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Paiement sur mobile : ça s’organise… 06/06/2011

Posted by evidencesx in économie, business development, développement commercial, digital, m-business, marketing mobile, mobile, stratégie, technologie.
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Les solutions de paiement dématérialisées de type Paypal ont depuis longtemps donné lieu à des déclinaisons sur le mobile, tant il est essentiel dans le marketing « d’impulsion » de demain. Notre capacité à tout faire en mobilité n’a pas échappé aux grands de l’e-commerce et aux nouveaux entrants. Apple et Itunes ont été très longtemps pionnier, y compris en France, en obligeant à capturer une carte bancaire pour ouvrir un compte. C’est ce défi qui devra être relevé par des Facebook, Google et autres Microsoft pour faire décoller la valorisation de leurs membres. Car un membre « actif » qui publie, partage, s’exprime, ça vaut cher, mais un membre actif qui peut consommer en un clic…n’en parlons pas. Amazon et son mode de commande « one-click » le savent bien…

Mais surtout, elles constituent un énorme défi, bien au delà de la technique : elles vont permettre de rassembler et de réduire de manière considérable la fracture « numérique » et sociale, que constitue l’accès à l’information et la « banquérisation » des plus pauvres. Dans les pays émergents (Inde, Chine rurale, Afrique, Amérique du sud…), les populations isolées sont le défi du prochain siècle, dans leur capacité à rejoindre le marché de masse de la consommation : être capable de vendre sa production, de se renseigner sur les meilleurs cours, la météo, etc sont des enjeux capitaux. Or, les réseaux filaires ou web n’accéderont probablement jamais à ces contrées éloignées et le modèle dominant est bien entendu, le téléphone mobile et les débits de plus en plus puissants. N’importe quel village/fermier en Inde possède aujourd’hui un mobile, lui permettant d’être rélié à un système d’information et d’échange monétaire, sans cash. CK. Prahalad l’a parfaitement décrit dans son livre « The fortune at the bottom of the pyramid » avec le concept si désormais célèbre de BOP.

Après Square (lancé par les fondateurs de Twitter, mais disponible uniquement aux USA pour le moment), Google vient ainsi de lancer son « Google Wallet » sur New York et San Francisco. Une nouvelle de taille pour plusieurs raisons : Google géant de la donnée et du search, sait ce que le consommateur fait et où, et s’est allié avec des acteurs comme Mastercard et Citibank, Ingenico et Sprint comme opérateur. Google va également subventionner les équipements pour les commerçants (un détail pour le géant du web, de s’allier également le retail, en stratégie « click and mortar »…). Il sait également où vous êtes grâce à Google Maps et saura donc vous pousser du couponing habile…le consommateur n’aura plus qu’à cliquer pour…consommer. C’était sans compter sur Paypal, qui a réagi violemment en portant plainte contre Google, pour vols de secrets commerciaux et justement, sa stratégie « points de vente ». Un sujet qui s’annonce chaud entre les acteurs qui souhaitent maîtriser le nerf de la guerre : le paiement. Et c’est Visa, concurrent mondial de Mastercard, qui lance son propre système NFC, maintenant…prévu à l’automne aux USA et Canada. En France, c’est cityzi qui a été testé notamment avec 11 banques, à Nice…Nous sommes bel et bien dans une nouvelle ère du mobile, le mobile local « MoLo » (comme l’explique Jeff Jarvis ici), ou cet article rédigé précédemment…sur le changement de comportement des consommateurs mobiles.

En illustration le marché du paiement par mobiles, tel qu’anticipé par Arthur D. Little :

Tous les téléphones équipés de la technologie NFC, permettront d’utiliser ce service, y compris les téléphones qui ne seront pas sous Androîd. Il faudra télécharger l’application « Google Wallet » sur l’appstore Androïd » et y enregistrer ses coordonnées bancaires. Ensuite, au passage en caisse, chez le commerçant équipé du terminal en question, il sera proposé au client de taper un code confidentiel sur son mobile pour valider la transaction. Alors malheur aux compulsifs du shopping, les scruteurs technologiques vont vous rendre encore plus facile la vie de consommateur, au grand damn de votre banquier…

De l’oxygène pour le management… 02/05/2011

Posted by evidencesx in économie, management.
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Google a lancé un projet baptisé « Project Oxygen« , visant à améliorer le management chez Google en étudiant tous les entretiens d’évaluation menés dans la compagnie. Les études ont rapproché les termes, les évaluations, les reproches et les corrélations entre les expressions employées et le niveau de performance. Cette analyse poussée a donné lieu ensuite à 8 directives, qui semblent logiques et nécessaires au bon déroulement d’un accompagnement de management :

