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Publicité, promotion et social media 20/05/2011

Posted by evidencesx in business development, digital, e-business, numérique, social media.
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Une nouvelle conférence du #SMCF hier soir à la cantine autour du « Social Networks Advertising » et les stratégies publicitaires gagnantes sur les réseaux sociaux, avec 2 tables rondes :

  • Quels dispositifs publicitaires dans l’environnement social ?
    • Nicolas Bordas, président de TBWA FranceFabrice Guérin, responsable Marketing Digital chez OranginaArthur Kannas, fondateur de l’agence Heaven
    • Fabrice Guérin, responsable Marketing Digital chez Orangina
    • Arthur Kannas, fondateur de l’agence Heaven
    • Jean-Yves Nakache, Head of advertising pour l’Europe chez Viadeo
    • Animation des débats par Fabienne Schmitt, rédactrice en chef de La Correspondance de la Presse
  • La mesure de la performance sur les réseaux sociaux : une chimère ?
    • Richard Strul, administrateur de l’IAB France, ResoneoMats Carduner, cofondateur de Fifty-fiveLaurent Nicolas, fondateur d’Alenty
    • Mats Carduner, cofondateur de Fifty-five
    • Laurent Nicolas, fondateur d’Alenty
    • Animation des débats par François Kermoal, directeur de la rédaction de L’Entreprise

Sur le thème 1 un mix d’exemples qui ont fonctionné et moins fonctionné (!), dans l’euphorie des medias sociaux. Le principe de ces canaux est bien évidemment autour de quelques clefs bien connues :

  • animer (le rôle du community manager)
  • intéresser : y glisser des contenus pertinents, pour y maintenir et fidéliser l’audience
  • réagir : le temps réel c’est un métier et personne ne voit souvent arriver l’incident, qui gronde et prend des proportions énormes, il est alors trop tard. Dans la manière même de réagir, la tonalité, les moyens et le moment est important
  • dialoguer et répondre : une utilisation sous-évaluée est la relation clients temps réel, comme lien permanent aux interrogations des consommateurs
  • communiquer : pousser des informations, tisser des liens, amuser, interagir avec sa cible, sont des recettes qui positionnent la marque en préférée (« like ») et viralisent le message
  • et aussi, les medias sociaux ne remplacent rien : ils complètent le dispositif media existant et s’adaptent à l’audience, permettant d’être parfois plus pertinents et plus économiques sur des sujets précis
A noter que l’utilisation en France est encore limitée, pour plusieurs raisons : peur de l’inconnu, mesure de l’efficacité, comment s’y prendre ? Le potentiel est réel mais le risque de se planter aussi : les outils en question (twitter, facebook, quora, linkedin, youtube…) sont performants mais sont à manier avec précision en cas de crise majeure.

Vient ensuite la table ronde 2 autour de la mesure de la performance sur les réseaux sociaux. Ce qui est assez singulier c’est qu’on demande au web, et en particulier aux réseaux sociaux, de savoir tout mesurer…pour rassurer. Les principaux détracteurs (ie pour les raisons évoquées plus haut), voient en effet d’un assez mauvais oeil l’arrivée et la complexité de ces nouveaux mécanismes, qu’ils ne comprennent pas. Les annonceurs recrutent à tour de bras des community managers, jeunes, mais s’en méfient : comment en effet confier sa marque (et la voix de celle-ci), à des jeunes sans expérience…En réalité, tout est dans la détermination des indicateurs, s’ils sont pertinents. Pour la réputation, écouter les réseaux et le search, par exemple. Mais ce qui est consternant c’est de découvrir que l’on demande aux réseaux sociaux ce que l’on n’a jamais demandé aux media traditionnels : la mesure exacte de la performance. A t-on déjà mesuré efficacement, l’effet sur les ventes de spots de radio, TV, campagnes d’affichages ? Pour m’y être essayé dans une vie antérieure, soit c’est complexe, soit ça n’intéresse pas ceux qui dépensent ces budgets…autant rester opaque. Ce qui est sûr, c’est qu’il existe des outils de mesure extrêmement puissants maintenant, mais rien ne remplacera l’étape initiale : se donner un objectif bien ficelé, bien choisir son media planning, se donner un coût cible et enfin, définir avant les bon indicateurs, fiables et permanents, qui vont donner la mesure de l’action. Et ça, souvent c’est baclé…Un excellent papier du MIT sloan management review, explique que les objectifs et les critères de mesure, sont en effet déterminants dans le résultat…

