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Netexplo, le forum qu’il vous faut… 06/04/2013

Posted by evidencesx in économie, digital, entrepreneuriat, innovation, numérique, social business, social media, social network, startup, technologie.
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Nouvelle édition 2013 de ce fameux forum, que je couvre depuis plusieurs années, et si il a lieu tous les ans, un an c’est long, très long dans le digital. Cette année, nous avons été touché (pas encore par la grâce), mais en tous cas par le big data, le social retail, la tv connectée qui prend forme, et les plateformes, objets, lieux connectés, toujours plus. Rien ne saurait donc nous surprendre encore…Et pourtant ?

Le club de la presse ouvre le bal avec ce jeudi, un sujet attendu et d’actualité avec « Chine : un digital dragon ? ». En effet, pour parler géopolitique, et comptes tenus de la percée de la Chine dans les échanges internationaux, on entend rarement parler de ce pays comme un exemple du digital, sauf bien entendu à y comprendre, que tous nos devices chéris, y sont fabriqués pour le compte de multinationales étrangères. Certes. Mais il se passe aussi des évènements comme le CHTF, ou bien CNINICT, des expositions désormais gigantesques et internationales, qui soulignent l’ambition démesurée mais possible du Dragon Chinois. « La Chine fait aujourd’hui à la Corée, ce que la Corée a fait il y a des années au Japon ». Une remarque qui concerne les formidables progrès réalisés dans l’EGP, tous azimuths. Le dernier CES à Las Vegas a montré cette année nombre d’acteurs Chinois arrivant en force avec des produits d’une qualité surprenante (TV, mobiles, tablettes…).

« Changer le monde, cette année c’est le changer en décidant ce que nous voulons faire des technologies ». Décider, vouloir, c’est donc l’action que souligne Eric Falt, Directeur Général adjoint de l’UNESCO. L’action globale, les jeunes, l’éducation, vous, moi, eux, comment nous sommes affectés, tous et plus, par la technologie. Avant que cela ne soit des prolongements de nos corps, membres et cerveaux, équipons le monde pour dépasser nos envies, développer un monde plus équitable, juste, équilibré et durable. Si la technologie va beaucoup plus vite que notre imagination, ce serait donc nous qui serions à la traîne : bougeons nos neurones, pour pousser la machine plus loin, à notre service.

Video de Fleur Pellerin, Ministre… absente du forum nous délivre sa vision des enjeux numériques pour la France, à l’aube de grandes ambitions : la marque France et Paris capitale du numérique (LE cluster de référence).

Introduction Thierry Happe, Cofondateur Observatoire NETEXPLO, avec cette année, encore une fois l’influence de la Chine : 564 millions d’internautes, c’est beaucoup, ça va vite, mais c’est seulement 42% seulement de la population totale…c’est dire le potentiel. Du « made in China » vers « Designed in China ». Baïdu, Renren…vont devenir plus puissants que les réseaux existants du monde occidental. Réseaux sociaux et mobile sont les clefs de désenclavement en Chine, peu couteux, et surtout permettent en 140 caractères chinois, d’exprimer beaucoup plus de choses !

Et cette année…pourrait être l’année de la e-santé, tant il y a d’innovations dans ce domaine.

