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#Systematic15…tic toc 10 ans ! 30/05/2015

Posted by evidencesx in Uncategorized.
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C’est parti pour la convention nationale 2015, du pôle Systematic, toute particulière cette année : 10 ans déjà d’existence pour ce cluster IT, qui s’est bien développé dans les milieux d’ingénierie et les domaines technologiques.

Retour sur 10 ans donc d’expériences, de succès, d’innovation et un bilan plein d’espérance mais de constats malheureusement, reflétant les limites sociales de notre pays. Notre modèle bâti sur un contrat social plutôt bien fait, en subit aujourd’hui les limites : trop de castes, de structures rigides, de clientélisme (jusque dans les arcanes de l’Etat), une modernisation lente, comme si la slow innovation était un modèle acceptableVieille France dans une vieille Europe, bel organe bien plus mammouth que couguar, hélas. Le fil numérique et digital a bouleversé nos rapports entre humains, marques et objets. Les générations imposent leur résistance ou leur style mais le collectif est là pour fonctionner. Il reste nos vieilles institutions qui comprennent mal les enjeux et qui ne réforment pas suffisamment, au profit de rustines inefficaces sur le moyen terme. Le temps politique est trop court et sert les urnes mais pas le pays, ni l’Europe. Trop de réformes inutiles et peu comprises, l’éducation recule et les savoirs de base sont en faillite. Ecole, entreprise, institutions. Trop d’incohérences, incapacité chronique à engager les efforts importants de ré-allocation des moyens (ie budget de l’Etat) et d’appréhender les enjeux stratégiques du pays. Faut-il vendre encore plus d’engins de mort (ie Rafales) pour se satisfaire de notre balance commerciale ? De notre ingénierie made in France ?

Redonner du sens le « on purpose » anglosaxon, et l’open innovation. De vraies pistes pour booster et provoquer l’écosystème d’innovation collaborative. Vitesse, collaboratif et audience sont des clefs d’accélération du changement. Espérons qu’il soit profitable, juste et partagé « pour un monde meilleur » (OECD claim). Et cette collaboration entre cluster, pôles et entités professionnelles (PME, groupes, chercheurs, écoles, collectivités et institutions publiques) doit réduire leurs différences et faire en sorte de mieux travailler ensemble. Les alliances dites « chasse en meute » seraient plus efficaces pour faire masse aux conglomérats étrangers

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L’offre décuplée de cette ouverture collaborative, où les logiciels et applications libres fleurissent depuis des années, va également poser des problèmes drastiques de sécurité et de surveillance. Les fables et anticipations passées (1984, big brother, le panopticon, le prédictif…) prennent vie pour le meilleur et pour le pire et sont déjà là. Mais dans les entreprises, on se plaint facilement même si l’on génère en interne des comportements de sécurité aussi peu précautionneux que les applicatifs de loisir à la maison…Il faut en effet gérer la frustration et le plaisir, doux équilibre entre sécurité, confort d’utilisation, ouverture et interfaçage smart. Et pour éviter un jeu à somme nulle (#RIP JohnNash), cela doit devenir au global un #jeuàsommepositive où tous les acteurs sortent grandis et enrichis.

Un exemple de sujet abordé ici, avec la continuité d’une exposition de startups, proposant des solutions technologiques d’avenir. Un pôle extrêmement pertinent dont le travail a suscité de nombreuses félicitations et une dynamique collaborative entre les acteurs économiques du pays, bien au delà de nos frontières.

#systematic15

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Le business en 2012 : décryptage… 07/02/2012

Posted by evidencesx in économie, business development, management, stratégie.
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Bien, c’est déjà démarré et avant la fin du monde prévue le 21 décembre, rien ne nous coûte de regarder un peu le paysage en ce début d’année et les tendances qui vont se greffer ou se poursuivre sur le monde du business. En substance des phénomènes déjà constatés, en démarrage ou proches, qui vont probablement modifier notre manière de faire des affaires. Regardons plutôt…

1) KIS : « Keep It Simple » ; nouveau ? Non. Mais un rappel utile lorsqu’on lance une offre, un produit, un service. Assez des features compliquées, qui ne servent qu’à très peu de clients et qui surtout encombrent catalogues, cerveaux des hotlineurs et rayons des supermarchés…pour rien. Cap sur l’utilisabilité, la simplicité, plus que jamais. L’iPhone,c ‘est une bête de concours, mais tellement simple à utiliser…