Un bon moment, avec des pistes de réflexion plus que de réelles stratégies, à chacun de se faire son idée, la mienne est déjà faîte : avec toute cette audience, il est capital pour une marque de s’y exprimer, mais cela demande du temps, de l’observation et de la patience pour mieux cerner son consommateur. Par contre la qualité de la relation est bien plus riche et durable…

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Diversité, le salut de l’humanité ? 18/05/2011

Posted by evidencesx in économie, développement durable, diversité, innovation, stratégie.
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La société est aujourd’hui devenue une société pluri-culturelle, pluri-ethnique, pluri-religieuse, bref diverse et pleine de « différences ». Mais n’est-ce point Antoine de St Exupery qui disait « si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis » ?

La politique menée jusqu’à présent en la matière, parfois efficace, n’a pas empêché la création de communautés, de ghettos qui entraînent des phénomènes d’exclusion et de rejet. Et ce sous l’effet de problème d’environnements, d’architecture et d’habitat non adaptés, de scolarisation difficile et décalée et d’un certain dirigisme déplacé. L’entreprise doit aussi être un lieu de développement social permettant l’intégration des différences, de manière égalitaire, pour que tout le monde ait ses chances dans la compétition devenue mondiale. Les chances de la diversité sont colossales et il faut les saisir, j’en parlais ici il y a quelques temps. Relever le défi de la mixité sociale, ethnique, religieuse est capital pour le développement de l’humanité. Ainsi voir la différence non pas comme une menace, avec peur et rejet, mais plutôt confiance, curiosité et opportunité, voilà les postures qu’il faut prendre, pour faire décoller les enjeux sociétaux.

Sujet à l’honneur, chez HEC Exed, mardi 17 mai avec « l’accueil de la diversité culturelle », conférence-débat organisée avec Jean-Marie Petitclerc, qui très tôt plante le décor, avec plusieurs ouvrages sur le sujet (enfermer ou éduquer, pour en finir avec les ghettos urbains…).

Lorsque le chômage des jeunes est le double de celui des adultes, il ne s’agit plus de contraintes économiques, mais d’un sujet relativement sérieux lié au manque d’intégration, de formation, de qualification et de motivation. Et extrêmement préoccupant pour les relais de notre société. Les 3 univers dans lesquels évoluent les jeunes (rue, école, foyer) ne sont pas en cohérence sur les codes, attitudes et valeurs défendues. En fait, on vient bien que le problème des jeunes est un problème…d’adultes. « Si vous ne vous occupez pas des jeunes, ils ne vont pas tarder à s’occuper de vous » disait Jean Bosco à la fin du 19ème siècle…c’est dire en voyant les émeutes des jeunes aujourd’hui, cristallisant le cri de désespoir, comment il avait déjà raison…En effet, on peut tenter d’avancer les sujets problématiques qui empêchent une meilleure intégration de la diversité dans les entreprises :

