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Former l’informel, une autre manière d’apprendre…par les expériences pour les compétences 13/05/2015

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Formation, Management et Apprentissage, notions largement débattues dans les entreprises, doivent également vivre leur révolution. La traditionnelle équation « budget + équipes = formation » a vécu. Elle a vécu parce que selon des retours réguliers, les méthodes empiriques et classiques, laissent entrevoir des failles et du gâchis consommés, néfastes à moyen terme sur les organisations. Pourquoi ?

  • Les manageurs, de retour de formation, appliquent rarement leurs nouveaux acquis mais par contre mobilisent sur leur temps de travail, leurs cellules grises pour résoudre des injonctions paradoxales de type « faire mieux avec moins et toujours plus »
  • Les DRH, assises sur les budgets formation à dépenser, remettent rarement en cause les habitudes et sortent peu des traditionnelles formation « savoir-être, savoir-faire », quelque peu terre-à-terre
  • Les Dirigeants voient leur équipes partir par cohortes entières, motivées ou pas, prétextant la dilution des budgets formation, sans garantie ni de ROI, ni même parfois de remerciements, un peu comme si « on a toujours fait comme ça »
  • Les organismes de formation, assis sur un tas d’or, des monopoles et des rentes de situation travaillent avec des trésors d’imagination pour vous prouver que vos équipes ont besoin de renouveau, qu’elles apportent en réel, peu

            Managers

Une situation qui dure, mais qui contrairement au développement durable, comporte des risques : usure, mécontentement, moindre implication, incompréhension, climat interne dégradé et productivité en berne, voire démissions et grèves. Rappelons que l’une des composantes du développement durable est bien sociale et traite de l’équité et de ressources humaines bien au travail, stables. Le « sustainability training » existe pourtant car là où l’apprentissage a apporté du concret dans le milieu académique, il existe également dans l’enseignement d’entreprise par les expériences.

Le très sérieux CNRS en a même fait aujourd’hui un sujet de recherche, épaulé par Esprit Manager, une entreprise spécialiste de « l’apprentissage par les expériences pour les compétences ». Le sujet vise à comparer un groupe témoin formé de manière traditionnelle et un autre groupe formé selon le cercle vertueux d’un apprentissage permanent par les expériences pour développer ses compétences. Une méthode qui a déjà trouvé écho chez de grands groupes et même hors de France. Ce projet est piloté par le CEE et l’unité de recherche « dynamique des organisations et du travail » du CNRS. C’est dire si le sujet est crédible et sérieux.

Une nouvelle méthode des entreprises « people oriented ».

C’est Vineet Nayar CEO de HCL Technologies, qui écrivait un magnifique ouvrage intitulé « Employees First, Customers Second: Turning Conventional Management Upside Down », best-seller, idéalisant les équipes et ressources humaines, mais surtout à partir de faits réels, bâtis dans son entreprise. Une manière de saluer le travail des salariés et surtout de donner du sens à tout un projet d’entreprise : s’occuper d’abord de ses salariés, qui tout naturellement créeront à leur tour une expérience client sans égal. Il fallait y penser mais aussi le mettre en place, mais il l’a fait. A l’instar de Zappos (revendu à Amazon) qui prône le bien-être au travail (j’en avais parlé ici) et qui désormais se sépare massivement de son management intermédiaire pour rechercher une autogestion collaborative, le bien-être n’est pas une figure de style mais bien un investissement durable (vous voyez le paramètre « sustainability » ?). Le bien-être des équipes passe donc par des individus à leur place, investis et motivés et surtout bien dans leurs postes. Bien, parce qu’ils le maîtrisent mais aussi parce qu’ils auront un processus de progression propre, adapté et où ils seront les premiers acteurs. Une formation dont « vous êtes le héros ».

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Comment ça marche ?

Le principe est tout d’abord de laisser les managers à leur emploi classique, in situ et d’analyser avec un coach des situations réelles et quotidiennes. Les résultats sont plus efficaces car en temps réel et n’empiètent pas sur le temps de travail car la démarche est DANS l’activité quotidienne.

  • Analyse du contexte du manager
  • Apprentissage du « ongoing listening » ou de sa capacité à s’observer lui-même, à l’œuvre
  • Mise en place de défis à relever
  • Echecs, succès et ressentis : parler du vécu, des actes et des issues
  • Analyse régulière des progressions et des « learning keys »
  • Et on recommence…

Evidemment il n’y a pas réellement de fin, car l’apprentissage par l’expérience développe de nouvelles compétences qui vont appeler…un goût pour l’exercice et pour de nouveaux défis. Finis les formations barbantes, théoriques et banales…Place aux nouvelles méthodologies qui mettent au centre l’individu, pour son développement qui ne ressemble pas à une « fiche théorique quelconque ». Il est ainsi plus motivé, en ressent très vite les effets et sent investi et plus concerné dans sa mission.

Par ailleurs, les exercices ayant lieu dans le cadre réel de son travail, l’efficacité globale est décuplée et directement rentable pour lui et l’entreprise

Le Manager peut se loguer sur une plateforme professionnelle sécurisée pour y raconter ses expériences, relever ses défis, suivre sa progression et recevoir des guides, conseils et réponses de son coach ou de son mentor. La plateforme permets également de retrouver des sources bibliographiques, références video, films, etc qui vont aider le Manager à cristalliser certaines idées et illustrer des exercices demandés dans les défis.

Le temps est révolu aujourd’hui d’absorber des contenus, pires théories, dans notre monde toujours connecté. Tout le savoir étant à portée d’un clic, la distinction notable aujourd’hui c’est l’expérience et ce qu’elle procure dans le développement de l’individu, échecs comme succès. Ce sont ces expériences qui du coup développent la personnalité, le style et l’approche d’un manager et renforcent ses compétences dans l’exercice de son métier. Encore faut-il passer du temps à l’autoanalyse, l’observation, l’écoute et savoir capitaliser sur ce capital recensé…

Prêts pour le développement durable des compétences ?

En savoir plus : Esprit Manager

Connaître, savoir : et surtout transmettre avec le knowledge management 02/07/2012

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Conférence de presse du 27/06 chez BPI group pour le dossier « KM », présenté par Pierre Prével, expert RH du fameux @netexplo. tous les contributeurs sont dans la salle pour parler du savoir. Savoir, savoir-être, savoir faire, connaissances, process, méthodes…sont autant d’actifs des entreprises, qui parfois coûtent cher dans la chaîne de valeur d’une entreprise. Il serait donc temps de s’en préoccuper. Du temps du campagnonage (dont on nous apprend qu’il est inscrit depuis 2010 au patrimoine de l’humanité..), l’écriture, le stockage et la transmission du savoir étaient clés.

