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Automotive 2.0 ou comment le Digital va révolutionner les transports… 26/02/2018

Posted by evidencesx in économie, business development, centres d'appels, crm, développement commercial, digital, expérience client, expérience clients, innovation, relation client, stratégie, technologie.
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Humanité et Déplacements

De tous temps, l’homme a cherché le déplacement comme une manière d’être vivant, de découvrir le monde et de conquérir des territoires. Au fur et à mesure de son imagination et de ses découvertes, il invente les méthodes et processus, maximisant son plaisir et minimisant sa fatigue. Au gré des espoirs et des inventions rendues possibles par la science, d’abord rudimentaires et plus élaborées, il accapare, comprend, met en œuvre en repoussant les limites. En s’affranchissant d’ailleurs souvent, de la sécurité essentielle au bien commun.

RouesCarrees

Et de tous temps, il va sans dire que l’homme dompte la matière, la machine et la mécanique. Profitant des propriétés étendues des matériaux et de la combinaison d’une recherche ambitieuse et d’une motivation pour le « comprendre », il fait sien de la moindre innovation pour encore mieux maîtriser la machine.

L’Humain, maître du monde…

Maîtrisant d’abord l’animal, puis la matière et enfin la machine, l’être humain repose sur ses compétences, son savoir-faire et son jugement propre pour diriger les différents moyens de se déplacer dont il dispose. Il teste, provoque des accidents, en tire des leçons et gère avec sa propre appréciation, les bonnes conduites, sur les infrastructures dont il dispose au fil du temps (lesquelles s’adaptent également aux véhicules rencontrés et à leur évolution rapide…).

Au fur et à mesure donc de son éducation, sa formation et des sciences par ailleurs, il dompte la machine encore et encore. Il décide de tout, a priori collecte les informations pour prendre ses décisions et navigue en utilisant les capacités de son véhicule, capacités sommes toutes encore très sommaires, pour l’expérience de son trajet. Pensez donc à tous les moyens de déplacement des différentes époques : chars, animaux, embarcations diverses, puis plus récemment, débuts de l’aviation, de l’automobile, des cycles, des trains, des navires modernes, voire, des engins spatiaux. Tout est piloté, in fine par des jugements humains, facilités par la technologie galopante. Même en condition de pilotage automatique (trains, avions, navires, robots industriels), la machine exécute des algorithmes développés par les hommes, corrigés sans cesse, à la recherche de la maximisation de l’expérience trajet.

La révolution digitale et l’hybridation de la relation

L’explosion de la vague digitale a bouleversé les habitudes et les modes de vie, sans constituer une fin en soi. Elle va transformer notre comportement dans nos vies quotidiennes, par des outils, puissances et données, et va s’immiscer dans le moindre moment de vie. Recherche, information, prise de décision, alibi comportemental, bref, la rapidité de digestion des données va permettre de se reposer sur des outils décisionnels qui ne nous quitteront plus. Consommation, décisions d’achat, navigation, services « always on », cette ubiquité modifie en tant que tel, notre capacité à apprendre, retenir et décider. A quoi sert de se former, de stocker et de se mettre en situation de décision, puisque désormais, la machine informatique et digitale le fait mieux que nous, plus rapidement, sans fatigue et sans panne. Même s’il nous reste l’émotion et l’intuition, celles-ci seront-elles encore souhaitables, dans des situations qui n’acceptent pas l’échec et la faille ?

Nous apprendrons bientôt à l’être humain, à devenir l’égal des machines, par une hybridation vers « l’homme augmenté », par l’intégration de la soit disant « intelligence artificielle », laquelle étant certes extrêmement puissante, mais surtout pas intelligente. Cette soit disant « intelligence » étant encore apportée par le génie des hommes ayant conçu ces machines en les codant à leur image, ne fait qu’exécuter des ordres initialement humains.

Mais l’homme, dans l’écosystème digital deviendrait une variable plus que gênante parce que faillible, soumis à ses émotions, on peut même avance « à obsolescence programmée ». Et dans le domaine des transports et de la programmation linéaire nécessaire au trafic gigantesque que sont les millions de trajets quotidiens, les limites de l’humain se feront vite sentir : fatigue, arbitrages individuels, incapacité de supervision globale, intuitions et émotions vont même devenir dangereux pour la sécurité globale. Comme dans tout changement d’ère majeur, la transition va être la phase la plus compliquée…Mixer de l’irrationnel avec des machines logiques et rationnelles risque de provoquer des collisions sans précédent. Rappelons nous que les seuls accidents constatés dans le domaine des véhicules autonomes l’ont été par des erreurs humaines…Oui mais voilà, comment gérer cette transition ? Les seules automatisations connues et acceptées aujourd’hui (pilotes automatiques dans les avions et navires), le sont parce qu’elles sont assistées de pilotes réels. Le prochain basculement dans l’ère « toute automatique » est par conséquent, profondément anxiogène. Une phase d’accompagnement est plus que nécessaire et va permettre aux constructeurs, de conserver une relation permanente, utile, connectée et opportuniste, qui jusque là était par trop délaissée.

 

La relation client dans l’automobile

Jusqu’à présent, elle est réduite au simple…produit. On choisit un modèle et/ou une marque, par sympathie, prouesse technologique, pression publicitaire ou par ancienneté. C’est rarement la relation à la marque qui fait le choix, mais plutôt la confiance dans le modèle et dans le produit brut. Après l’achat, peu ou pas de relation, si ce n’est du SAV ( !), que l’on fuit évidemment. Lorsque l’achat ou l’adhésion est réalisée, peu de contacts, le client est « dans » le produit tous les jours, lequel appartient de fait à une marque, avec une empreinte et des valeurs plus ou moins présentes. Les utilisateurs de transport publics n’étaient-ils pas jusque peu des « usagers », usant, consommant un service, avec peu d’attachement à la marque (quand il existe car en situation de monopole, on n’a pas vraiment le choix…). Et encore, lorsqu’on consomme ce service, en effet là, la fidélisation et la nécessité de récurrence d’usage sont capitales. C’est d’ailleurs là-dessus que les constructeurs doivent désormais se battre , pour conserver leurs clients chez eux, devant la concurrence éhontée qu’ils se livrent.

L’accent est donc maintenant mis sur le « conducteur », le pilote, qui va vivre des expériences au cours de ses trajets. L’époque est donc au « driver experience management (c) », un écosystème interactif, rassurant, facilitant le déplacement et l’apprentissage entre un véhicule guidé et autonome et des humains embarqués, qui doivent donner les clefs à une machine toujours plus intelligente. Chaque expérience, unique, intelligente, épanouissante va permettre d’offrir des services à bord utiles et inspirants. L’heure du steward virtuel a sonnée, le « personal onboard assistant » est né. Une manière exponentielle de redonner de la relation entre le consommateur et la marque d’automobile, en temps réel, avec des services intelligents, connectés et dématérialisés.

