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Il était temps : l’organisation du web s’organise…la curation ou « édition » du web, du contenu vers la mise en scène… 08/02/2011

Posted by evidencesx in économie, développement durable, e-tech, innovation, numérique, technologie, web.
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Conférence pertinente le 7 février, dans le cadre de la socialmediaweek, sur l’avenir du web et sa capacité à organiser les contenus et pages selon des goûts individuels : la web curation. Proposée par la région IdF, Scoop.it, Pearltrees et RWW France, elle réunit acteurs, penseurs et journalistes du web pour débattre de l’intérêt et de l’actualité de ce sujet hype.
Aujourd’hui le web est devenu un monde ultradense de données de qualité et d’importance inégales, dans lequel il devient difficile de trouver la bonne information. En résumé, il est de plus en plus compliqué de différencier les informations importantes, des futiles, des vraies ou de la désinformation (hoax). Il semblait important d’imaginer, comme pour les livres, des bibliothèques et leur index, permettant de naviguer et de classer rapidement ses informations. Un nouveau concept est né : la curation.
Ce mot, importé brutalement de l’anglais, et que l’on pourrait plus joliment traduire par « Edition du Web », décrit ce qu’on pourrait comparer au travail d’un conservateur (de musée) : la sélection et la présentation d’informations numériques (texte, photos, vidéos, twitts, etc.) en fonction d’un thème, mais surtout faîtes par tout utilisateur passionné, frappé d’intérêt, pour tout le monde. Un travail subjectif et personnel, permettant d’organiser le contenu pour le consommer et le diffuser plus intuitivement. En fait, une page de résultats de search, c’est de la curation…dirigée par l’argent (keywords et ads) et le ranking (pagerank).
Quel intérêt me direz-vous ?
– Organiser tous les sites que vous aimez pour les retrouver facilement.
– Proposer un point de vue sur un sujet grâce à une compilation de pages.
– Partager votre univers, vos goûts, vos centres d’intérêt avec un réseau et potentiellement, le reste du monde.
– Ou plus spécifiquement, compiler une sélection de pages pour faire une étude comparative avant un achat, rassembler les informations, interviews et productions, des artistes participant à une soirée ou une exposition, préparer un circuit de shopping…
Plusieurs sites de curation ont vu le jour récemment, et les études suggèrent que la tendance devrait se développer.
Le Web étant désormais une plateforme participative et communautaire, vous êtes probablement déjà tous des éditeurs du Web (ou curators) : avec un simple marque-pages ou Delicious, vous avez stocké des pages, liens et autres contenus, parce qu’ils vous intéressent.
Les sites de curation qui ont vu le jour (pealtrees.com, scoop.it, curated.by, storify.com) ont leurs spécificités.

La conférence est organisée dans les locaux du conseil général d’IdF (Hémicycle Paris 7ème) et est séquencée autour de deux tables rondes et d’un point de vue sociologique :

  • « Histoire du modèle individu-contenu : de la recommandation à la curation ? » – par Dominique Cardon, Sociologue Chercheur au laboratoire des usages de France Telecom R&D et à l’EHESS, avec quelques réflexions actuelles sur le web :
    • l’individu, la starisation de la personne par les contenus (like, link, RT…)
    • le meilleur moteur aujourd’hui de search : le social (réseaux de connaissances, d’information et de mise en relation)
    • la méfiance  relevée pour les marques et les institutions exacerbe le déchainement en ligne d’opinions et d’avis (pas toujours favorables)
    • les mouvements de fonds entre journalistes (et experts : documentalistes) et blogueurs : process inverses (le web communautaire publie et trie ensuite : nécessité de « curation » et d’organisation du web) ; les journalistes et documentalistes bâtissent eux sur le sourcing et la vérification, avant la publication…
  • Panel : « La curation bouleverse-t-elle l’information ? » avec :

  • Panel : « Qui sont les curators ? » avec :

Ces deux jeux d’expression sont le théatre de plusieurs questions intéressantes :

