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La Décivilisation est amorcée… 16/01/2017

Posted by evidencesx in économie, flexible, innovation, politique, stratégie, technologie, Uncategorized.
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Nous voici devant une impasse, un monde infini avec des ressources qui elles, se tarissent. Il est temps d’évoquer la « décroissance », ou la « disruption positive », tant les technologies nous autorisent des futurs possible, à l’aune d’un « autre » monde.

On peut toujours en effet nier l’évidence, mais elle s’impose à nous. Economie, croissance, ressources, population, espérance de vie…tant de facteurs qui vivent leur croissance de manière indépendante, mais qui pourtant sont fortement corrélés.

La décroissance n’est pas synonyme d’appauvrissement, mais plutôt de « mieux » avec « moins ». La revanche de « l’être » sur « l’avoir ». Une autre époque (formidable ?), qui nécessite une remise en cause globale et solidaire. Autant dire, un beau chantier d’injonctions paradoxales, qui s’impose à tous. On pourrait donc y voir un principe de « dé-civilisation », au sens d’une grande étape à franchir, pour aborder l’avenir autrement. Collectivement, de manière responsable et sans panique…

decivilisation

On peut recenser a minima, « huit idées-force de dé-civilisation » :

  • Le démontage social, économique et écologique a déjà commencé. Les signes autour de nous indiquent que toute notre manière de vivre est en train de devenir « histoire ». Nous allons devoir faire face à cette réalité avec lucidité et apprendre à vivre autrement. Une forme d’adaptation « Darwinienne », contrainte par l’écosystème des forces mondiales.
  • Nous rejetons la fatalité qui soutient que les crises convergentes actuelles peuvent être réduites à un ensemble de « problèmes » nécessitant des « solutions » technologiques ou politiques. Ces solutions sont désormais du domaine citoyen, dans le sens d’une meilleure conscience et utilisation des ressources de notre terre. L’apprentissage du « test and learn », avec des cycles qui s’accélèrent et des issues incertaines, mais plus appropriées.
  • Dans l’éternelle chasse au bouc-émissaire, nous voyons les racines des crises dans les histoires que nous nous sommes racontées à nous-mêmes. Nous avons l’intention de mettre au défi l’histoire qui soustend notre civilisation : le mythe du progrès, le mythe de l’anthropocentrisme et le mythe de la séparation de la « nature ». Ces mythes sont plus dangereux du fait que nous avons oublié qu’il s’agit de mythes et que la réalité nous rappelle à la sagesse. Sagesse du concret quotidien et des impasses probables.
  • La narration va bien au-delà du simple storytelling, divertissement bien connu. C’est par les histoires que nous tissons la réalité, mais cela doit être dans une optique de solutions rapides et efficientes.
  • Les humains ne sont pas l’objet ni le but, mais des créatures historiques, aléatoires et semble t-il, plus « intelligentes ». Notre art commencera par la tentative de sortir de la bulle humaine. Avec une prudente attention, nous allons nous réengager avec le monde non-humain. Et « l’intelligence artificielle » nous y aidera ou nous remplacera. Il est temps d’y penser car c’est encore l’être humain qui a la télécommande, avant le règne des robots.
  • Nous allons célébrer l’écriture et l’art qui s’inscrivent dans un sentiment de lieu et de temps. Notre littérature n’a trop qu’un sens culturel et historique alors que le langage, l’écriture, la lecture marquent et célèbrent notre intelligence. Au delà du divertissement, elle structure notre pensée, notre personnalité et fixent nos idées. Une civilisation qui n’écrirait plus ne se raconterait ainsi plus et n’aurait plus d’héritage tangible.

    atelier_ecriture

  • Nous ne nous perdrons pas dans l’élaboration de théories et idéologies. Il faudra trouver des solutions pour tous et pour réduire l’injustice, principal fléau de dé-civilisation. Avec la rage, le respect de la nature et de nouvelles ressources non plus « exploitées » mais cultivées et respectées. L’énergie de toute part permet le mouvement, même s’il n’est pas perpétuel.
  • La fin du monde tel que nous le connaissons n’est pas la fin du monde tout court, mais la fin « de ce monde ». Ensemble, nous trouverons les chemins qui mènent vers ce monde inconnu devant nous. On le sait bien, l’inconnu et le changement sont deux facteurs de stress et de peur. Mais la peur fait réagir…

Et demain ?

Ayant écrit cela, il faut se demander, si vous lecteur vous êtes prêts à sortir de vos privilèges et du confort artificiel qui c’est sur, ne durera pas. Avec quel rôle, quel avenir et quelle maîtrise de son destin. Nous avons l’intelligence (humaine et bientôt artificielle), et la matière (ressources), le produit de ces éléments n’est-il pas le monde organisé ? Quel monde, encore à définir souhaitons-nous ?
Ce qui est sur, c’est qu’une fin arrive et qu’une autre époque doit démarrer. Y aura t-il synchronisation et sinon à quel prix ?

 

Tout et n’importe quoi sur le concept « d’expérience clients » : le point sur une notion désormais galvaudée 09/10/2015

Posted by evidencesx in économie, centres d'appels, crm, design, expérience clients, relation client, thinking.
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A la recherche de toujours plus de nouveauté, les entreprises dont la concurrence désormais internationale chouchoutent leurs clients (ou les découvrent !) pour les conserver. La notion « d’expérience clients » semble préoccuper les directions d’entreprises, au point de vouloir créer des postes de « directeurs de l’expérience clients ». Et le client dans tout ça ?


Franchement, toutes ces idées reçues…

Après de longues périodes orientées « produit » et très marketing et l’avènement des plateformes sociales d’expression, le client est plus que jamais au centre des préoccupations car maintenant, il peut mettre en danger une entreprise par l’immédiateté de son mécontentement par la puissance et la viralité de son influence. Mais non diront les entreprises, ce n’est pas sous cette menace qu’elles opèrent des virages sensibles pour mettre le cap sur « l’attention client »…

  • Fausse idée #1 : ce n’est parce qu’on décrète qu’on est « orienté client » qu’on l’est réellement. C’est au client de le dire, par son expérience et ses comparaisons.
  • Fausse idée #2 : ce n’est pas en accumulant tous les canaux pour lui parler, qu’on augmente sa satisfaction. C’est en lui fournissant la bonne réponse au bon moment, par le moyen de son choix.
  • Fausse idée #3 : tout contact avec un client ne doit pas forcément se conclure par une transaction. Si le client est au centre, alors il décide.
  • Fausse idée #4 : les « petits » clients n’existent pas. Si, et ils sont tout aussi respectables et des moyens personnalisés existent pour les satisfaire.
  • Fausse idée #5 : tous les clients ont Internet et un smartphone. Honte à ceux qui le pensent…
  • Fausse idée #6 : une bonne expérience client passe forcément par un contact humain, physique. Mieux vaut une bonne info au bon moment, qu’une réponse humaine, peut-être, plus tard.
  • Fausse idée #7 : avoir tous les outils (informatiques, telecom, logiciels…) dernier cri garantit la meilleure réponse au client (et donc une expérience optimisée). L’outil (comme l’habit) ne fait pas le moine. Et ce n’est pas ce que l’on promet au client, qui souhaite qu’on s’intéresse à lui et à ses besoins, en y répondant justement.