En effet, il est loin le temps de la transmission des savoirs par l’expérience, la disparition quasi intégrale de l’industrie et de l’artisanat comme objets de croissance, au profit d’une économie de service, ont fait apparaître d’autres défis : brevets, protections, licences et process, secrets non plus industriels mais « d’expériences » il faut néanmoins en assurer la pérénnité. Un dossier, à cette occasion coordonné par P. Prevel et produit par l’ADBS, regroupe les enjeux de l’entreprise d’aujourd’hui, qui au delà d’intégrer des méthodes dites « 2.0 » de sourcing, d’innovation et de production en teams, doit réfléchir aux opportunités de l’archivage, de la protection et de la survie des savoirs, connaissances et pratiques le « knowledge management ». Avec des enjeux résumés ici par exemple comme :

  • quelle stratégie media pour le KM ?
  • quelles métriques pour en mesurer l’efficacité et le ROI ?
  • le partage, d’où et jusqu’où, et comment ?
  • le KM comme innovation sociale : réinsertion, partage et outil de collaboration
  • le learning/knowledge par l’image/la video
  • le développement du networking du KM : enrichissement par la communauté (ex. wikis)
  • le mentorat 2.0 avec l’intelligence « connective »
  • les réseaux sociaux d’entreprise comme support du KM
  • la stratégie de « forme » : KM centralisé ou décentralisé ?
  • le KM, outil de gestion du risque : exemple de l’armée et d’activités sensibles
  • le KM, outil de management qui change le management ?

« la connaissance est la seule chose qui grandit quand on la partage ». Il faudrait s’en rappeler, tellement le KM manque encore d’organisation, de moyens et de solutions adaptées aux enjeux les plus divers. Et comme je le citais, la connaissance fait surtout partie des actifs « intangibles » de l’entreprise, encore de ceux « invisibles » mais qui font aussi la valeur des entreprises (comme les hommes et le style de management par exemple)…Et quand on serait tenté de l’oublier, de perdre la « mémoire », ce sont alors des risques importants de dé-positionnement, de perte de concurrence et de déstabilisation de la motivation toute entière des entreprises dont il s’agit. « Ne pas perdre, jamais, ce qui est acquis », permettrait donc de construire et de renouveler sans cesse la capacité à surprendre, inventer et bâtir l’avenir, ambitieux et confiants dans la mixité (genre, pyramide des âges) si importante dans la sensibilité créatrice. Jardinons les talents, qu’ils donnent et éclosent de merveilles sans cesse renouvelées, mais surtout, pour savoir où aller, rappelons-nous toujours d’où nous venons. Une manière de sublimer et de respecter le travail des ancêtres et de conserver, transmettre et parfaire ces chefs d’oeuvre jamais achevés.

@netexplo customer : relation clients sociale avec Bouygues Telecom 18/06/2012

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Il fut a priori difficile et gonflé pour un groupe comme Bouygues, non issu des telecom et de surcroit après deux leaders bien implantés (ie Orange et SFR), de bâtir de l’innovation sur le mobile. Et pourtant. Innovation, oui. Culture sûrement, car le bâtiment ce n’est pas la même chose. Et puis il y eut l’invention du forfait mobile que l’on doit bien à Bouygues Telecom, qui a totalement démocratisé la téléphonie mobile personnelle. Dans cette aventure tumultueuse, ponctuée dernièrement par l’arrivée de Free mobile, il y a d’abord une marque brassée par les communautés, et aujourd’hui une organisation du “lacher-prise”, mais jusqu’où ?

Puisqu’on parle à foison du “numérique”, il est un métier où probablement le numérique aura bouleversé les choses : la relation clients. Frédéric Champion, Responsable Développement relation clients, nous en livre quelques recettes : opportunités de conversation, de contacts, changements culturels évidents, par l’adoption, par les clients, des canaux digitaux, avant même que les enterprises en interne, ne les appréhendent. Comment donc ne pas l’organiser et “conduire” cette conversation et la modérer.  La relation clients serait donc le 5ème P du Marketing, où l’obligation pour une marque de fidéliser et de converser avec ses clients. Si les modes transactionnels étaient roi, l’heure serait plutôt à “l’expérience” client où la transaction est une issue possible mais pas obligatoire et dépendrait d’un environnement et d’un contexte favorables. Il faudrait donc organiser ce contexte en accord avec les valeurs de la marque, pour favoriser la confiance et les échanges constructifs. Et ce contexte c’est déjà un terrain de jeu fertile de l’expérience, qui ne se résume pas à la transaction. Le bien-être et le contact émotionnel sont un capital important dans la durée pour fidéliser et construire la confiance.

C’est ce qu’a fait Bouygues Telecom en construisant d’abord un dispositif social avec une volonté centrale : ouvrir la conversation avec le client, construite avec de la marque sur une proposition comportementale nouvelle, autour de ses offres. Un défi qui nécessite :

  • d’y croire
  • de faire adhérer le client
  • de le faire participer  à la communauté
  • d’être capable surtout de déveloper et d’accepter des idées qui viennent de “dehors” (quelle horreur souvent pour l’ego d’une marque !)

Puis l’esprit de conversation s’est rapidement transformé en opportunité d’innovation avec la création de la marque mobile « B&You », la marque 2.0 mobile de BY Tel. Si les offres de base sont créées par BT, les évolutions suivantes sont issues de l’interaction et de la conversation avec la communauté et surtout, dans la communauté. Whaou.  Il fallait oser, même s’il est vrai que le forum de Free est également et depuis longtemps un bon exemple de “crowd innovation”.