  • la curation, un nouveau terme pour de l’existant ?
  • la nécessité d’indexation différente du search, pour tout le monde et par tout le monde : modération et fiabilité ?
  • les modèles de collaboration qui fonctionnent : wikipedia, wikileaks (!), innovation…un vrai goût d’expression dans les réseaux sociaux
  • la curation : mode individuel, d’experts, d’avis et donc subjectif forcément ; comme la presse ?
  • la mise en avant du web par le contenu et non plus par l’individu : mais quand même réalisée par des individus à la base…
  • la nécessité d’organiser c’est sûr mais de stocker et d’archiver pour rendre efficace l’action et l’usage : le wall de Facebook c’est de la curation, la timeline de twitter aussi…Mais quid de retrouver facilement sur un thème, un sujet, les informations ?
  • la curation donc un vrai « métier », une fonction sur la chaîne de valeur, entre éditeur, metteur en scène, créateur, mais aussi la tentation au repiquage est forte…
  • enfin les applications BtoB, devraient être aussi intéressantes, un nouveau métier après community manager, pour gérer l’archivage de contenus connexes au métier d’une entreprise, plutôt que la réputation d’une marque

Neuf ou vieux peu importe, si il y a un sujet et un (des) usage(s), les plateformes devraient émerger de manière significative autour des producteurs de contenus digitaux…et au vu du raz de marée du numérique sur tous les métiers de contenus, la nouvelle bibliothèque mondiale du web, doit s’équiper de nouveaux « gatekeepers », pour en garantir les étagères…

 

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Mobile : projections 2012 20/11/2010

Posted by evidencesx in économie, développement commercial, digital, distribution, e-business, m-business, marketing mobile, mobile, numérique, stratégie, technologie, web.
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Excellent point de rencontre organisé par HEC Exed le 18/11 à Paris Champerret, sur le marché des contenus mobile à l’horizon 2012. Merci à Thomas, qui nous a concocté cette sympathique conférence (CR étude Precepta/Xerfi).

Véritable phénomène mondial, le mobile qui servait autrefois (il y a encore peu…) à téléphoner…sert aujourd’hui de plateforme dominante, miroir de tous les espoirs :

  • des fabricants de terminaux mobile, qui voient leurs vente exploser sous l’effet des réseaux de diffusion de plus en plus puissants et du marché des applications mobiles, avec Iphone et Itunes en tête…
  • des opérateurs mobile, qui luttent pour garder la main sur la distribution et le client (l’abonne quoi…) et pour lesquels l’objet mobile est un élément de conquête extrêmement fort
  • des développeurs (ex. web), convertis aux formats mobile qui marchent (Android, Apple…), après les échecs cuisants du Wap et autres Imode
  • enfin des éditeurs, qui déclinent leurs contenus (films, jeux, livres, articles, videos…), tentant de récupérer ici, l’audience morcelée ayant déserté les écrans de télé, et quelque part le web traditionnel (portails d’info)

Quelques chiffres circulent, pour donner la dimension (encore modeste) de ce secteur prometteur et en forte croissance, mais encore relativement peu développé, pour plusieurs raisons :

  • l’incertitude sur les standards techniques : middleware, OS,…même si les acteurs comme Apple et Google (Android), font une percée importante
  • le manque d’un modèle économique viable sur la publicité : on a vu des offres mobile offrir l’abonnement si l’on acceptait d’écouter des pubs…un peu flop. Quant aux bannières et aux sites adhoc, là encore la transposition des modèles web reste hasardeuse : bannières trop petites, sites à re-développer…
  • la rapidité d’évolution des standards, applications et usages, qui déterminent le panorama des mobiles et fonctions à créer, ainsi que les partis-pris technologiques qui comportent leur part de risque
  • le choix stratégique sur l’échelon de valeur choisi : le contenant ? le contenu ? la diffusion ? le réseau ? les services à l’acte ou à l’abonnement ?…

En 2010, on relève un marché de 365 M€ avec :

  • 330 en vente de contenus (1,3% seulement du marché total des contenus éditoriaux France), dont :
    • traditionnel : 260 M€ (déclinant de 20 à 30% par an)
    • et le « nouveau monde » 70 M€ (Itunes, apps…)
  • l’explosion du métier d’éditeur d’applications (pour info 2,5 à 3 M IPhone ont été vendus en France
  • et seulement encore 35 M€ en publicité (qui montre bien la prudence et l’inexistence d’un modèle convaincant et rassurant, voir « ROIste » pour l’annonceur…