2) low cost : le temps est révolu où l’on faisait la fine bouche sur des produits ou services dits « dégradés ». D’abord parce qu’ils ne le sont plus (regardez ce que vend Free mobile et à quel prix…), ensuite parce qu’ils sont tendance : si l’on se réferre au point 1, ils sont souvent plus simples et ont supprimé le superflu. Enfin, la période de crise sur le pouvoir d’achat nous y conduit de toute façon…Fly, Ryanair, Tati, Kiabi, Ada, ED, Lidl…Autant de réussites et compagnons désormais de notre quotidien. Qui s’en plaint ? Certainement pas vos finances…Et c’est une tendance qui pourrait ravir les entreprises dans leurs achats et faire baisser les charges de fonctionnement.

3) la mobilité : « mobile c’est être vivant ». Et tout est mobile aujourd’hui : la vie, l’esprit, le boulot. Mais aussi les marges, les clients, les emplois. Et de fait, les applications fleurissent pour nous simplifier la vie, mais aussi pour nous rendre encore plus « addict » et traçables. On nous promet du « SoLoMo » (Social Local Mobile) et du « HyLoMo » (Hyper Local Mobile), de quoi cibler encore plus nos comportements pour mieux nous satisfaire. Ou nous tracker. A nous de bien faire la différence, mais en tous un formidable levier de business, là où les plateformes se stabilisent autour de deux acteurs : iOS (Apple) et Androîd (Google).

4) ciblage et hyper-ciblage : mon avis, encore un faux nez, éternel serpent de mer, mais on en reparle…Le mieux, c’est de demander ce que souhaite le client, depuis le temps qu’on écrit dessus, il serait temps pour les marques de mettre en pratique, réellement cette promesse. le « social commerce » et ses recommandations par le client vont prendre une ampleur et faire encore plus de bruit.

5) le développement durable : « tant que « dure » la possibilité d’en parler et qu’il reste du temps pour le faire ». Encore un sujet qui en temps de crise, passe en dernier lieu…Et pourtant, ce secteur est en forte croissance et nécessite de s’y atteler, malgré le fait que les effets se feront sentir vraiment, plus tard. Commençons déjà par restaurer un peu de dignité dans le travail (égalité, diversité, climat et confiance), ce serait déjà ça, histoire de faire du business sereinement et de capitaliser sur les forces vives : les salariés. Et bien souvent sur ce sujet large, on ne parle que du papier recyclage et des énergies vertes…Ben non, ce n’est pas que ça, le développement durable.

6) assez de consommer pour consommer : mieux vs plus. Fini l’assaut des caddies dans les hypermarchés, retour au local encore ici, avec le petit commerce de proximité, aimable, humain et ouvert tout le temps. Histoire de bien comprendre ce que l’on achète au plus juste et d’éviter le sur-stockage et les dépenses inutiles. L’adaptabilité des business models est important surtout sur des quantités qui se morcellent et qui tiennent compte de brusques changements de volumes.

7) dans la même tendance…la « détention » c’est dépassé. Louer c’est mieux et c’est écologique. Velib, Autolib, « CopineLib », outillage…bon en fait consommons raisonné, surtout lorsqu’on immobilise les choses pour rien sinon encombrer. Les offres de sharing (covoiturage, échanges de services, de connaissances…) ont fleuri en 2011 et vont se poursuivre en 2012, avec la technologie mobile, permettant de trouver en mobilité, des offres instantanées.