Le client, un élément unique, rare, capricieux mais au fond, sympathique…

Le client est un, indivisible et incessible. Il reçoit en revanche une multitude de propositions à chaque instant. Il n’a donc que peu de temps à vous consacrer. Le temps lui est précieux (puisque c’est de l’argent) et sa capacité d’écoute, d’attention et de mémorisation est limitée. Il est donc de règle d’être patient, diligent et souple, pour ne serait-ce que retenir son intérêt. Lors du cycle de vie d’un client, il décide de la vie ou de la mort d’un produit, service, d’une enseigne et constitue le véritable chef de produit de l’entreprise (accru par les modes collaboratifs organisés par certaines entreprises, y trouvant des idées qu’elles ne sont parfois pas capables elles-mêmes d’identifier). Il est quelque part aussi, actionnaire de l’entreprise, car ses « actions » déterminent chaque jour l’avenir d’une compagnie. Considérant le cycle de vie relationnel d’un « contact » d’une entreprise, il est intéressant et pertinent de repérer là aussi, la maturité du client et son intensité relationnelle. Intensité relationnelle qui n’a en général de corrélation jusque là qu’avec la taille de son portefeuille et son niveau de commande…hélas.

CycleVieClient

Transaction n’est pas raison

L’obsession de la « trace » et de « l’utilité » du contact fait référence à la peur d’être seul. Un client devrait donc, à chaque fois laisser quelque chose, faire, dire, acheter, remettre, renseigner, etc et serait donc un faire-valoir d’avoir consacré du temps d’entreprise. Tous les outils modernes sont conçus d’abord pour ça : enregistrer, suivre, traquer, mieux connaître et espionner, stocker de la donnée…La relation devient avant tout transaction : « je te réponds si tu m’es fidèle et utile et que je considère que ce que tu racontes est vrai » (et nombre de marques ne se gênent pas pour le vérifier alors que la confiance est la première brique essentielle d’une vraie expérience client). Sur les marchés anglo-saxons, on « targette » un client qui est donc une cible à viser que l’on doit toucher. J’oserais y entendre, « toucher ses sentiments », mais malheureusement le pragmatisme l’emporte sur le coeur.

L’expérience se vit et se raconte difficilement

L’expérience vit aussi de « vides » et de périodes de sensations diverses. Et parfois bien mieux que sur frontaux clients organisés en usines modernes pour traiter des flux. Lors des phases d’approche de la marque, des inputs, images, témoignages, messages, publicités, etc massivement adressés aux clients. Puis dans la découverte des produits, des services et leur consommation. Chaque élément, notice, image, logo, territoire de marque participe à l’expérience globale ressentie par le client. D’où souvent l ‘idée d’alignement dans les entreprises entre tous les messages livrés, quelle que soit la phase et le responsable en question…Testez dès demain la chaîne entre « accueil téléphonique, processus de commande, facing magasin, usage produit, SAV, livraison » et vérifiez donc si tout vous semble cohérent. Rarement hélas…Car si l’expérience se vit, elle passe à travers des relais (objets, humains, machines…) qui véhiculent ce qu’on leur a demandé de véhiculer. Alignement, cohérence, logique. Tout reflète une manière de faire ressentir au client cette fameuse expérience, riche et unique. Testez maintenant Apple (sans faire aucune idolâtrie déplacée) et vous comprendrez comment l’obsession du design, l’intégrisme de l’exécution et l’attitude (plus que les aptitudes) veulent dire…De la pureté des messages media (et leur simplicité) jusqu’à l’ouverture d’un emballage Apple, vous jubilerez de l’expérience vécue, qui se vit plus qu’elle ne se raconte.

La République du « plus-produit » vs du « plus-client »

Il ne s’agit pas de se décréter « orienté client » pour l’être réellement. D’autre part, c’est au client de le considérer et de le souligner, voire d’en faire la promotion. Et d’ailleurs, vous constaterez de nombreux cas où l’on nous bassine avec les meilleurs produits du monde, dont par ailleurs nous n’avons pas besoin…Il serait donc temps plutôt que d’utiliser le concept d’expérience client comme un grâal à la manière d’un greenwashing, de faire en sorte qu’il ait lieu tout naturellement comme une envie, une facilitation et un du, auprès des clients. Le « plus-client » c’est pour cela qu’un client fait la différence entre des offres confuses concurrentielles et c’est mieux si il la « sent » cette différence, à travers une expérience inoubliable. Et ce « plus client » déclenchera une relation indéfectible entre la marque et le client.

Simplicité, Transparence et Confiance : les 3 piliers d’une expérience client réussie.

Tout est dans le titre et remarquons qu’on ne parle pas ici de moyens mais d’objectifs. C’est d’abord avec cet état d’esprit et cette stratégie que l’entreprise gagnante doit exercer. Et pour les esthètes de la relation humaine, rappelons qu’elle est faillible et émotive et que le test de Turing nous montre aujourd’hui des « machines » bien plus efficaces pour distiller une belle expérience aussi. Encore une fois ne confondons pas moyens et perçu, car les besoins du client sont au fond simples : être entendu, écouté, compris et considéré personnellement. Ce qui est sur : l’expérience clients est un actif, qui s’organise, s’entretient et se challenge. Qui se mesure aussi, histoire de ne pas s’autoproclamer mais plutôt de se voir reconnu, acclamé et célébré par la fidélité et le plaisir de servir ses clients, au plus près de leurs besoins. Histoire de rappeler à tous les prétendants qu’il ne s’agit pas d’avoir toutes les infrastructures, les outils, ressources pour le vouloir, mais bien d’être reconnu comme tel. La Drection de l’Expérience Clients doit donc pour avoir comme mission d’abord et avant tout, d’aligner sur le client toutes les ressources et les mentalités de l’entreprise, car seul le client in fine, fait vivre celle-ci. Et lorsque l’on s’occupe bien également de son personnel, il trouve tout naturel de développer attitude et goût pour faire au mieux son métier au profit du client.

Le bon sens est à qui sait l’identifier, se le rappeler et le mettre en oeuvre…

L’innovation Jugaad ou comment se renouveler 10/08/2014

Posted by evidencesx in économie, innovation, management, stratégie.
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En soi, c’est une vraie révolution. L’ironie du sort, c’est qu’elle vient d’un monde où les ressources sont rares, l’adversité terrible et les moyens inexistants. L’innovation monolithique, consommatrice de capital et encastrée dans des structures pyramidales et secrètes, pourrait bien se révéler désormais terminée ou en voie d’extinction. « Jugaad« , qui signifie « système D » ou « comment se débrouiller en milieu hostile » ou encore « faire plus avec moins », en dialecte Hindi, reflète une nouvelle idée de l’innovation simple, flexible et ouverte. Une capacité de redevenir ingénieux, pleine de bon sens et combatif à souhait, pour redonner de l’espoir aux plus démunis, mais aussi de créer un courant sans précédent de ré-ingénierie partagée.
L’innovation Jugaad est définie par 6 principes la caractérisant (sachant que nous aimons bien enfermer des concepts dans des cadres définis !) ; je préfèrerais laisser libre court pour ce nouveau courant qui pourrait bien s’affiner au cours du temps et profiter des tendances collaboratives pour s’enrichir…:

  • Rechercher des opportunités dans l’adversité : la plupart du temps, n’importe quelle difficulté suffit pour une entreprise à soit la contourner, soit renoncer au détriment de sentiments sécuritaires, de notions d’économie ou de peur. Rarement on avoue un échec ou on tente de se surpasser, préférant les zones de confort…C’est justement la force du Jugaad, de prendre appel sur une difficulté pour en tirer toute l’énergie, avec fierté, défi, passion pour surmonter l’obstacle. Apprendre à cotoyer l’adversité, sans arrêt, comme un ami, un conseiller, une énergie de vie.
  • Faire plus avec moins : il va falloir s’habituer à moins : moins de ressources naturelles, moins de croissance, moins d’emploi, moins de temps. Il faut repousser le possible en réinventant les choses simples. Un exemple terrifiant est le recyclage possible des emballages et déchets, même sans les détruire, en les détournant de leur utilisation pour leur redonner une seconde vie. Lorsqu’on est rompu à la présence quotidienne de l’adversité, on s’habitue à imaginer de l’innovation permanente, avec rien. En tous cas, comme dit précédemment, puisque les pénuries vont s’accélérer, le réflexe Jugaad va être déterminant…
  • Penser et agir de manière flexible : les grands groupes, largement fournisseurs et prétendant de structures d’innovation performante sont englués dans des process toujours plus lourds. Elle ont le chic de rendre compliqué ce qui pourrait être simple, ouvert et plus souple. Les cycles s’allongent, dépenses en capital et ressources flambent et l’innovation n’est pas fluide car limitée à des structure occultes, en parallèle, qui gardent jalousement les résultats (lorsqu’il y en a !) pour eux. Un contre-cycle de l’innovation collaborative qui règne aujourd’hui sur les réseaux sociaux, comme une révolte à ces réflexes d’antan, qui hélas ne sont plus pertinents, ni efficaces. Avec le Jugaad, l’action est confondue avec la pensée ou en tous cas, proche. Le processus est naturel et évolue en permanence au fur et à mesure des opportunités.
jugaad(c) morceau de couverture issue du livre « Jugaad, redevenons Ingénieux » aux éditions Diateino.
  • Viser la simplicité : toujours plus simple, sans jamais oublier « keep it shortly simple ». Faire simple, c’est souvent compliqué, car la manière même d’y arriver demande de décomposer ce que l’on a déjà créé. Or, lorsqu’on part de peu ou de rien, on initie une démarche pure en se concentrant sur l’exact besoin et non plus, sur l’objectif pur, de résoudre un problème simple. Comme si on voulait toujours embrasser des objectifs toujours plus globaux et plus complexes, sans passer par l’étape initiale : la simple et primaire réponse.
  • Intégrer les marges et les exclus : l’innovation a pour cible les masses et le « mass market », tout simplement pour amortir les ressources colossales investies dans les cycles de l’innovation. Elle a rarement pour client le démuni, le pauvre et celui pour lequel justement une simple innovation pourrait changer sa vie…Les démarches de « bottom of the pyramid » ou BOP, montraient des chemins intéressants pour les industriels, tout en montrant également l’usurpation et l’exploitation des pauvres, en leur appliquant la double peine : pénurie et prix élevé à l’unité. Pour Jugaad, c’est très différent car il est issu même des populations en plein développement, qui ont peu et qui justement sont confrontés à un désert d’aides et de solutions. L’ABC des exclus est en marche, pour et par les exclus, juste revers de médaille, pour ceux qui pourraient bien constituer les prochains cas d’étude, des meilleures business schools…
  • Suivre son coeur : sans doute la notion que je préfère, celle d’aller chercher ses intuitions, bâtir avec ses sens et son coeur, au gré des aléas, des expériences et d’un process « lean ». Suivre ses intuitions n’était-ce pas la méthode « Jobs », pour le succès que l’on connaît, sans avoir jamais demandé son avis à aucun client. Faire le bien, répandre le « no evil » de Google pour tous. Faire le bien avec moins, pour chaque individu pour améliorer simplement son quotidien. Cette simple quête conduit à des empires dont on peut être fier, durables et socialement responsables. Le coeur a ses raisons…car il a raison dans le chemin qu’il nous fait prendre.

Une vraie révolution, en introduction je vous l’avais dit. j’en suis convaincu, au delà d’une mode et de la tentation du faux (jugaadwashing) qui va s’emparer des groupes bienveillants, tantôt pour occuper leurs troupes, tantôt pour essayer quelque chose de nouveau…Mais le temps passe et chaque jour voit un innovateur nouveau autour de nous. Peut-être votre voisin, votre collègue. Un rencontre de voyage. Quelqu’un de bien, c’est sur. Travaillons pour le futur en respectant ce que nous avons.

Soyons frugal avec Jugaad, il en va de notre avenir…à tous.

See: « Jugaad Innovation ». « Passion with no, limit » et le livre majeur sur le sujet aux éditions Diateino.

Tunisie…amie. Avec l’#AFTN, une nouvelle alliance autour du numérique 12/02/2014

Posted by evidencesx in économie, business development, digital, e-business, e-tech, entrepreneuriat, numérique, politique, social network, startup, stratégie.
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Une très belle rencontre et la création d’une “alliance” réussie entre la Tunisie et la France avec l’#AFTN. Après les soubresauts du printemps Arabe et la révolution, dont l’issue a vu récemment la signature d’une constitution (les courants disent “constitution numérique”), la Tunisie peine à redémarrer son outil économique, perturbé par les incertitudes touristiques. Si l’on  vu avec efficacité la collaboration à travers les outils numériques, les réseaux sociaux et les groupes de pression de “hackers” ayant conduit à une démocratie plus stable, la Tunisie est et a toujours été un réservoir important en talents dits “numériques”. Le niveau de formation des ingénieurs et les spécialités enseignées rivalisent avec les meilleurs, et les coûts de ces ressources sont contenues, ce qui favorise d’ailleurs une immigration qualifiée, vers de nombreux pays dans le monde. En plein marasme économique post-crise, la co-location serait le nouveau concept à la mode, une manière de faire oublier le spectre des “délocalisations” vers plus de mondialisation et de collaboration. L’éducation même avec les développements de “MOOC” permet aujourd’hui une répartition de la connaissance plus homogène et accessible.

La Diplomatie économique, prochaine vague de dynamisation de l’économie Tunisienne, scelle un pacte historique avec la France partenaire historique. Tunisie qui d’ailleurs représente une plateforme à l’intersection entre Afrique, Moyen-Orient et Maghreb, pour l’U.E. et bien d’autres. Le numérique y pèse aujourd’hui 7% du PIB (autant que le tourisme !) et les partenariats signés à travers l’#AFTN sont très encourageants. Partenariats qualifiés, opportunistes et complémentaires, qui permettront c’est sur, de valoriser les compétences mutuelles et de créer de l’emploi dans les deux pays. Mais doit-on encore parler “d’appartenance de l’emploi”, lorsque la demande est mondiale et que la localisation, à l’ère des outils numériques, n’a que peu d’importance.

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Une rencontre porteuse d’espoir, de soleil et de sourire pour nos secteurs IT et les inventions de demain. Cette “Alliance Franco-Tunisienne pour le Numérique”, qui verra son site bientôt accessible, créé ainsi le “dating” des entreprises et couples franco-tunisiens, pour imaginer les projets de demain et travailler encore plus, main dans la main. La Tunisie a désormais tous les atouts et besoin de cet essor nécessaire pour retrouver sérénité et croissance, en fournissant tout les talents, et pas forcément comme par le passé, en outsourcing. Plusieurs partenaires, sans les citer tous, sont associés à cette alliance (Cap Digital, Tact, Get’IT, Ubifrance, la DiMed, SystemaTIC, incubateurs TIC…) et le réseau ainsi créé sera plus puissant et compétent, pour résister aux enjeux de demain.