Regardons de plus près la construction du “web social” chez BY Tel :

  • recruter des fans (d’abord sur Facebook)
  • développer le service : réponses clients pour augmenter la satisfaction clients et montrer l’attention de la marque aux prospects
  • repérer et stimuler les ambassadeurs (on va dire les influenceurs)
  • générer de la recommandation active (par les influenceurs)

4 outils principaux comme terrain de jeu : Twitter, Facebook, Giiks.com et Woobees (forum)

Ce dispositif a cru très rapidement et constitue la couche de fond de la relation sociale de BY Tel. Et ça c’était juste avant

Avant l’arrivée de Free, qui a déclenché un formidable flashmob post et pendant le lancement de Free, pour envahir et saturer les canaux 2.0 des opérateurs historiques. Bel exemple de tempête et de réactions orchestrées…Et pour s’en sortir, revenir aux fondamentaux : servir les clients first. Quick mais pas dirty. Répondre aux interrogations réelles et légitimes, aux angoisses de consommateurs que l’on traite de pigeons. Besoin de réassurance, de pédagogie. Ecouter et entendre les cris dans la tempête. Et négliger le bruit (important !) inutile généré par les attaques plus ou moins régulières, permises par l’ouverture de la conversation sur ces communautés. Oui je sais vous allez conclure : comme c’est dangereux. Je dirais que c’est comme le verre à moitié vide et à moitié plein : mais aussi quelles opportunités gigantesques de preuve d’attention au client…Si la peur paralyse, là aussi elle n’est pas bon conseiller. Affronter la vague, quelle que soit sa hauteur car ici on en voit pas l’importance avant, c’est l’enjeu, faire face…”si je ne peux pas maitriser les vagues, je peux toujours apprendre à surfer”, c’est un peu le comportement à avoir en gestion de crise. Pas l’autruche, faire face, avec humour, mais concentration et professionnalisme.

Bouygues Telecom, à l’image de son expert social le célèbre Tanguy, a mobilisé avec son équipe ainsi, tout son humour en restant pragmatique, transparent et utile. Nous montrant donc que les réseaux sociaux ne se limitent pas à de la perte de temps, mais bien utilisés, dans leur temps et leur contexte, se révèlent de formidable leviers de sympathie et de relation, vraie.

Il faut juste bien lire le mode d’emploi, avant de s’en servir afin d’éviter les sinistres domestiques…Réapprendre à marcher, tout connecté. Connecté à notre réalité digitale et sociale, lame de fond qui parle vraiment au consommateur d’aujourd’huiEt l’aboutissement serait d’étendre la philosophie B&You à toute la gamme de By Tel et de l’appeler : You&B. Une manière d’achever la démarche de client au centre du débat…

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NetExplo Forum, la conférence 2012 19/03/2012

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Nouveau logo, nouvelle base line avec « Global Observatory on Digital Society », la nouvelle édition 2012 s’est tenue à l’Unesco comme l’année passée les 15 et 16 Mars. 10 lauréats encore cette année, du monde entier avec des idées « disruptives » puisque l’idée est d’identifier les pistes d’innovation digitale dans le monde entier, et à la clef des prix remis par une communauté d’experts reconnus.

Une présentation du Trend Report 2012, par Bernard Cathelat, illustrant les technologies s’offrant à nous et dessinant la vie qui ira avec : quels impacts sur notre quotidien ? quelles opportunités ? quelles ruptures ?

2011, c’était l’année Facebook, le réseau « utilities » comme le qualifie lui-même Mark Zuckerberg, un vrai réseau désormais car près de 900 millions de membres, ça force le respect tant l’audience, le temps passé et l’activité dépassent le seul phénomène de divertissement. Facebook est une ville, un pays, un monde, un univers : mode de vie, procédures, monnaie…tout s’y passe. Et si les prochains lauréats étaient désormais DANS Facebook, puisque tout y est ? Et puis 2011 c’est l’année de l’envol des smartphones et donc des applications mobiles : consolidation de IOS (Apple) et décollage d’Androîd, la mobilité bouscule nos habitudes : de shopping, d’information, de recherche sur le web mobile et de jeu. « Nous sommes partout et nulle part et cette ubiquité repousse les limites de la technologie mais surtout de nos attentes » : toujours plus, tout le temps et toujours mieux. C’est dans cette espérance d’un monde toujours plus relié que naissent alors des initiatives « digitales », puisque nous sommes « dans l’Internet » plus que jamais…

On peut donc noter quelques tendances importantes, qui tout silencieusement, risquent de fracturer l’approche digitale, quel que soit le secteur d’activité et les attentes. L’attention est plus que jamais portée sur la « confiance », l’authenticité des ID, la protection des données et la multiplicité des profils possibles (nécessaires ?). Alors entrons-nous désormais dans le « Crystal World », un monde qui se veut plus transparent mais pour quelle transparence ? Ou bien, sommes-nous dans un gigantesque échiquier qui nous traque et nous profile (« track and profile« ), pour mieux exploiter nos données et nous surveiller…? Comment gérer sa réputation et son identité, sans devenir ni schizophrène, ni égocentriste, et tout ce combat autour de l’identité (« ID Drama« ) ? Comment enfin rester dans la relation pure et chargée de sens (« Sway Capital« ), sans tomber dans la marchandisation des liens et des profils, où nous constituons un capital marchand par les relations que nous entretenons et les échanges effectués (« Match Marketing« ) ?

Privacy, track and profile : toute la révolution numérique est-elle bonne à prendre ou pas ? Quid de la sécurité ou du flicage ? Quel seuil de secret allons-nous accepter ? La meilleure connaissance du consommateur est-elle séduisante ou repulsive ? Dans le milieu professionnel, perte de productivité ou meilleure gestion des talents et repérage des influenceurs dans l’entreprise ?

Dans cette course à « l’auto-médiatisation » de la personne (et maintenant des marques et de leur réputation), il faut sans arrêt aller et venir entre :

  • montrer (tout ?), plus (et mieux), s’étaler sur Internet car c’est une vitrine sans précédent de célébrité et d’accélération de la réputation
  • se méfier de la « mémoire du web » qui historise, stocke et conserve tout et du coup, s’en écarter car trop de risques immédiats ou potentiels à venir…

On voit dont apparaître une qualification de ce que l’on étend sur le web avec des possibilités de profils différents (hibe), d’identités parallèles, nous sommes dans ce que B. Cathelat appelle le « sway capital », d’un meilleur usage des réseaux sociaux, en segmentant ce que l’on y met et trouve…Et l’on voit, au fur et à mesure de l’augmentation des données publiées, un formidable catalogue d’informations disponibles, gratuitement en ligne, mises en ligne par les utilisateurs : des consommateurs, salariés qui mettent en permanence leur vie, de manière transparente en temps réel…ça n’aurait pas une valeur, ça ?