Le marché des applications mobile en 2010 :

A) Prévision de parc de smartphone en France en 2015 : 50 millions (79% du parc sera équipé en smartphone, très important car ces téléphones intelligents déterminent les usages possibles…)

B) Projection ventes d’applications en 2015 :
– traditionnel : négligeable en 2015
– TV Mobile : de 90 M€ (2010) vers 50-150 M€
– via les apps store : de 70 M€ (2010) vers 250 M€ (vente, accès payants, abts…)

C) La publicité, en 2010 : 35 M€ d’investissement publicitaire en display mobile (représente 7% de la publicité fixe), avec un marché display très fragmenté (Google dominant avec seulement 10% du CA) et Orange 2ème. La prévision en 2015 ressort à  200 M€.

Total marché (B+C) « contenus » mobile 2015 : entre 480 et 580 M€, soit un chiffre non négligeable que les acteurs vont devoir se partager comme eldorado du marketing nomade. On peut noter en ce moment les tendances de fonds de comportements « nomades » et d’usages mobiles : la géolocalisation (Foursquare, Facebook places, Plyce, Tellmewhere, Gowallah…), le micro-paiement qui va profondément changer le « m-commerce » et le social shopping (avec les tags géolocalisés et promotions de proximité poussées).

Et l’avenir proche comment s’organise t-il ?

Les acteurs (existants et nouveaux entrants) tentent de trouver leur place dans la chaîne de la valeur : revenu sur le contenu, les terminaux, la distribution ? La difficulté de trouver un standard, sans être verrouillé par un acteur dominant (Apple et Itunes) ? les modèles de rémunération, sans remettre en cause l’économie digitale du web ? la maîtrise de l’OS et de la navigation permettant de maîtriser le client et la distribution des contenus ? enfin les contenus (exclusifs, UGC, fenêtres de droits…), et ma difficulté de rentabiliser les droits sur une audience morcelée ?

Alors, l’or est sans doute au bout du tunnel, mais avant il faudra creuser…

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Les modèles online du Web 29/12/2009

Posted by evidencesx in économie, business development, digital, e-business, numérique, stratégie, web.
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Même si Chris Anderson pronait l’ére de la gratuité sur le web, certaines startup s’essoufflent, avec célébrité et audience certes, mais des caisses légèrement vides…Les tours de tables successifs opérés auprès des business angels et autres fonds ne font que reculer l’échéance des comptes, celle qui fait apparaître si oui ou non, le business d’une affaire est viable et durable, un business qui valorise des actifs par du chiffre d’affaires et du résultat, plus que par des espérances de gain ou un trafic certes important, mais volatile. On peut toujours se réjouir en regardant les statistiques sur Quantcast, ou en consultant les statistiques des réseaux sociaux ici ou sur le tableau ci-après, il n’en demeure pas moins que, comme dans une boutique, des visiteurs, ça ne fait pas de chiffre d’affaires…

Lorsqu’on envisage de se lancer sur le web, mieux vaut d’abord se demander ce que l’on va y chercher (plus que l’effet de mode qui se démode par définition), en réfléchissant si :

  • sa stratégie est cohérente avec son entrée sur le web
  • si le(s) marché(s) potentiel(s) visé(s) et ses cibles s’y trouve (cad y est régulier, y consomme et s’y informe

La plupart des sites qui drainent des profils (amis, rencontres, annonces…) cherchent avant tout des membres, captifs, à qui « ils » vont s’adresser (communiquer, vendre, céder leur contact à d’autres…), et valorisent donc le temps passé par vous, les informations que vous avez saisies (attention aux réglages « privacy » et respect partie privée/professionnelle). Ils teasent donc, vous attirent et pour cela proposent une « valeur » perçue (pas forcément réelle), pour vous y attirer. Ces gigantesques réservoirs numériques qui tracent et mémorisent toute votre vie (eh oui…), doivent par conséquent servir un jour…comment ? pourquoi ? ne serait-ce parce que ces compagnies ont investi quelque peu pour faire des infrastructures informatiques puissantes et des sites à l’ergonomie et aux services toujours plus forts. Quels sont les modèles derrière tout ça ?

