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La nouvelle TV connectée engendre des mouvements de fond 16/05/2010

Posted by evidencesx in économie, développement commercial, digital, e-tech, numérique, stratégie, technologie, tv.
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Les choses vont vite. A peu près aussi vite que le débit alloué, la bande passante, mais plus vite que notre capacité à s’y projeter. La valse des acteurs de la chaîne « éditeurs, diffuseurs, fabricants et distributeurs » bat son plain. Tous affutent leurs arguments et leur stratégie, pour défendre leurs positions pour les uns, pour trouver des relais de croissance pour les autres. A l’occasion du phénomène de convergence, un terme bien réel, qui véhicule plus de phantasmes que de réalités, il est difficile d’y voir clair, tant les cartes sont rebattues sans cesse. C’est normal: sur un marché qui peine à croître, les traditionnelles recettes de la télévision (publicité, parrainage, abonnements et services additionnels) souffrent. Souffrent parce que ces modèles ont fait les frais de plusieurs mouvements de fond :

  • changement sociaux : emploi, mobilité, loisirs, capacité à consommer l’information, l’entertainment…
  • changements technologiques : des cycles de nouveautés qui s’accélèrent et donc font hésiter le consommateur à s’engager vers telle ou telle solution/technologie, qui s’avérerait obsolète, trop rapidement
  • changements économiques : la chaîne de valeur ne « vaut plus » la même chose, pour des services équivalents et notre propension à la consommer subit des doutes ; quelle est la valeur réelle des choses sur ce secteur ? des minutes de plaisir ? la détention d’un moment de loisir ?
  • changements de repères : qui fait quoi aujourd’hui ? les fabricants diffusent des applications et des contenus ? les diffuseurs fabriquent des réseaux ? les distributeurs réalisent des contenus ? les consommateurs créent leurs propres pièces artistiques (UGC) ? les réseaux d’informations se fournissent chez les clients, à la source…?

Le dernier salon « Connected TV Summit« , qui a lieu à Londres le 18 novembre explore pas mal de pistes et soulève bien entendu, les différents aspects du nouveau jeu « télévisuel » (je ne sais pas si il faut toujours l’appeler comme ça, tant les les repères initiaux ont changé.

On notera donc sur plusieurs sessions :

1) un monde hybride « broadband-broadcast », car :

  • les débits même importants, sont loin d’être disponibles partout et avant longtemps, voire jamais sur certaines zones ; d’autre part, le débit est aussi incrémental et fonction du nombre d’utilisateurs et de la sollicitation de ceux-ci…Sur certaines zones et pour aller au delà (HD, 3D, visio, son…) et augmenter la qualité, il faut encore plus de débit…
  • là où le broadcast lui, n’est pas limité par le nombre d’utilisateurs, mais plutôt l’équation « qualité/taux de compression », et permet d’adresser n’importe quelle zone, par exemple par satellite (le triomphe attendu du mobile, véritable plateforme gagnante, avec la 4G qui pointe son nez…)

2) les opportunités pour les acteurs évidents : diffuseurs et distributeurs pay TV

  • comment les applications et l’expérience consommateur va changer (ie avec une télé connectée en permanence) ; là encore les exemples du mobile, nous ayant appris à être connectés à de la vois, données, images ne permanence, donnent une idée de jeu…
  • la complémentarité en terme d’usages pour le consommateur entre « connectée » et « diffusée » : la connexion permettant l’expression du consommateur (voix de retour et TV social), la diffusion, l’administration unique de masse, de grilles de programmes. Un enrichissement de la promesse client, pour les acteurs existants…
  • comment cette TV connectée change mon mode de consommation de la télévision…enfin de ce qu’on appelait la télévision auparavant ?

3) les acteurs parallèles : fabricants d’électronique et éditeurs

  • fabricants qui profitent des débits pour connecter leurs « objets », cad les téléviseurs eux-mêmes, et se mettent à discuter avec…
  • …les éditeurs, qui cherchent à exposer leurs contenus, tout le temps, à tout le monde et sur toutes les plateformes (ie pour amortir les coûts d’édition)
  • mais aussi le monde des consoles de jeu, qui ont déjà eux, fait leur convergence avec le monde informatique (mémoire, CPU, connexion, débits…), intègrent des films, musiques, etc, contenus digitaux, pour conserver leur « audience » autour des parties de jeux. Il faut dire qu’un jeu, c’est presque un film maintenant, avec la qualité des développements et la puissance machine…Et comme un film, sort quasiment tout le temps en jeu maintenant…
  • où est la valeur du marché et qui la récupère ? quand tout le monde commence à faire le métier des autres, difficile de s’y retrouver, en termes de coûts, mais aussi en termes de promesse consommateur : auprès de qui et quoi, doit-il acheter maintenant ?

