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Quand l’écriture aide les managers à développer leurs expériences en compétences… 18/02/2016

Posted by evidencesx in diversité, leadership, management, RH, thinking, Uncategorized.
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Qu’est-ce qu’aujourd’hui l’écriture dans la tête des jeunes générations ? Au mieux des devoirs, contraintes, un outil, mais rarement un plaisir. Et pourtant, écrire est une tradition ancestrale et elle a valeur d’histoire, d’histoires aussi et parfois d’exutoire. Et comment celle-ci peut aider les managers, dans leurs expériences variées et tumultueuses de leur quotidien ?

La digitalisation des contenus a transformé nos usages de communication, comme les outils désormais quotidiens que nous utilisons : SMS, mails, chats, videoconférences…Nous avons transmis très vite nos savoirs et sentiments, à travers les canaux de la technologie galopante, usages qui surgissent bien vite dès l’école de nos jours.

Il serait inutile de freiner, de craindre voire de repousser l’innovation telle qu’elle se présente, inutile car elle est souvent synonyme de progrès, de productivité et de bien-être amélioré. Dans ce dernier point, on pourrait tout de même se demander si être désormais joignable à toute heure améliore le bien-être…Mais bon, la grande révolution numérique, même si elle laisse sur le carreau des métiers, des fonctions voire des industries entières, n’est que le fruit de l’homme, par l’homme, et nous l’espérons, pour l’homme.

La seule valeur qui semble résister et qui demeure constante et valorisable : le temps. Nous chassons plus de temps, « mieux » de temps, bref gagner du temps est une gageure, sans parfois profiter de celui qui passe et de ce qu’il contient. « Carpe diem » semble aux oubliettes donc, et dans le temps de l’entreprise qui en manque en permanence, il est difficile d’échapper à la standardisation : process, formation, entretiens, recrutements, profils…Le standard rassure, profite et est efficace (sur ce point, loin d’être le seul évidemment…).

Le manager standardisé : le soldat interchangeable

Si le temps a donc de la valeur, « l’horloger » ou manager lui, regarde et agit en bon soldat. L’affectif a rarement sa place, pas plus que l’individualisation des sentiments, pour arriver à ses fins. On formera donc ceux-ci sur des bases identiques, de masse, noyés entre objectifs de productivité, budgets collectifs de formation et niveau général de compétences.

Et l’individu dans tout ça ?

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La marche forcée inéluctable du résultat

L’organisation qui emploie le manager, a des objectifs clairs de résultats, dictés par ses actionnaires, et des grains de sable impertinents pourraient faire capoter l’ensemble. Le risque de dérive de la route du profit serait donc plus fort, que le chemin, les expériences et les étapes pour y parvenir. C’est ainsi que l’on standardise le niveau de compétence par des formations d’ensemble, rationnelles et généralistes, qui lissent et répartissent le risque. Mais passer du « good » au « great » nécessite du travail individuel, du repérage personnel des histoires individuelles. Nous avons tous des lendemains douloureux de formation classique, où arrivés au bureau, non seulement le travail en notre absence s’est accumulé, mais surtout il y a un vide post-formation : qu’ai-je réellement appris, que va t-il me rester, que vais-je pouvoir « mettre en pratique » ?

L’angoisse de la page blanche…

L’écriture et le récit, des méthodes éprouvées de fixer ses idées, sentiments, questionnements

Il existe pourtant des méthodes individualisées de formation, en situation réelle et parce qu’in situ, beaucoup plus opérationnelles et efficaces, pour emmener les managers sur les chemins du succès. Retenir, raconter, écrire font partie des outils de programmes passionnants où le manager résume ses rencontres, ses difficultés, ses échecs, ses doutes et ses succès, à travers un journal de bord. Pendant les étapes de ce processus, le manager est épaulé par un accompagnateur et animateur, qui lui assure bienveillance, feedback et conseils pour l’aider dans son quotidien à surmonter ses peurs et les défis qu’il se fixe lui-même à travers son programme personnalisé. Autant vous dire que :