Le « NETEXPLO TREND REPORT 2013 », avec cette année Julien Levy, Professeur HEC Paris. Nous démarrons par la première tendance de fond : le cloud. Je ne sais pas ce que l’on y trouvera, car si l’on en croit l’actualité, ce que l’on nous dit sur le bœuf, c’est qu’il est en fait un cheval ( !) et que Darwin n’aurait sans doute pas compris cette évolution accélérée de son processus déterministe. Alors le cloud, c’est une métaphore, plus que de la technologie car cela modifie bien entendu les pratiques technologiques, mais surtout rend invisible, indolore et surtout encore plus virtuel, nos actes, données, réflexes et réactions. Le « Cloudcare » est pour le moment une initiative bienveillante. On veille, on surveille pour votre bien, votre santé, votre parcours. Mais dans le cloud, le problème, c’est que « l’individu », « l’ami » qu’on se fait de manière individuelle sur les réseaux sociaux, c’est qui dans le cloud ? La confiance que l’on met dans un contact, IRL ou online, va t-elle suivre le même engouement avec le cloud, ce « big brother » certes bienveillant, mais anonyme ? Et puis surtout, veiller surveiller c’est une bonne idée pour protéger les gens et probablement aussi, prévenir…Mais qui nous dit que cet engagement formidable ne va pas être dévié à des fins ou mercantiles, ou de dénonciation, voire d’exclusion à terme ?

Fact checking, nous permettrait de marier expertise et crédibilité, là où l’invasion du marketing 2.0, portait en lui une part de manipulation…Twitter une autre part de bruit inutiles, voire déformés ? Il y a longtemps que la presse prend ses distances avec la crédibilité des informations véhiculées. Décoder le réel par la matière…les smartphones, ah oui en plus de téléphoner sont des outils formidables pour le « seamless », le « sans coutures », réconcilier l’IHM, les machines et l’homme, le online et l’offline. La révolution, c’est finalement le tactile, quelque soit la device, on s’affranchit du « toucher ». Alors vraiment ce tourbillon qui peut rendre fou, ne doit jamais nous détourner d’un objectif : rendre le monde meilleur et plus juste. Si tous ces liens, machines et esprits virtuels, alors oui adhérons en masse et développons notre apprentissage et le cadre de prévention qui va avec.

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Netexplo Awards présentés avec cette année les 10 lauréats suivants :

LazyTruth : filtrage de contenus pour en extraire le vrai du faux, une initiative cruciale comptes tenus des contenus numériques en circulation et leur prolifération exponentielle

Parkinson’s Voice Initiative : détection de la maladie de Parkinson, en 30 secondes, en écoutant la voix d’un patient (et la vibration de ses cordes vocales), diagnostic qui peut être réalisé au téléphone !

ConnectCubed : utilisation du « gaming » pour cerner le profil d’un candidat lors d’un recrutement

Windows Of Opportunities : exploiter une surface (type vitres de véhicules) pour coller de la réalité virtuelle par des calques. Une « UX » extrêmement bien réussie pour des usages surprenants !

Yoza cellphone stories : combattre l’illétrisme, l’accès aux livres et à l’éducation en donnant l’écriture aux membres, qui racontent des histoires simples sur leur smartphone

Zero Gâchis : mets en relation les stocks de produits en date limite de consommation avec des consommateurs contraints financièrement, évitant ainsi le gâchis alimentaire trop important pour les magasins

CareSquare : devices d’assistance des personnes âgées tactile, avec des applications de service immédiat

Sparx : un jeu qui combat les situations de dépression et qui vous apprend sur vos émotions, dans une spirale ascendante, un serious game qui stimule et remonte le moral !

China Survival manual : prévenir les internautes Chinois des risques sanitaires et de scandales alimentaires

Netexplo Grand Prix : Electronic Tattoos, des tatouages électroniques qui se collent et se décollent, bourrés de transistors, d’électronique, etc. Des applications gigantesques de suivi médical et de dossier universel interactif… !

Après-midi : Media, Business et Communication

La formidable migration des usages et des écrans par Duncan Stewart, nous emmène à réfréner nos intuitions : le PC n’est pas mort, le parc est encore extraordinairement grand, stabilisé, mais le PC est fait pour certains usages et les autres devices pour d’autres : TV, smartphone, console, tablette…Et la révolution numérique a créé des usages en créant des devices et vice versa. Le multi-équipement ne servirait donc pas à « nous aliéner plus » mais à maintenir le lien numérique, dans toutes les phases quotidiennes de notre vie.

