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Une autre façon de voir l’entreprise apprenante…une odyssée passionnante 29/11/2015

Posted by evidencesx in éducation, diversité, HR, management, Uncategorized.
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Les circuits, les process, les hiérarchies, tout est remis en cause ? Les diplômes, les formations, l’enseignement, un processus sans fin ? Le lâcher-prise collaboratif nous rendrait-il plus innovant ? Et si l’entreprise apprenait elle-même de ses expériences, un peu comme un tout commun, corps vivant formé d’humanités ?

La démocratie s’est emparée de l’entreprise. Par l’ensemble de processus collaboratifs de travail en mode projet, les équipes ont vu peu à peu les systèmes hiérarchiques se dissiper, au profit d’équipes multidisciplinaires, voire transgénérationnelles. Les managers en quelque sorte, initieraient des projets, imbriqués les uns aux autres, comme des briques organisées ou pas, pour bâtir le futur.

Le management tel que nous le connaissons, réside encore dans sa capacité à guider, décider, motiver et prendre les meilleures options tactiques. Il en va ainsi des managers vers les équipes, équipes au cœur du dispositif opérationnel. Mais celles-ci voient rarement des managers comme les « héros » de leurs propres succès. Et pour cause : pression du quotidien, encadrement des équipes, livrables, administratif…l’organisation classique d’une entreprise est chronophage et ne favorise pas, au contraire, la prise de temps et la réflexion sur soi, et sur le « comment je fais ».

Brand-Experience

Le quotidien est porteur d’expériences réelles, pleines d’apprentissages

Le cycle quotidien, s’il se répète, est ponctué d’étapes notables (dire bonjour, argumenter, présenter, résoudre, solliciter…). A comprendre, appréhender et mettre en pratique dans son cheminement de manager. Plutôt que d’être sorti de celui-ci pour des formations interminables, anonymes et groupées, souvent trop théoriques, l’école du travail doit être le théâtre d’apprentissage pour tous. Témoin, un manager, relatant sa piètre expérience : « les formations classiques démarrent en général par un tour de table, où chacun présente son contexte, son profil et ses attentes. Données ensuite enterrées tout le reste de la formation, qui retombe dans une banalisation et une généralisation de groupe. On repart donc frustré, de n’être jamais le bon exemple ou celui qui se reflète dans le contenu. Peu de chances donc de mémorisation, encore moins d’usage dans le réel ». Exit, et commence le « formation blues » où le vide de la post-formation envahit le manager à son retour dans le monde réel.

C’est pourtant dans le réel que les groupes humains construisent leur savoir-faire et savoir-être, dans les interactions qu’ils doivent affronter chaque jour.

EntApp

La collaboration vers le « mieux »

Les organisations désormais en mode projet, plus consensuelles, plus immersives et moins hiérarchiques forcent le manager à être plus légitime, à devenir plus « leader », que chef d’unité, comptable du temps qui passe. Le succès est collectif, comme la philosophie chinoise célébrant une réussite plutôt qu’un empereur. Le collectif est donc solidaire dans un même but, avançant au même rythme et essuyant échecs et succès, au gré des compétences, tentatives du groupe vivant, multi-formes. L’apprentissage se fait dans un mode collaboratif, au profit de tous, comme un corps vivant formé de la dynamique des individus et cimenté par un goût du challenge, du bien faire et d’un objectif clair. Ce mode collaboratif est d’autant mieux vécu, que le leader ou le manager qui anime l’équipe ou le projet, est porteur de sens et bien dans son époque. Il est à l’aise dans son rôle, conseille l ‘équipe, fait faire mais sait faire aussi. Il surmonte ses peurs et transmets ses compétences… « l’entreprise apprenante est d’abord une aventure individuelle, le gage d’une collaboration réussie, durable et profitable à tous… »….

 

…Parce que le manager sait tirer tout profit de ses expériences passées. Expériences dont il tire son énergie, ses réussites et qui éclairent le chemin du futur.