  • Le manager se sent effectivement bien concerné, parce qu’il est réellement le héros de son changement. Il est actif, orfèvre et ouvrier de son avenir de manager
  • L’expérience est réelle, et non pas dans une salle qui s’endort sous les enseignements théoriques : cela se passe tous les jours, tous les instants, sur son lieu de travail
  • L’apprentissage est extrêmement immédiat et opérationnel parce que bercé par le rythme quotidien des défis
  • Le bien-être global et les résultats sont édifiants, portés par le bon sens et un fil conducteur logique et bienveillant

La formation devient histoire, racontée par le manager qui souligne tous les instants et qui conserve son histoire et la mémoire des instants importants. Une plateforme électronique de type « blog personnel » sécurisé, recueille les outils d’écriture, de documentation, de commentaires du coach aide le manager dans son récit. Une belle méthode et une bonne manière de témoigner et d’être héros de sa propre progression.

L’écriture a un pouvoir colossal de concentration et d’apprentissage durable des faits racontés. Développer chez le manager le goût du récit, c’est lui assurer confiance, réussite et une bonne assimilation de ses expériences, qui se transformeront très vite en compétences.

Plus d’infos sur http://esprit-manager.com

Une autre façon de voir l’entreprise apprenante…une odyssée passionnante 29/11/2015

Posted by evidencesx in éducation, diversité, HR, management, Uncategorized.
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Les circuits, les process, les hiérarchies, tout est remis en cause ? Les diplômes, les formations, l’enseignement, un processus sans fin ? Le lâcher-prise collaboratif nous rendrait-il plus innovant ? Et si l’entreprise apprenait elle-même de ses expériences, un peu comme un tout commun, corps vivant formé d’humanités ?

La démocratie s’est emparée de l’entreprise. Par l’ensemble de processus collaboratifs de travail en mode projet, les équipes ont vu peu à peu les systèmes hiérarchiques se dissiper, au profit d’équipes multidisciplinaires, voire transgénérationnelles. Les managers en quelque sorte, initieraient des projets, imbriqués les uns aux autres, comme des briques organisées ou pas, pour bâtir le futur.

Le management tel que nous le connaissons, réside encore dans sa capacité à guider, décider, motiver et prendre les meilleures options tactiques. Il en va ainsi des managers vers les équipes, équipes au cœur du dispositif opérationnel. Mais celles-ci voient rarement des managers comme les « héros » de leurs propres succès. Et pour cause : pression du quotidien, encadrement des équipes, livrables, administratif…l’organisation classique d’une entreprise est chronophage et ne favorise pas, au contraire, la prise de temps et la réflexion sur soi, et sur le « comment je fais ».

Brand-Experience

Le quotidien est porteur d’expériences réelles, pleines d’apprentissages

Le cycle quotidien, s’il se répète, est ponctué d’étapes notables (dire bonjour, argumenter, présenter, résoudre, solliciter…). A comprendre, appréhender et mettre en pratique dans son cheminement de manager. Plutôt que d’être sorti de celui-ci pour des formations interminables, anonymes et groupées, souvent trop théoriques, l’école du travail doit être le théâtre d’apprentissage pour tous. Témoin, un manager, relatant sa piètre expérience : « les formations classiques démarrent en général par un tour de table, où chacun présente son contexte, son profil et ses attentes. Données ensuite enterrées tout le reste de la formation, qui retombe dans une banalisation et une généralisation de groupe. On repart donc frustré, de n’être jamais le bon exemple ou celui qui se reflète dans le contenu. Peu de chances donc de mémorisation, encore moins d’usage dans le réel ». Exit, et commence le « formation blues » où le vide de la post-formation envahit le manager à son retour dans le monde réel.

C’est pourtant dans le réel que les groupes humains construisent leur savoir-faire et savoir-être, dans les interactions qu’ils doivent affronter chaque jour.