  • rupture de dialogue et incohérence entre les univers : la rue avec leur bande, copains, leur foyer avec leurs parents plus ou moins démissionnaires, l »école enfin, où l’on passe plus de temps à faire de la discipline que d’inculquer de la connaissance
  • pessimisme ambiant, encore une fois des adultes et des media : comment pour un jeune se projeter, avoir confiance, partager ses inquiétudes et doutes et à qui les confier ?
  • on privilégie l’instant vs le futur : corollaire du point précédent, difficulté de construire sur du plus long terme
  • différence de codes : vestimentaires, comportementaux, sociaux. la mixité sociale n’existe que contrainte, où les politiques successives de la « ville », comme une cité mixte de la République, ont échoué, creusant encore les écarts entre couches sociales : carte scolaire, plan d’urbanisme, réseaux tout est fait pour décaler les niveaux et augmenter les écarts…
  • disparition du service militaire et service civique facultatif : nous aurions pourtant là un vrai levier de mixité sociale obligatoire. N’était-ce pas là autrefois une opportunité extraordinaire de rencontrer des personnes de toutes origines, sous la protection des valeurs Républicaines ? Qui enseigne aujourd’hui les valeurs de base d’un citoyen, et les fait respecter ? Comment s’étonner du coup, du décalage entre « culture banlieue » et  » culture citoyenne » ?
  • faillite du système éducatif : décalage entre ce que l’on enseigne, ce dont le marché du travail a besoin et surtout comment enseigner la pratique, adaptée à l’entreprise. Filières cantonnées et étanches, complexité des filières, autant de labyrinthes mal appréhendés et mal perçus. Le seul vrai progrès : l’apprentissage. Mais mal vendu et communiqué, il se développe à un rythme insuffisant alors qu’il est champion en terme d’intégration en entreprise…
  • ghettoïsation et stigmatisation de la différence : au lieu de la pointer du doigt par des reportages plein de sous-entendus pourquoi ne pas l’intégrer comme opportunité ?
Etre N°1 dans un lycée Parisien, c’est excellent. Etre N°1 dans un lycée des banlieues, c’est dangereux : risque de rackett, d’être considéré comme marginal, etc.
L’entreprise est plus que jamais un levier important d’accueil, de formation, de tutorat pour les jeunes perdus, déboussolés…Encore faut-il prendre le temps de transmettre le savoir, le savoir-faire, mais aussi le savoir-être. Encore faut-il pour les jeunes accepter de laisser leur « posture de rue » au vestiaire, pour s’adapter au monde économique et à ses codes, certes parfois désuets, mais universels et rassurants.
Mais tout n’est-il pas une question de dialogue…?

La pub en 3D lave plus blanc…? 11/05/2011

Posted by evidencesx in économie, business development, digital, e-business, innovation, marketing, numérique, stratégie, technologie.
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Pages Jaunes, numéro 1 Européen de la publicité sur le web, vient de lancer Urban Dive, un concept emprunté à Google, cartographiant les lieux et rues, en ajoutant des photos, permettant de reconstituer les villes, rues et monuments, comme si vous y étiez. Il y avait donc déjà Google Street view, plus statique et moins « mercantile » (apparemment), dont la vocation est plutôt culturelle et informative, avant d’y glisser des opportunités de capter les fractions d’attention de notre cerveau sur-sollicité…

L’audience, vous l’aurez compris est capitale pour les annonceurs, et la capacité du consommateur à zapper frise l’incompréhension la plus totale : échappés du grand écran, sur-sollicités, y compris en mobilité avec tous les systèmes de géolocalisation (foursquare, Facebook places, plyce…), couplés à des offres commerciales (groupon, facebook deals,…). Il y avait déjà layar.com, phénomène mobile impressionnant, qui en mobilité, proposait de repérer, comme une boussolle, des lieux géo-taggés et d’afficher des informations ciblées : horaires, promos, lien web…On appelle ça la réalité augmentée…Certes. Les mondes virtuels, à une certaine époque, Second Life en tête, des espaces de communication « virtuels », pour des publicités bien réelles, elles.

On transforme donc des services d’information « gratuits », en ajoutant des fonctions techniques évoluées (3D, temps réel, mobilité, interfaces de jeux video…) et en y glissant autre chose que de l’information utile : de la sollicitation de temps de cerveau. Depuis que la ménagère est moins fidèle…la France est à la dérive !

Plus sérieusement, les applications sont intéressantes, dès lors qu’on touche aux simulations : de façades, architecturales, environnementales et pratiques (tourisme, guidage, y compris demain pour les handicapés…démos produits/showrooms). N’importe quel annonceur n’a t-il pas rêvé d’habiller la Tour Eiffel de logos ou bien l’Arc de Triomphe ?

Les interfaces intégreront bientôt aussi la technologie NFC, permettant de déclencher par de simples clics des achats, envois de docs, entrées/accès, etc. Reste à savoir si on ne va pas être inondés de publicité, sans être plus capable de reconnaître une rue, un lieu, complètement transformé en arbre de Nöel (et pas seulement à Nöel !) ?

