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L’innovation dans « Tristes Tropiques » 15/11/2009

Posted by evidencesx in développement durable, innovation.
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C’est l’année où vient de disparaître Claude Levi-Strauss, et comme souvent, c’est lorsque ils ne sont plus là qu’on reconnaît la part de Génie, en chacun de ces maîtres. Auteur consacré par « Tristes Tropiques », il révéla la noblesse des ethnies lointaines face à l’occident drapé dans son égocentrisme. Ce chercheur doué pour les sciences sociales et l’ethnologie, était aussi philosophe. Lorsqu’il écrit ce monument d’après de nombreux séjours dans des contrées reculées, il apprend beaucoup sur ces peuples primitifs, sur leur imaginaire, qu’il faut protéger, au nom de l’humanité. Comment cet assemblage de carnets de voyages, de feuillets, de croquis et d’observation ouvre notre regard sur les peuples « sauvages » (mais qui sont réellement les sauvages ?) et explore nos moeurs les plus proches. Structuralisme et innovation voici ce qu’il nous livre à travers sa vie. L’innovation dans la vie, courante, simple et emplie de bon sens. L’innovation quotidienne, de peuples, de codes et de rites. Tout ce qui sauvegarde notre capacité d’adaptation, de réflexion et qui permet d’être doté de bon sens. En vérité, une infinie passion pour les découvertes, l’inconnu et l’envie de se dépasser de penser « out of the box ». Un bel exemple de chercheur de l’indicible, de ceux qui trouve de l’or dans le désert et des solutions, quel que soit le problème.

Merci, M. Levi Strauss, et bon vent, dans les tropiques de l’au delà, nul doute que vous saurez en découvrir tous les secrets…

Stratégies « Base of the Pyramid » : les succès se méritent… 09/11/2009

Posted by evidencesx in économie, business development, développement commercial, management, stratégie.
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Un certain nombre d’entreprises se demandent encore comment élargir leur cible, notamment lorsqu’elles ont épuisé leurs ressources traditionnelles sur les cibles classiques. Comment vendre à ceux qui n’ont pas d’argent ? y’a t-il des marchés potentiels ? comment les adresser et quels produits leur proposer ?
Si les questions sont simples, les réponses sont diverses et floues, malgré un certain nombre de tentatives, plus ou moins réussies. Un article récent de la célèbre revue du MIT « MIT Sloan management review« , débat de différentes tentatives et des succès plus ou moins relatifs, sur ces populations. Rappelons-nous d’abord quelques règles élémentaires, relatives à ces approches :

  • s’il s’agit bien de « social » dans le sens où il s’agit d’adapter son offre produit/service à une cible plus pauvre, il ne s’agit pas d’humanitaire : ce sont donc des business lucratifs sur le long terme où un marché concret se développe
  • il s’agit plus d’une accoutumance longue au mode de vie de ces populations, que la fourniture d’un produit ou d’un service en fait : comprendre les besoins de l’intérieur et surtout convaincre ces cibles du bonheur de changer, est la clef sur le long terme de l’adoption de nouveaux produits (qui par ailleurs ne manquaient pas avant) ; peut être là, le marketing créé le besoin…encore faut-il expliquer pourquoi ce besoin peut-il être satisfait de cette façon et quels sont les avantages le consommateur en tire t-il par rapport à son expérience où il s’en passait…
  • du business, mais de la patience, de la compréhension et de la pédagogie plus que de la vente…
  • la nécessité de sensibiliser ces populations au fait que payer est nécessaire à tout le monde, y compris pour quelque chose d’équivalent, gratuit avant : nous parlons aussi de progrès…
  • pas de certitude et surtout de l’humilité : beaucoup de produits ont été des échecs, même si apparemment ils étaient « nécessaires », leur pertinence n’a pas été perçue et surtout reconnue
  • plutôt que de viser une utilisation d’un produit, proposer une gamme permet d’amortir les coûts fixes de distribution, avec une plus grande chance de trouver un usage qui matche avec un besoin reconnu ; de la même façon, un produit peut être acheté, non pas pour son besoin initial souhaité, mais pour un usage détourné, et constituer tout de même un succès…

 

BoP

 

Ainsi, ces stratégies, permettent d’adapter les produits, aux cibles et au panier moyen des consommateurs. Les packaging se font plus petits et correspondent à un usage unique et immédiat (lessive, savon, chewing-gum…), moyennant la somme disponible au moment du besoin et sans emprunt. Je prends souvent un exemple complètement invisible et organisé par ces populations : la cigarette. Les fumeurs dans ces régions, ne peuvent supporter le coût d’un paquet entier et achètent celles-ci à l’unité, au moment où s’exprime le besoin de fumer ; nous avons ainsi, organisé sur ce marché :

– du micro-crédit communautaire : celui qui achète le paquet entier, qui avance l’argent
– les consommateurs qui achètent juste leur « dose », à l’unité
– enfin le vendeur, qui n’effectue aucun bénéfice, jouant juste son rôle de  1) distributeur de proximité  2) marketeur BOP (il adapte son offre au besoin : l’unité)  3) facilitateur : il anime la communauté