EntApp

La collaboration vers le « mieux »

Les organisations désormais en mode projet, plus consensuelles, plus immersives et moins hiérarchiques forcent le manager à être plus légitime, à devenir plus « leader », que chef d’unité, comptable du temps qui passe. Le succès est collectif, comme la philosophie chinoise célébrant une réussite plutôt qu’un empereur. Le collectif est donc solidaire dans un même but, avançant au même rythme et essuyant échecs et succès, au gré des compétences, tentatives du groupe vivant, multi-formes. L’apprentissage se fait dans un mode collaboratif, au profit de tous, comme un corps vivant formé de la dynamique des individus et cimenté par un goût du challenge, du bien faire et d’un objectif clair. Ce mode collaboratif est d’autant mieux vécu, que le leader ou le manager qui anime l’équipe ou le projet, est porteur de sens et bien dans son époque. Il est à l’aise dans son rôle, conseille l ‘équipe, fait faire mais sait faire aussi. Il surmonte ses peurs et transmets ses compétences… « l’entreprise apprenante est d’abord une aventure individuelle, le gage d’une collaboration réussie, durable et profitable à tous… »….

 

…Parce que le manager sait tirer tout profit de ses expériences passées. Expériences dont il tire son énergie, ses réussites et qui éclairent le chemin du futur.

Il s’agit tout simplement de la définition de l’objet social d’une société permettant de développer un projet, une économie, des innovations et des équipes. Le tout autour de cette fameuse cellule qu’est l’entreprise, accueillante, bienveillante et formatrice. Mais comme l’économie collaborative opère des mutations importantes dans les processus éducatifs, l’entreprise doit apprendre aussi de ses collaborateurs, en les écoutant plus. En leur permettant d’accéder à des formations plus individualisées, qui le font réfléchir et choisir son chemin intrapreneurial, ses outils et son tempo. Esprit Manager définit ce parcours comme une « méthode itérative immergée, individualisée et apprenante  où le manager vit, subit et raconte ses étapes quotidiennes de manager ». En y attachant des défis et un scoring de progression, il est au centre de son parcours et maîtrise bien son apprentissage. Le développement des compétences y est ainsi décuplé au profit de l’entreprise et de son organisation, qui apprend elle-même, par l’agrégat des progressions des managers, mais aussi de l’effet collaboratif des managers formés.

Il y aurait donc un investissement capital à réaliser dans de nouveaux formats d’apprentissage, pour les managers et…l’entreprise. Une voie très innovante pour le développement des compétences des managers.

 

Plus d’infos sur http://esprit-manager.com

Uberisation, de quoi ? 31/10/2015

Posted by evidencesx in Uncategorized.
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Uberisation est désormais un mot. Mot dérivé d’une entreprise qui a complètement bouleversé une industrie, celle des taxis, ou plus largement des transports payants de personnes. On voit par ailleurs que cela ne s’arrêtera d’ailleurs pas là…Et là, figurent pèle-mêle du grand résultat, acteurs isolés, législateurs-régulateurs en peine et sans voix. Parce qu’ils n’ont rien vu venir, n’y ont pas cru, manquent d’imagination. C’est aussi ce qu’ont dit les grands responsables après la catastrophe du 11/09 aux USA : « nous avons manqué d’imagination ».

De quoi s’agit-il ? Tout simplement de possibles rendus réels, par la révolution digitale, celle-là même qui a « disrupté » d’autres industries avant : disque, livre, tickets, conseil médical, restauration, livraison, optique…La liste serait trop longue. Il y a donc aujourd’hui une grande responsabilité du chef d’entreprise à bien cerner ses choix, succès et compétences pour ne pas que tout ceci s’évanouisse un beau matin par un nouvel entrant, moins cher et meilleur (définition d’une innovation dite « disruptive »).

Rappelez-vous Kodak, qui possédait en son sein, l’inventeur de la photo numérique et pourtant n’y a pas cru, voire ne l’a pas développé au risque de cannibaliser sa propre activité. Regardons désormais où est Kodak et ce qu’elle est devenue devant ce raz-de-marée numérique. Une société du passé...

UberEats

Même si l’uberisation n’est pas forcément technologique (qu’y a t-il de réellement technologique dans Uber aujourd’hui ?), l’innovation réside dans la capacité et l’opportunité de bâtir une expérience consommateur bien plus plaisante, rapide, efficace et surtout utiliser les outils modernes : géolocalisation, paiement mobile, tag, data et CRM…avec une excellence opérationnelle des « salariés », qui ont intégré les valeurs et l’esprit du service (ce point est aujourd’hui l’objet de révoltes localisées, en raison de précarité du travail, ou de l’inadaptation du modèle juridique, social, économique et fiscal résidant d’une époque trop longue à se réformer).