Une très belle soirée à l’Ambassade de Tunisie, en compagnie de leviers politiques, de chefs d’entreprises et de chercheurs…

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La Presse sous pression… 23/12/2013

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La presse vit une époque particulièrement trouble et est menacée par des évènements qu’elle ne contrôle plus :

  • perte d’intérêt et de confiance pour la parole des marques et des medias
  • auto-journalisme sur les réseaux sociaux
  • circulation et redondance de l’information, largement relayée par le public et des “non journalistes”
  • perte d’intérêt pour la lecture et toute la chaîne intellectuelle des contenus (repères et  niveaux scolaires…), nécessitant d’adapter le news-telling en brèves avec moins d’analyse
  • consommation des news qui change même par le phénomène précédent mais aussi par le nomadisme, l’utilisation des tablettes mobiles et la micro-segmentation du temps d’information
  • introduction des hoax et des informations erronées sous l’accélération et le gigantisme dans la course au sensationnel et à l’information
  • une activité largement subventionnée, avec peu d’innovation et comme toute activité subventionnée, peu habituée à une réelle concurrence et des changements disruptifs
  • la hausse de l’énergie, des matières premières d’une part et la baisse du lectorat classique (papier) non compensé par la hausse du digital (nombre et valeur), d’autre part
  • tendance défensive des acquis, structures et résistance au changement plus forte, dus à des métiers très syndicalisés, nobles et intellectuels, habitués à être courtisés et aux tapis rouges
  • perte de monopole d’émission de contenus par la multi-diffusion d’informations par le public même

La forte réfraction au changement liée à « l’humain » pèse encore plus dans ce secteur que dans d’autres plus modernes et commerciaux. La noblesse du droit à l’information, la liberté de la presse et le carcan intellectuel dans lequel elle évolue ne facilite pas la mutation indispensable, vers les comportements modernes. Comme toute entreprise industrielle et historiquement ancrée, elle peine à appréhender les mutations technologiques de la communication et de la relation au consommateur (nb : déjà un bien « gros » mot pour un secteur qui courtise ses « lecteurs » et qui trouve normal que ceux-ci paient cher pour lire des contenus créés, produits et les histoires magnifiques, véritables créations artistiques de bons mots). Mais surtout, comme dans chaque situation anxiogène de crise, la tentation de mouvement incrémental est bien plus grande et moins risquée que de se réinventer totalement. « On sait ce qu’on a, on sait pas ce qu’on va trouver ».

Et c’est bien le problème. Dans le marasme et les opportunités apportées par le digital (technologie et expérience clients), toute la chaîne est bousculée : métiers, formations, production, contenus et formats, distribution, modèles de paiement, modèles de consommation…On ne peut pas utiliser de rustines, ça et là, en tentant de berner le client, qui lui est bien plus averti et en avance. La concurrence de la part de voix est bien là, entre gazettes gratuites, flux RSS d’informations live, journaux municipaux, blogs sectoriels/thématiques d’experts bénévoles. La presse n’imprime plus, n’impressionne plus. Elle tente la diversification, pour donner le change, mais n’invente rien, sinon que d’être « là où il faut être désormais » (magasins d’apps, syndication sur sites à fort trafic ou sur des rubriques en reprise de contenus). On ne parle que de réduction de coûts, contraction plus qu’investissements, on protège ses contenus, alors que l’internet est un media ouvert et libre, on s’accroche aux lois et aux subventions car c’est surement là qu’on trouvera la solution…

PresseRenew

Les différentes expériences digitales, c’est à dire de porter les contenus vers des lectures, contenus et des supports différents apportent certes de la nouveauté, mais des coûts et pas forcément de recettes. Les modèles publicitaires fondent comme neige au soleil et le paywall est contraire au principe déjà répandu d’un internet libre, gratuit et ouvert, l’essence même de ce vecteur moderne. Evidemment les « pure players », nés à l’ère digitale ne sont pas eux englués dans des organisations archaïques et évoluent dans cet environnement plus naturellement car ils ont été créés par la demande de ce nouveau lectorat et de ce nouveaux besoins : plus d’interactivité, de transparence, de vérité. Ils sont même tentés de recruter des pourvoyeurs de trafic, comme correspondants, mais sans les payer bien sûr, à l’image du Huffington Post en France qui en profitait sans les payer. Et la vérité là-dessus est assez simple : on ne gère pas une situation dite « disruptive », en faisant de petits pas pour « essayer » ou en tentant de la cosmétisation prudente. Et pourtant, le changement est bien plus profond, que les outils sociaux le laissent à penser. La consommation de la presse, de l’information et les formats sont tous à revoir, et même la définition même de « l’information » est à réinventer. Si l’analyse de la presse, menée par des journalistes professionnels n’est pas en cause et menacée, l’heure n’est plus forcément à la digestion de contenus trop longs, lourds et qui le temps d’être publiés, sont déjà obsolètes. L’heure serait plutôt au journalisme citoyen, à la co-création collaborative et aux communautés d’experts, de passionnés. Autrement dit, plus on s’enferme dans la « propriété des contenus », plus on risque qu’ils soient boudés, copiés et utilisés illégalement (mais n’est-ce pas la notion de « propriété » qu’il faudrait globalement redéfinir ?). La liberté du web, l’open source, le big data sont des lames de fond qui montrent bien l’état d’esprit du nouveau « conso-lecteur », qui lit tout, commente tout et réécrit tout. Capitaliser sur les communautés volontaires, locales (pour la presse locale) et bâtir en remplacement de la redondance d’information barbante, une vraie culture du reportage citoyen. Mais surtout être ambitieux en arrêtant de ressasser le passé. La référence est facile et récente (ie Montebourg et « l’innovation lente »), mais elle démontre bien la « peur », l’aversion au risque et surtout la nécessaire défense de combats perdus d’avance (TVA et prix unique du livre par exemple), contraire à la liberté des marchés, souhaités par tous lorsqu’elle améliore le pouvoir d’achat, détestée de tous lorsqu’elle menace nos emplois.

La presse doit donc repartir de la page blanche, elle qui passe son temps à la remplir et doit se réinventer, plus globalement que son objet social initial. Par tous les formats, canaux et audiences, pour redevenir un media d’influence, à consommer différemment. Il y a des exemples pas très loin, qui sont des réussites récentes dont personne n’a entendu parler

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Apprendre à apprendre 19/08/2013

Posted by evidencesx in économie, éducation, développement durable, diversité, management, marketing.
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En cette période de disette pour l’emploi, s’il y a une urgence majeure, c’est bien l’éducation. Renouveler notre manière d’apprendre et surtout développer les filières qui marchent, recrutent et développent l’économie. Une vraie évidence en terme de marketing, il s’agit juste de produire ce qui va se vendre (cad former de bons profils correspondant à la demande des entreprises qui recrutent…). Mais il y des évidences qui ne se voient pas, et force est de constater que ce domaine recèle d’inerties plus incompréhensibles les unes que les autres…

1) la course aux grandes écoles, de celles qu’on nous envie : de toute manière, à l’heure où les frais de scolarité augmentent et l’Etat qui entend diminuer ses subventions, cela deviendra bientôt une exception nationale, pour étudiants venant de l’étranger. Pourquoi pas…

2) le catalogue incroyable des rêves : j’y vois ici le nombre de formations en voie de garage, ce serait trop long de les énumérer et déplacé sans vouloir vexer personne. Idéaliser des filières condamnées au chômage ou à un futur très incertain, c’est criminel en ce moment, mais comme personne n’envisage de les fermer ou de les adapter…l’éducation nationale qui n’ose pas se dire la vérité, les professeurs qui rêvent encore de former des élites avec des programmes inadaptés et hors du temps, et les élèves poussés par des parents qui ne s’en occupent pas, trouvent ça bien, voire « exotique » de les laisser étudier là. Certes, si on n’a pas besoin de travailler…

3) des formations insensées, ou plutôt qui ne servent qu’ à retarder des décisions dures à prendre (un peu comme les dépenses de l’Etat !). Parce qu’elle emploient des professeurs, font rêver des étudiants et leur permet de retarder leur arrivée dans la liste des demandeurs d’emplois. On parle l’alternance comme d’un pis aller, un peu comme si on ne souhaitait pas le développer, comme une honte par rapport aux formations plus académiques. Mais le boulot pour les académiciens y’en a plus ! Un rappel : en Allemagne par exemple et sans encore faire un hommage à ce pays merveilleux…Mais au moins les formations, elle changent en fonction des besoins des entreprises. Les matières, l’intensité, les méthodes, etc changent car cela doit changer pour rendre plus compétitif les élèves pour le milieu du travail. Le partenariat entreprises/écoles fonctionne main dans la main, pour le plaisir de tous : pas de notion de hiérarchie, de vraies collaborations…Comme si en France, l’éducation était supérieure à l’entreprise, la vieille idée des « intellectuels » contre les « productifs ». Il faudrait pour ça que les intellectuels comprennent ce qu’est une entreprise et/ou y aient déjà travaillé…C’est un fossé vraiment d’incompréhension qui règne encore en France, et il serait temps d’en prendre conscience.