  • être un bon coach
  • déléguer et ne pas donner dans le micro-management
  • s’intéresser aux réussites et au bien-être personnel de l’équipe
  • ne pas avoir d’état d’âme : être productif et viser les résultats
  • soigner la communication et savoir écouter son équipe
  • aider les employés dans leur développement de carrière
  • avoir une vision et une stratégie claires pour l’équipe
  • disposer des compétences techniques clés pour conseiller l’équipe
Quand on y regarde de plus près et après avoir considéré ces assertions comme stables et fiables, ce qui ressort le plus dans l’exercice du management est la capacité d’écoute, l’humeur égale et surtout l’empathie visant à comprendre et guider, à travers des entretiens personnalisés et tournés vers…l’employé et non vers les objectifs du manageur. Ce projet permet également de s’attarder sur les raisons cruciales du départ d’un employé, qui peuvent être concentrées sur 3 principales : pas concerné par le destin de l’entreprise ou travail non valorisé, pas apprécié/n’apprécie pas ses collègues et a un supérieur incompétent…Mais l’effet inverse est vrai heureusement : les meilleurs manageurs enregistrent les meilleures performances d’équipe également
10.000 observations ont été effectuées sur une centaine de variables débouchant sur 400 pages de notes et recommandations, synthétisées en un ensemble destiné à être intégré dans tous les programmes de formation du groupe. Les formations depuis, intégrant les résultats de cette étude, ont permis d’améliorer de manière significative, les comportements et rendements de 75% des cadres les moins performants. Ecoute, centré sur les objectifs partagés, explications plus claires et moins techniques, etc constituent des angles de discours plus constructifs et des outils de formation et de motivation plus efficaces.
Et le bon sens l’emporte souvent, également dans une compagnie relativement récente et centrée sur la « nouvelle économie » : prendre du temps et faire preuve de cohérence…sont aussi efficaces que n’importe quel guide, livre ou séminaire de management. Encore faut-il le vouloir…
Dossier news, issu du NYT, Adam Bryant.

Présentation Google Books 11/12/2009

Posted by evidencesx in économie, développement commercial, digital, distribution, e-business, numérique, stratégie.
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J’ai été invité à une présentation du programme partenaires de Google Books, par Philippe Colombet, en charge de ce projet pour la France. Salle quasi comble, avec de nombreux éditeurs (souvent modestes d’ailleurs…), des personnes du Ministère de la Culture, et d’autres acteurs. Deux témoignages probant d’un partenariat démarré avec Google : Michelin (activité éditeur, guides, cartes) et Karthala, éditeur thématique indépendant.

L’utilisation du programme de Google a clairement montré son efficacité pour ces acteurs, qui y voient un progrès notable et une plateforme pratique, pour migrer vers le numérique (en s’affranchissant au passage des standards des devices et des batailles en cours entre Amazon/Kindle, Sony, Cybook…). Ils ont d’ailleurs intégré dans leurs sites, l’API, permettant de feuilleter leurs ouvrages en ligne sur GB (une API dont on dit qu’elle améliore substantiellement l’impact sur les ventes…eh oui un livre ça se feuillette avant de l’acheter, surtout lorsqu’on flâne en ligne…).

Quelques chiffres rapides sur le programmes partenaires :

  • 2 millions de comptes partenaires (!)
  • 70 noms de domaine
  • 40 pays représentés
  • 30.000 éditeurs représentés

Ce levier de la stratégie de Google sur les livres est le plus avancé, le second sur le projet Bibliothèque fait couler beaucoup d’encre en France et agite les milieux culturels et politiques. La 3ème partie du programme de Google, Google Edition (plateforme d’accès payant), sortira au 2ème trimestre 2010, et a fait l’objet de quelques slides, pour résumer les attentes stratégiques. Force est de constater que le SNE et la plupart des éditeurs importants en France tournent le dos pour le moment à de telles innovation, se réfugiant derrière la sacro-sainte « exception culturelle Française » et les régimes protégés de la profession (TVA et loi Lang notamment). L’attitude de protection, si elle naturelle si tant est qu’on considère qu’il y a « attaque », est un peu démesurée, au regard, au contraire des opportunités que le numérique représente pour les maisons d’édition : baisse des coûts de production, audiences mondiales, révision et interactivité produits, conservation et techno web (hyperliens), nouveaux métiers des libraires « numériques »…et j’en passe. C’est un peu comme les nostalgiques du 33T ou de la K7 audio, pourquoi alors refuser l’évolution numérique en soit, qui pour les produits « livres » est plutôt une bonne chose ? les éditeurs refusent-ils aujourd’hui d’être mis en scène dans les vitrines de la Fnac ou d’Amazon, pourquoi refuseraient-ils les vitrines du N°1 de l’audience potentielle, comme plateforme de service ?

Si l’on s’affranchit de ces éléments, il reste aujourd’hui un problème crucial à résoudre (ie qui a fait tremblé toute l’industrie du numérique avant (musique, games, vidéos, films…) : le piratage. Et c’est là à mon sens que Google devrait fournir une réponse « service packagé organisé » : un éditeur ne doit pas se préoccuper des formats et des différentes classes de DRM, surtout qu’aujourd’hui, la bataille des standards de devices n’est pas gagnée (plus haut). Il lui faut garantir à un auteur, l’intégrité, la rémunération juste et la sécurité de l’exploitation de ces droits, et maximiser sa visibilité auprès de l’audience potentielle. Et ce problème de sécurité, de formats de DRM n’est pas résolu, et semble exciter quelque peu la méfiance par rapport au numérique dans son ensemble. C’est le point crucial à mon sens qui reste à résoudre pour que le marché décolle (en tous cas du point de vue de l’offre…car le marché et l’envie du public pour la version numérique des livres restent à confirmer et à affiner par segment, un autre gros chantier. Rappelons-nous les débuts des DVD ou faute de titres disponibles, les lecteurs ne se vendaient pas…).

En tous cas, Google nous montre une fois de plus ses talents dans le service d’agrégation, sobre, précis et efficace, mettant la technologie au service de l’innovation clients (j’aime bien moi, ça…). A suivre l’évolution donc du programme partenaires, le programme Bibliothèque et la plateforme de commercialisation, en 2010, avec des idées surement pour aider le métier de libraire, à évoluer également vers le numérique…

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