Il s’agit tout simplement de la définition de l’objet social d’une société permettant de développer un projet, une économie, des innovations et des équipes. Le tout autour de cette fameuse cellule qu’est l’entreprise, accueillante, bienveillante et formatrice. Mais comme l’économie collaborative opère des mutations importantes dans les processus éducatifs, l’entreprise doit apprendre aussi de ses collaborateurs, en les écoutant plus. En leur permettant d’accéder à des formations plus individualisées, qui le font réfléchir et choisir son chemin intrapreneurial, ses outils et son tempo. Esprit Manager définit ce parcours comme une « méthode itérative immergée, individualisée et apprenante  où le manager vit, subit et raconte ses étapes quotidiennes de manager ». En y attachant des défis et un scoring de progression, il est au centre de son parcours et maîtrise bien son apprentissage. Le développement des compétences y est ainsi décuplé au profit de l’entreprise et de son organisation, qui apprend elle-même, par l’agrégat des progressions des managers, mais aussi de l’effet collaboratif des managers formés.

Il y aurait donc un investissement capital à réaliser dans de nouveaux formats d’apprentissage, pour les managers et…l’entreprise. Une voie très innovante pour le développement des compétences des managers.

 

Plus d’infos sur http://esprit-manager.com

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Apprendre à apprendre 19/08/2013

Posted by evidencesx in économie, éducation, développement durable, diversité, management, marketing.
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En cette période de disette pour l’emploi, s’il y a une urgence majeure, c’est bien l’éducation. Renouveler notre manière d’apprendre et surtout développer les filières qui marchent, recrutent et développent l’économie. Une vraie évidence en terme de marketing, il s’agit juste de produire ce qui va se vendre (cad former de bons profils correspondant à la demande des entreprises qui recrutent…). Mais il y des évidences qui ne se voient pas, et force est de constater que ce domaine recèle d’inerties plus incompréhensibles les unes que les autres…

1) la course aux grandes écoles, de celles qu’on nous envie : de toute manière, à l’heure où les frais de scolarité augmentent et l’Etat qui entend diminuer ses subventions, cela deviendra bientôt une exception nationale, pour étudiants venant de l’étranger. Pourquoi pas…

2) le catalogue incroyable des rêves : j’y vois ici le nombre de formations en voie de garage, ce serait trop long de les énumérer et déplacé sans vouloir vexer personne. Idéaliser des filières condamnées au chômage ou à un futur très incertain, c’est criminel en ce moment, mais comme personne n’envisage de les fermer ou de les adapter…l’éducation nationale qui n’ose pas se dire la vérité, les professeurs qui rêvent encore de former des élites avec des programmes inadaptés et hors du temps, et les élèves poussés par des parents qui ne s’en occupent pas, trouvent ça bien, voire « exotique » de les laisser étudier là. Certes, si on n’a pas besoin de travailler…

3) des formations insensées, ou plutôt qui ne servent qu’ à retarder des décisions dures à prendre (un peu comme les dépenses de l’Etat !). Parce qu’elle emploient des professeurs, font rêver des étudiants et leur permet de retarder leur arrivée dans la liste des demandeurs d’emplois. On parle l’alternance comme d’un pis aller, un peu comme si on ne souhaitait pas le développer, comme une honte par rapport aux formations plus académiques. Mais le boulot pour les académiciens y’en a plus ! Un rappel : en Allemagne par exemple et sans encore faire un hommage à ce pays merveilleux…Mais au moins les formations, elle changent en fonction des besoins des entreprises. Les matières, l’intensité, les méthodes, etc changent car cela doit changer pour rendre plus compétitif les élèves pour le milieu du travail. Le partenariat entreprises/écoles fonctionne main dans la main, pour le plaisir de tous : pas de notion de hiérarchie, de vraies collaborations…Comme si en France, l’éducation était supérieure à l’entreprise, la vieille idée des « intellectuels » contre les « productifs ». Il faudrait pour ça que les intellectuels comprennent ce qu’est une entreprise et/ou y aient déjà travaillé…C’est un fossé vraiment d’incompréhension qui règne encore en France, et il serait temps d’en prendre conscience.