Pour le business ? le crowdfunding avec les fonds collaboratifs et communautaires se développe et constitue une alternative pertinente au frein marqué des investissements possibles dans les startups, mené par une fiscalité appuyée en France, notamment. Modèle qui mèle participation, engouement, liberté de choix et enjeu social, le crowdfunding va se développer, si la transparence reste de mise, pour maintenir un vrai levier social d’action, dans les entreprises de demain.

14h30 : Neil MORGAN (Grande-Bretagne), ADOBE, « The digital self : le marketing à l’ère du consommateur social »

La question de la presse et des enjeux de résistance, d’organisation et de pertinence dans l’environnement de l’information redondante, celle qui n’a plus de valeur, qu’on obtient gratuitement. C’est Jennifer Preston du « New York Times », qui déroule la politique héroîque et gagnante menée pour traverser l’incertitude de la presse, sur son maintien d’acteur de référence et de migration des supports papiers en numérique. Entre paywall, échantillon et investissement dans une édition de qualité, l’adaptation de la presse colle avec notre quotidien et la nomadisation de la consommation de contenus. Orienté autour des supports (journal, news, flux, tablettes, smartphones, TV, écrans hors domicile, consoles), notre vie est rythmée par des moments plus ou moins forts et propices à l’absorption d’information. Exister comme media, c’est être capable d’être présent à tous ces moments, selon les supports adéquats, en effectuant tri et enrichissement de l’information brute : illustration, commentaires, analyses, contre-enquêtes…L’enjeu n’est plus la rapidité et la quantité, mais le « mieux » et le « vrai ». Des sites comme factchecking.org se sont développés, non pas comme des sites d’informations, mais surtout comme guichets de validation de celle-ci, là où le « users generated content » offre l’immédiateté mais aussi le plus grand danger : l’intox. Comment faire le tri, dans des conflits toujours plus rapides et dans cette course, toujours, à l’audience ?

2ème jour avec, au « Club de la Presse » : Peut-on réussir dans le digital ailleurs que dans la Silicon Valley ?

Véritable sésame du rêve entrepreneurial (et Américain pour le coup), la Silicon Valley est encore le symbole d’efficacité et d’énergie pour les startups. Même si se développent des modèles « équivalents » (NYC, Israel, Berlin, Paris ?…), personne n’égale autant de brillance pour sourcer, dynamiser et alimenter l’innovation et l’envie entrepreneuriale. Alors, oui on peut probablement réussir dans le « digital » ailleurs (à noter le terme digital est sans doute inapproprié, car flou et renvoyant à un moyen plus qu’à un but), si l’on réunit tous les ingrédients nécessaires : éducation, expérience/mentoring, incubation, financement, amorçage, accompagnement, suivi et partenariat grandes entreprises. Non pas qu’il manque quelque chose à chaque fois ailleurs, mais plutôt que seul la Silicon Valley a su encourager un éco-système vertueux, vrai cluster de confiance. Les générations futures et l’innovation collective pourront sans doute driver le changement pour faire émerger ailleurs cette philisophie « pour de vrai », là où de nombreuses initiatives restent dans « l’intention ».

Joël de ROSNAY, la lumière, lui il l’a reçue très tôt et depuis, elle ne le quitte plus. S’il est une personne qui vit plutôt bien avec son temps, c’est lui, car il sait trouver l’exposé juste pour nous expliquer simplement les « mutations » technologiques, à travers le miroir des changements sociaux. Dans son exposé passionnant, il nous livre ses pensées, comme un « mutant du numérique », citoyen de son temps comme nous ou selon lui, l’intelligence puissante de la technologie est devenue « portable » (mobile), et va sans aucun doute vers « l’intégration ». Intégration dans les appareils, vêtements, corps, animaux, objets…l’hyper-connectivité va se transporter d’un problème de réseaux à un problème d’assimilation de fonctionnalités EN nous-même.