4) le business model de la télévision dite « connectée »

  • l’impact évident sur le ciblage, la personnalisation et donc la publicité (intrusive ?) de demain
  • encore une fois, un shift de la valeur sur les modèles publicitaires, les relations annonceurs-diffuseurs et les méthodes gagnantes
  • le marché des applications interactives : c’est vieux ça, sauf qu’aujourd’hui, ça sera mieux compris par le consommateur et utile comme prolongement de la relation « information/consommation », en live et tout le temps…
  • les opportunités et menaces pour les acteurs initiaux (pay TV) : comment vont-ils s’adapter, perte ou gain au final ?
  • la social TV : comment tirer partie de ce « nouvel » écran, pour y faire des choses issues du web (achats, information, chat, networking and dating…). Même si c’est rapidement compréhensible, il y a des limites tout autant compréhensibles. J’ai déjà eu l’occasion d’en parler

Vraiment il est utile de réfléchir à tout ça car, selon l’angle sous lequel on le visionne, il y a fort à parier qu’il y ait encore des déçus (dans les innovateurs trop en avance), dans les clients méfiants, enfin dans les acteurs existants, qui pensent faire de l’argent neuf, avec de vieilles recettes. A suivre cette belle aventure télévisuelle, en pensant à notre bonne vieille ORTF

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TV : l’ère des influenceurs… 14/04/2010

Posted by evidencesx in économie, numérique, relation client, tv.
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A l’occasion du célèbre « NABShow » 2010, l’énorme champs de la télévision, subit des changements de fond, sous « influence », de véritables bouleversements dans la valeur produite par les différents acteurs. J’avais déjà eu l’occasion d’en parler, tant les acteurs innovent et transgressent parfois leur métier de base. Lorsque la croissance d’un métier vertical n’est plus au rendez-vous (erosion des audiences, modification des modèles et coûts de diffusion, éparpillement de l’audience et dilution de l’influence, ruptures technologiques…), le marché et les acteurs réagissent en conquérant, en tentant d’investir des domaines cohérents et pertinents, pour amortir les investissements qui pèsent et investir des segments, par effet d’expérience et d’opportunité. On ne compte plus les exemples et le milieu de la télévision est propice à ce type d’exercice, car la TV est souvent sous les feux de la rampe et synonyme d’innovation silencieuse.

Cette année, on trouve en vrac, les mouvements de fond de type :

Sur les contenus :
– les formats, sortant de la simple thématique ou du format durée, de nouvelles opportunités de produire des images video, soit pour l’entertainment, soit pour l’information et l’éducation, soit autour de la vague sociale (brand reputation, brand improvement, social influence and UGC)
– la qualité : évidemment la vague de la 3D (recherchant à restituer en home cinema l’expérience 3D déjà à la maison…), où toute la chaîne (équipements, production, tournage accessoires), mais aussi le son en HD bien sûr, avec de la recherche fondamentale sur le rendu des équipements, des signaux et la restitution (encodeurs, mixeurs, équaliseurs…)
– la révolution online video, dans l’immédiateté et la capacité à cibler, inclure des modèles publicitaires pour toute la chaîne web TV

Sur les équipements :
– les gammes d’écran qui passent de la simple HD, aux LED, 3D et grands formats urbains : impressionnant.
– la perçée de l’IPTV, comme mode de diffusion mais aussi comme opportunité pour les fabricants d’écrans (après les décodeurs TNT embarqués), les plateformes connectées s’organisent autour de partenariats « contenus / devices » ; nous assistons clairement à une lutte dans les modes de réception TV, entre les modes historiques, mais plutôt unidirectionnels (satellite, DTT), et le renouveau avec l’interactivité (IPTV, mobile TV)

Sur les fonctions :
– des fonctions PC/Web qui migrent vers la télé : IM, search, video online, services, véritable kiosque dont on connaît encore les limites (post prec)
– la TV et video mobile : plateformes de téléchargement, de vlog, de streaming live, la simplification des interfaces de génération et de publication, les progrès sur les normes de compression et les débits (on parle déjà de 4G)