8) dans les années 60, on avait un job pour la vie. En 80, on pouvait compter sur 3 ou 4 entreprises dans sa vie. Maintenant on a 3 ou 4 jobs en même temps. C’est ça la génération Y, qui en face du chômage préfère morceler le travail en de multiples expériences, zappant de l’une à l’autre. Ou des « étupreneurs », qui pendant leurs études fondent une startup et sont à la retraite, avant d’être diplômé (!). Le temps passe vite et l’aménagement du temps de travail rendu possible par l’ubiquité des moyens et de l’économie de services tend vers une attitude opportuniste et volontaire : il faut bien prendre ça en compte dans les comportements des « nouveaux » employés…

9) participez ! plus que jamais puisqu’on a sollicité les cibles et donné les « outils » pour le faire, le culot serait de ne pas les écouter : les gammes de produits doivent désormais se construire du client vers les compétences de l’entreprise et non plus venant des simples capacités de production. Films, musique, logos, pubs, scénarios de livres, vous aurez le choix et surtout des participants : vos fans. Alors excitez les et « likez-les », vous serez comblés (et riches ?).

10) le sur-mesure : chaussures uniques et personnalisables en ligne, M&Ms à votre image, gâteau imprimés perso…nous ne manquons pas d’idées mais surtout d’imagination lorsqu’il s’agit de surprendre le client. Osons le « surdelivering », la surprise et le don d’emblée. Celui qui parle à l’émotion, au coeur et surtout à UN individu. Un des effets du point 4 ci-dessus, mais bien réel avec des effets importants sur la fidélisation.

11) l’achat groupé : bof. Là, je sèche. D’autant que toutes les tentatives à ce jour, sont restées quand même ou avortées, ou trop tôt sur le marché. Y préférer l’achat recommandé, et la multitude de plateformes de recommandation sociale autour de la consommation. Le temps d’atteindre les volumes et les engagements, pour peser dans des négociations fournisseurs, votre besoin/envie aura disparu…Les modèles proposés par Groupon et autres, y compris le dernier sur la restauration, ne correspondent pas à des achats fermes, mais plutôt à du couponing massif sur le web, en n’engagent en rien le consommateur. L’espérance de gain du professionnel, reste comme ce business, virtuel et non ferme…

12) la solidarité et le besoin de lien : prochaine étape, les plateformes collaboratives en entreprise (2.0). Après avoir été taxé de « perte de temps » et de menace sur la productivité, les entreprises prennent très au sérieux le besoin de lien et d’expression, modèle de l’innovation collaborative et des boîtes à idées d’autrefois. Il est temps de partager l’information de manière plus transversale et de la rendre commentable comme une matière mouvante et non déterminée. Des initiatives intéressantes commencent à s’organiser autour de conférences et de débats, avec des cas d’entreprises réelles. La construction d’ensemble n’en sera que plus cohérente et pertinente. Mais ça n’empêche pas de fixer des délais et deadlines…La liberté a des limites qui conditionnent l’existence même d’une entreprise, dans sa capacité à délivrer et à faire du profit…non mais.

13) le troc : grande tendance, tout s’échange. Le temps, l’expertise, l’information, les biens et services…l’occasion a la côte et les circuits de seconde main florissent. A travers des ventes privées, du déstockage…la chasse au économies, dans notre monde civilisé et « riche » (?). Mais à l’autre bout de la planète, il s’agit juste de bon sens. On se rend service, tout simplement et on essaie d’équilibrer le service par un troc de proximité. Pas la peine même de frapper monnaie, à quoi ça sert d’avoir une unité monétaire ? Lorsque la parité garantit à toutes les parties une juste compensation en bien-être, service ou produit…le troc est réussi et profitable. Le plus dur finalement sera d’échanger votre belle-mère…

14) le gratuit : oui ben y’a quand même quelqu’un qui paye, non ? ça rejoint le low cost (cf 2), mais ça attire. Forcément, la crise ça tend un peu les ressources disponibles…Et les modèles récents du web, commencent quasi toujours par du gratuit (free) puis du payant (mium), ça donne « freemium ». Un modèle d’abord souple, opportuniste et adaptable : on peut bouger la frontière de l’un à l’autre, voir supprimer l’une des deux composantes…Mais ce n’est pas la seule façon de faire du business, même si beaucoup se réfugient derrière ce modèle, par tendance, sécurité ou flemme. Rappelez-vous l’adage : « ce qui est gratuit, ne vaut rien ». Mais parfois on a quand même besoin de rien…