Quel « personal assistant » et quels services ?

L’étendue de ce nouveau marché, dans le segment de l’automotive est colossal, par les effets directs et indirects, comme le signale le cabinet Oliver Wyman ici (EN). Ces chiffres donnent un peu le tournis, mais expriment la manne gigantesque que tous les participants vont devoir organiser pour saisir toute la valeur d’usage, liée aux nouveaux comportements et attitudes rencontrés.

Autonomy_Wyman

On peut d’ores et déjà lister des services pertinents qui amélioreront grandement la navigation, la sécurité et la confiance dans les véhicules autonomes. Services qui vont bien entendu aller au delà du simple usage mais qui vont agrémenter et rendre un trajet plus efficace, car connecté à de nombreux partenaires, par exemple :

  • aide à la conduite et navigation
  • guidage à distance, jusque pilotage à distance
  • agent virtuel ou réel en ligne sur écran et/ou communication audio et électronique (chats, twits, mails, SMS…)
  • mise à disposition en temps réel de datas de situation : météo, trafic, routes, itinéraires, obstacles, risques, infrastructures, aide au trajet…
  • personal assistant / concierge connecté, permettant d’accéder à des services de :
    • loisirs (restaurants, clubs, bars, hôtels, vols, trajets trains, concerts,…)
    • shopping : shopping personnalisé, ventes privées, cadeaux…
    • babysitting, household/ménage, courses, réparations/urgences…
    • dating, rencontres
    • parking, garage, véhicule partagé, covoiturage, trajets partagés…
  • media et broadcast : services de télévision, VOD, news, ebooks/epresse, musique, jeux videos, audio books…
  • connexions facilitées avec :
    • assurances
    • garages, SAV marque
    • expert automotive
    • sécurité civile (police, gendarmerie, pompiers, secours, médecins, SAMU…)

La liste n’est forcément pas exhaustive car elle dépend de niveaux de services inclus dans l’automobile/le véhicule, et peut se décliner en services basiques, étendus, premium…Bref des options à coûts additionnels, avec un accès free (modèle freemium). Constructeurs, plateformes de services, plateformes de contacts, infrastructures de réseaux/IT…Saurez-vous capter ce moment unique, point d’inflexion d’un nouveau marché captivant, prometteur d’une innovation sans précédent ?
En tous cas, tous les ingrédients sont réunis pour redonner à l’automotive, un nouveau souffle et une trajectoire d’accélération unique

 

 

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2013, plus mobile que jamais ! 25/11/2013

Posted by evidencesx in développement commercial, digital, e-business, m-business, marketing, marketing mobile, mobile, relation client, stratégie, technologie.
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2013 pourrait vraiment être l’année du mobile, en tous cas l’année où des ruptures se sont constatées et engagées pour des tendances durables. Fiabilité des plateformes, regroupement d’acteurs, choix définitifs sur les smartphones tactiles (sursaut de Blackberry ?), ancrage du second écran comme option de relation nouvelle sur la télévision connectée et lecteurs de contenus enrichis pour la presse. L’outil mobile, s’il sert de moins en moins à téléphoner, donne goût à la photo (le dernier salon de la photographie a vu des fans qui se sont lancés avec des appareils sur smartphones, devenir accros de la photo, encensés par les plateformes d’images – pinterest, instagram, vine…instantanées et en forte croissance). Mais il est également un outil de geolocalisation et de reconnaissance (QR code, flash…) et de fidélisation (FidMe, FidBag…). Et plus récemment donc, 1 possesseur sur 3 a déjà acheté sur son mobile, signe du nomadisme, zapping et de l’envie de mouvement instantané indéniablement ancré. La capacité de conserver les historiques et les énormes progrès des interfaces mobiles (responsive design, sign up clarifiés, parcours d’achat « one click »…) facilitent grandement l’acte d’achat et le sentiment de liberté qui en découle.

LeMobile2013

Les points qui seraient en retrait seraient plutôt du côté de la « vie privée » (geolocalisation notamment, amis aussi historiques d’achat), la rupture de charge encore constatée entre le retail et la relation mobile et enfin le paiement sur mobile, dit « sans contact » (NFC), qui est encore peu répandu. Les comparatifs d’achat et de sourcing produits, pleuvent, la « social recommendation » existe et progresse, mais les enseignes peinent à intégrer toute la chaîne dans leurs SI : planning, coûts, développements coûteux…le m-couponing démarre, in situ, mais les habitudes ne sont pas encore là. Dommage, car le parc, les débits et les interfaces sont stabilisés…et le « retargetting » aussi. Sam4mobile, est déjà sur les traces de Criteo, aventure Française au succès que l’on connaît. Votre trafic mobile serait ainsi analysé, décortiqué et votre navigation mobile serait parsemée de messages implicites, déclenchés par le « retargetting » de sam4mobile. Libre oui, mais pas seul donc sur votre terminal mobile individuel, pour le meilleur et pour le pire !

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@Netexplo Customer: « Internet et les nouveaux modes de distribution » 13/04/2012

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Petit déjeuner de la série « netexplo observatoire » chez Deloitte avec invité, JL. Chrétien, du groupe Accor, pour nous parler d’Internet et des nouveaux modes de distribution ce jeudi 12 Avril. Le groupe Accor en effet malmené comme tant d’autres, par le raz de marée numérique, implicant un vaste dossier d’invasion d’Internet et de renouveau de sa relation consommateur. Programme de fidélité, social recommandation, social advise, « prefering & delivering »…Le groupe Accor est confronté comme de nombreux métiers à un bouleversement important de ses process et modes d’adressage au consommateur.

Métier autrefois décentralisé au niveau de l’hôtel même, les pratiques se structurent en « réseau » et connectent le consommateur plus avisé, informé et sollicité que jamais. Comment capter l’attention, déclencher la préférence et augmenter panier moyen et fidélisation, tout en maintenant et évitant une inflation des couts d’acquisition ? Voilà les défis à résoudre, dans un environnement ou le « change management » est capital pour ce groupe, et la réduction d’actifs pour un développement de la franchise doit permettre de maintenir son audience.

Désintermédiation, ré-intermédiation, infomédiation…Les circuits de distribution traditionnels s’effondrent et de nouveaux intermédiaires (tripadvisors 50 MVU / mois !). Le “Open New Frontiers in Hospitality”, baseline d’Accor peut-il s’appliquer par l’expérience de consommation clients et même avant, par les manières dont le client va s’informer, choisir et acheter Accor, dans ses modes à lui : ceux qui correspondent à son mode de vie, éthique, univers de marque et valeurs.