Apprendre

4) le non sens des entreprises qui n’embauchent plus : doute, incertitude, frottement de l’emploi, difficultés à y voir clair. Pourtant il y a ce qu’on appelle des « périodes d’essai » qui servent justement à mieux se connaître et reconnaissent le droit de se tromper. Mais ça ne suffit pas, les entreprises veulent des jeunes dociles, sur-diplômés et gratuits. D’où la surexploitation des stagiaires à des prix frisant l’indécence, incluant des responsabilités de cadres et même pas un merci. D’où la course aux diplômes plus ou moins exotiques, surdimensionnés qui ne serviront probablement à rien dans le quotidien d’une entreprise moyenne. Alors apprendre, mais ça sert à quoi…?

5) le rôle « social » du diplôme et de la provenance plutôt que de la destination. A qui servent réellement les connaissances que l’on ingurgite, au prix de sacrifices importants parfois ? On attache énormément, tout du moins en France, à ces précieux diplômes, alors que sur des cohortes sorties de grandes écoles ou universités, combien végètent et ne transforment pas l’essai de l’école ? On voit bien qu’il ne s’agit nullement du poids du diplôme, mais plus des capacités, de la motivation et de valeurs (entraide, travail en équipe, sociabilité, capital émotionnel, facilitation…). Pourtant la majorité de parents fonctionne encore, par fierté, duplication d’un modèle, clonage ou hasard, comme ça. Fierté d’appartenir, plutôt que de réussir réellement, fierté d’avoir un sésame pour lequel il n’y aura peut-être pas de débouché. Qu’importe, comme tout être social, la vitrine et l’égo sont fortement ancrés dans nos habitudes, hélas…

6) l’apprentissage lui-même qui n’est plus le même : aujourd’hui l’enseignant doit être plus un guide, un catalyseur que celui qui détient le savoir. Il aide à la méthode, à réfléchir et à cristalliser le savoir plus qu’au gavage. Tout est disponible tout le temps, en permanence sur l’Internet en mobile et partout, il y a donc fort à parier que les connaissances sont annexes et la concentration doit se porter sur « ce que va on en faire et comment » plus que le quoi réellement. Un tournant que les enseignant auraient bien du mal à prendre. Cours, session et manuels, tout est toujours centré sur un « émetteur » et des « récepteurs », qui reçoivent et perçoivent comme ils peuvent. Où sont les échanges nécessaires et le reflet de l’accumulation du savoir ? Comment l’enseignant, au delà de simples « tests » (dont on connaît les limites), s’assure et évalue sa mission ?
On note d’ailleurs que le pendant de ces changements est plus ou moins déjà opéré dans les entreprises où les sacro-saintes « hiérarchies » « up/down » ne fonctionnent plus comme avant au profit de projets et d’organisation fonctionnelles plus performantes. L’économie numérique, aidée par les outils et les comportements « startup » ont forgé des environnement plus souples, flexibles et participatifs. L’éducation et l’apprentissage a donc beaucoup à apprendre de ces méthodologies…

Apprendre comment et pourquoi désormais, voilà l’enjeu pour motiver l’ensemble de l’écosystème : étudiants, enseignants, corps académiques et entreprises. Un enjeu qui doit permettre de faire émerger les talents de demain, catalyser la création et l’innovation, et surtout d’inventer les emplois de demain qui n’existent probablement pas encore. Et on apprend à tout âge…

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Lauréats 2012 du réseau entreprendre : passion et joie au rendez-vous ! 29/05/2013

Posted by evidencesx in économie, diversité, entrepreneuriat, innovation, startup, technologie.
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Du beau monde ce soir à la remise des trophées des lauréats de la promotion 2012, saluant des projets ambitieux et surtout, l’envie et la passion de créer des aventures et nous l’espérons, des emplois en cette période de disette. Le réseau entreprendre (il s’agit ici de son émanation des Yvelines) s’articule autour de 3 valeurs fondamentales :

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  • La personne : le porteur de projet et la rencontre avec d’autres chefs d’entreprise
  • La gratuité : tout le monde est bénévole et désintéressé, y compris du capital du porteur de projet
  • La réciprocité : ce sont les échanges qui font grandir et les projets deviennent murs par échanges successifs. Pas de maître, ni d’élève, des discussions qui enrichissent les uns et les autres. Et chaque porteur de projet, une fois lancé, deviendra un jour chef d’entreprise et donc accompagnateur d’un nouveau projet…

Sous le parrainage de JB Schmidt, journaliste et rédacteur en chef de capital sur M6 et après un mot enjoué du Maire de Versailles, François de Mazières qui accueille cette manifestation, les projets qui sont couronnés ce soir :

  • Altaïr vision : solution logicielle de lecture de plaque minéralogique appliquée à la gestion des parcs de stationnement
  • Boucherie Gaudin : la célèbre boucherie Versaillaise fait peau neuve et se propose de réduire l’intermédiation en augmentant le suivi et la traçabilité des viandes, de l’éleveur au consommateur. Sur fond de projet social en formant des jeunes issus de l’artisanat…Alors mangez de la viande !
  • Raidigma Cardinalis : plateforme ludique et interactifs à construire vous-mêmes sur votre mobile, ils ont déjà séduit de nombreux institutionnels, musées, sites historiques pour construire des aventures passionnantes, à portée de doigt !
  • Cookethic : logiciel qui permet de servir des repas nutritionnellement équilibrés, selon les nouvelles normes en vigueur, à destination de tous les établissements de restauration collective
  • Finansemble.fr : situé dans la pépinière toute neuve de Versailles, la plateforme de produits financiers en toute confiance saura vous apporter des bons plans et vous guider, hors des sentiers bancaires traditionnels.
  • Openfield : startup industrielle qui développe, produit et commercialise des instruments de mesure en environnement “sévère”, haute pression, haute température…
  • Les compagnons d’Ovraigne : restauration du patrimoine bâti (pierre, cheminées, parquets à l’ancienne)
  • Satelliz : solution logicielle de supervision des serveurs cloud, ultra-précis
  • Sports d’époque : marque Française, fabriquant en France, qui commercialise produits des équipes d’antan (maillots de Rugby, polos d’époque…)

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Saluons donc ces nouveaux fleurons de l’entrepreneuriat Français, qui nécessitent accompagnement, conseils mais qui vont vite devenir des TPEs, puis nous l’espérons des PMEs, sources de croissance et d’emploi. Reprenant le dynamisme de François de Mazières et de Pierre Violo, car “il n’est de crise que celui qui ne veut pas s’en sortir”, alors cessons de la regarder cette crise et créeons des entreprises et des emplois, soutenons l’idée, le projet et la passion. Avec des réseaux comme celui-ci, nul doute qu’ils seront bien entourés et qu’ils deviendront des accompagnateurs à leur tour, pour faire vivre cette communauté pleine d’espoir !