Le cap est quand même donné par pages jaunes, qui reconnaît comme métier de base « la publicité » (tiens je pensais que c’était un site d’information/annuaire ?). Il fait d’ailleurs apparaître dans les rues, les voitures du groupe Kia, à travers un accord signé entre les deux marques. Vous trouvez qu’il y a beaucoup de Kia dans les rues ? Ben elles ne sont pas forcément réelles…

L’Entrepreneur est-il un bon développeur ? 09/05/2011

Posted by evidencesx in économie, business development, développement commercial, entrepreneuriat, management, stratégie.
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Question en effet cruciale, au moment de lancer une startup, tout va très vite : l’envie, les rêves, la passion (capital !). en général, parti d’une invention (plus ou moins géniale…), issu d’une innovation (technologique, économique ou sociale), une équipe (parfois une seule personne !) et c’est parti : idée, présentation, prototype, business plan, réseau d’amis et outils sociaux pour faire le buzz et peaufiner l’idée. Et c’est là que les problèmes commencent à pointer leur nez :

  • la vision est-elle de matière à durer, grossir et intéresser un marché potentiel suffisamment important ?
  • l’idée ne nait-elle pas sur un marché mort-né, trop petit, encombré…?
  • quels partenaires pour quel usage, dans la jungle et le rush du démarrage ?
  • combien de cash disponible et pour combien de temps, eu égard aux prévisions du BP, toujours trop optimistes (la passion est un outil formidable, mais l’amour ne rend-il pas là aussi aveugle ?) ?
  • combien de temps avant la duplication, copie, entrée de nouveaux compétiteurs, meilleurs et moins chers ?
  • et surtout quand surgira le seuil d’incompétence, et comment repérer celui-ci ?
Toutes ces questions, posées et réfléchies à fond avant la création, décourageraient probablement un certain nombre d’entre eux…Et c’est dommage. « la création vient de l’impulsion et de la passion, parfois dans la douleur, l’ombre et l’oubli » pour un défi à relever : grandir, apprendre, échouer, changer le monde, changer son monde, manager…Tout le monde y trouve son compte.
Mais vient ensuite le temps du développement, pour ceux qui auront passé le seuil de leur rue et réussi à convaincre : amis, partenaires, marchés, journalistes, angels, investisseurs…heu clients ? Et il serait malhonnête de déclarer « l’universalité et la multi-compétences chez tout entrepreneur ». Lorsque l’idée prend et décolle (et parfois extrêmement rapidement), il faut penser à plus grand, beaucoup plus grand…de toute façon les investisseurs qui vous ont fait confiance y pensent pour vous et vous y forcent quelque part…
Il fut un temps où, très rapidement les investisseurs évinçaient (avec  de bonnes indemnités) les fondateurs qu’ils jugeaient sous-dimensionnés par rapport à leur ambitions et la folie des gains en jeu. En effet créer c’est une chose, développer, gérer et faire grandir c’en est une autre. On est souvent tenté ensuite de faire rentrer au management des expériences de tous types : même secteur, produit, managers de réseau, de distribution, cadres de la concurrence, etc. Et c’est logique : après la furie du démarrage, la construction durable d’un succès n’est plus la même chose. Les organisations humaines font qu’à plus de deux personnes, ça se complique…!
Le management, la science du « travail ensemble » nécessite de l’expérience, du vécu et les situations relationnelles de la vie. Il n’est pas toujours évident pour un jeune créateur de se comporter en manager et de disposer du tact et de l’emphase indispensable…L’inverse n’est d’ailleurs pas vrai : un jeune créateur a parfois tout le charisme nécessaire pour réussir et faire réussir une équipe. Même si ce n’est pas l’homme ou la femme-orchestre, un entrepreneur doit savoir bien s’entourer pour transformer son « essai » et développer son fonds de commerce…
C’est d’ailleurs plutôt une tendance visant à conserver les créateurs d’origine  que l’on voit se profiler aujourd’hui. Les Mark Zuckerberg, Sean Parker, Andrew Mason et même Larry Page et Sergey Brin semblent bien ancrés aux commandes de leurs empires, bien décidés. Et pourtant ils n’étaient pas forcément préparés à manager et conduire des équipes gigantesques au sein de leur multinationales et à gérer des reporting complexes pour les investisseurs avides, rivés sur la bottom-line. Mais ils représentent le principal carburant, l’identité, le style et le rythme de ces réussites incontestables et s’accrochent à leur rôle de créateur de rêve et de…valeur. Cette tendance illustre qu’une fois confié des fonds aux créateurs d’origine, ceux-ci sont parfaitement libérés des soucis quotidiens de « cash management » (enfin presque), et peuvent donner libre cours à leur art, et surtout à l’art collectif de l’entreprise plutôt qu’au projet d’une seule personne.
Tout investisseur qui se respecte fait un cadeau inestimable lorsqu’il fait confiance à un de ces jeunes créateurs : les libérer pour qu’ils excellent dans leur art…créer. Mais tout ceci n’empêche pas de bien s’entourer, pour garantir le partage des risques, mais surtout de faire grandir l’édifice commun et accessoirement les montants engagés. Une équipe pertinent, que j’estime autour de :
  • les créateurs
  • les investisseurs : proches, angels, fonds, banques
  • des conseillers surtout hors de l’entreprise (et pas les conjoints trop consensuels !) ; en fait de bons « amis », qui n’ont aucun enjeu dans la startup
  • des mentors : modèles, icones et idéaux, auxquels les créateurs pourront se confronter et se mesurer : générant la frustration mais aussi l’admiration…
  • des chercheurs, théoriciens, enseignants : juste pour se dire qu’il y a des modèles, mais qu’ils servent juste pour développer l’appétit d’apprentissage qui ne doit jamais quitter les créateurs
  • de l’expérience, à travers des seniors qui donnent la méthode, gagnent du temps et assoient la stratégie de déploiement
  • du jeune, du jeune, du jeune : pour l’énergie, l’innocence et l’errance du démarrage. Avec l’illusion que tout est possible, les échecs et écueils et les découvertes inespérées
  • du réseau, du réseau, du réseau car aujourd’hui toute création fait parti d’un éco-système, qui profite, grandit et s’inspire de chaque création. Il faut donc partager et mettre à profit les réussites des uns, pour qu’elles servent aux autres, comme un miroir-test permanent, qui rend compte du cap de l’entreprise

