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Lauréats 2012 du réseau entreprendre : passion et joie au rendez-vous ! 29/05/2013

Posted by evidencesx in économie, diversité, entrepreneuriat, innovation, startup, technologie.
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Du beau monde ce soir à la remise des trophées des lauréats de la promotion 2012, saluant des projets ambitieux et surtout, l’envie et la passion de créer des aventures et nous l’espérons, des emplois en cette période de disette. Le réseau entreprendre (il s’agit ici de son émanation des Yvelines) s’articule autour de 3 valeurs fondamentales :

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  • La personne : le porteur de projet et la rencontre avec d’autres chefs d’entreprise
  • La gratuité : tout le monde est bénévole et désintéressé, y compris du capital du porteur de projet
  • La réciprocité : ce sont les échanges qui font grandir et les projets deviennent murs par échanges successifs. Pas de maître, ni d’élève, des discussions qui enrichissent les uns et les autres. Et chaque porteur de projet, une fois lancé, deviendra un jour chef d’entreprise et donc accompagnateur d’un nouveau projet…

Sous le parrainage de JB Schmidt, journaliste et rédacteur en chef de capital sur M6 et après un mot enjoué du Maire de Versailles, François de Mazières qui accueille cette manifestation, les projets qui sont couronnés ce soir :

  • Altaïr vision : solution logicielle de lecture de plaque minéralogique appliquée à la gestion des parcs de stationnement
  • Boucherie Gaudin : la célèbre boucherie Versaillaise fait peau neuve et se propose de réduire l’intermédiation en augmentant le suivi et la traçabilité des viandes, de l’éleveur au consommateur. Sur fond de projet social en formant des jeunes issus de l’artisanat…Alors mangez de la viande !
  • Raidigma Cardinalis : plateforme ludique et interactifs à construire vous-mêmes sur votre mobile, ils ont déjà séduit de nombreux institutionnels, musées, sites historiques pour construire des aventures passionnantes, à portée de doigt !
  • Cookethic : logiciel qui permet de servir des repas nutritionnellement équilibrés, selon les nouvelles normes en vigueur, à destination de tous les établissements de restauration collective
  • Finansemble.fr : situé dans la pépinière toute neuve de Versailles, la plateforme de produits financiers en toute confiance saura vous apporter des bons plans et vous guider, hors des sentiers bancaires traditionnels.
  • Openfield : startup industrielle qui développe, produit et commercialise des instruments de mesure en environnement “sévère”, haute pression, haute température…
  • Les compagnons d’Ovraigne : restauration du patrimoine bâti (pierre, cheminées, parquets à l’ancienne)
  • Satelliz : solution logicielle de supervision des serveurs cloud, ultra-précis
  • Sports d’époque : marque Française, fabriquant en France, qui commercialise produits des équipes d’antan (maillots de Rugby, polos d’époque…)

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Saluons donc ces nouveaux fleurons de l’entrepreneuriat Français, qui nécessitent accompagnement, conseils mais qui vont vite devenir des TPEs, puis nous l’espérons des PMEs, sources de croissance et d’emploi. Reprenant le dynamisme de François de Mazières et de Pierre Violo, car “il n’est de crise que celui qui ne veut pas s’en sortir”, alors cessons de la regarder cette crise et créeons des entreprises et des emplois, soutenons l’idée, le projet et la passion. Avec des réseaux comme celui-ci, nul doute qu’ils seront bien entourés et qu’ils deviendront des accompagnateurs à leur tour, pour faire vivre cette communauté pleine d’espoir !