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Le monopole des fous 18/05/2013

Posted by evidencesx in économie, business development, entrepreneuriat, innovation, stratégie.
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Un titre symbolique qui m’inspire et qui me fait penser qu’on nous prend vraiment pour des andouilles. Logiquement, une entreprise en monopole l’est parce qu’elle a de l’avance, qu’elle a de la chance ou qu’elle a su protéger son marché, pendant un temps bien entendu. Il en faut d’ailleurs pour déclencher et décider d’autres acteurs, pour le bienfait du consommateur. Il est donc normal et logique que le monopoleur profite des fruits de son avance et puisse ainsi conserver son avance et innover, toujours plus. Mais ce qui serait plus normal, ce serait de rétribuer ses premiers clients, en les remerciant et leur faisant profiter de remises, dues à ses gains éhontés du premier jour…Or…On nous prend vraiment pour des andouilles !

Nous ne sommes plus à l’abri de nouvelles publicités de marques que je ne citerais pas, qui vantent des services du type « on s’occupe de vous et on vous accompagne », comme si c’était optionnel. L’entreprise ainsi ne pourrait plus s’enrichir en toute quiétude sur le dos de son monopole, genre « mince on nous a vus », et donc est « obligée » de réagir et de proposer quelque chose (des miettes) pour satisfaire son client, dont elle a découvert qu’il avait un cerveau. Navrant, affligeant mais tellement vrai. Pour illustrer cet environnement, regardons ne serait-ce que du côté des telecom où si Free n’avait pas lancé ses offres, je vous laisse imaginer les profits records des opérateurs historiques, mais aussi le secteur de l’énergie où le monopole antique a secoué des entreprises monolithiques poussiéreuses. Franchement, ce serait pas un scandale tout ça ? De qui se moque t-on, comme si la 4G par exemple était offerte ? Bien sur ils innovent toujours, mais à chaque fois pas d’effet d’échelle, il faut repayer plein tarif !

Je pense définitivement que le monopole est vraiment un jeu qui rend fou et qu’il faut dénoncer contre tout, tant il élève et développe la perversion économique. Et derrière tout ça, quand on abuse de ses clients, on n’est pas loin de le faire de ses salariés…Un vrai non sens sur le plan des valeurs et du respect du contrat social. Qu’en pensez-vous, n’hésitez pas à réagir…

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Netexplo, le forum qu’il vous faut… 06/04/2013

Posted by evidencesx in économie, digital, entrepreneuriat, innovation, numérique, social business, social media, social network, startup, technologie.
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Nouvelle édition 2013 de ce fameux forum, que je couvre depuis plusieurs années, et si il a lieu tous les ans, un an c’est long, très long dans le digital. Cette année, nous avons été touché (pas encore par la grâce), mais en tous cas par le big data, le social retail, la tv connectée qui prend forme, et les plateformes, objets, lieux connectés, toujours plus. Rien ne saurait donc nous surprendre encore…Et pourtant ?

Le club de la presse ouvre le bal avec ce jeudi, un sujet attendu et d’actualité avec « Chine : un digital dragon ? ». En effet, pour parler géopolitique, et comptes tenus de la percée de la Chine dans les échanges internationaux, on entend rarement parler de ce pays comme un exemple du digital, sauf bien entendu à y comprendre, que tous nos devices chéris, y sont fabriqués pour le compte de multinationales étrangères. Certes. Mais il se passe aussi des évènements comme le CHTF, ou bien CNINICT, des expositions désormais gigantesques et internationales, qui soulignent l’ambition démesurée mais possible du Dragon Chinois. « La Chine fait aujourd’hui à la Corée, ce que la Corée a fait il y a des années au Japon ». Une remarque qui concerne les formidables progrès réalisés dans l’EGP, tous azimuths. Le dernier CES à Las Vegas a montré cette année nombre d’acteurs Chinois arrivant en force avec des produits d’une qualité surprenante (TV, mobiles, tablettes…).

« Changer le monde, cette année c’est le changer en décidant ce que nous voulons faire des technologies ». Décider, vouloir, c’est donc l’action que souligne Eric Falt, Directeur Général adjoint de l’UNESCO. L’action globale, les jeunes, l’éducation, vous, moi, eux, comment nous sommes affectés, tous et plus, par la technologie. Avant que cela ne soit des prolongements de nos corps, membres et cerveaux, équipons le monde pour dépasser nos envies, développer un monde plus équitable, juste, équilibré et durable. Si la technologie va beaucoup plus vite que notre imagination, ce serait donc nous qui serions à la traîne : bougeons nos neurones, pour pousser la machine plus loin, à notre service.

Video de Fleur Pellerin, Ministre… absente du forum nous délivre sa vision des enjeux numériques pour la France, à l’aube de grandes ambitions : la marque France et Paris capitale du numérique (LE cluster de référence).

Introduction Thierry Happe, Cofondateur Observatoire NETEXPLO, avec cette année, encore une fois l’influence de la Chine : 564 millions d’internautes, c’est beaucoup, ça va vite, mais c’est seulement 42% seulement de la population totale…c’est dire le potentiel. Du « made in China » vers « Designed in China ». Baïdu, Renren…vont devenir plus puissants que les réseaux existants du monde occidental. Réseaux sociaux et mobile sont les clefs de désenclavement en Chine, peu couteux, et surtout permettent en 140 caractères chinois, d’exprimer beaucoup plus de choses !

Et cette année…pourrait être l’année de la e-santé, tant il y a d’innovations dans ce domaine.

Le « NETEXPLO TREND REPORT 2013 », avec cette année Julien Levy, Professeur HEC Paris. Nous démarrons par la première tendance de fond : le cloud. Je ne sais pas ce que l’on y trouvera, car si l’on en croit l’actualité, ce que l’on nous dit sur le bœuf, c’est qu’il est en fait un cheval ( !) et que Darwin n’aurait sans doute pas compris cette évolution accélérée de son processus déterministe. Alors le cloud, c’est une métaphore, plus que de la technologie car cela modifie bien entendu les pratiques technologiques, mais surtout rend invisible, indolore et surtout encore plus virtuel, nos actes, données, réflexes et réactions. Le « Cloudcare » est pour le moment une initiative bienveillante. On veille, on surveille pour votre bien, votre santé, votre parcours. Mais dans le cloud, le problème, c’est que « l’individu », « l’ami » qu’on se fait de manière individuelle sur les réseaux sociaux, c’est qui dans le cloud ? La confiance que l’on met dans un contact, IRL ou online, va t-elle suivre le même engouement avec le cloud, ce « big brother » certes bienveillant, mais anonyme ? Et puis surtout, veiller surveiller c’est une bonne idée pour protéger les gens et probablement aussi, prévenir…Mais qui nous dit que cet engagement formidable ne va pas être dévié à des fins ou mercantiles, ou de dénonciation, voire d’exclusion à terme ?

Fact checking, nous permettrait de marier expertise et crédibilité, là où l’invasion du marketing 2.0, portait en lui une part de manipulation…Twitter une autre part de bruit inutiles, voire déformés ? Il y a longtemps que la presse prend ses distances avec la crédibilité des informations véhiculées. Décoder le réel par la matière…les smartphones, ah oui en plus de téléphoner sont des outils formidables pour le « seamless », le « sans coutures », réconcilier l’IHM, les machines et l’homme, le online et l’offline. La révolution, c’est finalement le tactile, quelque soit la device, on s’affranchit du « toucher ». Alors vraiment ce tourbillon qui peut rendre fou, ne doit jamais nous détourner d’un objectif : rendre le monde meilleur et plus juste. Si tous ces liens, machines et esprits virtuels, alors oui adhérons en masse et développons notre apprentissage et le cadre de prévention qui va avec.