Oui vous l’avez compris, tout ce que les marketeurs et les DRH ont toujours rêvé d’avoir s’étale là, sous nos yeux...la vie privée et l’extraordinaire exploitation possible…Le web devient-il une transposition de notre vie réelle, avec une nouvelle vague de pression promotionnelle et d’ingérence dans la vie privée des gens. Ou doit-il rester le vecteur noble, scientifique, libre et autonome, impartial, véhicule du savoir de la connaissance et pont entre les populations. Oui le « big data », invasion de données, extraversion de profils individuels pose le réel problème de « jusqu’où » et « comment » pour rester une évolution technologique majeure, sans les travers de gens peu scrupuleux. Méfions-nous donc du « match marketing », retour en force du « one-to-one » où nos appareils pourraient prendre le contrôle, en nous dictant notre conduite, nos régimes, ce qui est bien à consommer pour notre santé…

L’explosion des réseaux dits « sociaux » vient d’un saut technologique, mais aussi d’une désaffection pour les modes de communication traditionnel, en choisissant les cercles de connaissance, de contacts et le réseau que l’on souhaite. Si cette construction devient une foire à la monétisation, on risque de détruire la confiance longue à bâtir et encore plus en ligne, avec des micro-réseaux de niche et une méfiance…Allez-vous vendre vos contacts et votre réseau au premier venu, sous prétexte d’un capital sous-jascent…? Alors, je ne serai plus votre « ami »…Je n’ai pas signé pour la marchandisation de mon profil à tout va…

La meilleure innovation reste celle qui « résoud simplement un problème compliqué », mais surtout qui répond à un besoin avéré, annoncé : « mieux, mais pas trop, en toute liberté ». On peut donc retenir trois tendances essentielles cette année :

  • omni-surveillance, tout savoir…
  • hyper-individualisation (reconnaissance, tracking…) : trop de contrôle ? (bio-mono-ID)
  • risque de marchandisation (monétisation, exigences de rentabilité et fuite vers les micro réseaux sociaux avec une méfiance renforcée ?

À nous désormais de “connecter juste”…

Où va le monde numérique : “l’Alter-Web” tel qu’il avait été créé (libre, créatif, gratuit…) ne doit pas perdre cette liberté et être envahi avec toutes les pollutions de la vie réelle…Gardons l’anti-conformisme, le gratuit, la fraternité, la liberté, etc ; Et décidons de le faire avant que « l’hacktivisme » s’en empare et en fasse un espace de combat…

Excellente introduction, au moins cette année, nous serons prévenus et un homme averti…

Venons en traditionnellement aux prix remis, avec un special award pour Blindspot, premier prix remis par E. Besson (ministre de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique). Un prix qui en dit long sur les possibles et la capacité technologique simple, à lier les « gens » : une canne blanche, intelligente (bluetooth avec oreillette et système de communication « social » de géolocalisation) pour les mal/non-voyants, imaginée par Selena Chew, ancienne étudiante en design à la NSU, Singapour. Chapeau et sans voix…Simple et utile, pertinent…Un projet qui doit trouver des débouchés de masse et de commercialisation sans tarder…Et surtout un projet qui gomme le handicap, où la technologie relie les peuples…

Puis viennent 9 autres lauréats :

  • Afroes (South Africa) : design et développement de plateformes de jeux à dominante « ludique, sociale et éducative » en Afrique, montrant encore une fois les multiples usages des mobiles dans la réduction de la fracture numérique et la lutte contre la violence et la prévention des abus sexuels (jeu : Champ Chase par exemple)
  • Wearable Behavior Navigation System (Japan) : un système portable en « réalité augmentée », permettant d’apprendre, de guider et de reproduire des gestes d’un expert à distance pour résoudre physiquement un problème : réparation, gestes d’experts, nombre d’applications (sauver une vie, réparation critique d’urgence…)
  • Dollars for Docs (USA) : un site d’open data sur les flux financiers entre laboratoires et médecins pour garantir l’exemplarité des prescriptions et l’impartialité du monde médical (issu USA) ; une opportunité intéressante du sujet « big data » évoqué plus haut
  • Word Lens (USA) : application sur IOS (Apple) pour une traduction instantanée par la capture d’un texte quelconque, avec l’objectif d’un mobile (IOS pour le moment) ; disponible en 3 langues (Français, Espagnol, Anglais) pour le moment, assez bluffant dans l’interface et la facilité d’utilisation
  • Free Monee (USA) : un concept vieux réactualisé en « match marketing », avec l’utilisation de vos données d’achats (relevés banques), pour proposer aux consommateurs des vouchers de réduction, d’après les marques consommées ; un modèle qui redonne de la valeur aux banques, fidélisant leurs clients, apportant du trafic aux commerçants et ciblant mieux les offres promotionnelles remises. Du Groupon plus intelligent…
  • Zeebox (UK) : plateforme de « social TV » assez complète permettant d’interagir dans des cercles d’amis, au sujet du fil d’émissions TV et fournissant des liens vers du « added content » : produits dérivés, bonus, sondages/votes,…le « TV sidekick » comme aime à l’appeler Anthony Rose.
  • H2020 (USA/Chile) : open data pour optimiser la découverte d’eau potable ou non, la geolocalisation et le tagging mondial pour partager l’information et augmenter l’accès à l’eau ; résolution globale et locale à la fois avec le smartphone qui localise les sources et la qualité de l’eau…un problème crucial résolu par tout le monde, une collaboration essentielle et permanente, encore une fois rendue possible par l’étendue de la pénétration du mobile comme outil d’information et de communication
  • Silkroad Point (USA) : enfin une initiative de « talent management » en plateforme sociale qui devrait convaincre les DRH de s’équiper et d’aller sur le terrain d’un encouragement massif à l’utilisation des plateformes sociales en entreprise. Et qui ajoute de la valeur aux salariés par leur « réputation », score d’influence, dont ils peuvent (aussi) faire profiter leur entreprise, à travers leur fonction professionnelle
  • Aadhaar (India) : 1ère BdD biométrique au monde, une ambition à 1,2 milliards d’individus ! une initiative « sociale et désintéressée » pour recenser sérieusement et donner un identité officielle à tous les Indiens ; et leur permettre « d’exister »officiellement, d’avoir accès à un système éducatif, de santé, de paiement, participer à la lutte contre la corruption, etc. Une tâche simple mais gigantesque eu égard au pays… »Chaque Indien, en scannant son iris et une empreinte digitale aura une fiche de citoyen officiel permettant l’héritage, la transmission, l’existence dans une cellule familiale » ;  à noter cette initiative menée par Nandan Nilekani, fondateur du géant informatique, Infosys…(60.000 stations d’enregistrement, 1 million d’enregistrements  par jour, 150 serveurs…)