Alors « Comment le digital transforme-t-il l’entreprise et ses différents métiers ? » serait presque une question déjà dépassée, car si on ne s’en est pas rendu compte avant…On a sans doute raté quelques vagues importantes. Par exemple, la gestion des talents et des compétences, l’historisation et la transmission du savoir (knowledge management), la manière d’enseigner et d’apprendre, l’accès à l’information et l’interactivité, la manière consommer, la sollicitation individuelle ou le marketing personnalisé, la e-santé et le « e-care ». Ou une (meilleure ?) tendance à pister tout et tous, pour le meilleur ou pour le pire (care cop ou big brother ?). Mais sans aller trop loin dans les process spécialisés par industrie, le digital mène un changement important dans la manière de travailler, les échanges, l’accès à l’information et la prise de décision. Les théories bien connues du « lean management » chez les startups, déjà raccourcissaient les cycles pour mieux éviter l’échec et apprendre en incrémental, pour finalement innover plus vite. La modélisation digitale et l’entreprise 2.0, dans leur management tendent vers une banalisation des phases d’attente pour un process continu, qui s’auto-corrige par la capacité de réaction temps réel.

Quand Francis Pisani nous propose son « Tour du monde de l’innovation digitale : vers un monde multipolaire ou l’innovation distribuée », nous comprenons combien l’innovation digitale constitue une forme de révolution, a priori homogène, mais dont l’accès est incrémental et grisant. Comment devancer nos besoins et nous exciter en nous rendant encore plus exigeants. Plus la peine ou le temps de digérer, l’innovation s’apprend en marchant, en singeant et en copiant les usages de la collaboration. Un partage mérité, dont l’accès mérite d’être accéléré, c’est sur.

Un petit passage de Mitchell BAKER de la MOZILLA FOUNDATION, qui nous fournit entre autres Firefox, pour rappeler l’expansion colossale des principes de l’open-source, avant même notre époque de partage social exacerbé. Principes qui se sont étendus dans des domaines importants de l’infrastructure IT, tous azimuths. L’open-source, au delà de la prouesse technique du maintien et de l’évolution par l’utilisateur, c’est un état d’esprit où tout le monde collabore. Plus de hiérarchie ou si peu, mais une passion commune qui progresse à des coûts défiants toute concurrence et qui insuffle une liberté rassurante, dans la durée…

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« Comment gérons-nous notre hyperconnection ? », traité par Orange…tient plus du déballage du catalogue, où l’on y suppose qu’Orange peut répondre à tous vos besoins, même sans le dire, tant ils sont partout. En revanche, l’exercice permanent consistant à nous pousser la 4G avant que ne marche correctement et partout la 3G me semble préoccupant d’une société du « gâchis » où l’on jette, ne répare plus et remplace tout avant même d’en avoir couvert toutes les utilités. Autrement dit, il serait plus utile de former les gens à cette hyperconnectivité, en montrer et exploiter vraiment les opportunités, relier TOUT le territoire en fibre HD, et surtout sans d’abord penser au tiroir-caisse. S’il y  bien un rôle de « service public » et si le digital dirige tous les services de demain, alors oui équipons partout, mais arrêtons de pousser de l’innovation chère et incomprise et concentrons-nous sur « comment relier vraiment les gens », plutôt que de les gaver avec des réseaux plus chers dont ils n’auront peut-être pas besoin.