Vous imaginez un peu l’alchimie de tout ça, un vrai explosif créatif collaboratif, du partage, du respect. L’entreprenariat, un orchestre, une partition et un objectif où tout le monde joue au diapason, sans oublier que tout le monde a un rôle et que les compétences s’acquièrent ensemble, au contact de peurs, errances, erreurs et aussi expériences. C’est là où nous touchons aux limites de cette expérience, où bien souvent elle fait défaut à ces jeunes créateurs, qui sans manquer d’envie et de passion, manquent d’encadrement.

Vous l’avez compris, le sujet n’est pas tellement de dépouiller ou pas les jeunes créations de leurs créateurs, mais d’être sûr, qu’ils profitent bien tous d’un éco-système, en place, disponible et productif, qui s’auto-alimente : les réussites d’hier doivent s’investir dans les jeunes pousses, pour que ne s’arrête pas le processus d’innovation et l’envie d’entreprendre. Et il ne s’agit pas uniquement de subventions diverses et variées, mais de bonne volonté…

Managers et crise, comment retrouver un équilibre ? 04/05/2011

Posted by evidencesx in économie, développement durable, diversité, management.
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Mardi 3 mai, une nouvelle conférence HEC Exec au château, reprenait comme thème « nouveaux défis pour les managers fragilisés par la crise », en présence de 3 intervenants :

La crise a en effet fragilisé les situations en entreprise : visibilité, peurs, nouvelles menaces, doutes et angoisses de l’avenir, cette crise récente a remis en cause les modèles existants, en mettant en exergue les impacts colossaux des risques non anticipés, et leurs effets sur la motivation et la dynamique de groupe. Une bonne raison de se poser les questions pour résoudre entre professionnels, chercheurs et cadres en activité sur le sens donné au management : guide, épaule, repères mais aussi celui qui pousse à se dépasser et fait confiance. Des comportements qu’il faut garder hauts et entretenir, pour obtenir le meilleur des collaborateurs et garder cette étincelle de l’innovation sociale, technique et entrepreneuriale qui valorise le travail des entreprises, et qui anoblit la mission du management et en fait une science (certains en doutent encore).