Eh oui, vous ne regarderez plus ce petit commerce comme avant…

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Digital books, digital dreams ? 07/11/2009

Posted by evidencesx in économie, business development, digital, innovation, marketing, numérique, stratégie, technologie.
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Seul produit culturel antérieur à la révolution industrielle et premier bien culturel consommé à domicile par les français, le livre a résisté jusqu’à aujourd’hui à la dématérialisation des supports, même si il a été le premier support physique à avoir été porté en « numérique » (scan et pdf…). Mais, un peu partout dans le monde, la révolution numérique se met en marche et remet profondément en cause l’écosystème du livre :

• Aux Etats-Unis, l’auto-édition avec les titres imprimés à la demande explose, pour dépasser la production traditionnelle.
• Le marché japonais des livres téléchargés a bondi de 30% sur les 12 derniers mois et pèse désormais 348 M€.
• Amazon se lance dans une intégration verticale pour phagocyter toute la chaîne de valeur du secteur et impose son Kindle sur le marché (récemment lancé en Europe et en Inde)
• Google numérise plusieurs millions de titres et lance une campagne dans 144 pays pour retrouver les éventuels détenteurs de droits.
• En France, les liseuses semblent avoir du mal à s’imposer, les devices comme l’iPhone devenant des « go-between » convergents menaçants et très bien élaborés
• Aux Etats-Unis, Apple avec son Itunes et Disney reprenant les titres de Marvel Comics, préparent le référencement du I-Store…

Nous voyons bien une agitation importante, rapide, orchestrée surtout par des acteurs non traditionnels du secteur de l’édition, là où justement les acteurs traditionnels peinent à trouver une issue, entre discussions communautaires, régulation et exception culturelle Française, et tâtonnements du marché naissant.

Les traditionnelles barrières à l’entrée tombent, faisant le jeu de très gros acteurs comme Amazon et Google mais aussi d’un nombre important de nouveaux entrants, venus du monde numérique ou de l’édition. Cependant, à ce jour, si les nouveaux modèles foisonnent, aucun ne s’est véritablement imposé.
La question du positionnement des acteurs traditionnels de l’édition se pose dès lors de manière critique.  Sur quelles compétences une entreprise traditionnelle de l’édition peut-elle capitaliser pour entrer dans l’ère numérique ? Quel positionnement cet éditeur généraliste peut-il défendre face à une concurrence de plus en plus éclatée ? Quel modèle économique paraît viable dans ce marché timide et surtout extrêmement incrémental ?

Bezos_Kindle

Des éditeurs qui cherchent à protéger leur business et à le faire croître par des opportunités numériques et des acteurs technologiques qui cherchent des contenus : nous sommes au coeur de la bataille du numérique, dont j’avais déjà eu l’occasion de parler ici.

Miroir, miroir dis-moi qui est le plus beau, en attendant, quelles seront les alliances nécessaires, elles seront autour de facteurs clés réunissant actifs et auteurs, puissance de stockage et de logistique numérique et vecteurs d’audience et clients potentiels. En tous cas, la segmentation du « livre » dans son ensemble est plus que nécessaire. Il ne s’agit évidemment pas de scanner tout le fond documentaire en l’état (comme le propose Google ou la BNF), mais bien de définir ce qu’est un livre numérique, comme étant demain un nouvel objet (et d’ailleurs sera t-il un objet et non pas plutôt un service ?) : opportunité donc de développement produit (interactivité, son, images, video….) à la croisée de document multimedias et de films d’animation. Ainsi les segments livre scolaire, romans, beaux livres, BD…n’évolueront pas au même rythme dans cette migration numérique. Et comme la France passe au « tout numérique« , attention, les livres arriveront bientôt par les antennes de télévision, eh oui…

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La Télévision en l’état a t-elle encore un avenir ? 05/11/2009

Posted by evidencesx in économie, business development, stratégie, tv.
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C’est ce qui va se discuter, lors d’une conférence à l’Espace Pierre Cardin, les 9 et 10 novembre prochains. « Future TV 2009« , réunit d’éminents professionnels du secteur, ainsi que des leaders politiques, pour débattre autour de tables rondes des sujets importants de demain, pour la télévision d’aujourd’hui. Régulation, canaux de diffusion, modèles économiques, mobile, futurs formats, entrants et menaces, « tout doit disparaître », se réinventer, mais pour quoi et quand ?

Les media doivent renaître, car les méthodes et comportements d’hier ne sont plus les plus viables et les plus prometteurs. Changements de métiers, changements de process, et idéal à trouver : n’y a t-il pas une autre, d’autres utilisations des media pour d’autres causes, et quel sera l’impact de ceux-ci dans un monde moderne plus fragmenté, menacé par le réchauffement planétaire et les enjeux environnementaux.

TV_old

Je suis convaincu que si, mais il faut admettre de remettre en cause beaucoup de fonctionnements actuels, comme si la télévision devait (enfin) subir sa révolution, comme nombre d’autres secteurs avant elle…

Alors rendez-vous lundi et mardi, pour écouter nos experts…

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