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Femmes, pouvoir et style : il serait temps… 13/02/2012

Posted by evidencesx in économie, diversité, management, stratégie.
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Guerre et Paix. Homme ou Femme. On pourrait tellement résumer notre perception du management et du style par ces deux parallèles…La guerre traditionnelle est un « jeu » d’hommes et la femme a joué constamment au cours de l’histoire un rôle pacificateur…Dans les civilisations les plus lointaines de nos mondes modernes, rares sont les femmes s’organisant en bandes pour faire la peau aux ennemis proches. Aussi, il ne faudrait pas l’oublier dans la « stratégie d’entreprise » et dans le management moderne. Faut-il y voir un phénomène de « cause à effet », lorsqu’on voit l’accès inexistant des femmes aux plus hauts échelons hiérarchiques dans la société : politique, grands groupes…mais où sont les femmes comme ironisait un célèbre chanteur péroxydé, il y a déjà pas mal de temps…Dans « the better angels of our nature » de Steven Pinker, on nous explique que les femmes ayant été rarement au pouvoir ou dirigeantes, on ne peut vérifier si leur participation en tant que tel, a été implicante au regard de la baisse de la violence constatée. Mais de qui la poule ou l’oeuf : est-ce parce qu’elles sont rarement au commandement, que la guerre et les comportements belliqueux l’emportent souvent, dans la résolution de conflits ? où si elles l’avaient été plus, elles auraient mené leur « guerre » à elles, les obligeant à adopter un comportement plus cavalier ? Et donc, le genre est-il un critère discriminant dans l’étude de l’exercice du pouvoir ?

Pour ce qui est du monde économique, on leur prête une manière plus intuitive et collaborative dans le travail, une façon plus souple d’obtenir adhésion et conviction de la part d’un auditoire. Et dans une société basée sur l’information (ie où l’information et sa détention sont clés), les réseaux remplacent les hiérarchies et l’organisation se transforme en un cercle, plutôt qu’en une pyramide avec en haut, le dirigeant…Orientation plus « conseiller » que dirigeant « hurleur », collaboration et participation, tout ça va dans le même sens d’une meilleure implication des équipes au même destin : celui d’une entreprise, d’une organisation. Même l’armée s’y mettrait…Le dirigeant moderne serait en quelque sorte d’écouter, d’encourager la participation et d’utiliser les réseaux de partage, plus que de décider…seul. Et en matière de genre, il semblerait que les femmes y soient beaucoup plus ouvertes que les hommes…Il faudrait encore qu’elles soient en mesure d’exercer ce style, à des postes et niveaux le demandant. Et force est de constater, que de « guerre en guerre », l’accoutumance aux techniques commandos a encore de beaux jours pour le mode masculin : trop peu de femmes au pouvoir…Même si on ne peut établir de manière infaillible le lien entre les femmes et le style plus consensuel qu’elles véhiculent et pratiquent, le leadership moderne a besoin de « héros » mais pas de ceux armés jusqu’aux dents : plutôt de ceux qui attirent d’abord la motivation et l’engagement parmi les troupes, et par rebond parmi les clients.

Aussi pour dépasser le genre parlons « style » : cultivons donc ce côté « féminin » dans le management et intégrons le mode participatif comme une clé de réussite obligée d’un édifice économique. Nous ne cherchons pas encore une fois, de héros, mais la sensibilité propre aux nouvelles formes de management : mais finalement les plus efficaces sont celles dont on ne parle pas, lorsqu’il n’y a plus besoin de manager, mais plutôt d’un chef d’orchestre, d’un organisateur qui encourage l’initiative, la participation. Le vrai leader il est derrière, il pousse les gens à se développer et se dépasser car son salaire à lui, c’est la réussite de son équipe.

Alors on s’y met, et vite…

Lire encore : http://www.francisrichard.net/article-la-premiere-soiree-des-femmes-leaders-le-24-mai-2011-a-geneve-74613867.html

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Elections : et qui s’occupe du temps de parole sur les réseaux sociaux ? 07/02/2012

Posted by evidencesx in économie, diversité, management, politique, social media, stratégie, web.
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Vieux pays, vieilles coutumes : au moment où la campagne présidentielle a démarré, avec quelques coups bas et un niveau plutôt « tiens prend ça » que « rassemblons-nous pour imaginer la France de demain », je me pose une question pourtant essentielle, dans le titre. On devrait pourtant se rappeler que Barack Obama a clairement battu J.M. Caîn avec l’aide massive des réseaux sociaux et une campagne viralisante efficace sur le web, avec sa plateforme de soutien et d’échange…que n’avait pas vue venir son concurrent.