Passer de la vente à la distribution demande une démarche complexe, par les réseaux d’entreprise et historiquement par des forces de vente, locales et gérées par l’hôtel lui-même. Le concept de distribution nécessite de référencer en amont des accords cadre avec les plus grands groupes, autorisant la “consommation” d’Accor pour leurs salariés : le monde devient donc ici encore, en réseau et plus connecté d’une certaine façon.

53% du CA est encore fait directement par l’hôtel lui-même (47% en central par Accor mais 30% il y a 10 ans) ; une politique de type « grands comptes » est par conséquent importante. Mais cette politique implique d’être plus efficace que l’hôtelier en local, pour convaincre notamment les franchisés de délivrer de coûteuses redevances…On attend 40% (US ou Europe) du chiffre global du segment “leasure” (aérien, hôtellerie, location voitures…) en 2013, effectué sur Internet. L’Asie et LatinAm dépasseront les 20% en 2012, accusant un retard de consommation sur Internet.

Accor a effectué une veille avec TripAdvisor pour intégrer le site sur les siens, profiter de la notoriété de ce réseau social de recommandation et inciter le client à laisser des avis et des évaluations. Un signe d’ouverture et de socialisation de la relation “marque et consommateur”

Mais il faut compter avec MakeMy Trip (india), CTrip (Chine), Rakuten (Japan), Wotif.com (Australie)…Intermédiaires émergents…avec une bataille sur l’offre référencée pour ces sites et permettant à Accor de retenir le plus pertinent et donc de la stratégie de distribution la plus intéressante (Groupon par exemple, avec sa stratégie de terre brulée et de promotions toujours plus dangereuses et donc destructeur de valeur n’est pas autorisé chez Accor…)

JL Chrétien nous résume donc les changements majeurs opérés/à opérer chez Accor :

  • décentralisation réduite vers un partage de responsabilité du consommateur entre central/local
  • d’un savoir-faire hôtellerie vers le web/CRM ; développement du programme de fidélité “A Club” et Facebook connect
  • d’actions locales vers une intelligence centrale : une structure « global tech solutions » (investissements massifs serveurs/SI/Apps)
  • une plateforme Accordirect.com, qui doit devenir la référence de search en terme d’hôtellerie et de séjour
  • formation au “change management” : apprentissage distribution Internet, réseaux sociaux…et examen pour tous les gérants/dirigeants d’établissements hôteliers
  • développement du digital dans le parcours client : plan, book, prepare, arrival, stay, check in/out, post advise (à noter le choix de Facebook Places pour se localiser en check in pour le client…et entrer dans une interactivité mobile)

A noter une concurrence silencieuse mais néanmoins réelle dans le secteur du « séjour », comme sur d’autres secteurs : le C-to-C, ou relation « second circuit » et entre particuliers pour trouver des résidences, séjours, etc plus personnels, adaptés et moins aseptisés…Un bon exemple : AirBnB. Eh oui c’est aussi sur « l’expérience clients » que se joue la consommation aujourd’hui, un domaine élargi de la relation clients, qui peine à être compris, en tous cas chez nous. La relation est encore très transactionnelle (une marque, un client = une transaction service contre monnaie), là où les marques dépensent des sommes colossales pour assoir et faire vivre des valeurs, qu’on ne retrouve pas forcément dans l’expérience de consommation. A mon sens, l’enjeu est important sur ce secteur car la concurrence et les possibilités de différenciation sur le middle market sont faibles…A l’instar de Zappos, il faut donc délivrer du « bonheur », avant même de délivrer le service…Je fais partie de cette communauté, j’en sais quelque chose, ce n’est pas un vain mot…

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Orange et Stéphane Richard aux #matins HEC 19/09/2011

Posted by evidencesx in économie, business development, développement commercial, distribution, management, marketing, mobile, numérique, stratégie, technologie.
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Vendredi 16/09, Stéphane Richard, président d’Orange s’est prêté au petit jeu des matins HEC, petits déjeuners organisés par l’association, regroupant anciens, partenaires et grands patrons. Exercice extrêmement opportun tant il concerne des sujets chauds, sociétaux presque, sur la stratégie des opérateurs telecom. Le personnage est plutôt simple, convivial et franc, ce qui peut apparaître comme un certain décalage avec une ancienne entreprise publique, et plutôt une opportunité, pour les défis à venir. Entrepreneur, homme du privé plutôt que du public (où il a passé un peu de temps avec Christine Lagarde notamment), il semble bien au fait des dossiers proches et sujets qu’il aborde, l’un après l’autre comme :

  • les enjeux sur le mobile :
    • avec l’arrivée du 4ème opérateur Free, déstabilisant, mais confiant sur l’avance que le groupe détient sur l’innovation, la R&D, la distribution et la capacité d’achat notamment sur les terminaux mobiles
    • la montée des MVNO et la baisse considérable des prix publics
    • les licences 4G, leur prix, l’appel d’offres en cours : des débits 10x supérieurs à la clef et l’amélioration de la réception en espace fermé
  • l’arbitrage à faire sur le plan international dans les diversifications d’Orange
  • la crise sociale chez FT et les avancées RH en cours
  • la télé connectée et la politique sur les contenus d’Orange : le focus constaté sur d’autres domaines plus porteurs que la pay tv, s’agissant des e-books, de la musique, des jeux, des videos, larges domaines que se partagent l’audience désormais, en numérique
  • l’éternelle question des débits : y aura t-il des limitations segmentées ou non de l’internet et du modèle « illimité » et la nécessité « d’éducation du consommateur » quant à la consommation de ceux-ci ?
  • le phénomène des tablettes tactiles, bouleversant les usages et les relations entre Orange et Apple notamment
Stéphane Richard apparaît comme détendu et persuadé que « c’est le courage qui fait la différence », nombre de ces sujets vont être déterminants dans la capacité de réaction d’un opérateur comme Orange. Bénéficiant certes d’un effet « masse » (achats, buzz, réseau, marque, distribution…) et surtout d’une présence multi-thématiques (fixe, contenus, mobile, fibre/ADSL et sectoriel), le groupe Orange a sur la papier tout pour conserver son leadership. Mais la capacité de réaction d’un opérateur comme Orange réside aussi dans la rapidité marketing de déploiement. Et la défiance d’acteurs plus rapides (d’abord MVNO, et Free), a de quoi faire trembler les bases d’une maison établie : d’abord parce que le coût des charges fixes est colossal, et les volumes moins importants, et sur un marché plus fragmenté. Ensuite parce qu’en des temps de baisse du pouvoir d’achat, les foyers coupent dans leurs dépenses et cherchent à réduire les coûts de ce qu’ils gardent ; les effets marque et distribution sont donc moins déterminants…Je ne sais pas si la fourniture de forfaits dits « sociaux » sera bien exploitée chez Orange, tant ils sont « confidentiels », dans l’offre d’Orange. Par contre, le groupe Orange aurait bien intérêt à mieux exploiter son implantation internationale, pour aller capter la valeur du « social business » chez les milliards d’individus (Chine, Inde, Brésil, Afrique – seul pays où vraiment des efforts sont entrepris -), car 200 millions de clients, c »est beaucoup et peu à la fois : ne vaut-il pas aller chercher des marges unitaires serrées en business durable, plutôt que de se déchirer sur des marchés matures, ou de toute façon, toute hausse de pdm est faîte avec un effort de ressource colossal et toute conservation de ses positions, chère également ? La création de valeur chez ces populations est évidente, car elle change évidemment le destin de villages, communautés, cercles, avec l’aide de la technologie. C’est un sujet sur lequel nous aurions aimé avoir l’avis de S. Richard, moins feutrés, politique et classique que nos batailles franco-françaises de fleuron industriel. Quoi qu’il en soit, il ne m’y semble pas hermétique et Orange doit être un acteur du changement et investir beaucoup pour rendre de la valeur au développement social dans le monde, là où les technologies simples, sont parfois extrêmement utiles pour réduire la fracture numérique (connaissance, éducation, commerce…).
Un bon moment passé, dans ce jeu sans filet, de questions d’actualités.