  • la gratuité pour le consommateur (le « social-internaute ») :

    Modèle introduit depuis très longtemps, pas forcément par choix, tout simplement par le seul fait que lorsque bon nombre de sites se lancent, leur business model ne colle dejà pas à la réalité (marché, croissance, cibles), mais aussi parce que nombre d’entre eux sont souvent le fruit d’un génie (ou deux), de gourous, qui par passion, développent une idée (et non pas un business)…Google, ça vous rappelle quelque chose, deux génies qui insatisfaits des résultats de recherche sur le web, créé leur propre moteur…?

    Le revenu est ici généré par la publicité et/ou la vente des adresses collectées, faut-il encore que ces adresses soient de bonne qualité, captives et actualisées. Et l’audience est extrêmement volatile et/ou pas captive : ce n’est pas parce que Facebook a 350 millions de membres, qu’ils sont captifs et réceptifs à la publicité (rappel, la fermeture de leur projet Beacon, censé lier amis et achats, dans la communauté sur le web…)

    • l’abonnement à des services : premium, gold, avancé, private…

      A la lumière d’autres modèles (télé, presse – et encore la presse gratuite est arrivée après ! -, échantillonnage musique, livres « publics »…), le service de base est gratuit, mais on a accès à un ou des niveau(x) supplémentaire(s), en payant (one shot ou par abonnement). Deezer, last fm, newsletters privées, sites de presse online, video making-off/short cut, bonus…nombre de ressources à la marge pour générer du cash sonnant et trébuchant. Ce modèle nécessite sans arrêt la culture des exclusivités, la sécurisation (piratage), et une quête de la nouveauté permanente (et désormais « live » avec le realtime search). L’abonnement est intéressant pour les sociétés mais à un côté aliénant pour le consommateur abonné, qui justement finit par ne plus consommer…Youtube lorgne de ce côté en annonçant des fees d’entrée pour visionner les longs métrages…la convergence avance, entre la « télé payante » et le visionnage d’oeuvres payant sur le web : quelle différence à terme ?

      • la commercialisation techno. (API, modules propriétaires…) :

      Le web c’est grisant mais au départ ce n’est que de la techno. bien faîte certes, mais de la techno…et lorsque l’expérience consommateur est passionnante, on l’oublie la techno…Seesmic a démarré sur un concept de vlog, conversation video realtime (ou différé) et finalement s’est spécialisée (parce qu’elle n’a pas attiré suffisamment de membres, comme twitter) dans le développement d’API/de desk pour d’autres applications (notamment twitter). Un shift de B-to-C audienciel, vers du B-to-B techno. Tant que le web montre ses vraies valeurs d’innovation (orientée client), il a besoin de techno, pour aller plus loin. C’est un créneau plus direct et lucratif.

      • le sponsoring par la publicité :

      Autre idée émergente, glisser des pubs dans des contenus visionnés sur le web (livres, images, vidéo, musiques, clips…), souvenez-vous il y a quelques années les abonnements « spot » de Bouygues Telecom, qui vous forçait à entendre un spot de publicité avant d’avoir votre correspondant…Nombre de sites le proposent (il y avait déjà les layers, pop-ups à l’ouverture des sites…). Une jeune société du nom de Auditude (ie présente au forum Netxplorateur 2009), a présenté une solution, permettant de glisser des messages publicitaires, dans la lecture de video (ex. sur Youtube), une technologie pas trop intrusive, et soft…Sachant que les vidéos postées par des anonymes, en relation avec des grandes marques, sont beaucoup plus regardées que les originales postées par ces mêmes marques…question de confiance et/ou de défiance, par rapport à l’hégémonie de communication de ces marques !