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@netexplo change : un éclairage plus pragmatique de l’innovation 11/06/2012

Posted by evidencesx in économie, digital, e-business, entrepreneuriat, innovation, mobile, numérique, social media, technologie.
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Format intéressant sur une journée, le netexplo “change 2012” s’est tenu à la CCIP de Paris, vendredi 8 juin. Sur le même principe que le forum netexplo, avec des prix mais cette fois-ci initiatives essentiellement Françaises, avec 6 prix remis, dont 1 grand prix remis par Laurence Parisot, Présidente du MEDEF. 3 catégories pour ces prix : Marketing, RH et Innovation. 6 prix remis parmi 56 dossiers présentés par 19 entreprises dans les 3 catégories. Un format plus proche des exigences pragmatiques des entreprises partenaires, pour plus de potentiel opérationnel, mais moins de portée sociale dans des pays lointains. Un format qui complèterait donc, le dispositif observatoire, zoom, customer, conférences, management… qui constituent des moments privilégiés d’étude et d’échange, proposés par netexplo.

Chaque présentation de prix est organisée selon le rythme suivant : une introduction réalisée par un professeur d’HEC évoquant un contexte d’innovation et formulant l’environnement d’intervention de l’initiative ; une présentation réalisée ensuite par l’entreprise primée, puis un débat avec la salle, selon le modèle “micro-message” avec Balloon. Puis une conclusion, avec la remise du grand prix “netexplo change 2012”, choix formulé parmi les 6 projets primés et présentés. La journée est rythmée par un déjeuner networking permettant d’échanger entre experts et par une présentation de Bernard Cathelat, le “trend report” ou quand le numérique transforme l’entreprise et la vie, tout simplement.

Le rythme. Le web change le rythme de nos vies. Change aussi la confiance que nous pouvons apporter et obtenir, dans la relation à l’autre, par le fait que ces relations changent aussi, par le media que l’on utilise.

73% des Français ne pourraient se passer du web aujourd’hui et 70% pensent que l’Internet change leur vie. C’est dire si comment ce qui ne reste qu’un “outil”, est capable de révolutionner nos plus profondes et sûres approches professionnelles.

L’invasion des contacts par communication électronique déclenche une profusion, une incapacité à vérifier “real-time”, la véracité et la qualité des contenus échangés.  Les enjeux du changement dépassent bien entendu la simple technologie et forcent à se projeter dans le futur et imaginer…Et l’imagination fait parfois peur, car elle nous fait nous frotter au risque. Une notion communément fuie, mais aussi carburant grisant pour l’entrepreneur. Or, l’Internet est disruptif et contraire aux règles, process établis, qui font fonctionner les entreprises. Comment se projeter dans l’innovation sourcée, vers l’usage, le débat ? Les sujets sont ouverts et débouchent sur des champs rendus possibles à l’aube de notre imagination…Cette imagination doit être partagée et canalisée, c’est là le plus grand enjeu de cette transformation 2.0 : management, team building, training, nouveaux métiers, process…toute l’entreprise est au coeur du débat et concernée pour réussir les changements nécessaires à la réactivité et à la plus grande intelligence du client.

Pourquoi faut-il travailler ? Et en quoi l’Internet va changer le travail ? Les réseaux sociaux, véritable plateforme d’échange ou perte de temps ? L’internet, opportunité ou risque en terme d’emploi ? Autant de questions qui planent et constituent le champs d’investigation d’aujourd’hui.

Retour de l’individu, par le self-service des services, conduit par des raccourcis visant à remplacer l’homme par l’électronique, l’urgence est de replacer l’humain au centre de l’innovation, car celle-ci est d’abord pour améliorer l’humanité avant d’effectuer une prouesse technologique. C’est le propre de la recherche sur la santé par exemple, et doit constituer la règle de toute innovation digne de ce nom.

Les projets présentés retenus dans chaque catégorie :

  • Marketing et Communication :

SNCF Open App (open data) : “stimuler l’usage des datas de la SNCF par une stratégie de crowd-sourcing organisée par une plateforme collaborative, sur comment créer des apps utiles pour la SNCF

SGG Glass Compass de St Gobain : app qui permet d’identifier le bon vitrage en fonction de l’habitat (lieu, type, surface, orientation), visant à l’optimisation de son équilibre de consommation énergétique.