Facebank, comment Facebook deviendra bientôt votre banque… 11/07/2011

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Voilà un certain temps qu’ils étaient annoncés et utilisés en option, Facebook vient de généraliser les « Facebook credits« , comme mode de paiement pour ses services en ligne. Avec près de 750 millions de membres, la plateforme « Facebook » ou « utilities » comme aime à l’appeler Mark Zuckerberg, devient un lieu dans « le lieu », qui est notre monde réel, et augmente considérablement les services sur la même page, ôtant l’envie à tous ses membres d’aller voir ailleurs …D’autres seront d’ailleurs tentés d’appeler ça une secte, en attendant, la tentation comme Apple et son Itunes de banaliser l’utilisation de sa carte de crédit pour accélérer les achats d’impulsion est grande. Mais plutôt que de choisir la monnaie d’origine, celle-ci est transformée en « monnaie virtuelle », les Facebook credits. Depuis le 1er juillet, ceux-ci deviennent obligatoires pour consommer sur Facebook, tout un tas de services : VOD, édition digitale d’un journal, jeux et options dans les jeux, téléchargement mp3…Bref un porte-monnaie chez Facebook, ça ne s’appellerait pas un…compte bancaire ça ?

Pour donner une petite idée du volume d’affaires, la vente de biens virtuels en 2010 sur le plan mondial a été de plus de…7 Milliards de $…une bonne petite affaire non ?

L’arrivée et la généralisation de cette monnaie est stratégique pour Facebook : elle lui permet de prélever sur toute application qui l’utilise et propose le paiement dans cette devise, une commission (30% !) sur chaque transaction. Une nouvelle manne importante pour Facebook qui tire encore trop, comme Google, ses revenus de la publicité online. Et ses commissions vont donc devenir un revenu majeur, car elles sont directement reliées au trafic, mais aussi à la puissance de la croissance de l’ecosystème Facebook : développeurs, social commerce, social gaming…Autant dire si c’est un moyen colossal de démultiplier la viralité du simple paiement et de consommation de monnaie virtuelle. Loin de croire à un renouveau du e-commerce, la volonté affichée aussi est bien de partir du social et non pas du commerce : la vague de recommandation (du « like » au « partager ») et d’expériences en groupes, l’emporte et c’est bien toujours ce phénomène d’engouement communautaire qui permet à Facebook de vendre, sans vendre, de « suggérer », mais par par la plateforme, mais par ses membres eux-mêmes. Tous nos « amis » sont lors des VRP en puissance, lorsque de manière anodine ils aiment et partagent, en fait ils diffusent un virus, au poison lent…l’envie, la convoitise…la jalousie ?

Les phénomènes de social shopping de type « tea shopping party« , qui dressent déjà table sur Facebook montrent bien le déchaînement en groupe du porte-monnaie, et l’impact de la recommandation et du shopping en groupe

L’idée si on l’a comprise, en facilitant l’utilisation de monnaie interne pour les achats d’impulsion pourrait bien aller plus loin : qu’est-ce qui va empêcher demain Facebook de devenir une banque, de vous proposer des crédits immobiliers ou des leasings, d’être votre conseiller en placements (en Facebook credits bien sur…) ou de vous faire du change de devises ?

Quand on voit la difficulté de parité des devises, où le dollar US faiblit, le Yuan en Chine est sous évalué et l’Euro chahuté, le Facebook credit ne va t-il pas devenir la devise mondiale de référence (!)…Une valeur (virtuelle) refuge. Et lorsque la spéculation se sera emparée de cette devise, créer des milliardaires virtuels en puissance. Une nouvelle mission de régulation pour le FMI, ou comment sauver la Grèce avec des prêts de Facebook credits…En attendant, ne vendez pas encore tout votre or pour acheter ces credits…

Paiement sur mobile : ça s’organise… 06/06/2011

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Les solutions de paiement dématérialisées de type Paypal ont depuis longtemps donné lieu à des déclinaisons sur le mobile, tant il est essentiel dans le marketing « d’impulsion » de demain. Notre capacité à tout faire en mobilité n’a pas échappé aux grands de l’e-commerce et aux nouveaux entrants. Apple et Itunes ont été très longtemps pionnier, y compris en France, en obligeant à capturer une carte bancaire pour ouvrir un compte. C’est ce défi qui devra être relevé par des Facebook, Google et autres Microsoft pour faire décoller la valorisation de leurs membres. Car un membre « actif » qui publie, partage, s’exprime, ça vaut cher, mais un membre actif qui peut consommer en un clic…n’en parlons pas. Amazon et son mode de commande « one-click » le savent bien…

Mais surtout, elles constituent un énorme défi, bien au delà de la technique : elles vont permettre de rassembler et de réduire de manière considérable la fracture « numérique » et sociale, que constitue l’accès à l’information et la « banquérisation » des plus pauvres. Dans les pays émergents (Inde, Chine rurale, Afrique, Amérique du sud…), les populations isolées sont le défi du prochain siècle, dans leur capacité à rejoindre le marché de masse de la consommation : être capable de vendre sa production, de se renseigner sur les meilleurs cours, la météo, etc sont des enjeux capitaux. Or, les réseaux filaires ou web n’accéderont probablement jamais à ces contrées éloignées et le modèle dominant est bien entendu, le téléphone mobile et les débits de plus en plus puissants. N’importe quel village/fermier en Inde possède aujourd’hui un mobile, lui permettant d’être rélié à un système d’information et d’échange monétaire, sans cash. CK. Prahalad l’a parfaitement décrit dans son livre « The fortune at the bottom of the pyramid » avec le concept si désormais célèbre de BOP.