Je trouve que le sujet « Femmes et Réseaux sociaux : une équation porteuse pour l’entreprise ? » a peu d’intérêt, comme si les réseaux sociaux avaient un « genre » ou une utilisation particulière par les femmes. Ce qui est porteur pour l’entreprise, c’est l’architecture de travail en RSE et la possibilité de sourcer partout, l’innovation et l’engagement des salariés, femmes et hommes en parfaite harmonie. Et il y a encore du travail de pédagogie et de montée en compétence pour mettre en œuvre les richesses opérationnelles du « social graph » de chaque salarié, en construisant une vie numérique professionnelle, utile et efficace pour l’entreprise. Comme d’habitude, la mise en avant d’un genre, d’une communauté, etc risque le rejet

Amadou MAHTAR BA qui nous vient du Sénégal (AllAfrica.com), en traitant le sujet « Internet et Innovations en Afrique : moteurs de démocratie et de transformation économique et sociale » me semble par contre très opportun, au moment où des frictions ressortent, entre terroristes et défense de la démocratie, maintien  des richesses locales du sous-sol et défense des intérêts d’exploitation, l’Internet joue un rôle majeur dans la transmission de l’information, la situation temps réel et l’accès à l’éducation. Et l’Afrique, c’est grand et assez désertifié en terme d’infrastructures filaires…et donc le mobile s’est imposé dans de nombreux cas comme un outil incontournable, pour s’exprimer, partager et s’informer. Bon nombre de préventions (santé, guerre, viol, éducation…) sont réalisés aujourd’hui grâce à l’écosystème du « mobile », et le coût des terminaux mobiles à la baisse devrait offrir dans quelques années de vrais micro-pc portables, nourris d’applications riches. Vive l’Afrique connectée !

Quels sont cette année les « Regards Croisés sur la 6e édition du Forum NETEXPLO » avec un ensemble de chercheurs, professeurs et correspondants internationaux, qui assurent la ligne éditoriale et le sourcing de projets identifiés. Interfaces, hommes, machines, pensée, sens, réseaux et nerfs, tout est potentiellement relié. L’intégration de technologies dans le corps est « prête » technologiquement, ou quasi prête. Mais pas encore économiquement possible et déontologiquement acceptable. Nous avons à sécuriser, identifier qui est dans le « cloud », qui dirige quoi et qui surveille qui. N’oublions pas les élucubrations de « 1984 », qui si elles faisaient frémir, restent possibles, encore plus aujourd’hui et de manière silencieuse. Au nom du progrès, jusqu’où doit aller cette « intégration » et qui va en régir les lois, comportements et censure, si l’on considère que le web ne supporte aucune censure et que la liberté d’expression est totale.

Une bien belle édition des innovations digitales, dont on sort surpris et captivé, tant la technologie nous porte et nous fait rêver, comme de grands enfants, d’un monde enfin partagé, par les réseaux, le lien social et l’innovation collaborative. Un grand bain de jouvence technologique, de celle qui aide les peuples à progresser ensemble. L’Unesco, dans ses murs est un lieu parfaitement adapté à ce type de débats, et pourrait à l’instar à ce qui se passe en Suisse à Davos y prendre une part plus officielle en démultipliant ainsi le réseau de participation, par une conscience obligatoire de tous les états du monde.

Bravo et merci aux organisateurs pour cette initiative très pertinente.

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Ah j’oubliais : 10 trucs avant de vous lancer… 05/01/2013

Posted by evidencesx in économie, entrepreneuriat, management.
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…dans une startup !

C’est sur il y a la fièvre. Celle qui pousse, empêche de dormir et fais changer (parfois) le monde. La passion comme l’amour rend aussi aveugle et en être conscient c’est déjà être deux (rappelez-vous : un homme averti…). Et donc avant de se lancer dans l’expérimentation si vous avez choisi le lean, ou plus dans le dur si vous êtes joueur, quelques trucs pour éviter le pire, avant de lancer votre petite entreprise, comme on dit.

1) engagements : attention et notamment aux RH, préférer « faire-faire » ou « buy » à « make » dans un premier temps. Ressources délocalisées, travail plus flexible et complémentaire, voire cultures qui s’enrichissent…de nombreux exemples pleuvent.