      • l’écosystème environnant :

      Ne parlons que de Twitter : avant de gagner un seul dollar, la société a engendré pas moins de 50.000 applications environnantes utilisant les APIs de Twitter…une économie (embauches, contrats, business), colossale indirecte, du succès de la plateforme de microblogging (là où Pownce sur le même concept a du fermer ses portes…). Ces applications environnantes utilisent le succès de Twitter pour faire connaître leurs capacités techniques…en monétisant par la suite leurs services. Effets de bords : après la célébrité des dirigeants de Twitter, ils sont crédibilisés et montent désormais SquareUp, une autre startup qui cette fois-ci propose du micro-paiement sur mobile et qui d’une part va générer du cash (en commercialisant cette solution multiplateforme), d’autre part est bien dans un mouvement d’innovation, en rendant « bankable » comme on dit, les populations les plus défavorisées. Un progrès c’est sur. A travers cet exemple, l’illustration est limpide : un succès incertain au démarrage, peut crédibiliser une solution payante, une sorte de « cheval de Troie » vers le succès…Mais il faut savoir attendre et surtout bénéficier de cash.

      • la mise en relation :

      Sur le web, on trouve de tout (le meilleur comme le pire…!). Et certains sont prêts à payer cher une simple « mise en relation » ou un contact prisé. Des modèles de communautés qui se gèrent et permettent d’accéder à ces contacts, de leur parler…C’est la barrière de la secrétaire virtuelle, qui moyennant un fee, vous ouvre son carnet d’adresses. Les services premium de LinkedIn, Viadeo, mais aussi Meetic, fonctionnent sur ce modèle. Il vaut mieux d’ailleurs démarrer directement sur celui-ci, que de faire de la gratuité, puis d’annoncer un jour que cela devient payant…(risque de désaffection et de buzz négatif). Il est tout à fait logique, en ouvrant un « rayon » sur le web, d’y vendre des choses. La simultanéité et temps réel des choses nous aveugle et rend tout possible (et gratuit).

      • les annonces et ventes « payantes » :

      ebay, 2xmoinscher, priceminister…et leurs stratégie B-to-C et « marketplace », ont renoncé à faire payer des « pas de porte » numériques, mais se rémunèrent sur les transactions effectuées. Un % sur les ventes, avec en tâche de fond d’attirer les meilleurs profils (vendeurs, acheteurs, pro) et de proposer la meilleure exposition aux produits. Certains pros ont fait fortune en détournant des concepts de particulier à particulier, vers un vrai business lucratif, où l’ouverture d’un magasin ne coûte…plus rien. C’est la grande menace pour le commerce traditionnel (dit brick-and-mortar) : la mise en relation directe entre consommateurs et le marché de l’occasion…Un phénomène d’ampleur impressionnante (vu à Noël où 41% des gens déclarent revendre leur cadeau…), qui supprime tous les « coûts inutiles » du point de vue du consommateur. Pas étonnant si de grandes marques se créent des comptes sur ebay ou 2xmoinscher, pour capter les consommateurs férus de prix…

      • le participatif et la donation :

      Nombre de success stories ne se développeraient pas sans l’aide de précieux donateurs (modestes ou plus importants). Wikipedia, lui-même, véritable histoire de l’encyclopédie participative du web, a lancé récemment une campagne de donation en ligne, et des sites comme kiva.org, vivent de ce principe : une histoire à raconter, qui séduit des auditeurs, et c’est le coeur qui parle (et le porte-monnaie), pour accompagner cette histoire plus loin. Les modèles communautaires sur le web fonctionnent très bien, car l’entraide y est plus poussée et naturel qu’ailleurs. Si la « communauté » n’est pas vraiment nouvelle, la capacité à enthousiasmer et faire participer les gens est réelle. Et ça c’est nouveau, c’est efficace et c’est tant mieux. Des ressources qui s’ignorait, construisent des chefs d’oeuvre. A l’image de communautés de fans, de développeurs (à suivre les armées levées par Mozilla pour développer leurs produits, les tester et les améliorer…pour le fun et le plaisir de contrer le géant Microsoft). Les mêmes modèles permettent aux artistes de se produire ou de se publier (mymajorcompany, ventes de LPs à un prix déterminé par l’internaute, fairtrade-music…). Des moyens donnés par des fans éphémères ou plus fidèles…Un mode parfaitement adapté à l’esprit des communautés d’entraide et de construction collective. Mais un mode extrêmement aléatoire, sur lequel des investisseurs doivent parier. Les seuls actifs sont souvent les dirigeants, connus et respectés des milieux des blogs, startup events et comités d’incubateurs.