Apprendre

4) le non sens des entreprises qui n’embauchent plus : doute, incertitude, frottement de l’emploi, difficultés à y voir clair. Pourtant il y a ce qu’on appelle des « périodes d’essai » qui servent justement à mieux se connaître et reconnaissent le droit de se tromper. Mais ça ne suffit pas, les entreprises veulent des jeunes dociles, sur-diplômés et gratuits. D’où la surexploitation des stagiaires à des prix frisant l’indécence, incluant des responsabilités de cadres et même pas un merci. D’où la course aux diplômes plus ou moins exotiques, surdimensionnés qui ne serviront probablement à rien dans le quotidien d’une entreprise moyenne. Alors apprendre, mais ça sert à quoi…?

5) le rôle « social » du diplôme et de la provenance plutôt que de la destination. A qui servent réellement les connaissances que l’on ingurgite, au prix de sacrifices importants parfois ? On attache énormément, tout du moins en France, à ces précieux diplômes, alors que sur des cohortes sorties de grandes écoles ou universités, combien végètent et ne transforment pas l’essai de l’école ? On voit bien qu’il ne s’agit nullement du poids du diplôme, mais plus des capacités, de la motivation et de valeurs (entraide, travail en équipe, sociabilité, capital émotionnel, facilitation…). Pourtant la majorité de parents fonctionne encore, par fierté, duplication d’un modèle, clonage ou hasard, comme ça. Fierté d’appartenir, plutôt que de réussir réellement, fierté d’avoir un sésame pour lequel il n’y aura peut-être pas de débouché. Qu’importe, comme tout être social, la vitrine et l’égo sont fortement ancrés dans nos habitudes, hélas…

6) l’apprentissage lui-même qui n’est plus le même : aujourd’hui l’enseignant doit être plus un guide, un catalyseur que celui qui détient le savoir. Il aide à la méthode, à réfléchir et à cristalliser le savoir plus qu’au gavage. Tout est disponible tout le temps, en permanence sur l’Internet en mobile et partout, il y a donc fort à parier que les connaissances sont annexes et la concentration doit se porter sur « ce que va on en faire et comment » plus que le quoi réellement. Un tournant que les enseignant auraient bien du mal à prendre. Cours, session et manuels, tout est toujours centré sur un « émetteur » et des « récepteurs », qui reçoivent et perçoivent comme ils peuvent. Où sont les échanges nécessaires et le reflet de l’accumulation du savoir ? Comment l’enseignant, au delà de simples « tests » (dont on connaît les limites), s’assure et évalue sa mission ?
On note d’ailleurs que le pendant de ces changements est plus ou moins déjà opéré dans les entreprises où les sacro-saintes « hiérarchies » « up/down » ne fonctionnent plus comme avant au profit de projets et d’organisation fonctionnelles plus performantes. L’économie numérique, aidée par les outils et les comportements « startup » ont forgé des environnement plus souples, flexibles et participatifs. L’éducation et l’apprentissage a donc beaucoup à apprendre de ces méthodologies…

Apprendre comment et pourquoi désormais, voilà l’enjeu pour motiver l’ensemble de l’écosystème : étudiants, enseignants, corps académiques et entreprises. Un enjeu qui doit permettre de faire émerger les talents de demain, catalyser la création et l’innovation, et surtout d’inventer les emplois de demain qui n’existent probablement pas encore. Et on apprend à tout âge…

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Education 2.0 : une source importante pour l’avenir du savoir et de l’apprentissage 18/07/2012

Posted by evidencesx in économie, éducation, digital, diversité, e-tech, innovation, numérique, politique.
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Sommes-nous bien maîtres de notre apprentissage ? Ce fait pourrait, sous l’effet des sollicitations digitales, légèrement évoluer…Déjà la lecture numérique, nous révèle qu’elle est moins studieuse et plus distraite, par les pop-up de l’appareil électronique, sur lequel sont ouvertes, nombres d’applications. Une lecture moins profonde aussi, parce que l’écriture en note, acte physique et mécanique d’un muscle a disparu sur la tablette. Terminé aussi de surligner, de souligner un passage, d’écrire des pensées personnelles, bref de personnaliser et de “sentir” l’écriture, comme une prolongation de ses cellules grises. Moins donc de mémorisation, de concentration et d’attention, et trop de…distraction.