2) parier sur les bonnes personnes : ça me rappelle le « good people on the bus » de « good to great« , totalement vrai, mais là, s’attacher aux profils et miser sur le potentiel pour l’entreprise, non pas en tant que personne, mais en tant qu’actif. Celui ou celle qui aura à CT le plus d’empreinte en terme de valeur (savoir, management, décision, poste-clef…) et ne pas hésiter  à parier dessus. Quand je vois les startups qui embauchent des stagiaires, avec des profils de postes senior parfois, ça me fait froid dans le dos, même si économiquement on voit de suite l’intérêt, c’est une ineptie (pas sur le plan de la formation des jeunes bien entendu je trouve ça très bien !). Il y a des responsabilités qui tiennent de l’expérience, du tact et de réactions à froid, que seules des personnes qui l’ont déjà vécu peuvent restituer. C’est tout.

3) l’art de la croissance raisonnée : la croissance de ressources n’est pas forcément en ligne avec celle du business. Autant bien la maîtriser et surtout les paliers : quel(s) déclencheur(s) valider et quand, à quel moment embaucher plus, agrandir, allouer plus de ressources SI, etc. Il y a des effets de cliquet qu’il faut savoir retarder…

4) process et systèmes : une petite entreprise doit être processisée, comme une grande, une fois l’étape « build-measure-learn » et les points clefs validés. On gagne du temps ensuite dans l’extension auprès des nouvelles recrues, dans les phases de vente, etc. Il ne s’agit pas d’alourdir mais de préciser, pour déployer justement plus rapidement et avoir une homogénéité et un esprit d’entreprise.

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5) déployer et valider vite. Sans trop penser à l’extension trop vite! Le plus important étant de valider en réel les hypothèses, corriger vite et reproduire des versions successives, pas parfaites, mais acceptables et présentables aux clients. Ceux-ci vous feront un retour rapidement et vous feront gagner du temps sur des versions trop parfaite mais décalées du « marché ». Rien de pire qu’un produit ou service parfait qui ne se vend pas…On a passé beaucoup de temps pour rien et l’effet déceptif, terrible pour les troupes !

6) le client, tout de suite : petit, il est indulgent et saura vous conseiller sur vos erreurs. Si vous manquez de ressources ou de jugement, écoutez-le humblement, il sera ravi. Nous sommes dans une ère purement collaborative où les chefs de produit sont désormais les clients. C’est normal qu’ils participent (et le plus tôt possible), à l’élaboration de ce que vous souhaitez qu’ils achètent, non ?

7) un grand classique : focus sur le core, et un truc à la fois. Mieux c’est parfois moins, regardez Apple le nombre de fois où ils ont dit « non » pour se concentrer sur peu de produits, mais plutôt bien réussis…

8) contrôler la demande : en gros mieux vaut refuser des clients et servir les autres mieux au début que d’être dépassé par le succès. Gérer la pénurie c’est mieux que de vouloir servir tout le monde, avec une expérience moyenne. C’est dur de refuser, mais c’est surtout capital pour la marque et le sérieux, surtout lorsqu’on n’est pas connu, et que souvent les clients font un arbitrage avec un concurrent plus établi, lui. ils prennent déjà un risque, si chez vous ils sont mas servis, attendez-vous au pire et à leurs foudres !

9) cash : la première ressource (après l’eau et le pétrole !). Un oeil dessus et surtout sur la ratio burn / cash in, en gros la consommation de cash en jours de CA par exemple ou le fameux BFR, cad le besoin de financement de l’exploitation courante. Avant d’avoir les banquiers à la porte, montrez-leur que vous savez compter…Etrangement, faire croître le CA trop vite, nécessite aussi du cash et il faut l’anticiper. De gros clients paient plus lentement ou génèrent des litiges, etc

10) le chiffre 2 : diviser vos anticipations de CA par 2, multiplier l’aléa, les délais et les charges par 2. L’entreprise c’est de la passion et la passion comme je le disais au début rend aveugle. Et optimiste. Si cela est définitivement une qualité pour un entrepreneur, il vaut mieux le modérer lorsqu’on parle chiffres. C’est plus sage et la sagesse c’est aussi ce qui fait durer les startups…