Une enquête internationale « le manager idéal », réalisée en Mars 2011, par le biais de questionnaires sur le web avec la collaboration de 11 pays : Allemagne, Belgique, Canada, Espagne, USA, France, Italie, Pologne, Roumanie, UK et Russie, visant à faire évaluer les managers par les salariés, et les situations de management dans lesquelles ceux-ci se retrouvent. On découvre ainsi les défis à venir pour l’entreprise : qualité de son image, sa réputation (tip: e-reputation), adaptation (besoins/clients), innover (produits/services). Cette enquête met en exergue la nécessité de l’engagement au travail et attachement à l’entreprise (priorité N°1 des DRH) retrouvés : développer la mobilisation des collaborateurs. Mais pour obtenir cette adhésion, faut-il encore l’organiser et le vouloir : pour 75% des interrogés, les managers directs ont un impact significatif sur l’attachement à l’entreprise. Les entreprises doivent donc investir massivement dans la formation au management, qui est capital dans la croissance d’une activité. Mais pas seulement : le management n’est pas une matière qu’on pratique quand on a le temps…Mais fait partie intégrale du cadre de travail de tout encadrant. Manager c’est un vrai métier, qui prend du temps (eh oui…).

Quelques clefs révélées, sur les différents éléments importants sinon indispensables sur :

  • Comment renforcer l’engagement dans le travail : relation d’équité, respect, soutien, confiance (la crise a éloigné les managers des équipes et c’est très regrettable)
  • Les qualités reconnues pour un bon dirigeant : vision stratégique et innovation
  • Les qualités essentielles du manager direct : confiance en soi, planification et organisation, capacité à faire des choix (bien notées) et capacité à motiver, à communiquer et à expliquer ses décisions, à reconnaître la qualité de travail de ses collaborateurs, à maintenir la cohésion de son équipe (mal notées)
  • Les choses inadmissibles chez le manager : ne pas savoir organiser le travail de l’équipe, ne pas prendre de décision, s’approprier le travail d’un autre (!)
  • Le manager idéal : écouter et prendre en compte les avis, communiquer et expliquer ses décisions, favoriser un esprit d’équipe et de coopération, instaurer une relation de confiance, reconnaissance du travail au quotidien
Même si cette étude est relativement poussée, je pense qu’il manque toutefois des éléments à intégrer comme :
  • Interroger Brésil, Inde, Chine, Japon et Afrique, plus de la moitié de la population de la terre et la majeure partie de la croissance d’aujourd’hui !
  • Les modèles soit-disant Anglo-saxons ont peut-être des limites pendant les crises, que les modèles des pays émergents ont moins : autrement dit, l’élite formée dans les business school Anglo-saxonnes, peut (doit ?) sans doute intégrer des composantes cultures, sociales et managériales fortes de ces pays émergents ?
  • Surtout quels sont les effets réels de la crise sur ces modèles (encore une fois, le titre était trompeur et je trouve peu traité…) ?
  • Le vieillissement des managers et les nouvelles habitudes des générations plus jeunes : connectivity, réseaux sociaux, innovation collaborative…
  • Les demandes criantes des jeunes : modèle de collaboration, de partage d’information, de travail transversal, de défi de « l’autorité » au sens premier du terme, etc autant d’éléments capitaux pour manager « moderne », comme on pourrait dire…

Un bon moment ponctué d’interventions concrètes, nous montre que le chemin est encore long, pour apprécier le management à sa juste valeur et en faire une arme de compétitivité sociale, pour les entreprises. Certaines entreprises ont pourtant su avec brio, développer des modèles de travail « win-win », où tout le monde est apprécié au mieux, là où l’édifice collectif  l’emporte sur les intérêts politiques de bas étage. L’ego a la vie dure…

De l’oxygène pour le management… 02/05/2011

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Google a lancé un projet baptisé « Project Oxygen« , visant à améliorer le management chez Google en étudiant tous les entretiens d’évaluation menés dans la compagnie. Les études ont rapproché les termes, les évaluations, les reproches et les corrélations entre les expressions employées et le niveau de performance. Cette analyse poussée a donné lieu ensuite à 8 directives, qui semblent logiques et nécessaires au bon déroulement d’un accompagnement de management :

