toute sa vie, mais surtout de trouver un emploi, valorisant et valorisable au long de sa “carrière”. Carrières en dents de scie et chaotiques, à court terme, qui ne permettent plus de s’insérer correctement…Je pense que l’une des plus grandes opportunités de l’éducation en mode collaboratif serait d’abolir les barrières de “genre et de classe”, au profit d’un corpus de connaissances qui évolue au toucher et à la pratique de tous types d’intervenant : professeurs, chercheurs, professionnels, industriels, inventeurs, commerçants, parents, théologiens, sociologuesEt le résultat c’est que finalement tout le monde apprend avec tout le monde, et que la peur de l’échec (ie en examen) s’estompe tant la connaissance se diffuse plus naturellement et de manière plus concrete et opérative.

Si les outils et la technologie restent ce qu’ils sont, ils nous forcent et nous poussent dans des logiques à réinventer, qui rend l’attrait de la connaissance encore plus intéressante. Et l’invention et le renouvellement restent le meilleur moyen de ne pas s’endormir, de rester compétitif et de captiver tout public. La passion et l’envie soutiennent toute la dynamique de changement incontestablement nécessaire au réveil du savoir. Inspirons nous des meilleures pratiques collaboratives, car elles redonnent du lien. Et du lien, nos sociétés en ont besoin en ce moment

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Elections : et qui s’occupe du temps de parole sur les réseaux sociaux ? 07/02/2012

Posted by evidencesx in économie, diversité, management, politique, social media, stratégie, web.
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Vieux pays, vieilles coutumes : au moment où la campagne présidentielle a démarré, avec quelques coups bas et un niveau plutôt « tiens prend ça » que « rassemblons-nous pour imaginer la France de demain », je me pose une question pourtant essentielle, dans le titre. On devrait pourtant se rappeler que Barack Obama a clairement battu J.M. Caîn avec l’aide massive des réseaux sociaux et une campagne viralisante efficace sur le web, avec sa plateforme de soutien et d’échange…que n’avait pas vue venir son concurrent.

Et pourtant…aujourd’hui nombre de responsables politiques, ministres, responsables de campagne ont créé leur compte sur twitter, qu’ils alimentent avec plus ou moins d’effervescence et de talent, créant un bruit de conversations impressionnant. Et puisque n’importe qui peut prendre la parole et du coup, « détourner » l’audience des medias dits classiques (presse, tv, radio) et s’y exprimer à foison, j’oserais dire, qu’il y a tout de même risque de « distorsion de concurrence », et lorsqu’on voit la réussite du plan ObamaOn devrait y faire plus attention. L’arène et les jeux politiques à la télévision font parfois rire, pleurer et en tous cas réagir, mais là sur twitter, il circule un flux important parallèle. Relayé ou pas. Sans compter Facebook, véritables espaces d’échanges et de promotion mal déguisée…

Je ne sais pas qui va gagner et effectivement à ce stade, peu importe mais comment ne pas tenir compte de ce flux d’influence énorme maintenant, qui peut faire des dégâts extrêmement importants, mais surtout aussi constitue un fer de lance sans précédent dans la « propagande » politique. Bruit mal ou pas comptabilisé dans l’effort de campagne imposé. Le CSA serait-il aveugle en évinçant ce réel dilemme, source de déséquilibre important de la « pluralité des programmes », dont il est pourtant comptable et responsable ?

Evidemment, on se demande tout de même si ce déséquilibre n’avantage pas certains plutôt que d’autres…C’est sûr, ce temps de parole « dérobé », « offline » et loin des lignes officielles n’étant pas comptabilisé, il est pernicieux mais surtout une arme de « construction massive », vis-à-vis des concurrents. Et évidemment profite, à ceux qui ont le plus de moyens et de ressources pour faire vivre et vibrer la machine sociale de la propagande…

Cette omerta me surprend un peu, surtout que ce n’est plus l’épaisseur du trait : avant de pouvoir réellement voter sur le web en masse, arrosé au passage par des publicités pour Renault, Saupiquet ou Knor, la force de frappe de tels dispositifs sont de ceux qui font et défont un pays, un dictateur ou élisent un président. C’est demain, heu non aujourd’hui

Lire aussi : http://www.presse-citron.net/elections-2012-comment-les-reseaux-sociaux-vont-influer-sur-notre-vote

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