Sur l’expérience : évidemment on ne pouvait pas rester sur les écrans tactiles des mobiles (Iphone, Samsung…), mais les TV/écrans le deviennent également pour décupler l’expérience consommateur : un oubli de la télécommande et une mesure plus « verte » (ben oui plus besoin de piles…;-). Une inconnue, la résistance des surfaces, faces aux assauts des « petites mains »…

Pas de réelle place encore pour la reconnaissance vocale, alors qu’elle pourrait jouer un rôle évident dans le pilotage de fonctions primaires ou plus élaborées des équipements : box, TV, lecteurs…télécommandes.
La 3D s’impose comme un sujet évident et la vitesse de son déploiement est impressionnante : même si les coûts sont encore prohibitifs, ils vont comme d’habitude baisser pour atteindre un marché de masse, séduit par une expérience consommateur vraiment nouvelle. Et pas seulement au foyer, car Sony présente par exemple des écrans 3D de très grande taille, utilisés pour les réseaux urbains.

Par ailleurs, les nouveaux sujets ergonomiques et fonctionnels résident par ailleurs dans une télévision plus interactive et moins administrée : customisation, soin des interfaces, services online qui sont tout sauf de la télévision, la convergence des fonctionnalités vers un écran de télé, reste un sujet difficile à cerner. Mais la technique s’organise autour des secteurs habituels : fabricants, éditeurs middleware et applicatifs. La portabilité du web et de ses fonctions n’est pas simple : ce n’est parce qu’on porte les applications, que l’usage va suivre. Reste à convaincre le consommateur d’utiliser sa télé pour le faire, et nombre d’applications restent à usage individuel voire privé. Sur un appareil qui est exposé dans le salon, c’est donc délicat…Mais il subsiste une envie de convergence qui devrait faciliter les accès et la transition des comportements.

La télévision est donc plus que jamais dans un sursaut (technologique et fonctionnel), reste à restaurer l’entertainment par les nouveaux usages, tant l’édition souffre de maux contemporains : perte d’audience, peu de renouvellement et de création dans les programmes, piratage, fuite vers d’autres écrans…L’influence est donc plus que jamais une question de contenu, d’influenceurs et de capacité sociale interactive. Un vrai défi à relever, qui peut être un relais de croissance important pour ce secteur inquiet.

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L’équation télévisuelle : que signifie télévision, à part un objet maintenant ? 08/01/2010

Posted by evidencesx in économie, digital, numérique, stratégie, tv.
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Le vieux poste est dépassé. Oublié, à lampes, noir et blanc. Sorti du 20ème siècle, il a subi comme de nombreuses choses, ses révolutions (couleur, numérique, HD, 3D…), et vu son périmètre et ses prérogatives, évoluer. D’abord informative, dirigiste et administrée, elle s’est ouverte au divertissement, au nombre des plaisirs possibles. Les foyers qui captaient, captés et captivés, se sont retrouvés quelque peu hypnotisés et sous l’emprise d’une forme de diabolisation, dixit les détracteurs du petit écran. Et ce vieux poste s’est mis à chauffer, devenu impropre, laid et pas très « green ». En plus, convergence aidant, de nombreux autres appareils électroniques permettent aujourd’hui de capter des chaînes, des images, des vidéos. Comme un chien abandonné pour les vacances, le vieux poste de télévision. Puis les foyers se sont détournés vers le web. Et le web s’est mis à faire de la télévision. Alors on a cherché à faire bouger les gens. Et la télévision s’est mise au mobile et à la mobilité. Pendant ce temps là, perdus car les téléspectateurs ne sont plus les mêmes, changent, critiquent et zappent, les acteurs de la télévision se posent des questions : il va falloir changer quelque chose…mais quoi ? quand, comment ? pour qui ?

C’est la grande énigme de toute la chaîne de valeur. Quels contenus acquérir, quels droits, pour quelle utilisation, sur quels supports et pour combien de temps. Nous entrons dans l’ère un peu plus compliquée de la segmentation…finie la Ford T noire, l’obsession de plaire d’attirer et de conserver ces paires d’yeux qui valent de l’or (audience = publicité = consommation). Le temps de cerveau disponible n’est plus disponible en même temps, pour tout le monde et pour le même besoin.

J’ai essayé de résumer ce que nous avons désormais en face de nous pour résumer la difficile équation de ce secteur, et de tous ceux qui souhaitent y participer (éditeurs, créateurs, distributeurs, diffuseurs, auteurs).