  • Management et RH :

Euréka, la plateforme collaborative en interne du groupe Pages Jaunes, initiative ayant fait l’objet d’un @netexplo customer ici

Women@Renault : un projet d’envergure chez Renault pour promouvoir et mettre en place la mixité chez Renault, un métier traditionnellement et culturellement masculin

  • Innovation :

Voyages-SNCF.com avec e-travel, une application de social commerce permettant de consommer du voyage et une expérience dématérialisée de bout en bout de la relation.

IBGStar pour Sanofi, le lecteur de glycémie pour Iphone et l’application permettant de faciliter la vie du patient diabétique.

Le déjeuner networking, organisé par tables métiers/secteurs, permet d’échanger avec les lauréates, les entreprises, les professeurs chercheurs, “IRL”.

Vient ensuite Bernard Cathelat et sa tonalité new-age version 2.0 qui nous soumet le “trend report” et les dernières tendances engendrées par l’Internet. Big data, track&profile, micro-réseaux sociaux, cash/match…contrôle, censure, liberté et expressions. Monitoring, regroupements, équipe et collaborative ?

Le nuage est plus que là. Il est chargé. D’énergie positive et négative et n’attend que notre créativité pour se déchaîner pour le meilleur et pour le pire. De toute façon, il y a toujours un interrupteur…

Le grand prix parmi les 6 primés revient ensuite à IBG Star de Sanofi, pour son initiative auprès des diabétiques, qui se développera au delà de la plateforme Apple sur d’autres standards. C’est Laurence Parisot qui remet ce prix avec enthousiasme et entame un hymne particulièrement passionné pour défendre l’industrie Française. La cohésion de tout un système entrepreneurial, qui lui aussi connaît des virages particulièrement inquiétants : crise de confiance auprès des dirigeants, relais de croissance à l’étranger, ressources financiers raréfiées,  éco-système défaillant, orientations politiques incertaines, place en Europe et devenir de l’Europe. La mobilisation du coeur de l’entreprise doit être entière et le digital un levier de renouveau et de facilitation : renouveau des idées, des possibles, création de métiers, filières, formation trans-générations, du lien social enfin, avec l’échange intellectuel mondial et la mise en réseau des entreprises.

Le changement est inéluctable. Alors de “ce qui est inéluctable, feignons de l’organiser” à “redonnons l’envie avec l’enjeu et l’élan numériques”, le tissu industriel et de service doit connaître les joies de l’expérience digitale : parce que c’est bon, c’est joyeux et c’est utile, mais pas comme une nouveauté qui passe de mode mais comme une rupture majeure économique et sociale.

Un nouveau format donc réussi qui mixte bien les compétences académiques, entrepreneuriales et éducatives, pour redonner gout à l’innovation proche de chez nous, de celle que l’on exporte bien et qui transforme l’individu et l’entreprise.

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Le Risque, moteur de l’Innovation 21/10/2011

Posted by evidencesx in économie, entrepreneuriat, innovation, management.
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S’il y a bien une donnée indispensable semble t-il à l’innovation, cela me paraît être le risque. Comme un stimulant le risque stigmatise en un instant, un moment, un passage, le condensé d’un changement d’état dont on espère qu’il change le monde (tout du moins dans une vision entrepreneuriale. Et le risque, ça paie. Il n’y a qu’à regarder toutes les composantes de la société comportant un risque et la rémunération attendue ou bien tout simplement l’espérance de plaisir, d’adrénaline, etc et l’on voit bien que le risque a une valeur : dans la dette, dans l’assurance, dans un sport à sensation, tout porte à croire que le risque est rare, valorisé et finalement une donnée incontournable à un accouchement quel qu’il soit. C’est ainsi que ce sont toujours inscrits les grandes innovations, dont certaines ont vu des dizaines de sacrifices, de géniteurs qui finalement ont conçu, sans en voir les résultats. Sans encore ajouter du panache à Apple s’il en fallait, Steve Jobs lui même déclarait « soyez insatiables, soyez fous », dans le sens où rien n’est jamais écrit et où il ne faut jamais renoncer. Comme si c’était bien aux grandes innovations à convaincre les marchés et les clients qui ne sauraient donc pas ce qu’ils veulent ?