      Il y a probablement des modes dormants qui restent à définir, on voit surtout, qu’avec parfois pas grand chose, de grandes histoires se construisent, mais comme partout n’oublions pas l’essentiel : c’est le client, le consommateur qui choisit si l’histoire lui plait ou pas et si elle doit continuer. L’armée fait et défait les grands généraux…

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      Le Web Mobile : toujours Mobile, pas vraiment Web… 26/11/2008

      Posted by evidencesx in m-business, mobile, web.
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      ça faisait longtemps qu’on ne focalisait plus sur cet aspect du mobile, tant il est tombé quelque peu dans l’oubli. Démarré en fanfarre, comme une nouvelle « feature », renforçant la convergence entre outils numériques et rôle du mobile, déjà outil personnel plebisicité, force est de constater que, à l’instar de la télé sur mobile (j’ai fait le point sur un autre blog ici), il y a encore quelques efforts non négligeables à fournir pour avérer un semblant de réalisme au modèle et à une ergonomie possible.

      En effet, face à la multitude des offres opérateurs et fabricants de mobile, PDA, etc, les utilisateurs eux, restent frileux, y compris les plus accomplis sur le web. D’après une étude publiée par l’institut Lightspeed Research (mon portable et moi) et à l’heure où 60% des mobiles accèdent désormais au web et où les réseaux (GPRS, 3G, 3G+…) le rendent possible, seuls 29% des utilisateurs avouent avoir déjà utilisé cette fonctionnalité, dont une grande part, pour essayer, sans lendemain…Et evidemment, souvent les plus jeunes. Sur le graphe plus bas, on voit bien ici l’utilisation encore primaire du web, sur le mobile.

      webmobile

      Pourquoi ?

      Pour un ensemble de raisons, dont vraisemblablement la nouveauté encore, les modèles de coûts (encore  principalement à la consommation, c’est à dire les modèles du web il y a…10 ans !), enfin les interfaces homme-machine et le manque de claviers réels sur nombre de modèles de mobile. Mais surtout, une chose majeure : c’est aux « devices » de se rapprocher du standard du web et non l’inverse. Les formats Wap et même I-Mode, n’ont pas réellement décollé et lorsque l’on surfe, on souhaite le faire indifféremment sur n’importe quel device, mais au même format. C’est la réussite de l’Iphone, et son interface intuitive d’une part, mais surtout, renvoyant des sites web, une même image que celle du PC. Ainsi la mobilité n’est pas vécue comme un mode dégradé (navigation, ergonomie, fonctions et coût) et restrictif, mais comme une réelle prolongation de l’expérience « home ». Et ça c’est « l’achievement » de la mise en situation de mobilité. Demain je serai mobile même à l’intérieur de mon domicile, puisque mon mobile, se branchera sur ma box Internet, comme relais de communication (ça existe déjà du reste). Je suis donc mobile n’importe où, sans restriction ni parti pris de lieu, sans même m’en apercevoir puisque la sensation et le feeling consommateur ne subira plus de rupture…C’est une condition incontournable de la réussite du web mobile, dans un contexte de massification et d’utilisation majeure. La preuve : il y a moins d’abonnés Internet que d’abonnés au mobile, et pourtant, l’Internet est plus utilisé par les premiers

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      2008 : 6 changements majeurs de l’ICT 24/09/2008

      Posted by evidencesx in économie, e-tech, web.
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      Six méga-tendances sont ainsi observées depuis le début de l’année 2008, sur lesquelles les entreprises doivent encore dans bien des cas, faire des efforts pour suivre des cycles d’évolutions de plus en plus courts. Sur le graphique suivant (merci à Nova Spivack), il apparaît comme évident ce que j’appellerai, l’effet « serpent » du web, serpent qui indubitablement est ascendant, et multiplie les occasions de changements : de comportements, ruptures technologiques, de méthodes et de relations sociales.