Evidemment, ça surprend un peu, on n’imagine pas une telle complexité dans ce secteur si simple…Apparemment. La donne financière s’est drôlement modifiée. Les acteurs préparés pour la télévision de la première heure, n’ont pas forcément vu venir une telle vague technologique, ni même la grogne sociale et les changements comportementaux de la ménagère de moins de 50 ans.

Nous regardons désormais la télévision tout le temps (pas forcément plus, l’audience moyenne est en légère hausse à 3h30mn et quelques), mieux, et partout (ce qui signifie aussi sur n’importe quel support via n’importe quel mode d’acheminement) :  les fameux trois « A » (Anytime, Anywhere, Any device). Mais nous la regardons mieux, de manière plus sélective, et par à-coups et partout. C’est tout ce qui change : nos humeurs, nos habitudes et nos désirs sont des ordres, où le client est roi. Si la télévision veut (toujours) séduire, il lui faut inventer, son renouveau. Et que cela soit du noir et blanc, du numérique, de la HD ou la nouvelle mode de la 3D, ne change rien : ces images, comment les visionne t-on ?

Le mode de réception est certes segmentant (mobile ou sédentaire, uni ou bi-directionnel), et la continuité est nécessaire : chez moi, au café, dans un gare ou un hotel, enfin en marchant ou en voiture, les images restent les mêmes…Ce cube-matrice, est bien moins anodin qu’il n’en a l’air. Il détermine :

  • la technologie nécessaire (réception, diffusion, visionnage)
  • les droits des oeuvres achetés nécessaires (live, VOD, fenêtres, diffusion unique, catalogue, web – IP ou DSL -…)
  • l’équipement du foyer et la compatibilité existante (renouvellement, compatibilité ascendante, substitution…)
  • les compétences-clef pour les entreprises du secteur : faire de la télévision en broadcast ou en IP ne nécessite pas les mêmes compétences, la HD révolutionne plusieurs métiers

C’est un peu le « rubik’s cube » du monde de la télévision…Et nous ne raisonnons pas dans le vide : la technologie est déjà là, le web progresse à grands pas (débit, réseaux, services), le marché (consommateurs et téléspectateurs) aussi. On va même pouvoir capter de nouveaux auditeurs (la VOD a drainé nombre de foyers en mal de télévision, leur permettant de faire leur propre chaîne et programmes) : le rêve du produit et rien que pour moi, le phénomène de la télévision sociale, celle qui me ressemble, m’écoute et m’incarne. On assiste à des évènements (Social TV Forum Europe), et à la révolution 3D : des accords démarrent sur des chaînes comme ESPN, Discovery Channel, TLC…et Disney qui lorgne sur cette innovation et tout ça cette année au CES, à Las Vegas

Il est bien seul, le vieux poste de télévision que plus personne ne regarde…

Pour les passionnés, un papier intéressant sur agoramedia…ici.

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La Télévision en l’état a t-elle encore un avenir ? 05/11/2009

Posted by evidencesx in économie, business development, stratégie, tv.
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C’est ce qui va se discuter, lors d’une conférence à l’Espace Pierre Cardin, les 9 et 10 novembre prochains. « Future TV 2009« , réunit d’éminents professionnels du secteur, ainsi que des leaders politiques, pour débattre autour de tables rondes des sujets importants de demain, pour la télévision d’aujourd’hui. Régulation, canaux de diffusion, modèles économiques, mobile, futurs formats, entrants et menaces, « tout doit disparaître », se réinventer, mais pour quoi et quand ?

Les media doivent renaître, car les méthodes et comportements d’hier ne sont plus les plus viables et les plus prometteurs. Changements de métiers, changements de process, et idéal à trouver : n’y a t-il pas une autre, d’autres utilisations des media pour d’autres causes, et quel sera l’impact de ceux-ci dans un monde moderne plus fragmenté, menacé par le réchauffement planétaire et les enjeux environnementaux.

TV_old

Je suis convaincu que si, mais il faut admettre de remettre en cause beaucoup de fonctionnements actuels, comme si la télévision devait (enfin) subir sa révolution, comme nombre d’autres secteurs avant elle…

Alors rendez-vous lundi et mardi, pour écouter nos experts…

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Numérique : espoirs et désespoirs 21/02/2009

Posted by evidencesx in Uncategorized.
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Alors que le projet de numérisation avance à grands pas, nous promettant des tuyaux, des contenus et des débits pour des usages toujours plus gourmands – téléchargements, videoconférence, HD TV…-, les chaînes de valeur des différents acteurs changent également, plus vite qu’on ne le pense, forçant un remaniement des cartes, des alliances et probablement des morts. Force est de constater que les derniers grands modèles comme la téléphonie fixe et le minitel (!), commencent à prendre du plomb dans l’aile. Qui est concerné…Tout le monde !