Après Square (lancé par les fondateurs de Twitter, mais disponible uniquement aux USA pour le moment), Google vient ainsi de lancer son « Google Wallet » sur New York et San Francisco. Une nouvelle de taille pour plusieurs raisons : Google géant de la donnée et du search, sait ce que le consommateur fait et où, et s’est allié avec des acteurs comme Mastercard et Citibank, Ingenico et Sprint comme opérateur. Google va également subventionner les équipements pour les commerçants (un détail pour le géant du web, de s’allier également le retail, en stratégie « click and mortar »…). Il sait également où vous êtes grâce à Google Maps et saura donc vous pousser du couponing habile…le consommateur n’aura plus qu’à cliquer pour…consommer. C’était sans compter sur Paypal, qui a réagi violemment en portant plainte contre Google, pour vols de secrets commerciaux et justement, sa stratégie « points de vente ». Un sujet qui s’annonce chaud entre les acteurs qui souhaitent maîtriser le nerf de la guerre : le paiement. Et c’est Visa, concurrent mondial de Mastercard, qui lance son propre système NFC, maintenant…prévu à l’automne aux USA et Canada. En France, c’est cityzi qui a été testé notamment avec 11 banques, à Nice…Nous sommes bel et bien dans une nouvelle ère du mobile, le mobile local « MoLo » (comme l’explique Jeff Jarvis ici), ou cet article rédigé précédemment…sur le changement de comportement des consommateurs mobiles.

En illustration le marché du paiement par mobiles, tel qu’anticipé par Arthur D. Little :

Tous les téléphones équipés de la technologie NFC, permettront d’utiliser ce service, y compris les téléphones qui ne seront pas sous Androîd. Il faudra télécharger l’application « Google Wallet » sur l’appstore Androïd » et y enregistrer ses coordonnées bancaires. Ensuite, au passage en caisse, chez le commerçant équipé du terminal en question, il sera proposé au client de taper un code confidentiel sur son mobile pour valider la transaction. Alors malheur aux compulsifs du shopping, les scruteurs technologiques vont vous rendre encore plus facile la vie de consommateur, au grand damn de votre banquier…

L’Entrepreneur est-il un bon développeur ? 09/05/2011

Posted by evidencesx in économie, business development, développement commercial, entrepreneuriat, management, stratégie.
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Question en effet cruciale, au moment de lancer une startup, tout va très vite : l’envie, les rêves, la passion (capital !). en général, parti d’une invention (plus ou moins géniale…), issu d’une innovation (technologique, économique ou sociale), une équipe (parfois une seule personne !) et c’est parti : idée, présentation, prototype, business plan, réseau d’amis et outils sociaux pour faire le buzz et peaufiner l’idée. Et c’est là que les problèmes commencent à pointer leur nez :

  • la vision est-elle de matière à durer, grossir et intéresser un marché potentiel suffisamment important ?
  • l’idée ne nait-elle pas sur un marché mort-né, trop petit, encombré…?
  • quels partenaires pour quel usage, dans la jungle et le rush du démarrage ?
  • combien de cash disponible et pour combien de temps, eu égard aux prévisions du BP, toujours trop optimistes (la passion est un outil formidable, mais l’amour ne rend-il pas là aussi aveugle ?) ?
  • combien de temps avant la duplication, copie, entrée de nouveaux compétiteurs, meilleurs et moins chers ?
  • et surtout quand surgira le seuil d’incompétence, et comment repérer celui-ci ?
Toutes ces questions, posées et réfléchies à fond avant la création, décourageraient probablement un certain nombre d’entre eux…Et c’est dommage. « la création vient de l’impulsion et de la passion, parfois dans la douleur, l’ombre et l’oubli » pour un défi à relever : grandir, apprendre, échouer, changer le monde, changer son monde, manager…Tout le monde y trouve son compte.
Mais vient ensuite le temps du développement, pour ceux qui auront passé le seuil de leur rue et réussi à convaincre : amis, partenaires, marchés, journalistes, angels, investisseurs…heu clients ? Et il serait malhonnête de déclarer « l’universalité et la multi-compétences chez tout entrepreneur ». Lorsque l’idée prend et décolle (et parfois extrêmement rapidement), il faut penser à plus grand, beaucoup plus grand…de toute façon les investisseurs qui vous ont fait confiance y pensent pour vous et vous y forcent quelque part…
Il fut un temps où, très rapidement les investisseurs évinçaient (avec  de bonnes indemnités) les fondateurs qu’ils jugeaient sous-dimensionnés par rapport à leur ambitions et la folie des gains en jeu. En effet créer c’est une chose, développer, gérer et faire grandir c’en est une autre. On est souvent tenté ensuite de faire rentrer au management des expériences de tous types : même secteur, produit, managers de réseau, de distribution, cadres de la concurrence, etc. Et c’est logique : après la furie du démarrage, la construction durable d’un succès n’est plus la même chose. Les organisations humaines font qu’à plus de deux personnes, ça se complique…!
Le management, la science du « travail ensemble » nécessite de l’expérience, du vécu et les situations relationnelles de la vie. Il n’est pas toujours évident pour un jeune créateur de se comporter en manager et de disposer du tact et de l’emphase indispensable…L’inverse n’est d’ailleurs pas vrai : un jeune créateur a parfois tout le charisme nécessaire pour réussir et faire réussir une équipe. Même si ce n’est pas l’homme ou la femme-orchestre, un entrepreneur doit savoir bien s’entourer pour transformer son « essai » et développer son fonds de commerce…
C’est d’ailleurs plutôt une tendance visant à conserver les créateurs d’origine  que l’on voit se profiler aujourd’hui. Les Mark Zuckerberg, Sean Parker, Andrew Mason et même Larry Page et Sergey Brin semblent bien ancrés aux commandes de leurs empires, bien décidés. Et pourtant ils n’étaient pas forcément préparés à manager et conduire des équipes gigantesques au sein de leur multinationales et à gérer des reporting complexes pour les investisseurs avides, rivés sur la bottom-line. Mais ils représentent le principal carburant, l’identité, le style et le rythme de ces réussites incontestables et s’accrochent à leur rôle de créateur de rêve et de…valeur. Cette tendance illustre qu’une fois confié des fonds aux créateurs d’origine, ceux-ci sont parfaitement libérés des soucis quotidiens de « cash management » (enfin presque), et peuvent donner libre cours à leur art, et surtout à l’art collectif de l’entreprise plutôt qu’au projet d’une seule personne.
Tout investisseur qui se respecte fait un cadeau inestimable lorsqu’il fait confiance à un de ces jeunes créateurs : les libérer pour qu’ils excellent dans leur art…créer. Mais tout ceci n’empêche pas de bien s’entourer, pour garantir le partage des risques, mais surtout de faire grandir l’édifice commun et accessoirement les montants engagés. Une équipe pertinent, que j’estime autour de :
  • les créateurs
  • les investisseurs : proches, angels, fonds, banques
  • des conseillers surtout hors de l’entreprise (et pas les conjoints trop consensuels !) ; en fait de bons « amis », qui n’ont aucun enjeu dans la startup
  • des mentors : modèles, icones et idéaux, auxquels les créateurs pourront se confronter et se mesurer : générant la frustration mais aussi l’admiration…
  • des chercheurs, théoriciens, enseignants : juste pour se dire qu’il y a des modèles, mais qu’ils servent juste pour développer l’appétit d’apprentissage qui ne doit jamais quitter les créateurs
  • de l’expérience, à travers des seniors qui donnent la méthode, gagnent du temps et assoient la stratégie de déploiement
  • du jeune, du jeune, du jeune : pour l’énergie, l’innocence et l’errance du démarrage. Avec l’illusion que tout est possible, les échecs et écueils et les découvertes inespérées
  • du réseau, du réseau, du réseau car aujourd’hui toute création fait parti d’un éco-système, qui profite, grandit et s’inspire de chaque création. Il faut donc partager et mettre à profit les réussites des uns, pour qu’elles servent aux autres, comme un miroir-test permanent, qui rend compte du cap de l’entreprise