  • être un bon coach
  • déléguer et ne pas donner dans le micro-management
  • s’intéresser aux réussites et au bien-être personnel de l’équipe
  • ne pas avoir d’état d’âme : être productif et viser les résultats
  • soigner la communication et savoir écouter son équipe
  • aider les employés dans leur développement de carrière
  • avoir une vision et une stratégie claires pour l’équipe
  • disposer des compétences techniques clés pour conseiller l’équipe
Quand on y regarde de plus près et après avoir considéré ces assertions comme stables et fiables, ce qui ressort le plus dans l’exercice du management est la capacité d’écoute, l’humeur égale et surtout l’empathie visant à comprendre et guider, à travers des entretiens personnalisés et tournés vers…l’employé et non vers les objectifs du manageur. Ce projet permet également de s’attarder sur les raisons cruciales du départ d’un employé, qui peuvent être concentrées sur 3 principales : pas concerné par le destin de l’entreprise ou travail non valorisé, pas apprécié/n’apprécie pas ses collègues et a un supérieur incompétent…Mais l’effet inverse est vrai heureusement : les meilleurs manageurs enregistrent les meilleures performances d’équipe également
10.000 observations ont été effectuées sur une centaine de variables débouchant sur 400 pages de notes et recommandations, synthétisées en un ensemble destiné à être intégré dans tous les programmes de formation du groupe. Les formations depuis, intégrant les résultats de cette étude, ont permis d’améliorer de manière significative, les comportements et rendements de 75% des cadres les moins performants. Ecoute, centré sur les objectifs partagés, explications plus claires et moins techniques, etc constituent des angles de discours plus constructifs et des outils de formation et de motivation plus efficaces.
Et le bon sens l’emporte souvent, également dans une compagnie relativement récente et centrée sur la « nouvelle économie » : prendre du temps et faire preuve de cohérence…sont aussi efficaces que n’importe quel guide, livre ou séminaire de management. Encore faut-il le vouloir…
Dossier news, issu du NYT, Adam Bryant.

Le vrai limier c’est le mobile… 02/05/2011

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…si l’on en croit par cette aventure relatée par Malte Spitz, membre du parti écologiste Allemand, et qui après une requête auprès de Deutsche Telecom, a récupéré des données le concernant, relatant sa localisation en temps réel sur 6 mois (c’est la limite autorisée par la loi pour conserver cet historique). Longitude et Latitude ont été enregistrées plus de 35.000 fois en 6 mois, dessinant ainsi son parcours et sa vie en déplacements, accompagné de son objet fétiche : son téléphone mobile. Différent du web, qui nécessite la pose de cookies sur son navigateur, le mobile a besoin en permanence de se déclarer et de localiser auprès des émetteurs, pour bénéficier de la meilleure réception et couverture (toutes les 7 secondes environ). De fait, la technologie utilisée et les moyens de localisation découlent de l’utilisation même de l’objet…Trahis par notre allié de tous les instants ?

Si cette conclusion peut faire peur, c’est surtout l’usage qui pourrait être fait de ces données qui peut sembler abusive voire, dangereuse. Nous pourrions être harcelés de spams en temps réel, alors que notre boîte e-mail est déjà pleine…C’es aussi l’avenir tracé du social commerce, évoluant vers la localisation du consommateur (marché estimé à 5 Mds de $ en 2011 par Booz & Company) et de la fidélisation accrue, qui peut améliorer la connaissance du consommateur, et donc la plus grande pertinence des offres proposées. La montée en puissance de Facebook places, Foursquare, Google latitude, Plyce…soulignent l’enjeu majeur de ces données, pour « pusher » des promotions toujours plus fines et habiles, auprès d’un individu (unique, nous sommes au plus ciblé du marketing).

En même temps, imaginez aussi le bénéfice de ceci dans le cadre de la lutte contre les criminels : terrorisme, pédophilie, crimes mais aussi disparitions, enlèvements, etc. Nombres d’agences gouvernementales dans le monde (CIA, DEA, FBI…) utilisent ces données pour repérer et agir dans l’ombre pour traquer et combattre le crime.

Comme d’habitude et pour les grandes inventions, « la technologie n’est qu’un outil, le pire ou le meilleur est dans l’usage que l’humanité en fera ». Rappelons-nous aussi que sur tout appareil, il y un bouton « OFF », qu’il faut savoir utiliser à bon escient…