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Netexplo Awards présentés avec cette année les 10 lauréats suivants :

LazyTruth : filtrage de contenus pour en extraire le vrai du faux, une initiative cruciale comptes tenus des contenus numériques en circulation et leur prolifération exponentielle

Parkinson’s Voice Initiative : détection de la maladie de Parkinson, en 30 secondes, en écoutant la voix d’un patient (et la vibration de ses cordes vocales), diagnostic qui peut être réalisé au téléphone !

ConnectCubed : utilisation du « gaming » pour cerner le profil d’un candidat lors d’un recrutement

Windows Of Opportunities : exploiter une surface (type vitres de véhicules) pour coller de la réalité virtuelle par des calques. Une « UX » extrêmement bien réussie pour des usages surprenants !

Yoza cellphone stories : combattre l’illétrisme, l’accès aux livres et à l’éducation en donnant l’écriture aux membres, qui racontent des histoires simples sur leur smartphone

Zero Gâchis : mets en relation les stocks de produits en date limite de consommation avec des consommateurs contraints financièrement, évitant ainsi le gâchis alimentaire trop important pour les magasins

CareSquare : devices d’assistance des personnes âgées tactile, avec des applications de service immédiat

Sparx : un jeu qui combat les situations de dépression et qui vous apprend sur vos émotions, dans une spirale ascendante, un serious game qui stimule et remonte le moral !

China Survival manual : prévenir les internautes Chinois des risques sanitaires et de scandales alimentaires

Netexplo Grand Prix : Electronic Tattoos, des tatouages électroniques qui se collent et se décollent, bourrés de transistors, d’électronique, etc. Des applications gigantesques de suivi médical et de dossier universel interactif… !

Après-midi : Media, Business et Communication

La formidable migration des usages et des écrans par Duncan Stewart, nous emmène à réfréner nos intuitions : le PC n’est pas mort, le parc est encore extraordinairement grand, stabilisé, mais le PC est fait pour certains usages et les autres devices pour d’autres : TV, smartphone, console, tablette…Et la révolution numérique a créé des usages en créant des devices et vice versa. Le multi-équipement ne servirait donc pas à « nous aliéner plus » mais à maintenir le lien numérique, dans toutes les phases quotidiennes de notre vie.

Pour le business ? le crowdfunding avec les fonds collaboratifs et communautaires se développe et constitue une alternative pertinente au frein marqué des investissements possibles dans les startups, mené par une fiscalité appuyée en France, notamment. Modèle qui mèle participation, engouement, liberté de choix et enjeu social, le crowdfunding va se développer, si la transparence reste de mise, pour maintenir un vrai levier social d’action, dans les entreprises de demain.

14h30 : Neil MORGAN (Grande-Bretagne), ADOBE, « The digital self : le marketing à l’ère du consommateur social »

La question de la presse et des enjeux de résistance, d’organisation et de pertinence dans l’environnement de l’information redondante, celle qui n’a plus de valeur, qu’on obtient gratuitement. C’est Jennifer Preston du « New York Times », qui déroule la politique héroîque et gagnante menée pour traverser l’incertitude de la presse, sur son maintien d’acteur de référence et de migration des supports papiers en numérique. Entre paywall, échantillon et investissement dans une édition de qualité, l’adaptation de la presse colle avec notre quotidien et la nomadisation de la consommation de contenus. Orienté autour des supports (journal, news, flux, tablettes, smartphones, TV, écrans hors domicile, consoles), notre vie est rythmée par des moments plus ou moins forts et propices à l’absorption d’information. Exister comme media, c’est être capable d’être présent à tous ces moments, selon les supports adéquats, en effectuant tri et enrichissement de l’information brute : illustration, commentaires, analyses, contre-enquêtes…L’enjeu n’est plus la rapidité et la quantité, mais le « mieux » et le « vrai ». Des sites comme factchecking.org se sont développés, non pas comme des sites d’informations, mais surtout comme guichets de validation de celle-ci, là où le « users generated content » offre l’immédiateté mais aussi le plus grand danger : l’intox. Comment faire le tri, dans des conflits toujours plus rapides et dans cette course, toujours, à l’audience ?

2ème jour avec, au « Club de la Presse » : Peut-on réussir dans le digital ailleurs que dans la Silicon Valley ?

Véritable sésame du rêve entrepreneurial (et Américain pour le coup), la Silicon Valley est encore le symbole d’efficacité et d’énergie pour les startups. Même si se développent des modèles « équivalents » (NYC, Israel, Berlin, Paris ?…), personne n’égale autant de brillance pour sourcer, dynamiser et alimenter l’innovation et l’envie entrepreneuriale. Alors, oui on peut probablement réussir dans le « digital » ailleurs (à noter le terme digital est sans doute inapproprié, car flou et renvoyant à un moyen plus qu’à un but), si l’on réunit tous les ingrédients nécessaires : éducation, expérience/mentoring, incubation, financement, amorçage, accompagnement, suivi et partenariat grandes entreprises. Non pas qu’il manque quelque chose à chaque fois ailleurs, mais plutôt que seul la Silicon Valley a su encourager un éco-système vertueux, vrai cluster de confiance. Les générations futures et l’innovation collective pourront sans doute driver le changement pour faire émerger ailleurs cette philisophie « pour de vrai », là où de nombreuses initiatives restent dans « l’intention ».

Joël de ROSNAY, la lumière, lui il l’a reçue très tôt et depuis, elle ne le quitte plus. S’il est une personne qui vit plutôt bien avec son temps, c’est lui, car il sait trouver l’exposé juste pour nous expliquer simplement les « mutations » technologiques, à travers le miroir des changements sociaux. Dans son exposé passionnant, il nous livre ses pensées, comme un « mutant du numérique », citoyen de son temps comme nous ou selon lui, l’intelligence puissante de la technologie est devenue « portable » (mobile), et va sans aucun doute vers « l’intégration ». Intégration dans les appareils, vêtements, corps, animaux, objets…l’hyper-connectivité va se transporter d’un problème de réseaux à un problème d’assimilation de fonctionnalités EN nous-même.

Alors « Comment le digital transforme-t-il l’entreprise et ses différents métiers ? » serait presque une question déjà dépassée, car si on ne s’en est pas rendu compte avant…On a sans doute raté quelques vagues importantes. Par exemple, la gestion des talents et des compétences, l’historisation et la transmission du savoir (knowledge management), la manière d’enseigner et d’apprendre, l’accès à l’information et l’interactivité, la manière consommer, la sollicitation individuelle ou le marketing personnalisé, la e-santé et le « e-care ». Ou une (meilleure ?) tendance à pister tout et tous, pour le meilleur ou pour le pire (care cop ou big brother ?). Mais sans aller trop loin dans les process spécialisés par industrie, le digital mène un changement important dans la manière de travailler, les échanges, l’accès à l’information et la prise de décision. Les théories bien connues du « lean management » chez les startups, déjà raccourcissaient les cycles pour mieux éviter l’échec et apprendre en incrémental, pour finalement innover plus vite. La modélisation digitale et l’entreprise 2.0, dans leur management tendent vers une banalisation des phases d’attente pour un process continu, qui s’auto-corrige par la capacité de réaction temps réel.

Quand Francis Pisani nous propose son « Tour du monde de l’innovation digitale : vers un monde multipolaire ou l’innovation distribuée », nous comprenons combien l’innovation digitale constitue une forme de révolution, a priori homogène, mais dont l’accès est incrémental et grisant. Comment devancer nos besoins et nous exciter en nous rendant encore plus exigeants. Plus la peine ou le temps de digérer, l’innovation s’apprend en marchant, en singeant et en copiant les usages de la collaboration. Un partage mérité, dont l’accès mérite d’être accéléré, c’est sur.