Cette idée de ne pas trop planifier pour conserver l’adrénaline du risque, moteur de la créativité ultime : deadlines, challenges…la peur du risque ne doit cependant pas paralyser ce mouvement ascendant et vertueux de la collaboration transversale. Imaginer des concepts avec le stress positif de l’excitation du chercheur, la sensation du lâcher prise ou dans le grand bain, on risque tout : sa position, son futur, sa crédibilité…Mais après, de quoi avons-nous peur ? eh bien il semblerait que la peur de l’échec soit le N°1 en Europe, là où aux USA il est un fait de plus, dans la grande expérience de l’entreprise, nécessaire aux grandes oeuvres. Combien d’erreurs et d’échecs ont été constatés et ont servi de tremplins au « Euréka » final ?

Il faut donc du risque dans tout, pour donner du goût, pour donner de la valeur, pour rester humble aussi face à l’inconnu et pour séduire tout le monde : si le risque ne se dompte pas, il s’approche, se gère, on vit avec  sans que cela modifie nos aptitudes physiologiques et donc nos réflexes et notre capacité à décider. Le risque est donc un élément majeur des cours de management et doit être un enjeu pour le leader, comme pour l’innovateur. C’est ainsi que se créent les grandes aventures, les marques dont on se souvient, avec de la personnalité et des aspérités mémorables.

Le risque, une autre manière de respirer, d’attendre, de douter, un compagnon nécessaire à la création pour faire sortir les meilleures idées de leur boîte : une épice indispensable à une vie trépidante et hors norme, un chemin sinueux et initiatique dont les méandres nous seraient inconnues et pourquoi pas, périlleuses. Habillés comme tels, la chevalerie moderne en quête de sensationnel a du sens pour retrouver le goût des poursuites sans fin, avec le crédit d’un aventurier. L’étiquette n’est d’ailleurs pas neutre pour un leader, charismatique ou pas et pour la manière d’aborder les problèmes et les ressources : voici aussi pourquoi la vigie d’une entreprise n’est pas toujours aussi claire qu’on veut bien le penser ; il faut du nez, du courage et de l’opportunisme pour toréer ce risque qui nous tourne autour, comme un insecte agaçant. Alors plutôt que la peur, ayant le goût pour le risque et surtout son apprentissage dans les écoles. « Le plaisir d’échouer, d’avoir des mauvaises notes et d’apprendre, d’apprendre…doit nous conduire à une sorte de clairvoyance rare et infiniment passionnante : l’intuition. »

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L’Entrepreneur est-il un bon développeur ? 09/05/2011

Posted by evidencesx in économie, business development, développement commercial, entrepreneuriat, management, stratégie.
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Question en effet cruciale, au moment de lancer une startup, tout va très vite : l’envie, les rêves, la passion (capital !). en général, parti d’une invention (plus ou moins géniale…), issu d’une innovation (technologique, économique ou sociale), une équipe (parfois une seule personne !) et c’est parti : idée, présentation, prototype, business plan, réseau d’amis et outils sociaux pour faire le buzz et peaufiner l’idée. Et c’est là que les problèmes commencent à pointer leur nez :