Cela ne fera pas le succès de votre entreprise, mais vous augmentez ainsi les chances, drastiquement. Rien ne remplace en effet la passion, l’envie, un bon service sur un marché identifié et des clients acheteurs. La recette n’est pas plus compliquée. Entre « leap of faith » et « proof of concept », l’étape qui validera vos hypothèses en « validated learnings », sorte de milestones qui jalonnent votre route vers le succès. Et des guides, on en manque parfois, tant le métier d’entrepreneur est semé de doutes, de solitude…mais d’espoirs. En route !

#AperoSocEnt 2 : on remet ça du côté de l’entrepreneuriat social…. 02/09/2011

Posted by evidencesx in économie, développement durable, diversité, entrepreneuriat, social business, social network.
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Hier, c’était l’épisode 2 de #AperoSocEnt, les apéros à vocation rencontre et social business de tous ceux qui osent ou qui ont une idée dans le domaine du business social. Organisé au Players dans le 2ème à Paris et soutenu par makesense, danone communities, startupers.fr, la cellule « social business » de l’ESSEC, femmes entrepreneurs et d’autres, l’on y découvre quelques projets ambitieux plus ou moins durables. Sur une baseline bien trouvée « seul on va vite, ensemble on va plus loin » (ce qui en passant ne se limite pas au business social, mais bon…), la séance est rythmée autour de quelques pitchs et d’un openmic permettant en 60 secondes de parler d’un sujet en relation ou un autre (nouveauté, sortie, évènement…).


Nous avons ou découvrir en gros 5 projets :

  • Milaap, un « kiva » like dédié à l’Inde, développé par les Indiens pour les Indiens, sur des besoins simples du quotidien, permettant de prêter de petits montants pour faire réaliser un rêve, en local
  • Africanissime, commerce social de produits sourcés du Sénégal (vêtements surtout)
  • Ben&Fakto : boutique de vêtements « happy » où 10% du montant des achats va à  un organisme de micro-crédit
  • Thanksdu.de : plateforme de mise en vente aux enchères, d’objets fétiches de stars, actuelles ou déchues…pour dons à des associations
  • Hackingparty.org : des rencontres sur tous les thèmes pour partager des « expériences » (au sens propre du mot), ensemble ; du networking opératif en quelque sorte…
Sorte de flashmob de l’entrepreneuriat social, ces manifestations réunissent étudiants, jeunes entrepreneurs, chercheurs et bénévoles, curieux aussi sans doute (!), elles permettent d’échanger et de trouver des ressources, souvent gratuites, pour aider et pousser de jeunes et saines entreprises. Hors pitch, on y rencontre aussi waqa, un projet de découverte de la culture du monde, en lancement, et BigBag’N go, ayant développé un concept de service de ramassage de déchets de travaux (fourniture de sacs, collecte, tri). Bref, de jeunes pousses qui viennent échanger, donner des tuyaux et donner envie à d’autres de se lancer. Projets qui d’ailleurs ne sont pas toujours liés au terme « social », répandu et défini sur wikipedia. Quoiqu’il en soit un moment agréable, qui ressource et donne du sens à (toute ?) une vie. De quoi réconcilier valeurs humaines personnelles et job, de quoi aider les plus démunis, de quoi couvrir des sujets extrêmement pertinents, permettant de se passionner et de se dépasser, en donnant une valeur plus qu’importante au projet global. De l’épanouissement en barre, pour des jeunes parfois déboussolés par les grandes entreprises et les politiques menées auxquelles ils ne comprennent pas grand chose. Au moins ici, lorsqu’on fait quelque chose, le résultat immédiat c’est un sourire et l’impression d’avoir un peu changé le monde et en tous cas, le destin de quelqu’un à l’autre bout de la planète. Quoi de plus beau ?
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Kiva fonce en France…et en Français 22/07/2011