15) la quête de sens : oui je sais beaucoup vont zapper ce point (c’est dur d’arriver à la fin de ce post sans s’endormir !), mais il est pourtant essentiel. Toutes les démarches à court terme entraînent les réactions trop connues des entreprises actuelles : pas cher, interim, tests, échantillons, stages…Tout est consommé, consumé même, à court terme, comme si on ne savait plus imaginer ou parier sur l’avenir. Pourtant les joueurs de Poker fleurissent aujourd’hui. Mais effectivement toute captation de bonheur immédiat sans perspective, ou de profit court sans développement à long terme, avec un objectif de vie, de développement, du sens quoi, me semble bien moins efficace et intéressant. Un business c’est toujours une histoire humaine, des procédés, des idées, une réussite ou un échec, bref ça vit fort ! De quoi épanouir pour qui veut s’y passionner, une équipe complète. La passion, c’est bien souvent ce qui manque soit dans une aventure, soit dans une équipe, soit dans une proposition de valeur : des marques lisses sans personnalité, des produits « me-too » réchauffés, des arnaques déguisées…oubliez tout ça, le masque est tombé : le consommateur veut du sens, même sur des produits basiques : de l’équitable, du juste et une promesse vraie. De la confiance, de la proximité, de l’écoute. Eloigné du business impersonnel et les tentations du « mass market »

Bon, vous ne direz plus que vous ne saviez pas : le business « x.0 », ça existe aussi, c’est plus que des outils, une vraie philosophie qui entraîne tous les rouages des entreprises. En route pour un renouveau « win-win » et une manière de travailler plus épanouissante…

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L’Entrepreneur est-il un bon développeur ? 09/05/2011

Posted by evidencesx in économie, business development, développement commercial, entrepreneuriat, management, stratégie.
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Question en effet cruciale, au moment de lancer une startup, tout va très vite : l’envie, les rêves, la passion (capital !). en général, parti d’une invention (plus ou moins géniale…), issu d’une innovation (technologique, économique ou sociale), une équipe (parfois une seule personne !) et c’est parti : idée, présentation, prototype, business plan, réseau d’amis et outils sociaux pour faire le buzz et peaufiner l’idée. Et c’est là que les problèmes commencent à pointer leur nez :