Viendront ensuite deux parenthèses, l’une artistique, l’autre technologique avec  :

  • François Hebel, responsable des rencontres photographiques d’Arles, qui nous explique comment le numérique a modifié la photographie, de la prise de vue, la production et la distribution d’images et dans le métier de photographe…l’image, expression remplie d’émotion, véhicule des mots et devient la « grammaire des enfants » tant il est aujourd’hui avec un équipement « standard » de devenir un reporter d’images amateur sur toute la chaîne : saisie, retouche, production et publication…Un apprentissage plus facile que la langue, dégradée par l’utilisation des SMS ? Lorsqu’on s’intéresse de près au nombre de photos publiées sur les réseaux sociaux…nous y découvrons donc un mode d’expression sans commentaire, sans précédent…
  • Eric Carreel, fondateur notamment de Withings, avec entre autres les balances intelligents et connectées. Une immersion dans ce qui est « connecté » ou pas et les impacts sur le monde « électronique grand public », ou comment les objets communiquent de plus en plus, vers l’immersion en « marché de masse »…

Deuxième journée qui démarre sur un café de la presse, discussion animée sur le « big data » (décidément c’est LE sujet) : impacts, limites, risques et opportunités, dangers et exemples.

Puis Joël de Rosnay nous parle d’énergie avec énergie, renouvelée et renouvelable, en exprimant de son point de vue de scientifique avec « fusion entre numérique et énergie » : une équation bien plus compliquée que le débat manichéen entre « nucléaire ou pas », en introduisant les énergies renouvelables (au nombre de 12), le nucléaire et le « Smart Grid » cad toute l’intelligence informatique du numérique qui permet de gérer, d’équilibrer et d’arbitrer entre production et besoins de consommation. Et en surfant sur le sujet dominant de l’édition 2012, le big data, on en comprend ici toute la portée. Des dispositifs comme « dontflush.me » ou le sourcing de l’eau (H2020), etc, font avancer et comprendre parfaitement la « gestion » intelligente des énergies, grâce aux réseaux (techniques et humains). Une fusion « homme et nature » (et technologie) qui a du sens et qui nous protège par la volonté de survie, l’envie de collaborer et au delà de toute considération politique, pour qui l’environnement restera toujours derrière les impératifs économiques.

Sur les deux jours, les impacts numériques ont été mesurés et évalués (rapidement), sur d’autres continents : jeudi avec Rishi Khiani from Indian Times (Inde), vendredi avec Sergio Davila from falho.com.br (Brésil) et avec Amadou Mahtar Ba de Allafrica.com (Afrique). On y retrouve des réservoirs d’espoir, pour l’accélération de l’accès à la connaissance, l’information, l’action démocratique. Le numérique, comme partout, donne la voix aux populations et crée du lien, de l’échange et du sourcing d’innovation mais surtout redonne du bon sens  l’action politique, sous l’influence du peuple et du vote permanent, global et local. Le partage de bonnes pratiques, de mises en garde (sécurité, banditisme et violence). Le café de la presse du jeudi matin a bien montré comme l’Internet a fait « le printemps Arabe » et permis d’élever la voix, de soulever des peuples et de renverser des régimes ancrés depuis trop longtemps dans la surdité. Mais comme le souligne Amadou M.Ba, il est temps de prendre la parole de « l’intérieur » plutôt que de confier la voix de l’Afrique à CNN en quelque sorte. Les médias sociaux concourent encore une fois avec la collaboration locale, à prendre en main leur destin, par le peuple Africain. Quel que soit le continent ici, la masse démocratique en jeu est colossale et les plateformes sociales comme Facebook fonctionnent à plein régime, et les citoyens ont bien compris comment s’en servir. Bancarisation, santé, accès à l’éducation, à l’eau…toutes ces problématiques sont facilitées dans ce monde en « réseau » où le progrès technologique a décuplé le bon sens des gens, pour prendre en main leur destin, lorsque le pouvoir politique ne va pas assez vite.

Et quand ça ne va pas assez vite, il y a les Anonymous. Débat avec @pierrehaski (Rue89) et @TDanet (co-auteur du livre « Anonymous : peuvent-ils changer le monde ?« ), qui tracent et décryptent (autant que cela soit possible) l’origine, les mécanismes et la philosophie. Car il s’agit plus d’actions, de prises de position que d’une secte ou d’un club à la mode. Et c’est pour ça que c’est tout le monde et personne, car il s’agit juste de se reconnaître derrière les actions « justes » menées pour défendre la liberté, l’indépendance et la démocratie dans le monde. Et pourquoi cela a t-il une portée colossale ? eh bien pour les mêmes raisons « numériques » : la portée et la capacité impressionnante de la masse d’activisme et la puissance de l’Internet pour mobiliser, réunir avec une certaine confidentialité, toutes les initiatives de révolte ou de résistance. Finalement, issu de « l’Alter », cad « autre » moyen de faire et de proposition. Puisque la démocratie existe, ses moyens d’expression doivent exister. Parfois dans l’expédition « guerrière » et sans accord préalable. C’est comme ça…

Il restait à un panel de professeurs émérites du monde entier, grâce au réseau HEC et Netexplorateur, de conclure sous la houlette de @cedric et de synthétiser sous forme de « take away » ces deux jours et d’imaginer des pistes pour 2013…Mais chut, nous n’y sommes pas encore, savourons déjà cette édition bien remplie.

Il y a un certain « blues » à quitter une telle manifestation, mais il faut dire que cela ne s’arrête jamais en fait ; le réseau Netexplo fonctionne toute l’année pour identifier, qualifier et constituer une veille internationale permanente pour sourcer les plus brillantes innovations dans le monde. Et ponctue l’année par des RdV partenaires, pour maintenir la chaleur du réseau, du partage et de l’étendue de la connaissance. Un grand bravo Martine B. et Thierry H. pour la réussite méritée de cet évènement et à toute l’équipe de préparation, conception, production, spécial big up pour l’Unesco, qui ne pouvait pas mieux représenter ces projets de développements digitaux, pour nos mondes de demain.