Le consommateur, commençons et rendons hommage au client, qui empilant les factures, les coûts et les devices, commence à suspecter, comptes tenus de la surabondance d’offres et la complexité de la façon dont elles sont facturées (vous savez les petites lignes que personne ne lit), rêve d’une offre simple et forfaitisée, mais aussi personnalisée.

L’opérateur, payant à prix d’or licences et fréquences, ayant beaucoup investi dans les réseaux (télécoms, fibre, émetteurs…), accédant à la taille critique (en terme d’abonnés), rêve de revenus additionnels, en pure marge…assénant de nouveaux revenus là où il n’y a plus de coûts et lorgnant sur le métier des autres (les éditeurs par exemple), pour augmenter sa valeur ajoutée et rendre son métier plus noble qu’un tuyau à péage

L’éditeur, qu’il soit de jeux, de films, de musique, d’applications, de livres bientôt en numérique, qui lui doit renouveler ses investissements pour produire des contenus toujours plus innovants, plus neufs, exclusifs, les adapter au web et à la HD, nombre de tâches rendant les oeuvres plus belles encore, mais nécessitant un virage qu’il n’a pas forcément provisionné/anticipé. Au passage permettant d’augmenter le coût des oeuvres (si encore cette hausse allait aux auteurs, bien, mais…), et accélérant la tentation des pirates et autres passagers clandestins, à ne plus payer, ce que l’on considère comme un niveau normal de service.

Le fabricant de devices (télé, PDA, mobiles, PC…), qui après avoir construit le hard, rêve de les rendre intelligents, mais tout seul, allant parfois sur le territoire de l’éditeur, parfois de l’opérateur, mais sans réel succès (eh oui c’est un métier…), permettant pour lui aussi de construire de la fidélisation, du réachat et du suivi de consommateurs, pour péréniser sa relation et ses gammes futures.

biblio_numerique

Le numérique, technologie construite de 0 et de 1, laisse miroiter pourtant des sommes colossales à celui qui fera la bonne alliance et détiendra le bon modèle « coût / service rendu / usage », qui force est de constater, n’existe pas encore aujourd’hui. Prenons les news des dernières alliances, stratégies industrielles : le regroupement d’unités chez Orange, pour en faire un opérateur unique de tuyaux/contenus, contenus dans de vastes domaines (voix, données images : téléphone, games, musique bientôt en téléchargement, télévision et chaînes, home delivering, domotique…), ce que n’a pas achevé Vivendi entre games (V. Games), télévision (Canal+) et opérateur (SFR)…

Quoi qu’il en soit nous assistons en ce moment à une valse larvée, de prétendants, dont les dots varient, mais les intentions sont claires : partager et/ou préempter le revenu disponible, issu de cette nouvelle donne du numérique. Après la réussite incontestée d’Apple et de son Iphone, alimenté par son fameux AppStore, c’est au tour de Nokia et de Microsoft de s’associer dans les mobiles pour fournir une plateforme de services nommée « MyPhone ». Face à ce mouvement de leaders, RIM (et son fameux Blackberry) et Android (système d’exploitation de Google phone et HTC) veulent également leur « store ». Orange quant à lui, vient de signer avec des géants du Web (eBay, Facebook, Meetic…)  pour lancer son « application shop » et ainsi passer ses revenus issus du mobile de 6 à 20% (non issus de la voix).

Comme tous les mariages, il y a des lendemains qui déchantent…L’argent attire les prétendants, plein de bonnes intentions, mais parfois mal entourés. Y a t-il aujourd’hui une stratégie long terme , visant à garantir au consommateur qu’il va augmenter son expérience d’usage, sans payer plusieurs fois la même chose. Parce que ce n’est pas parce que les usages sur les devices convergent que cela réduit les coûts pour le consommateur, chaque acteur ayant pris un malin plaisir à segmenter son service, pour valoriser chaque service, plutôt qu’un service global, plus utile et clair pour l’utilisateur. Les modèles comme Free ont dénoté mais réussi et ce n’est pas hasard…Alors même si chaque foyer est une tirelire potentielle, sa préférence ira bien entendu à celui qui saura répondre à ses besoins, cad valorisera le plus sa compétence dans l’univers de besoin recherché, sans provoquer un holdup mené par des marques trop gourmandes, voire sourdes et aveugles…
A bon entendeur…

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