Et pourtant…aujourd’hui nombre de responsables politiques, ministres, responsables de campagne ont créé leur compte sur twitter, qu’ils alimentent avec plus ou moins d’effervescence et de talent, créant un bruit de conversations impressionnant. Et puisque n’importe qui peut prendre la parole et du coup, « détourner » l’audience des medias dits classiques (presse, tv, radio) et s’y exprimer à foison, j’oserais dire, qu’il y a tout de même risque de « distorsion de concurrence », et lorsqu’on voit la réussite du plan ObamaOn devrait y faire plus attention. L’arène et les jeux politiques à la télévision font parfois rire, pleurer et en tous cas réagir, mais là sur twitter, il circule un flux important parallèle. Relayé ou pas. Sans compter Facebook, véritables espaces d’échanges et de promotion mal déguisée…

Je ne sais pas qui va gagner et effectivement à ce stade, peu importe mais comment ne pas tenir compte de ce flux d’influence énorme maintenant, qui peut faire des dégâts extrêmement importants, mais surtout aussi constitue un fer de lance sans précédent dans la « propagande » politique. Bruit mal ou pas comptabilisé dans l’effort de campagne imposé. Le CSA serait-il aveugle en évinçant ce réel dilemme, source de déséquilibre important de la « pluralité des programmes », dont il est pourtant comptable et responsable ?

Evidemment, on se demande tout de même si ce déséquilibre n’avantage pas certains plutôt que d’autres…C’est sûr, ce temps de parole « dérobé », « offline » et loin des lignes officielles n’étant pas comptabilisé, il est pernicieux mais surtout une arme de « construction massive », vis-à-vis des concurrents. Et évidemment profite, à ceux qui ont le plus de moyens et de ressources pour faire vivre et vibrer la machine sociale de la propagande…

Cette omerta me surprend un peu, surtout que ce n’est plus l’épaisseur du trait : avant de pouvoir réellement voter sur le web en masse, arrosé au passage par des publicités pour Renault, Saupiquet ou Knor, la force de frappe de tels dispositifs sont de ceux qui font et défont un pays, un dictateur ou élisent un président. C’est demain, heu non aujourd’hui

Lire aussi : http://www.presse-citron.net/elections-2012-comment-les-reseaux-sociaux-vont-influer-sur-notre-vote

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Le business en 2012 : décryptage… 07/02/2012

Posted by evidencesx in économie, business development, management, stratégie.
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Bien, c’est déjà démarré et avant la fin du monde prévue le 21 décembre, rien ne nous coûte de regarder un peu le paysage en ce début d’année et les tendances qui vont se greffer ou se poursuivre sur le monde du business. En substance des phénomènes déjà constatés, en démarrage ou proches, qui vont probablement modifier notre manière de faire des affaires. Regardons plutôt…

1) KIS : « Keep It Simple » ; nouveau ? Non. Mais un rappel utile lorsqu’on lance une offre, un produit, un service. Assez des features compliquées, qui ne servent qu’à très peu de clients et qui surtout encombrent catalogues, cerveaux des hotlineurs et rayons des supermarchés…pour rien. Cap sur l’utilisabilité, la simplicité, plus que jamais. L’iPhone,c ‘est une bête de concours, mais tellement simple à utiliser…

2) low cost : le temps est révolu où l’on faisait la fine bouche sur des produits ou services dits « dégradés ». D’abord parce qu’ils ne le sont plus (regardez ce que vend Free mobile et à quel prix…), ensuite parce qu’ils sont tendance : si l’on se réferre au point 1, ils sont souvent plus simples et ont supprimé le superflu. Enfin, la période de crise sur le pouvoir d’achat nous y conduit de toute façon…Fly, Ryanair, Tati, Kiabi, Ada, ED, Lidl…Autant de réussites et compagnons désormais de notre quotidien. Qui s’en plaint ? Certainement pas vos finances…Et c’est une tendance qui pourrait ravir les entreprises dans leurs achats et faire baisser les charges de fonctionnement.