Vous imaginez un peu l’alchimie de tout ça, un vrai explosif créatif collaboratif, du partage, du respect. L’entreprenariat, un orchestre, une partition et un objectif où tout le monde joue au diapason, sans oublier que tout le monde a un rôle et que les compétences s’acquièrent ensemble, au contact de peurs, errances, erreurs et aussi expériences. C’est là où nous touchons aux limites de cette expérience, où bien souvent elle fait défaut à ces jeunes créateurs, qui sans manquer d’envie et de passion, manquent d’encadrement.

Vous l’avez compris, le sujet n’est pas tellement de dépouiller ou pas les jeunes créations de leurs créateurs, mais d’être sûr, qu’ils profitent bien tous d’un éco-système, en place, disponible et productif, qui s’auto-alimente : les réussites d’hier doivent s’investir dans les jeunes pousses, pour que ne s’arrête pas le processus d’innovation et l’envie d’entreprendre. Et il ne s’agit pas uniquement de subventions diverses et variées, mais de bonne volonté…

Le social commerce : une conférence du SMC France recommandée 04/02/2011

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Le 10 février, rendez-vous à la cantine pour une stimulante conférence intitulée « social commerce, de la recommandation à l’achat« , session ouverte pour échanger avec 3 nouvelles innovation nommées « social commerce ». Nous verrons qu’en fait ce terme est à mieux cerner, comme en son temps social media, comme si social pouvait s’employer à toutes les sauces…

Le 3 février je me suis rendu à la session privée préparatoire au #SMCF, pour découvrir le fil conducteur…

  • Boosket : sous mode SaaS, service de shop-in-shop, développé pour Facebook, destiné à qui veut créer sa propre boutique de e-commerce…sous Facebook, sur sa propre page fan. C’est vrai que 600 millions de membres en audience, c’est tentant et moins compliqué à entretenir qu’un vrai site web, avec les budgets SEO, SEM, SEx…et la complexité d’attirer et de conserver son audience sur son site. Les marques se posent aujourd’hui d’ailleurs la question : e-commerce sur Facebook ou sur Google ?
    L’app est fraîche, intuitive et utile et fonctionne sous modèle fremium (un accès gratuit restreint et sous forme de niveaux d’abonnement ensuite). Restent vraiment à déterminer : 

    • les barrières à l’entrée pour un compétiteur : faibles et totalement soumises à l’environnement Facebook (et donc propriété intégrale de FB…brrrr.)
    • le danger de se faire rejeter car les gens sur Facebook ne veulent pas être sollicités par des offres commerciales mais sont plutôt là pour s’amuser et s’y faire des amis
    • comment attirer les consommateurs sur sa boutique Boosket : drainer de l’audience vers sa page fan (comme sur le Web), avec le spectre que lorsque Facebook proprosera ce service, il s’adressera lui d’un seul clic à ses 600 millions de membre…
  • Vente-Amis : concept intéressant de vente privée entre amis, de type vide-grenier, brocante évènementielle. On s’inscrit, expose les quelques articles d’occasion à brader et on invite ses « amis » (entre  »  » car cette notion est bien aussi celle des réseaux sociaux, cad pas forcément qualifiée et reflétant une réelle amitié…), qui reçoivent un lien pour s’inscrire, et accéder à la vente. Se situant entre venteprivees.com et le bon coin ou ebay, le créneau est séduisant et est accessible aussi aux jeunes créateurs par exemple, qui souhaitent se faire connaître…Pour le moment réservé aux produits et pas de service et limité en nombre de ventes (4) à l’année. La clef c’est de faire grandir la communauté, car comme il s’agit de réseaux « proches », cela peut prendre plus de temps qu’un concept plus généraliste. On pourrait imaginer un site de « prêts » entre amis ?
  • Groupon : on ne présente plus, la marque a fait parler d’elle aux US au moins par une proposition de rachat par Google. non honorée…le site est déjà extrêmement rentable, mais très consommateur de main d’oeuvre : pour proposer ses offres, il faut plus de 3.000 salariés, dont une grande partie à la chasse aux bonnes affaires, écumant les rues et les petits commerçants des grandes villes. Un concept 2.0 (qui reste à voir d’ailleurs) pour un boulot très pré-web…Achats groupés oui, achats sociaux non. En fait non, plutôt des « ventes groupées », organisées par l’offre et non par la demande. Pas de communauté bâtie par les membres, mais juste pour le site qui se constitue une base de données d’e-mails, qu’ils vont exciter par des offres coup de poing, valable un jour. ça marche, mais vu le manque actuel de ciblage et « d’intelligence marketing et CRM », je me demande comment…? Pas de push d’offres quand je rentre dans un commerce (comme Starbucks ou McDo avec Foursquare), dommage en 2011…Mais j’imagine que si Google a lornié dessus…il y a un potentiel énorme. Pour l’instant et le sujet, on ne peut cependant pas parler de « social commerce », mais de e-couponing, et d’un modèle click and mortar assez subtil et local…

La véritable révolution communautaire a mis d’énormes de masses de gens, en contact, mais pourquoi faire ? Jouer, se rencontrer, échanger, commenter, émettre des idées, opinions…La toile est désormais le réservoir à une place de marché gigantesque de contenus et d’avis, trop peut être, d’où d’ailleurs les idées de « curation », d’organisation de celui-ci. La dominance de soit-disant influenceurs, génère des pics d’audience, comme les leaders d’opinion ailleurs (stars, présentateurs télé et radio, personnalités…). Le web communautaire mets en lumière que finalement, la démocratisation de l’opinion est en marche et que chacun compte pour un dans cette marée de mots. Et ce phénomène de socialisation envahit désormais la recommandation d’achat, très facilement : lorsqu’on est content d’une marque, d’un produit, on le dit (tip : quand on mécontent aussi d’ailleurs et c’est pire).