  • la vision est-elle de matière à durer, grossir et intéresser un marché potentiel suffisamment important ?
  • l’idée ne nait-elle pas sur un marché mort-né, trop petit, encombré…?
  • quels partenaires pour quel usage, dans la jungle et le rush du démarrage ?
  • combien de cash disponible et pour combien de temps, eu égard aux prévisions du BP, toujours trop optimistes (la passion est un outil formidable, mais l’amour ne rend-il pas là aussi aveugle ?) ?
  • combien de temps avant la duplication, copie, entrée de nouveaux compétiteurs, meilleurs et moins chers ?
  • et surtout quand surgira le seuil d’incompétence, et comment repérer celui-ci ?
Toutes ces questions, posées et réfléchies à fond avant la création, décourageraient probablement un certain nombre d’entre eux…Et c’est dommage. « la création vient de l’impulsion et de la passion, parfois dans la douleur, l’ombre et l’oubli » pour un défi à relever : grandir, apprendre, échouer, changer le monde, changer son monde, manager…Tout le monde y trouve son compte.
Mais vient ensuite le temps du développement, pour ceux qui auront passé le seuil de leur rue et réussi à convaincre : amis, partenaires, marchés, journalistes, angels, investisseurs…heu clients ? Et il serait malhonnête de déclarer « l’universalité et la multi-compétences chez tout entrepreneur ». Lorsque l’idée prend et décolle (et parfois extrêmement rapidement), il faut penser à plus grand, beaucoup plus grand…de toute façon les investisseurs qui vous ont fait confiance y pensent pour vous et vous y forcent quelque part…
Il fut un temps où, très rapidement les investisseurs évinçaient (avec  de bonnes indemnités) les fondateurs qu’ils jugeaient sous-dimensionnés par rapport à leur ambitions et la folie des gains en jeu. En effet créer c’est une chose, développer, gérer et faire grandir c’en est une autre. On est souvent tenté ensuite de faire rentrer au management des expériences de tous types : même secteur, produit, managers de réseau, de distribution, cadres de la concurrence, etc. Et c’est logique : après la furie du démarrage, la construction durable d’un succès n’est plus la même chose. Les organisations humaines font qu’à plus de deux personnes, ça se complique…!
Le management, la science du « travail ensemble » nécessite de l’expérience, du vécu et les situations relationnelles de la vie. Il n’est pas toujours évident pour un jeune créateur de se comporter en manager et de disposer du tact et de l’emphase indispensable…L’inverse n’est d’ailleurs pas vrai : un jeune créateur a parfois tout le charisme nécessaire pour réussir et faire réussir une équipe. Même si ce n’est pas l’homme ou la femme-orchestre, un entrepreneur doit savoir bien s’entourer pour transformer son « essai » et développer son fonds de commerce…
C’est d’ailleurs plutôt une tendance visant à conserver les créateurs d’origine  que l’on voit se profiler aujourd’hui. Les Mark Zuckerberg, Sean Parker, Andrew Mason et même Larry Page et Sergey Brin semblent bien ancrés aux commandes de leurs empires, bien décidés. Et pourtant ils n’étaient pas forcément préparés à manager et conduire des équipes gigantesques au sein de leur multinationales et à gérer des reporting complexes pour les investisseurs avides, rivés sur la bottom-line. Mais ils représentent le principal carburant, l’identité, le style et le rythme de ces réussites incontestables et s’accrochent à leur rôle de créateur de rêve et de…valeur. Cette tendance illustre qu’une fois confié des fonds aux créateurs d’origine, ceux-ci sont parfaitement libérés des soucis quotidiens de « cash management » (enfin presque), et peuvent donner libre cours à leur art, et surtout à l’art collectif de l’entreprise plutôt qu’au projet d’une seule personne.
Tout investisseur qui se respecte fait un cadeau inestimable lorsqu’il fait confiance à un de ces jeunes créateurs : les libérer pour qu’ils excellent dans leur art…créer. Mais tout ceci n’empêche pas de bien s’entourer, pour garantir le partage des risques, mais surtout de faire grandir l’édifice commun et accessoirement les montants engagés. Une équipe pertinent, que j’estime autour de :
  • les créateurs
  • les investisseurs : proches, angels, fonds, banques
  • des conseillers surtout hors de l’entreprise (et pas les conjoints trop consensuels !) ; en fait de bons « amis », qui n’ont aucun enjeu dans la startup
  • des mentors : modèles, icones et idéaux, auxquels les créateurs pourront se confronter et se mesurer : générant la frustration mais aussi l’admiration…
  • des chercheurs, théoriciens, enseignants : juste pour se dire qu’il y a des modèles, mais qu’ils servent juste pour développer l’appétit d’apprentissage qui ne doit jamais quitter les créateurs
  • de l’expérience, à travers des seniors qui donnent la méthode, gagnent du temps et assoient la stratégie de déploiement
  • du jeune, du jeune, du jeune : pour l’énergie, l’innocence et l’errance du démarrage. Avec l’illusion que tout est possible, les échecs et écueils et les découvertes inespérées
  • du réseau, du réseau, du réseau car aujourd’hui toute création fait parti d’un éco-système, qui profite, grandit et s’inspire de chaque création. Il faut donc partager et mettre à profit les réussites des uns, pour qu’elles servent aux autres, comme un miroir-test permanent, qui rend compte du cap de l’entreprise