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La furie « social media » 22/01/2011

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Il est vrai que cela bouscule un peu nos habitudes. Quand je dis « nos » (à nous), c’est qu’il s’agit bien d’un phénomène d’ampleur suffisante pour obliger à revoir un certain nombre d’idées reçues. En même temps, ceux qui (sans idée) imaginait trouver là une source de renouveau gratuite pourrait en être pour leurs frais. Il faut bien se dire que, même si de manière largement notoire et incontestable, l’invasion de ces « outils », plateformes, réseaux, peu importe leur nom et portée, est remarquable (au sens de « impossible de passer à côté), il n’en demeure pas moins, que comme toute innovation majeure, cela ne remplace pas la « stratégie » qui va avec…

 

 

Bien entendu, il y a bien une vie avant, avec et après Facebook. Mais force est de constater, que dans cet univers on dénombre très facilement un grand nombre d’échecs, tant les barrières à l’entrée sont faibles (1 idée, 1 développeur, des APIs, du code…et un peu de buzz), les coûts de mise en place de quelques milliers de $ et les espérances de gains vs efforts grandes. Qui se souvient de Netscape, Compuserve, AltaVista, Boo.com, Friendster ou Infoseek, qui imagine aujourd’hui que Myspace réduit sa voilure de moitié et sera bientôt à vendre pour 1 facebook credit. Autrement dit, avant de s’emballer, il faut savoir comment s’en servir, ce que l’on peut en attendre et surtout comment les utiliser…Ces plateformes. Nombre d’agences de communication ont vu là des moyens de rajeunir leurs discours (qu’ils n’avaient plus…), d’augmenter les prix et d’inventer des prestations sans avenir ou réel fondement. Et nombre de marques cherchent encore la lumière lorsque le manque de croissance a appuyé sur l’interrupteur. On s’empare de la « bête » pour mieux se renouveler, mais là de nouveaux problèmes surgissent : mauvaise audience, mauvais buzz, mauvaise utilisation (voire interdite), et les déceptions s’enchainent…Alors social media oui, mais comportement et usages cohérents c’est mieux. La roue ne s’est inventée qu’à l’aube d’un besoin, d’un usage. Et rien ne sert d’être « à la mode », si c’est être mal dans sa peau (de marque). Les métiers émergents (community managers, modérateurs, quick dev, responsable de compte network…) sont vraiment des métiers. Ils s’apprennent comme d’autres…Quand je vois des marques qui confient le « community management » à un stagiaire…(non pas qu’ils n’aient pas de talent mais…), quelle marque confierait toute sa communication externe à un stagiaire  ? Or c’est bien de cela qu’il s’agit : « insérer un mode collaboratif innovant et un dialogue interactif entre une marque et ses utilisateurs (clients), pour sourcer au plus près la stratégie produit et services ». Et pas de parader sur une énième page Facebook ou LinkedIn pour y vanter sa dernière promotion ou son dernier jeu concours.

La vie n’est pas meilleure ou moins bien avec Facebook. Elle est différente. Et perturbe et bouleverse les process, méthodes et concepts de communication…Comme si il y avait une évolution naturelle générée par…la cible. La cible souhaite du nouveau, aux marques de l’inventer, avec ces outils communautaires. Une vraie opportunité de réinstaurer du vrai, de la confiance et du naturel au moment où les institutions sont mises à mal et le consommateur n’a plus confiance dans les diatribes publicitaires exacerbées qu’on lui assène en permanence. A bon entendeur, bon mode d’emploi…

 

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TV : l’ère des influenceurs… 14/04/2010

Posted by evidencesx in économie, numérique, relation client, tv.
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A l’occasion du célèbre « NABShow » 2010, l’énorme champs de la télévision, subit des changements de fond, sous « influence », de véritables bouleversements dans la valeur produite par les différents acteurs. J’avais déjà eu l’occasion d’en parler, tant les acteurs innovent et transgressent parfois leur métier de base. Lorsque la croissance d’un métier vertical n’est plus au rendez-vous (erosion des audiences, modification des modèles et coûts de diffusion, éparpillement de l’audience et dilution de l’influence, ruptures technologiques…), le marché et les acteurs réagissent en conquérant, en tentant d’investir des domaines cohérents et pertinents, pour amortir les investissements qui pèsent et investir des segments, par effet d’expérience et d’opportunité. On ne compte plus les exemples et le milieu de la télévision est propice à ce type d’exercice, car la TV est souvent sous les feux de la rampe et synonyme d’innovation silencieuse.

Cette année, on trouve en vrac, les mouvements de fond de type :

Sur les contenus :
– les formats, sortant de la simple thématique ou du format durée, de nouvelles opportunités de produire des images video, soit pour l’entertainment, soit pour l’information et l’éducation, soit autour de la vague sociale (brand reputation, brand improvement, social influence and UGC)
– la qualité : évidemment la vague de la 3D (recherchant à restituer en home cinema l’expérience 3D déjà à la maison…), où toute la chaîne (équipements, production, tournage accessoires), mais aussi le son en HD bien sûr, avec de la recherche fondamentale sur le rendu des équipements, des signaux et la restitution (encodeurs, mixeurs, équaliseurs…)
– la révolution online video, dans l’immédiateté et la capacité à cibler, inclure des modèles publicitaires pour toute la chaîne web TV

Sur les équipements :
– les gammes d’écran qui passent de la simple HD, aux LED, 3D et grands formats urbains : impressionnant.
– la perçée de l’IPTV, comme mode de diffusion mais aussi comme opportunité pour les fabricants d’écrans (après les décodeurs TNT embarqués), les plateformes connectées s’organisent autour de partenariats « contenus / devices » ; nous assistons clairement à une lutte dans les modes de réception TV, entre les modes historiques, mais plutôt unidirectionnels (satellite, DTT), et le renouveau avec l’interactivité (IPTV, mobile TV)

Sur les fonctions :
– des fonctions PC/Web qui migrent vers la télé : IM, search, video online, services, véritable kiosque dont on connaît encore les limites (post prec)
– la TV et video mobile : plateformes de téléchargement, de vlog, de streaming live, la simplification des interfaces de génération et de publication, les progrès sur les normes de compression et les débits (on parle déjà de 4G)