Le social commerce a donc de beaux jours devant lui, selon au moins deux modèles :

  • en bâtissant des communautés autour de l’acte d’achat
  • en accélérant l’achat par la viralisation « sociale » par les amis (comme l’est déjà d’une certaine façon, le parrainage…)

A suivre donc et rendez-vous le 10 pour la session complète, animée, modérée et commentée.

Echec et…espoir ! 02/02/2011

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C’est sur ce sujet épineux que l’équipe dynamique de Microsoft France a décidé d’organisé une conférence intitulée « FailConf » (une version beta, qui verra un launch 1.0 vers septembre…), dans les locaux de Microsoft France. Imaginée récemment par Julien et Loïc sur la base de la failconf de TechCrunch US, l’idée de faire un sujet d’étude des « échecs » est à la fois tentante, mais aussi subtile : qu’appelle t-on un échec ?

Nous passerons d’ailleurs quelques temps et autant d’avis à cerner ce « qu’échec » est et veut dire…

Car comme dit Bill Gates “It’s fine to celebrate success but it is more important to heed the lessons of failure.” Eh oui, il semble qu’outre-Atlantique, l’expérience de l’échec est banalisée, mais extrêmement importante pour apprendre, sinon indispensable…Il y a manifestement encore quelques pas à franchir en France…

Nous avons là un ensemble de choix avec Roxanne de Techcrunch France et Blaise de MS Bizspark, introduisant la session.  Peut être une conférence de losers dixit Roxanne ? Pas sûr. Non bien sûr, une manière de mieux cerner l’échec et de rebondir ensuite…

Un excellent point développé ensuite par l’entrepreneur Gilles Babinet, qui nous parle de l’importance de l’échec dans la vie de l’entrepreneur. Echec qui cristallise les erreurs, faits ou actions ayant conduit à un destin non souhaité mais radicalement fatal. Et alors ? Pendant ces moments de doute et d’errance, il est permis justement d’identifier de scénarios qu’on ne refera plus, des gens avec qui on ne s’associera plus et des choix de modèles dépassés…La difficulté en France « d’accepter l’échec » et de s’en servir. Un passage sur les « losers », quelques célèbres mais…finalement qui est loser ? Et alors ? Quelles sont nos références pour qualifier quelqu’un de loser ? Quelques citations très intéressantes comme « l’échec est un nom que vous donnez aux choses », illusion créée par l’environnement social…donc finalement très relatif et conditionné. Ou bien « la peur est le moteur de l’échec ». Même si le stress stimule aussi. Beaucoup d’insights intéressant donnés par Gilles et pour finir son parcours scolaire, qui nous rappelle que, intuition, audace, chance et persévérance se révèlent être des outils au moins aussi importants que les diplômes…A méditer. En tous cas une belle leçon d’humilité…

Vient ensuite le point de vue des « VC », célèbres entités silencieuses et mystérieuses qui font et défont le capital des startups et qui en fait dirigent souvent la stratégie, par leurs exigences de rentabilité. Sans argent point de salut, mais sans idée et d’entreprise, point de rentabilité et de création de valeur. Si à première vue les objectifs sont divergents et l’alchimie qui peut en résulter dangereuse, l’association entrepreneurs-VC est un tandem classique pour qui n’est pas assez solide et entouré pour développer une entreprise ambitieuse. Cohérence, équipe, logique business et décisions sont des indicateurs de pilotage pour sentir venir l’échec. Aussi « bien réussir son échec pour mieux rebondir «  est selon eux nécessaire…Avec des fonds, tout se passe mieux en somme, mais avec de l’expérience, c’est aussi capital de digérer et d’intégrer un échec dans ses entreprises futures. Les échecs sont selon eux porteurs d’espoir lorsqu’on qu’on les accepte, digère et analyse. Mais investir dans des « serial-échoueurs » ne semble pas à l’ordre du jour pour eux…Et pourtant, le risque n’est-il pas rémunéré à sa hauteur (ie exigences de ROI) et le métier des VCs ?

Pour compléter ce sujet, il eut été utile de faire témoigner des business angels, amorçage nécessaire, avant la phase des VCs. On trouve en effet un peu de tout et le savoir fait gagner du temps. De vrais professionnels et conseils, mais aussi des chasseurs de niches fiscales, ce qui du point de vue d’un entrepreneur est un peu décevant…

Le point de l’avocat de Kahn&Associés me semble intéressant mais truffé d’évidences, délivrées par des gens « bien, bien portants et à l’abri ». Comment expliquer à un futur créateur que c’est mieux si il est top manager, qu’il ne mets rien en caution personnelle et qu’il a de l’argent. Alors que nombre d’entre elles mendient pour du « love money » et juste exister…Sinon, il existe des cabinets effectivement spécialisés pour accompagner les startups sur toute la chaîne, mais quelle entreprise naissante peut se les payer ?

Une table ronde sur le thème « l’acceptation de l’échec entrepreneurial dans la société Française », modérée par Roxanne et Julien. Et là, il y a du chemin en effet. Quelques entrepreneurs témoignent illustrant donc les difficultés et le « marquage » bien réel, lorsqu’on échoue en France…et ça commence à l’école, où l’échec scolaire est montré du doigt, alors que nombre d’entrepreneurs n’ont pas de diplômes ou ne s’en servent pas. Nous y trouvons :

…qui vont tour à tour nous parler de leur(s) expérience(s) vécue(s) (bien et mal…) d’une entreprise qu’ils ont lancée. Frissons, souvenirs, anecdotes…La force de l’expérience est extrêmement importante, à partager surtout car un entrepreneur seul n’a aucun miroir pour refléter sa détresse. Analyse des écarts, compréhension de l’échec, actions (eh oui savoir aussi licencier quand c’est nécessaire…). Savoir retourner complètement une entreprise, c’est accepter que sans changer de nom, elle fasse du jour au lendemain totalement autre chose : produits, services, business model, structure…Le vrai échec, c’est de pas s’en rendre compte et de s’entêter, en entraînant la perte de l’ensemble…Le panel est bien équilibré et complémentaire et illustre assez bien le vécu, de l’intérieur.