Vous imaginez un peu l’alchimie de tout ça, un vrai explosif créatif collaboratif, du partage, du respect. L’entreprenariat, un orchestre, une partition et un objectif où tout le monde joue au diapason, sans oublier que tout le monde a un rôle et que les compétences s’acquièrent ensemble, au contact de peurs, errances, erreurs et aussi expériences. C’est là où nous touchons aux limites de cette expérience, où bien souvent elle fait défaut à ces jeunes créateurs, qui sans manquer d’envie et de passion, manquent d’encadrement.

Vous l’avez compris, le sujet n’est pas tellement de dépouiller ou pas les jeunes créations de leurs créateurs, mais d’être sûr, qu’ils profitent bien tous d’un éco-système, en place, disponible et productif, qui s’auto-alimente : les réussites d’hier doivent s’investir dans les jeunes pousses, pour que ne s’arrête pas le processus d’innovation et l’envie d’entreprendre. Et il ne s’agit pas uniquement de subventions diverses et variées, mais de bonne volonté…

Entreprise et Pauvreté 02/10/2010

Posted by evidencesx in développement durable, innovation.
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Voilà bien deux choses qu’il faudrait réconcilier. Si l’une est bien souvent synonyme de richesse (mal ou non partagée), l’autre est une réalité de nos frontières (d’ailleurs parfois pas très loin dans notre pays…). Si de nombreuses initiatives ont désormais vu le jour, il y a malheureusement encore de l’habillage (on pourrait dire du « poorwashing » comme pour le green) et il ne s’agit pas simplement de faire un chèque pour dormir tranquille. Je me suis rendu à une conférence organisée par HEC Exed, ce mardi 28 septembre, pour découvrir quelques notions à bien avoir en tête avant de vouloir s’ériger en chevalier blanc moderne de la sagesse équitable. Deux intervenants bien choisis, Frédéric Dalsace, professeur à HEC et David Menascé consultant chez First&42nd. Mais voyons plutôt, de quoi parle t-on ?

Confrontées aux limites de l’action des pouvoirs spirituels et politiques, les entreprises doivent jouer un rôle croissant dans la lutte contre la pauvreté. Pourtant, l’idéal Schumpetérien de la création de richesses et la vision libérale initiale d’un partage équilibré de celles-ci ont fait progressivement place au désenchantement, puis à la crise. Pour beaucoup, l’entreprise est désormais une machine à provoquer l’exclusion et la pauvreté au profit de quelques-uns. Démissions ? Démissions des religions, qui certes multiplient les tentatives de regroupement de la solidarité, mais peinent à maintenir la fidélité dans le culte et dans la croyance. Démissions du pouvoir politique, tentatives d’état sauveur et alimentant (entretenant ?) finalement la pauvreté par des subventions masquent le manque de croissance et de richesse pour tous. Démission du pouvoir économique, l’entreprise ne jouant pas son rôle social d’antan, au profit…du profit, du capital vs le travail, imbriqués dans des révolutions industrielles et technologiques qui génèrent plus de chômage et d’exclusion à court terme, que d’opportunités…