Un petit passage de Mitchell BAKER de la MOZILLA FOUNDATION, qui nous fournit entre autres Firefox, pour rappeler l’expansion colossale des principes de l’open-source, avant même notre époque de partage social exacerbé. Principes qui se sont étendus dans des domaines importants de l’infrastructure IT, tous azimuths. L’open-source, au delà de la prouesse technique du maintien et de l’évolution par l’utilisateur, c’est un état d’esprit où tout le monde collabore. Plus de hiérarchie ou si peu, mais une passion commune qui progresse à des coûts défiants toute concurrence et qui insuffle une liberté rassurante, dans la durée…

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« Comment gérons-nous notre hyperconnection ? », traité par Orange…tient plus du déballage du catalogue, où l’on y suppose qu’Orange peut répondre à tous vos besoins, même sans le dire, tant ils sont partout. En revanche, l’exercice permanent consistant à nous pousser la 4G avant que ne marche correctement et partout la 3G me semble préoccupant d’une société du « gâchis » où l’on jette, ne répare plus et remplace tout avant même d’en avoir couvert toutes les utilités. Autrement dit, il serait plus utile de former les gens à cette hyperconnectivité, en montrer et exploiter vraiment les opportunités, relier TOUT le territoire en fibre HD, et surtout sans d’abord penser au tiroir-caisse. S’il y  bien un rôle de « service public » et si le digital dirige tous les services de demain, alors oui équipons partout, mais arrêtons de pousser de l’innovation chère et incomprise et concentrons-nous sur « comment relier vraiment les gens », plutôt que de les gaver avec des réseaux plus chers dont ils n’auront peut-être pas besoin.

Je trouve que le sujet « Femmes et Réseaux sociaux : une équation porteuse pour l’entreprise ? » a peu d’intérêt, comme si les réseaux sociaux avaient un « genre » ou une utilisation particulière par les femmes. Ce qui est porteur pour l’entreprise, c’est l’architecture de travail en RSE et la possibilité de sourcer partout, l’innovation et l’engagement des salariés, femmes et hommes en parfaite harmonie. Et il y a encore du travail de pédagogie et de montée en compétence pour mettre en œuvre les richesses opérationnelles du « social graph » de chaque salarié, en construisant une vie numérique professionnelle, utile et efficace pour l’entreprise. Comme d’habitude, la mise en avant d’un genre, d’une communauté, etc risque le rejet

Amadou MAHTAR BA qui nous vient du Sénégal (AllAfrica.com), en traitant le sujet « Internet et Innovations en Afrique : moteurs de démocratie et de transformation économique et sociale » me semble par contre très opportun, au moment où des frictions ressortent, entre terroristes et défense de la démocratie, maintien  des richesses locales du sous-sol et défense des intérêts d’exploitation, l’Internet joue un rôle majeur dans la transmission de l’information, la situation temps réel et l’accès à l’éducation. Et l’Afrique, c’est grand et assez désertifié en terme d’infrastructures filaires…et donc le mobile s’est imposé dans de nombreux cas comme un outil incontournable, pour s’exprimer, partager et s’informer. Bon nombre de préventions (santé, guerre, viol, éducation…) sont réalisés aujourd’hui grâce à l’écosystème du « mobile », et le coût des terminaux mobiles à la baisse devrait offrir dans quelques années de vrais micro-pc portables, nourris d’applications riches. Vive l’Afrique connectée !

Quels sont cette année les « Regards Croisés sur la 6e édition du Forum NETEXPLO » avec un ensemble de chercheurs, professeurs et correspondants internationaux, qui assurent la ligne éditoriale et le sourcing de projets identifiés. Interfaces, hommes, machines, pensée, sens, réseaux et nerfs, tout est potentiellement relié. L’intégration de technologies dans le corps est « prête » technologiquement, ou quasi prête. Mais pas encore économiquement possible et déontologiquement acceptable. Nous avons à sécuriser, identifier qui est dans le « cloud », qui dirige quoi et qui surveille qui. N’oublions pas les élucubrations de « 1984 », qui si elles faisaient frémir, restent possibles, encore plus aujourd’hui et de manière silencieuse. Au nom du progrès, jusqu’où doit aller cette « intégration » et qui va en régir les lois, comportements et censure, si l’on considère que le web ne supporte aucune censure et que la liberté d’expression est totale.

Une bien belle édition des innovations digitales, dont on sort surpris et captivé, tant la technologie nous porte et nous fait rêver, comme de grands enfants, d’un monde enfin partagé, par les réseaux, le lien social et l’innovation collaborative. Un grand bain de jouvence technologique, de celle qui aide les peuples à progresser ensemble. L’Unesco, dans ses murs est un lieu parfaitement adapté à ce type de débats, et pourrait à l’instar à ce qui se passe en Suisse à Davos y prendre une part plus officielle en démultipliant ainsi le réseau de participation, par une conscience obligatoire de tous les états du monde.

Bravo et merci aux organisateurs pour cette initiative très pertinente.

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Comment concilier son métier de dirigeant et son métier d’homme ? 06/02/2013

Posted by evidencesx in économie, développement durable, leadership, management.
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Oui ça l’air anodin ou évident, mais les citoyens et humains que nous sommes endossent parfois des costumes pas faciles à porter…Dirigeant, managers, leaders, autant de mot porteurs d’espoirs pour les actionnaires et les salariés, mais qui nécessitent une éthique irréprochable, à l’heure des tumultes et des collisions de valeurs.

L’entreprise, vaste organisation dont la portée est invisible, cache, disparue, oubliée, indicible et terriblement dangereuse, forme et utilise des dirigeants. Comment être sûr désormais qu’ils exercent et assument une éthique d’homme, à défendre l’entreprise et ses acteurs, dans ses missions ? Et en même temps, comment se fier et à quoi : invisible ou invisible, quel est le référentiel à prendre en compte ?

La vision n’est pas qu’un simple plan d’action, elle demande du coeur, de la passion et de l’envie..

La morale commande et l’éthique seulement recommanderait ? Allons, prenons notre courage pour remettre l’intelligence du risque et de la probité comme véhicule et non comme accessoire. La confiance se gagne et se perd, mais ça vaut le coup. Et comme disait Sartre : “la confiance se remplit en gouttes et se vide en litres”.

Vitruve

Et l’homme dans tout ça ? Doit-on endosser un autre costume, une autre posture, mais pour quelle raison ? Il ne s’agit pas d’exercer ce que l’on veut, avoir deux personnalités ou plus, mais d’être constant, fiable et responsable. Et la responsabilité est bien partagée, car dans tout rôle, il faut l’assumer.  Forger des convictions, recherche de conciliation et exercer les choix avec discernement, voilà la réalité d’homme et le comportement, dans la résolution des problèmes, en tant que dirigeant. Recherche de nouveautés, même dans l’ancien, voilà l’idée force pour se ressourcer. Le métier d’homme ne serait-il pas de considérer chaque difficulté comme une opportunité d’apprentissage, d’échange et de don ?

La création de valeur de l’entreprise doit donc s’effectuer autour du partage de valeurs, et pas seulement au seuil simple du profit. Ça change tout, car ça engage tous autour de nos facettes, liant ainsi ces rôles dans le même but : construire ensemble la société que nous souhaitons pour nos enfants et qui est durable pour toute le monde. Gagner du courage, c’est d’abord être soi-même courageux. C’est beau et surtout c’est utile et efficace.

En tous cas, ce qui est sûr, c’est que ni le métier d’homme, ni celui de dirigeant ne s’apprennent dans les livres. Il faut affronter les deux pour se convaincre des intersections, des ressemblances et des complémentarités. Et rappelons nous surtout, d’après Delatour : “On est qui on est, mais on devient qui on veut”.

Et lorsque le temps est bouché et que la vision est impossible : “on ne voit bien qu’avec le Coeur (St Exupery)”

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