Appareils électroniques et ondes malignes, mais aussi performances et esthétique séduisantes, l’éducation vit une période difficile. Diversité des niveaux et des origines, difficulté d’homogénéité des classes, des enseignants et des méthodes d’enseignement, contingence et motivation du personnel éducatif. Et quand ce ne sont pas les programmes qui censés être les mêmes, ne sont pas diffusés parfois dans le même ordre…

Mais alors, que faut-il attendre du phénomène social pour l’éducation ?

Regardons comment découper ce secteur en plusieurs parties : le matériel/la logistique d’abord, les méthodes et comportements ensuite, la collaboration entre acteurs, et enfin les mesures/résultats de la “socialisation” de l’enseignement.

Le Matériel/La logistique :

A l’heure de l’information temps réel et des mises à jour permanentes, il n’y a guère que le passé qui ne change pas. Et encore, l’éclairage apporté par les analyses toujours plus poussées, nous amènent à des révisions nécessaires, parfois capitales (quand les neutrinos dépassent la lumière par exemple…). A quoi servent donc encore les kilos de manuels et livres scolaires qui déforment les colonnes vertébrales de nos chers enfants, manuels qui donc ne s’actualisent que trop rarement et peu adaptés à l’interactivité digitale et la connaissance permanente ? Les contenus sont bien produits en mode informatique et injectés dans la production de livres et cahiers, papiers et cartons. Lorsque l’on voit le prix des devices électroniques aujourd’hui (PC, laptops, tablettes…) et la décroissance affolantes de ces prix, l’édition peut très facilement changer en la fourniture des contenus digitaux plutôt que de nombreux livres. Moins lourds, facilité de mise à jour, actualisation quasi temps reel, interactivité web/contenus/cible, la tentation évidente vers la digitalisation des contenus est grande. Et nous n’avons encore rien vu, tellement le “livre numérique” en tant qu’objet reste à inventer. Ceux qui n’y voyaient qu’un scan des contenus existants n’imaginent même pas l’opportunité gigantesque de créativité. Alors même s’il reste les éditeurs à convaincre, et la tâche est ardue : leur métier lourdement industriel et organisé autour de logistiques et de récupération des invendus, il leur reste à convaincre les auteurs de rester dans leur cocon créatif mais surtout d’inventer leur futur. Contenus oui, mais quelle actualisation, création et acheminement demain ? Des initiatives pourtant, par exemple le livrescolaire.fr

Les méthodes et le comportement :

Et les enseignants, les professeurs ? Où sont les puits de savoir d’antan, les mentors, les modèles ? Et d’ailleurs dans les conditions évoquées, à quoi ça sert désormais ? Si la connaissance a longtemps signifié le pouvoir et la capacité à diriger les foules, l’ère de la transparence et de la démocratisation des savoirs, reste aujourd’hui sur la base de “l’influence”, de la capacité à réunir, fédérer et animer une communauté, sans la réduire à l’absorption de savoirs sans saveur, sans sens…Ne sommes-nous pas en présence de “groupes”, de communautés, où l’enseignant a sans doute une longueur d’avance en terme de savoir et de connaissance, mais s’enrichit très souvent au contact de sensibilités différentes de son auditoire et d’expériences vécues, différentes de la sienne. Qui parle, qui écoute ? Qui détient la clef de la vérité ultime ? Plus très sûr finalement, tant l’exercice de l’enseignement recèle plus d’un échange, d’échanges aujourd’hui, plus que d’un déversement de règles, préceptes et théories immuables. “Celui qui sait, ne sait qu’à l’aube de son ignorance”. Par contraste donc, les méthodes d’aujourd’hui évoluent aussi et ne sont plus assises sur les mêmes rituels. Lorsqu’on a eu l’habitude d’avoir un auditoire inactif, discipliné et un sens unique de la passation de savoir, ça rend la vie trépidante, vivante et interactive. D’autres pourraient en avoir peur, voire ne pas saisir le changement qui s’effectue. Dommage, les jeunes ont tellement de choses à dire et pourraient engendrer un mouvement de création sans précédent. Les vrais débats et l’enrichissement mutuel, une autre idée de la motivation à apprendre, la soif de connaissance et surtout la méthode les empêchant de se bourrer le crâne en apprenant bêtement des tonnes de données. Je crois qu’il faut saisir cette formidable opportunité dans la construction même des séances, de l’espace de la classe et de l’aménagement des locaux d’enseignement. Une nouvelle manière de libérer la créativité en brisant les barrières de statut avec tout le respect nécessaire au bon déroulement de l’assimilation, contrôle et restitution du savoir. Des méthodes collaboratives faisant des ravages sur les plateformes sociales, nous avons donc des chances qu’elles fonctionnent très bien aussi ici. Encore faut-il leur donner la chance, y croire et faire en sorte d’imposer le changement aux instances plutôt conservatrices de l’éducation “nationale”. Impossible n’est pas Français, et surtout est un mot dépassé, dans justement le dépassement de soi que l’on apprend aux élèves, dès leur plus jeune âge.