Le pauvre, synonyme parfois de « faible » et en tous cas d’un revenu insuffisant (définition UE = la moitié du revenu median) ; il y en a environ 40 millions aux USA et…8 en France. De quoi se poser la question (rappelons-nous : vendre aux riches parce qu’ils sont riches et aux pauvres parce qu’ils sont nombreux). Loin des éternelles théories où deux idées s’opposent :

– acheter aux pauvres le fruit de leur travail les enrichit ; encore faut-il acheter « solidaire » à un prix leur permettant de vivre

– ou vendre aux pauvres selon leurs ressources, cad les fameuses stratégies de « Bottom of the Pyramid », en adaptant le produit à la demande et aux vrais besoins/ressources et aspirations des pauvres

qui démontrent la relation entre « entreprises » et « pauvres »…La seule alors que la réalité nécessaire est toute autre : il s’agit bien d’utiliser l’organe économique et social dans la construction, le développement et « l’insertion » des pauvres. Le rôle social dans la cité des entreprises de toute taille. Alors où en est-on? S’agit-il, pour se donner « bonne conscience » d’embaucher des gens des banlieues, mais de les laisser sans réelle opportunité de carrière, s’agit-il d’embaucher plus de femmes ou de personnes d’origine étrangère, car cela fait « bien » (et bien entendu de communiquer dessus), s’agit-il de consommer en local, régional, sorte de protectionnisme réducteur?

Oui l’entreprise a une responsabilité sociale très importante : l’insertion, le repérage, l’épanouissement et le fait de faire grandir les gens…semblent bien plus importants que les exploiter, en faire des machines à productivité dont on se séparera à la moindre secousse. Si les entreprises prennent l’habitude de se soucier de leurs employés et de les accompagner, ils seront les premiers ambassadeurs de leur métier, de leur marque et seront fiers. Des éléments bien plus efficaces que la terreur et la pression des objectifs et des actionnaires. Même si certains modèles plus « dictatoriaux » (Chine, Russie) montrent des résultats économiques impressionnants, le réel indice de « développement humain » (celui qui devrait remplacer le PIB par exemple…) n’existe pas encore : comment apprécier les résultats économiques et financiers sur les employés et leur développement ? Il revient à chaque entreprise de bâtir des plans de développement, permettant de mesurer, suivre et faire des plans d’action, conduisant à faire reculer l’exclusion, la pauvreté et la rupture. Un travail, durable, épanouissant, voilà ce qu’une société (je parle aussi bien du cadre législatif que de l’entité économique) devrait offrir à tout le monde. Le temps où l’on chantait « le travail c’est la santé » me semble extrêmement loin et déconnecté de notre réalité actuelle. Pourtant des idées un peu anciennes mais pas désuètes dans leur esprit, ont été détournées…restaurons des organes sociaux, des familistères de soutien et d’entraide…Voilà ce que les fruits de l’appareil de production devraient en premier permettre de financer.

Une conférence bien utile qui nous rappelle qu’après une histoire sociale mouvementée par le pouvoir religieux, politique et économique, la conscience collective et collaborative menée par le web social semble un tremplin extrêmement dynamique pour prôner et ouvrir de nombreux débats qu’ils serait bon d’écouter. Le coopératif (agriculture raisonnée et locale, les coop, les systèmes d’échanges locaux…) constitue de nouvelles (anciennes) pistes, qu’il convient de réactiver. Tous les acteurs locaux et économiques doivent y participer car il y a des mannes à re-découvrir dans l’innovation et la débrouillardise locales. Et pourquoi l’entreprise ne serait-elle pas organisatrice des ces processus de partage et de réduction de l’exclusion. Suivons l’actualité de ces sujets à travers la chaire entreprise et pauvreté, fondée par HEC, il y a presque maintenant 2 ans…

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