  • la vision est-elle de matière à durer, grossir et intéresser un marché potentiel suffisamment important ?
  • l’idée ne nait-elle pas sur un marché mort-né, trop petit, encombré…?
  • quels partenaires pour quel usage, dans la jungle et le rush du démarrage ?
  • combien de cash disponible et pour combien de temps, eu égard aux prévisions du BP, toujours trop optimistes (la passion est un outil formidable, mais l’amour ne rend-il pas là aussi aveugle ?) ?
  • combien de temps avant la duplication, copie, entrée de nouveaux compétiteurs, meilleurs et moins chers ?
  • et surtout quand surgira le seuil d’incompétence, et comment repérer celui-ci ?
Toutes ces questions, posées et réfléchies à fond avant la création, décourageraient probablement un certain nombre d’entre eux…Et c’est dommage. « la création vient de l’impulsion et de la passion, parfois dans la douleur, l’ombre et l’oubli » pour un défi à relever : grandir, apprendre, échouer, changer le monde, changer son monde, manager…Tout le monde y trouve son compte.
Mais vient ensuite le temps du développement, pour ceux qui auront passé le seuil de leur rue et réussi à convaincre : amis, partenaires, marchés, journalistes, angels, investisseurs…heu clients ? Et il serait malhonnête de déclarer « l’universalité et la multi-compétences chez tout entrepreneur ». Lorsque l’idée prend et décolle (et parfois extrêmement rapidement), il faut penser à plus grand, beaucoup plus grand…de toute façon les investisseurs qui vous ont fait confiance y pensent pour vous et vous y forcent quelque part…
Il fut un temps où, très rapidement les investisseurs évinçaient (avec  de bonnes indemnités) les fondateurs qu’ils jugeaient sous-dimensionnés par rapport à leur ambitions et la folie des gains en jeu. En effet créer c’est une chose, développer, gérer et faire grandir c’en est une autre. On est souvent tenté ensuite de faire rentrer au management des expériences de tous types : même secteur, produit, managers de réseau, de distribution, cadres de la concurrence, etc. Et c’est logique : après la furie du démarrage, la construction durable d’un succès n’est plus la même chose. Les organisations humaines font qu’à plus de deux personnes, ça se complique…!
Le management, la science du « travail ensemble » nécessite de l’expérience, du vécu et les situations relationnelles de la vie. Il n’est pas toujours évident pour un jeune créateur de se comporter en manager et de disposer du tact et de l’emphase indispensable…L’inverse n’est d’ailleurs pas vrai : un jeune créateur a parfois tout le charisme nécessaire pour réussir et faire réussir une équipe. Même si ce n’est pas l’homme ou la femme-orchestre, un entrepreneur doit savoir bien s’entourer pour transformer son « essai » et développer son fonds de commerce…
C’est d’ailleurs plutôt une tendance visant à conserver les créateurs d’origine  que l’on voit se profiler aujourd’hui. Les Mark Zuckerberg, Sean Parker, Andrew Mason et même Larry Page et Sergey Brin semblent bien ancrés aux commandes de leurs empires, bien décidés. Et pourtant ils n’étaient pas forcément préparés à manager et conduire des équipes gigantesques au sein de leur multinationales et à gérer des reporting complexes pour les investisseurs avides, rivés sur la bottom-line. Mais ils représentent le principal carburant, l’identité, le style et le rythme de ces réussites incontestables et s’accrochent à leur rôle de créateur de rêve et de…valeur. Cette tendance illustre qu’une fois confié des fonds aux créateurs d’origine, ceux-ci sont parfaitement libérés des soucis quotidiens de « cash management » (enfin presque), et peuvent donner libre cours à leur art, et surtout à l’art collectif de l’entreprise plutôt qu’au projet d’une seule personne.
Tout investisseur qui se respecte fait un cadeau inestimable lorsqu’il fait confiance à un de ces jeunes créateurs : les libérer pour qu’ils excellent dans leur art…créer. Mais tout ceci n’empêche pas de bien s’entourer, pour garantir le partage des risques, mais surtout de faire grandir l’édifice commun et accessoirement les montants engagés. Une équipe pertinent, que j’estime autour de :
  • les créateurs
  • les investisseurs : proches, angels, fonds, banques
  • des conseillers surtout hors de l’entreprise (et pas les conjoints trop consensuels !) ; en fait de bons « amis », qui n’ont aucun enjeu dans la startup
  • des mentors : modèles, icones et idéaux, auxquels les créateurs pourront se confronter et se mesurer : générant la frustration mais aussi l’admiration…
  • des chercheurs, théoriciens, enseignants : juste pour se dire qu’il y a des modèles, mais qu’ils servent juste pour développer l’appétit d’apprentissage qui ne doit jamais quitter les créateurs
  • de l’expérience, à travers des seniors qui donnent la méthode, gagnent du temps et assoient la stratégie de déploiement
  • du jeune, du jeune, du jeune : pour l’énergie, l’innocence et l’errance du démarrage. Avec l’illusion que tout est possible, les échecs et écueils et les découvertes inespérées
  • du réseau, du réseau, du réseau car aujourd’hui toute création fait parti d’un éco-système, qui profite, grandit et s’inspire de chaque création. Il faut donc partager et mettre à profit les réussites des uns, pour qu’elles servent aux autres, comme un miroir-test permanent, qui rend compte du cap de l’entreprise

Vous imaginez un peu l’alchimie de tout ça, un vrai explosif créatif collaboratif, du partage, du respect. L’entreprenariat, un orchestre, une partition et un objectif où tout le monde joue au diapason, sans oublier que tout le monde a un rôle et que les compétences s’acquièrent ensemble, au contact de peurs, errances, erreurs et aussi expériences. C’est là où nous touchons aux limites de cette expérience, où bien souvent elle fait défaut à ces jeunes créateurs, qui sans manquer d’envie et de passion, manquent d’encadrement.

Vous l’avez compris, le sujet n’est pas tellement de dépouiller ou pas les jeunes créations de leurs créateurs, mais d’être sûr, qu’ils profitent bien tous d’un éco-système, en place, disponible et productif, qui s’auto-alimente : les réussites d’hier doivent s’investir dans les jeunes pousses, pour que ne s’arrête pas le processus d’innovation et l’envie d’entreprendre. Et il ne s’agit pas uniquement de subventions diverses et variées, mais de bonne volonté…