Sur l’expérience : évidemment on ne pouvait pas rester sur les écrans tactiles des mobiles (Iphone, Samsung…), mais les TV/écrans le deviennent également pour décupler l’expérience consommateur : un oubli de la télécommande et une mesure plus « verte » (ben oui plus besoin de piles…;-). Une inconnue, la résistance des surfaces, faces aux assauts des « petites mains »…

Pas de réelle place encore pour la reconnaissance vocale, alors qu’elle pourrait jouer un rôle évident dans le pilotage de fonctions primaires ou plus élaborées des équipements : box, TV, lecteurs…télécommandes.
La 3D s’impose comme un sujet évident et la vitesse de son déploiement est impressionnante : même si les coûts sont encore prohibitifs, ils vont comme d’habitude baisser pour atteindre un marché de masse, séduit par une expérience consommateur vraiment nouvelle. Et pas seulement au foyer, car Sony présente par exemple des écrans 3D de très grande taille, utilisés pour les réseaux urbains.

Par ailleurs, les nouveaux sujets ergonomiques et fonctionnels résident par ailleurs dans une télévision plus interactive et moins administrée : customisation, soin des interfaces, services online qui sont tout sauf de la télévision, la convergence des fonctionnalités vers un écran de télé, reste un sujet difficile à cerner. Mais la technique s’organise autour des secteurs habituels : fabricants, éditeurs middleware et applicatifs. La portabilité du web et de ses fonctions n’est pas simple : ce n’est parce qu’on porte les applications, que l’usage va suivre. Reste à convaincre le consommateur d’utiliser sa télé pour le faire, et nombre d’applications restent à usage individuel voire privé. Sur un appareil qui est exposé dans le salon, c’est donc délicat…Mais il subsiste une envie de convergence qui devrait faciliter les accès et la transition des comportements.

La télévision est donc plus que jamais dans un sursaut (technologique et fonctionnel), reste à restaurer l’entertainment par les nouveaux usages, tant l’édition souffre de maux contemporains : perte d’audience, peu de renouvellement et de création dans les programmes, piratage, fuite vers d’autres écrans…L’influence est donc plus que jamais une question de contenu, d’influenceurs et de capacité sociale interactive. Un vrai défi à relever, qui peut être un relais de croissance important pour ce secteur inquiet.

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Social and Business : l’exemple de Danone 07/03/2010

Posted by evidencesx in économie, développement durable, innovation.
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Danone s’est bien engagé dans le social business depuis de nombreuses années, avec notamment comme membre porteurs du projet, Franck Riboud et le Pr Yunus. De cette initiative est né « danone communities« , un réseau social multi-formes, mixant les pages de fans participatives, les soirées innovations et les débats rencontres diverses. Olivier Maurel et Laura Thierry pilotent ce réseau, en mobilisant des participants d’origines les plus diverses, et en essayant de réunir les initiatives les plus heureuses, porteuses et motivées. Une belle aventure, qui illustre comment une marque prestigieuse peut rendre à la terre ce qu’elle lui a apportée, en faisant fructifier les sommes investies en les recyclant à l’infini, au profit des plus démunis. En février, le 4 plus précisément, ce sont plus de 2.500 personnes qui se sont réunies dans la grande – et spectaculaire – salle du Grand Rex !

« Génération solidaire : réinventons, entreprenons ! » a été le rendez-vous de différentes communautés pour rencontrer le Pr. Muhammad Yunus, Martin Hirsch, Christine Kelly, Franck Riboud, et bien d’autres acteurs de ce business social tourné vers « l’autre ».

Après une semaine déjà chargée de rendez-vous, le Pr. Yunus a échangé sur les envies de changer le monde, d’entreprendre et d’innover avec le public de jeunes et de moins jeunes, d’étudiants et de futurs acteurs des nouvelles solidarités (70% de moins de 30 ans). Une très belle soirée, qui a donné l’espoir de voir le meilleur du marketing et du business s’adapter (enfin) aux cibles, de déployer des stratégies de « base of the pyramid » réelles, pour fournir à tous, les moyens de vivre décemment avec dignité, une vie précieuse et porteuse d’avenir.

Partagez cette vidéo, et appréciez la à sa juste valeur, souhaitons qu’elle engendre de nouveaux comportements et beaucoup d’initiatives soeurs, une raison de plus d’être optimiste définitivement !

N’oublions pas qu’une telle stratégie se mérite, j’avais eu l’occasion déjà d’en parler ici

Diversité diverse : une clef pour l’innovation… 21/01/2010

Posted by evidencesx in économie, développement durable, diversité, management.
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La pensée unique c’est bien sur le papier. ça rassure, sécurise et ordonne. Mais c’est vieux, hors du temps et détesté par l’audience, la participation et la collaboration. Les réseaux sociaux et leur pléthore de participants et de publications (tweets, blogs, articles, walls…), donnent chaque jour l’humeur des informations, ou d’une information, pourtant unique, à la couleur de la diversité : diversité de ton, d’analyse, de recul et parfois de densité d’information et de source.

Pourtant, si elle fait partie des principales sources d’innovation, la diversité reste souvent utilisée comme faire-valoir, obligation dans le cadre du sacro-saint développement durable plutôt qu’un atout réel de discussion et de résolution de problèmes. La « work force diversity », ça existe et cela comprend pas mal de volets : d’abord la moralité, cad donner les mêmes chances à tout le monde de réussir et de s’exprimer, comprendre et appréhender la relation clients ainsi, ce n’est parce qu’on segmente, qu’on « exclue » des clients potentiels. Certains achètent, certains recommandent, certains influencent. Chacun son rôle. Mais chaque rôle est essentiel et important. Et puis surtout la diversité dans le travail et au travail : la meilleure alchimie fournit les meilleures recettes. Evidemment, il y a aussi des effets et « efforts » à prendre en considération (sinon ce serait trop facile).