3) la mobilité : « mobile c’est être vivant ». Et tout est mobile aujourd’hui : la vie, l’esprit, le boulot. Mais aussi les marges, les clients, les emplois. Et de fait, les applications fleurissent pour nous simplifier la vie, mais aussi pour nous rendre encore plus « addict » et traçables. On nous promet du « SoLoMo » (Social Local Mobile) et du « HyLoMo » (Hyper Local Mobile), de quoi cibler encore plus nos comportements pour mieux nous satisfaire. Ou nous tracker. A nous de bien faire la différence, mais en tous un formidable levier de business, là où les plateformes se stabilisent autour de deux acteurs : iOS (Apple) et Androîd (Google).

4) ciblage et hyper-ciblage : mon avis, encore un faux nez, éternel serpent de mer, mais on en reparle…Le mieux, c’est de demander ce que souhaite le client, depuis le temps qu’on écrit dessus, il serait temps pour les marques de mettre en pratique, réellement cette promesse. le « social commerce » et ses recommandations par le client vont prendre une ampleur et faire encore plus de bruit.

5) le développement durable : « tant que « dure » la possibilité d’en parler et qu’il reste du temps pour le faire ». Encore un sujet qui en temps de crise, passe en dernier lieu…Et pourtant, ce secteur est en forte croissance et nécessite de s’y atteler, malgré le fait que les effets se feront sentir vraiment, plus tard. Commençons déjà par restaurer un peu de dignité dans le travail (égalité, diversité, climat et confiance), ce serait déjà ça, histoire de faire du business sereinement et de capitaliser sur les forces vives : les salariés. Et bien souvent sur ce sujet large, on ne parle que du papier recyclage et des énergies vertes…Ben non, ce n’est pas que ça, le développement durable.

6) assez de consommer pour consommer : mieux vs plus. Fini l’assaut des caddies dans les hypermarchés, retour au local encore ici, avec le petit commerce de proximité, aimable, humain et ouvert tout le temps. Histoire de bien comprendre ce que l’on achète au plus juste et d’éviter le sur-stockage et les dépenses inutiles. L’adaptabilité des business models est important surtout sur des quantités qui se morcellent et qui tiennent compte de brusques changements de volumes.

7) dans la même tendance…la « détention » c’est dépassé. Louer c’est mieux et c’est écologique. Velib, Autolib, « CopineLib », outillage…bon en fait consommons raisonné, surtout lorsqu’on immobilise les choses pour rien sinon encombrer. Les offres de sharing (covoiturage, échanges de services, de connaissances…) ont fleuri en 2011 et vont se poursuivre en 2012, avec la technologie mobile, permettant de trouver en mobilité, des offres instantanées.

8) dans les années 60, on avait un job pour la vie. En 80, on pouvait compter sur 3 ou 4 entreprises dans sa vie. Maintenant on a 3 ou 4 jobs en même temps. C’est ça la génération Y, qui en face du chômage préfère morceler le travail en de multiples expériences, zappant de l’une à l’autre. Ou des « étupreneurs », qui pendant leurs études fondent une startup et sont à la retraite, avant d’être diplômé (!). Le temps passe vite et l’aménagement du temps de travail rendu possible par l’ubiquité des moyens et de l’économie de services tend vers une attitude opportuniste et volontaire : il faut bien prendre ça en compte dans les comportements des « nouveaux » employés…

9) participez ! plus que jamais puisqu’on a sollicité les cibles et donné les « outils » pour le faire, le culot serait de ne pas les écouter : les gammes de produits doivent désormais se construire du client vers les compétences de l’entreprise et non plus venant des simples capacités de production. Films, musique, logos, pubs, scénarios de livres, vous aurez le choix et surtout des participants : vos fans. Alors excitez les et « likez-les », vous serez comblés (et riches ?).

10) le sur-mesure : chaussures uniques et personnalisables en ligne, M&Ms à votre image, gâteau imprimés perso…nous ne manquons pas d’idées mais surtout d’imagination lorsqu’il s’agit de surprendre le client. Osons le « surdelivering », la surprise et le don d’emblée. Celui qui parle à l’émotion, au coeur et surtout à UN individu. Un des effets du point 4 ci-dessus, mais bien réel avec des effets importants sur la fidélisation.