La collaboration :

Nous sommes donc, comme qui dirait, à une nouvelle ère de collaboration, partage d’expériences, de connaissances, de situations et de points de vue. Une conversation permanente, représentant une meilleure assimilation du parcours de savoir, savoirs-faire et savoirs-être nécessaire à la formation d’un bon citoyen. Doit-on passer son temps à évaluer l’assimilation par des tests et examens ? Doit-on favoriser le plus possible les échanges autour d’expériences et de certaines connaissances, augmentant ainsi la mémorisation par la pratique plus que par le gavage ? Le e-learning n’est-il pas un bras armé plus efficace sur l’apprentissage pur de connaissances, là où l’enseignant plus un guide, un modérateur qui aiguille l’élève dans sa collecte de données et de concepts ? Celui qui complète par la mise en situation concrète des outils et données par des éclairages contemporains et des “cas” rencontrés. L’argument de l’expérience et de l’âge/seniorité fonctionne encore, mais s’illumine dès qu’il se complète par un partage bien dans son époque, avec des générations plus jeunes. Brain and storm sessions, seeding rooms, collective contests, speed pitch…autant de méthodes dérangeantes pour les réfractaires mais du sourcing pur de motivation pour les autres. L’heure serait donc à une ambiance transgénérationnelle, qui prendra le meilleur de chacun. Et par là même, équipera les classes et amphis du meilleur du numérique, de contenus interactifs, de comptes-rendus collaboratifs, de live-blogging. Et l’état d’esprit suivra par les résultats : une meilleure mémorisation, motivation et efficacité dans la dispense du savoir, histoire de créer un enseignement équilibré, libre et juste et de développer la diversité, source d’innovation.

Les mesures/résultats :

Il y a déjà maintes fois de larges réflexions sur l’aptitude à vraiment mesurer l’efficacité de l’enseignement et le niveau des élèves. Le bac lui-même, entre tricheries, fuites 2.0 et épreuves dépassées, constitue le meilleur exemple, où tant d’énergie est dépensée, dans un diplôme “socialement smart”, mais qui ne sert plus à grand chose : enseignement, mais pour quoi ? La finalité, c’est d’apprendre toute sa vie, mais surtout de trouver un emploi, valorisant et valorisable au long de sa “carrière”. Carrières en dents de scie et chaotiques, à court terme, qui ne permettent plus de s’insérer correctement…Je pense que l’une des plus grandes opportunités de l’éducation en mode collaboratif serait d’abolir les barrières de “genre et de classe”, au profit d’un corpus de connaissances qui évolue au toucher et à la pratique de tous types d’intervenant : professeurs, chercheurs, professionnels, industriels, inventeurs, commerçants, parents, théologiens, sociologuesEt le résultat c’est que finalement tout le monde apprend avec tout le monde, et que la peur de l’échec (ie en examen) s’estompe tant la connaissance se diffuse plus naturellement et de manière plus concrete et opérative.

Si les outils et la technologie restent ce qu’ils sont, ils nous forcent et nous poussent dans des logiques à réinventer, qui rend l’attrait de la connaissance encore plus intéressante. Et l’invention et le renouvellement restent le meilleur moyen de ne pas s’endormir, de rester compétitif et de captiver tout public. La passion et l’envie soutiennent toute la dynamique de changement incontestablement nécessaire au réveil du savoir. Inspirons nous des meilleures pratiques collaboratives, car elles redonnent du lien. Et du lien, nos sociétés en ont besoin en ce moment

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