La diversité effective nécessite d’être souhaitée, pilotée et renouvelée. Ce n’est peut être pas une foi en soi, mais c’est un outil performant d’animation RH et de bien être en communauté. Et elle passe par un process où entrent en jeu :

  • des inputs : l’individu et ses caractéristiques propres
  • une mise en situation (plus longue d’ailleurs que dans une équipe homogène : différences de langages, d’éducation, de culture, d’approche, de méthode…) autant de chose à caler avant de démarrer. Une chose qui fait souvent reculer les tentatives de changement…
  • une nécessité d’avoir des normes communes : règles du jeu, égalité des chances, règles d’influence
  • des outputs : effets sur les individus, la cohésion d’équipe, la motivation…et ce que tout le monde attend : les résultats

En considérant cette mise en place possible, dressons rapidement les pour et les contre de la diversité, si tant est qu’ils soient mesurables. A ce titre une étude de la célèbre revue « Human Resource Management » datant d’avril 2003 « effects of diversity on Business Performance », montre clairement :

  • peu d’effets directs à court terme sur la performance du business et des résultats (ni positif, ni négatif)
  • mais sur le long terme un meilleur apprentissage collectif, une meilleure appropriation des sujets et une implication plus importante des équipes…et donc un meilleur coût interne (fidélisation, turnover réduit)
  • enfin un meilleur commitment sur les objectifs de l’entreprise et donc ses résultats

Les avantages de la diversité : un meilleur « pool » d’information, plus d’apprentissage collectif, une résolution multi-dimensionnelle des problèmes, plus de créativité et d’innovation, plus de spécialisation et meilleure division du travail

Les inconvénients de la diversité : plus long au démarrage (coût de mise en place et de phasage multi-culturel), risque de conflits et d’incompréhensions, complexité de mise en place, consensus plus difficile, risque de marginalisation et d’exclusion

La diversité apporte nombre d’éléments moteurs qui guident et produisent un circuit de résultat plus épanouissant et plus profond : focus sur les faits, multiplie les alternatives, créé du liant et de la collaboration, recherche du consensus et du « fair play », bref parfois des conflits mais sains, rapides et performants.

Nous, on aime bien la diversité chez Buzzed-In. De celle-ci, découlent les plus belles histoires…

Et pour tous ceux qui se disent « oui c’est bien, mais chez les autres » (comme pour les animaux ou les enfants), eh bien ils vont laisser passer une opportunité majeure de progression sociale, de dynamisation et de considération universelle. C’est effectivement à prendre ou à laisser…

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Stratégies « Base of the Pyramid » : les succès se méritent… 09/11/2009

Posted by evidencesx in économie, business development, développement commercial, management, stratégie.
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Un certain nombre d’entreprises se demandent encore comment élargir leur cible, notamment lorsqu’elles ont épuisé leurs ressources traditionnelles sur les cibles classiques. Comment vendre à ceux qui n’ont pas d’argent ? y’a t-il des marchés potentiels ? comment les adresser et quels produits leur proposer ?
Si les questions sont simples, les réponses sont diverses et floues, malgré un certain nombre de tentatives, plus ou moins réussies. Un article récent de la célèbre revue du MIT « MIT Sloan management review« , débat de différentes tentatives et des succès plus ou moins relatifs, sur ces populations. Rappelons-nous d’abord quelques règles élémentaires, relatives à ces approches :

  • s’il s’agit bien de « social » dans le sens où il s’agit d’adapter son offre produit/service à une cible plus pauvre, il ne s’agit pas d’humanitaire : ce sont donc des business lucratifs sur le long terme où un marché concret se développe
  • il s’agit plus d’une accoutumance longue au mode de vie de ces populations, que la fourniture d’un produit ou d’un service en fait : comprendre les besoins de l’intérieur et surtout convaincre ces cibles du bonheur de changer, est la clef sur le long terme de l’adoption de nouveaux produits (qui par ailleurs ne manquaient pas avant) ; peut être là, le marketing créé le besoin…encore faut-il expliquer pourquoi ce besoin peut-il être satisfait de cette façon et quels sont les avantages le consommateur en tire t-il par rapport à son expérience où il s’en passait…
  • du business, mais de la patience, de la compréhension et de la pédagogie plus que de la vente…
  • la nécessité de sensibiliser ces populations au fait que payer est nécessaire à tout le monde, y compris pour quelque chose d’équivalent, gratuit avant : nous parlons aussi de progrès…
  • pas de certitude et surtout de l’humilité : beaucoup de produits ont été des échecs, même si apparemment ils étaient « nécessaires », leur pertinence n’a pas été perçue et surtout reconnue
  • plutôt que de viser une utilisation d’un produit, proposer une gamme permet d’amortir les coûts fixes de distribution, avec une plus grande chance de trouver un usage qui matche avec un besoin reconnu ; de la même façon, un produit peut être acheté, non pas pour son besoin initial souhaité, mais pour un usage détourné, et constituer tout de même un succès…

 

BoP

 

Ainsi, ces stratégies, permettent d’adapter les produits, aux cibles et au panier moyen des consommateurs. Les packaging se font plus petits et correspondent à un usage unique et immédiat (lessive, savon, chewing-gum…), moyennant la somme disponible au moment du besoin et sans emprunt. Je prends souvent un exemple complètement invisible et organisé par ces populations : la cigarette. Les fumeurs dans ces régions, ne peuvent supporter le coût d’un paquet entier et achètent celles-ci à l’unité, au moment où s’exprime le besoin de fumer ; nous avons ainsi, organisé sur ce marché :

– du micro-crédit communautaire : celui qui achète le paquet entier, qui avance l’argent
– les consommateurs qui achètent juste leur « dose », à l’unité
– enfin le vendeur, qui n’effectue aucun bénéfice, jouant juste son rôle de  1) distributeur de proximité  2) marketeur BOP (il adapte son offre au besoin : l’unité)  3) facilitateur : il anime la communauté

Eh oui, vous ne regarderez plus ce petit commerce comme avant…

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Social et Business : une réalité proche ? 06/05/2009

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logo_social_business_conference Les 5 et 6 Mai, s’est tenue sur le campus de la célèbre business school HEC, à Jouy, une conférence sur les projets de développements sociaux, économiques et énergétiques de notre monde moderne. Une Conférence extrêmement pertinente sur le sujet, « social business conference », permettant de reprendre tous les enjeux en ressources de la planète autour de  plusieurs thèmes (Ressources, Réduction pauvreté, drivers du changement et divers), qui accompagnent tous les stades du développement social, auprès de ce que l’on appelle souvent le « bas de la pyramide » (BOP), les milieux les plus pauvres et défavorisés.

Plus d’infos sur cette 6ème édition sur : http://www.socialbusinessconference.org

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