A noter que le storytelling est porté sur l’expérience, mais je trouve qu’il manque un chapitre sur le problème de l’écosystème en France. Bien entendu il évolue, mais est souvent insuffisant sur toute la chaîne : formation, création, financement (du love money à l’IPO), accompagnement et surtout alliances stratégiques (grands groupes Français) : la sortie d’une entreprise qui prospère n’est jamais un problème, mais lorsqu’elle cherche des alliances pour se développer, elle va…à l’étranger. Et les grands groupes Français rachètent plutôt des startups étrangères que Françaises…tandis que lorsqu’on est trop petit, on n’a pas accès à des contrats publics, ou de grands groupes. Il y a là un pas énorme à franchir pour régler l’ensemble de cet ecosystème, de mon point de vue, pour faire passer une startup au statut de PME de « service » en France…

Une conclusion assez rapide délivrée par Stéphane de faberNovel. Points clefs, redits et commentaires, quelques remarques de femmes entrepreneurs, soulevant aussi le problème de « l’entrepreneuriat et/ou l’échec » sont-ils une affaire plutôt d’homme ou de femme. Franchement et à mon sens, sujet inutile et non vérifié, sinon pour réveiller des tentations de sexisme déplacé là où notre bonne vieille société progresse et c’est tant mieux !

De l’expérience nait la lumière certes, mais bon à rester trop dans la pénombre on y perd ses repères et le moral parfois…Mais nous savons désormais qu’échec ne veut pas forcément dire…mat !

A suivre donc la version 1.0, septembre avec la collaboration de TechCrunch US.

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Mobile : projections 2012 20/11/2010

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Excellent point de rencontre organisé par HEC Exed le 18/11 à Paris Champerret, sur le marché des contenus mobile à l’horizon 2012. Merci à Thomas, qui nous a concocté cette sympathique conférence (CR étude Precepta/Xerfi).

Véritable phénomène mondial, le mobile qui servait autrefois (il y a encore peu…) à téléphoner…sert aujourd’hui de plateforme dominante, miroir de tous les espoirs :

  • des fabricants de terminaux mobile, qui voient leurs vente exploser sous l’effet des réseaux de diffusion de plus en plus puissants et du marché des applications mobiles, avec Iphone et Itunes en tête…
  • des opérateurs mobile, qui luttent pour garder la main sur la distribution et le client (l’abonne quoi…) et pour lesquels l’objet mobile est un élément de conquête extrêmement fort
  • des développeurs (ex. web), convertis aux formats mobile qui marchent (Android, Apple…), après les échecs cuisants du Wap et autres Imode
  • enfin des éditeurs, qui déclinent leurs contenus (films, jeux, livres, articles, videos…), tentant de récupérer ici, l’audience morcelée ayant déserté les écrans de télé, et quelque part le web traditionnel (portails d’info)

Quelques chiffres circulent, pour donner la dimension (encore modeste) de ce secteur prometteur et en forte croissance, mais encore relativement peu développé, pour plusieurs raisons :

  • l’incertitude sur les standards techniques : middleware, OS,…même si les acteurs comme Apple et Google (Android), font une percée importante
  • le manque d’un modèle économique viable sur la publicité : on a vu des offres mobile offrir l’abonnement si l’on acceptait d’écouter des pubs…un peu flop. Quant aux bannières et aux sites adhoc, là encore la transposition des modèles web reste hasardeuse : bannières trop petites, sites à re-développer…
  • la rapidité d’évolution des standards, applications et usages, qui déterminent le panorama des mobiles et fonctions à créer, ainsi que les partis-pris technologiques qui comportent leur part de risque
  • le choix stratégique sur l’échelon de valeur choisi : le contenant ? le contenu ? la diffusion ? le réseau ? les services à l’acte ou à l’abonnement ?…

En 2010, on relève un marché de 365 M€ avec :

  • 330 en vente de contenus (1,3% seulement du marché total des contenus éditoriaux France), dont :
    • traditionnel : 260 M€ (déclinant de 20 à 30% par an)
    • et le « nouveau monde » 70 M€ (Itunes, apps…)
  • l’explosion du métier d’éditeur d’applications (pour info 2,5 à 3 M IPhone ont été vendus en France
  • et seulement encore 35 M€ en publicité (qui montre bien la prudence et l’inexistence d’un modèle convaincant et rassurant, voir « ROIste » pour l’annonceur…

Le marché des applications mobile en 2010 :

A) Prévision de parc de smartphone en France en 2015 : 50 millions (79% du parc sera équipé en smartphone, très important car ces téléphones intelligents déterminent les usages possibles…)

B) Projection ventes d’applications en 2015 :
– traditionnel : négligeable en 2015
– TV Mobile : de 90 M€ (2010) vers 50-150 M€
– via les apps store : de 70 M€ (2010) vers 250 M€ (vente, accès payants, abts…)

C) La publicité, en 2010 : 35 M€ d’investissement publicitaire en display mobile (représente 7% de la publicité fixe), avec un marché display très fragmenté (Google dominant avec seulement 10% du CA) et Orange 2ème. La prévision en 2015 ressort à  200 M€.

Total marché (B+C) « contenus » mobile 2015 : entre 480 et 580 M€, soit un chiffre non négligeable que les acteurs vont devoir se partager comme eldorado du marketing nomade. On peut noter en ce moment les tendances de fonds de comportements « nomades » et d’usages mobiles : la géolocalisation (Foursquare, Facebook places, Plyce, Tellmewhere, Gowallah…), le micro-paiement qui va profondément changer le « m-commerce » et le social shopping (avec les tags géolocalisés et promotions de proximité poussées).

Et l’avenir proche comment s’organise t-il ?

Les acteurs (existants et nouveaux entrants) tentent de trouver leur place dans la chaîne de la valeur : revenu sur le contenu, les terminaux, la distribution ? La difficulté de trouver un standard, sans être verrouillé par un acteur dominant (Apple et Itunes) ? les modèles de rémunération, sans remettre en cause l’économie digitale du web ? la maîtrise de l’OS et de la navigation permettant de maîtriser le client et la distribution des contenus ? enfin les contenus (exclusifs, UGC, fenêtres de droits…), et ma difficulté de rentabiliser les droits sur une audience morcelée ?

Alors, l’or est sans doute au bout du tunnel, mais avant il faudra creuser…

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