      Les entreprises actuelles, préoccupées par leurs cycles de production, malmenées par le prix de l’énergie et l’atonie des systèmes financiers, ne voient pas forcément ces opportunités d’être « différentes » et de le dire…

      On peut donc relever ces tendances en les commentant quelque peu :

      1) ce que l’on appelle « l’advance », c’est à dire la capacité à progresser en permanence et rapidement ; c’est ce que j’évoquais plus haut dans les cycles de plus en plus courts…la technologie est tellement clef (même si elle reste un moyen), pour décupler les usages délivrés aux consommateurs finaux, aux outils de production et de communication que le rôle du CIO (ou CTO) devient également clef, plus proche de la DG…l’architecture des SI, les choix technologiques et leur adaptabilité sont cruciaux sur ces constats de mouvance permanente

      2) la connexion : plus de 50 millions de Français au téléphone mobile…always connected, l' »Instant Messagerie »…les possibilités étendues de connexion grisent et dépassent nos possibilités dans le traitement de l’information et dans notre capacité et dans l’acceptation à recevoir autant de messages, enfin à en être dépendant. Ce sont les temps modernes et aujourd’hui les standards de connexion augmentent également les exigences envers les individus (disponibilité), mais également envers les fournisseurs (zéro défaut). Esclavagisme moderne ? vengeance de la nature ? opportunité de productivité ? tout à la fois, et il faut vivre avec…

      3) la globalisation : nous sommes habitués à la sous-traitance, mais encore pour des raisons de coût économique et/ou de stratégie de valeur ajoutée. Il s’agit aujourd’hui de sous traitance de qualité, voire d’innovation, lorsque les processus sont trop longs à faire évoluer en interne, il est désormais possible d’externaliser tout ou partie d’une prestation, pour des raisons de dynamisme et de « time-to-market ».

      4) l’industrialisation : la rapidité encore une fois des cycles (technologie, hardware, software…) complique les acquisitions et investissements nécessaires. La décentralisation des moyens (ressources partagées de type cloud computing, applications freeware en sharing…), représentent de réelles interrogations stratégiques et comportementales, avec des implications évidentes sur le développement durable. L’évolutibilité des SI et de l’architecture des moyens représente un avantage concurrentiel important, dans la capacité qu’ils ont de créer de la valeur d’usage immédiate, permanente et toujours innovante vers le consommateur…

      5) l’innovation : le management de l’innovation est enfin considéré comme une pièce maîtresse de la stratégie de l’entreprise et non plus comme une stratégie défensive et/ou vécue. Mais la capacité à intégrer celles-ci, d’abord dans un quotidien d’exploitation, ensuite dans une démarche évolutive, participative et gagnante est là le réel challenge

      6) le « social effect » : web 2.0, communautés, social media, autant de réalités qui font que le mode des produits, des marques, des innovations se fait de plus en plus dans des cercles parallèles d’influence, d’invention, sans les entreprises. Certes le bruit (ou buzz) est assourdissant, mais ce n’est pas pour ça qu’il faut en perdre tous les sens…Ne les vivre que comme une source de gadgeterie de plus, c’est comme ignorer les changements sociaux, la mobilité…Ces cercles devenant de plus en plus puissants, conduiront à une économie de C-to-C plus encore puissante, qui créera ses propres marchés, codes et produits. Or ces marchés révèlent souvent des tendances plus marquées encore d’innovation, de détection du futur, de vrais laboratoires d’observation et de création. De quoi toujours garder une longueur d’avance…Le client plus « client » et plus « communicant », mais avec qui il souhaite et quand il veut. Un cauchemar pour l’entreprise qui ne s’y prépare pas…

      Liens utiles : Gartner et Forrester pour en savoir plus, deux instituts qui font référence sur l’ICT (en Anglais)…

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      Salon du e-commerce Paris 2008 18/09/2008

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      Le web tout le monde en parle…N’oublions pas qu’il ne s’agit que d’un outil, qui ne fait que ce qu’il sait faire, c’est à dire ce que vous lui demandez…

      Un évènement à ne pas manquer dès la semaine prochaine à Paris, le salon du e-commerce, réunissant partenaires, acteurs, entreprises et spécialistes de cet outil sublimant. Découvrez les conférences gratuites (pensez à vous inscrire…les places sont chères) et ne ratez rien des évolutions proches et des best practices en vogue.

      Buzzed-In y fera le pitch, en rencontrant les acteurs du moment. Un moment vivant, parfois virtuel, souvent passionnant…

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