11) l’achat groupé : bof. Là, je sèche. D’autant que toutes les tentatives à ce jour, sont restées quand même ou avortées, ou trop tôt sur le marché. Y préférer l’achat recommandé, et la multitude de plateformes de recommandation sociale autour de la consommation. Le temps d’atteindre les volumes et les engagements, pour peser dans des négociations fournisseurs, votre besoin/envie aura disparu…Les modèles proposés par Groupon et autres, y compris le dernier sur la restauration, ne correspondent pas à des achats fermes, mais plutôt à du couponing massif sur le web, en n’engagent en rien le consommateur. L’espérance de gain du professionnel, reste comme ce business, virtuel et non ferme…

12) la solidarité et le besoin de lien : prochaine étape, les plateformes collaboratives en entreprise (2.0). Après avoir été taxé de « perte de temps » et de menace sur la productivité, les entreprises prennent très au sérieux le besoin de lien et d’expression, modèle de l’innovation collaborative et des boîtes à idées d’autrefois. Il est temps de partager l’information de manière plus transversale et de la rendre commentable comme une matière mouvante et non déterminée. Des initiatives intéressantes commencent à s’organiser autour de conférences et de débats, avec des cas d’entreprises réelles. La construction d’ensemble n’en sera que plus cohérente et pertinente. Mais ça n’empêche pas de fixer des délais et deadlines…La liberté a des limites qui conditionnent l’existence même d’une entreprise, dans sa capacité à délivrer et à faire du profit…non mais.

13) le troc : grande tendance, tout s’échange. Le temps, l’expertise, l’information, les biens et services…l’occasion a la côte et les circuits de seconde main florissent. A travers des ventes privées, du déstockage…la chasse au économies, dans notre monde civilisé et « riche » (?). Mais à l’autre bout de la planète, il s’agit juste de bon sens. On se rend service, tout simplement et on essaie d’équilibrer le service par un troc de proximité. Pas la peine même de frapper monnaie, à quoi ça sert d’avoir une unité monétaire ? Lorsque la parité garantit à toutes les parties une juste compensation en bien-être, service ou produit…le troc est réussi et profitable. Le plus dur finalement sera d’échanger votre belle-mère…

14) le gratuit : oui ben y’a quand même quelqu’un qui paye, non ? ça rejoint le low cost (cf 2), mais ça attire. Forcément, la crise ça tend un peu les ressources disponibles…Et les modèles récents du web, commencent quasi toujours par du gratuit (free) puis du payant (mium), ça donne « freemium ». Un modèle d’abord souple, opportuniste et adaptable : on peut bouger la frontière de l’un à l’autre, voir supprimer l’une des deux composantes…Mais ce n’est pas la seule façon de faire du business, même si beaucoup se réfugient derrière ce modèle, par tendance, sécurité ou flemme. Rappelez-vous l’adage : « ce qui est gratuit, ne vaut rien ». Mais parfois on a quand même besoin de rien…

15) la quête de sens : oui je sais beaucoup vont zapper ce point (c’est dur d’arriver à la fin de ce post sans s’endormir !), mais il est pourtant essentiel. Toutes les démarches à court terme entraînent les réactions trop connues des entreprises actuelles : pas cher, interim, tests, échantillons, stages…Tout est consommé, consumé même, à court terme, comme si on ne savait plus imaginer ou parier sur l’avenir. Pourtant les joueurs de Poker fleurissent aujourd’hui. Mais effectivement toute captation de bonheur immédiat sans perspective, ou de profit court sans développement à long terme, avec un objectif de vie, de développement, du sens quoi, me semble bien moins efficace et intéressant. Un business c’est toujours une histoire humaine, des procédés, des idées, une réussite ou un échec, bref ça vit fort ! De quoi épanouir pour qui veut s’y passionner, une équipe complète. La passion, c’est bien souvent ce qui manque soit dans une aventure, soit dans une équipe, soit dans une proposition de valeur : des marques lisses sans personnalité, des produits « me-too » réchauffés, des arnaques déguisées…oubliez tout ça, le masque est tombé : le consommateur veut du sens, même sur des produits basiques : de l’équitable, du juste et une promesse vraie. De la confiance, de la proximité, de l’écoute. Eloigné du business impersonnel et les tentations du « mass market »

Bon, vous ne direz plus que vous ne saviez pas : le business « x.0 », ça existe aussi, c’est plus que des outils, une vraie philosophie qui entraîne tous les rouages des entreprises. En route pour un renouveau « win-win » et une manière de travailler plus épanouissante…

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