Posted by evidencesx in économie, développement durable, diversité, social business.
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Je pourrais avoir envie d’acheter un bonnet Péruvien. C’est sympa un bonnet Péruvien. Et là, je pourrais me dire « quelle chance qu’il puisse exister la possibilité pour moi de le faire, de trouver un produit de qualité, de France, en aidant un producteur local à se développer ». Mais « how could I make it real, now? ». Cette simple possibilité m’est offerte parce que la mondialisation s’organise et pas uniquement pour les grosses compagnies, mais aussi pour les petits artisans.

C’est grâce à Kiva, célèbre plateforme initiée aux USA, que l’on peut faire grandir des projets isolés, de producteurs locaux, dans le monde entier, par des prêts octroyés par tout le monde, à des initiatives individuelles ou de groupe, locales. Kiva permet de mettre en rapport des projets, postés par des demandeurs de ressources (financières), et des prêteurs, comme vous et moi, qui trouvent que cela a du sens, même avant de penser à toute déduction fiscale : c’est le cœur qui parle, et ça change tout…

Kiva essaie désormais de se développer en traduisant le concept en plusieurs langues, en open source, pour générer les initiatives locales dans tout le monde et pour étendre le concept au-delà de la zone de donneurs « US ». Kiva « en Français », vient de démarrer des sessions de « crowdsourcing », pour faire grandir l’idée en France et réunir bénévoles, idées et projets. Le 21 juillet, nous étions une petite cinquantaine au Camping de La Cantine, incubateur de startups à  la Bourse, autour de deux thèmes et tables rondes, animées par makesense, l’agence des « holdups sociaux », fédérant l’énergie là encore de bénévoles, pour des projets à objet social :

  • « comment augmenter la notoriété et la promotion de Kiva en France (et en Français) ? »
  • « comment attirer des influenceurs, vedettes, stars pour augmenter l’efficacité de phénomène de buzz autour de l’arrivée en France ? »

Ironie du sort de se retrouver dans le temple de la finance Française, pour y parler d’infimes besoins de micro-crédit…mais bon. Il n’y aurait plus qu’à se servir ? Pas sûr…

J’ai bien aimé. J’ai bien aimé, la beauté du geste, la simplicité de l’organisation bien timée et les participants plein d’humour et d’énergie…pour rien. Enfin, si pour toute la générosité d’un groupe d’innovation collective, un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Alors ils ont mon soutien, quelques idées et toute ma sympathie et j’avais envie d’en parler.

Il y a fort à parier que très rapidement, le phénomène Kiva en France et en Français, prendra de l’ampleur, car certes « le cœur a ses raisons que la raison ignore » mais il fédère aussi, en France des énergies importantes pour le partage des ressources. Et on parle ici de prêts de quelques dizaines de dollars, pas de quoi ruiner un foyer, si l’on considère surtout, qu’il sera un jour remboursé. C’est là, la plus grande fierté du « social business », c’est qu’il ne rabaisse pas celui qui reçoit, qui est très fier de réussir en notre nom et fier de pouvoir rembourser ses prêteurs. Une autre relation avec ses prêteurs, non ? Vous êtes fiers vous de rembourser votre prêt à une banque ? Pas particulièrement parce que c’est son métier à la banque…Alors que là, c’est complètement désintéressé. Je le savais bien qu’on pouvait un jour réunir le beau et l’utile, l’art et l’acte. Si vous n’êtes pas convaincu, rendez-vous sur le site http://kivaenfrancais.org vous y découvrirez tous les projets très touchants, trésors d’innovation et c’est sûr, vous vous y refléterez très rapidement. Sortez vos cartes bancaires, on vous attend à l’autre bout du monde. Et puis surtout, j’aimerais bien pouvoir acheter mon bonnet Péruvien…

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