Il est donc bien de la responsabilité de tous, et non pas pour protéger (nous avons bien assez de tendances protectionnistes) nos acquis, salariés et rentes, mais pour innover et augmenter la satisfaction du client, qui comme nous le savons, augmente la fidélite et donc l’espérance de gain.

Etes-vous prêt pour un diagnostic, ouvert, franc et réaliste de vos activités ? Il vaut mieux prévenir que guérir disait l’autre, et il y désormais des maux incurables, conduisant à l’impasse…économique et sociale.

Pour ceux que cela intéresse, retrouvez un think tank de plus avec l’observatoire de l’uberisation, qui va suivre, tracker et proposer des solutions de notre époque…

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Tout et n’importe quoi sur le concept « d’expérience clients » : le point sur une notion désormais galvaudée 09/10/2015

Posted by evidencesx in économie, centres d'appels, crm, design, expérience clients, relation client, thinking.
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A la recherche de toujours plus de nouveauté, les entreprises dont la concurrence désormais internationale chouchoutent leurs clients (ou les découvrent !) pour les conserver. La notion « d’expérience clients » semble préoccuper les directions d’entreprises, au point de vouloir créer des postes de « directeurs de l’expérience clients ». Et le client dans tout ça ?


Franchement, toutes ces idées reçues…

Après de longues périodes orientées « produit » et très marketing et l’avènement des plateformes sociales d’expression, le client est plus que jamais au centre des préoccupations car maintenant, il peut mettre en danger une entreprise par l’immédiateté de son mécontentement par la puissance et la viralité de son influence. Mais non diront les entreprises, ce n’est pas sous cette menace qu’elles opèrent des virages sensibles pour mettre le cap sur « l’attention client »…

  • Fausse idée #1 : ce n’est parce qu’on décrète qu’on est « orienté client » qu’on l’est réellement. C’est au client de le dire, par son expérience et ses comparaisons.
  • Fausse idée #2 : ce n’est pas en accumulant tous les canaux pour lui parler, qu’on augmente sa satisfaction. C’est en lui fournissant la bonne réponse au bon moment, par le moyen de son choix.
  • Fausse idée #3 : tout contact avec un client ne doit pas forcément se conclure par une transaction. Si le client est au centre, alors il décide.
  • Fausse idée #4 : les « petits » clients n’existent pas. Si, et ils sont tout aussi respectables et des moyens personnalisés existent pour les satisfaire.
  • Fausse idée #5 : tous les clients ont Internet et un smartphone. Honte à ceux qui le pensent…
  • Fausse idée #6 : une bonne expérience client passe forcément par un contact humain, physique. Mieux vaut une bonne info au bon moment, qu’une réponse humaine, peut-être, plus tard.
  • Fausse idée #7 : avoir tous les outils (informatiques, telecom, logiciels…) dernier cri garantit la meilleure réponse au client (et donc une expérience optimisée). L’outil (comme l’habit) ne fait pas le moine. Et ce n’est pas ce que l’on promet au client, qui souhaite qu’on s’intéresse à lui et à ses besoins, en y répondant justement.


Le client, un élément unique, rare, capricieux mais au fond, sympathique…

Le client est un, indivisible et incessible. Il reçoit en revanche une multitude de propositions à chaque instant. Il n’a donc que peu de temps à vous consacrer. Le temps lui est précieux (puisque c’est de l’argent) et sa capacité d’écoute, d’attention et de mémorisation est limitée. Il est donc de règle d’être patient, diligent et souple, pour ne serait-ce que retenir son intérêt. Lors du cycle de vie d’un client, il décide de la vie ou de la mort d’un produit, service, d’une enseigne et constitue le véritable chef de produit de l’entreprise (accru par les modes collaboratifs organisés par certaines entreprises, y trouvant des idées qu’elles ne sont parfois pas capables elles-mêmes d’identifier). Il est quelque part aussi, actionnaire de l’entreprise, car ses « actions » déterminent chaque jour l’avenir d’une compagnie. Considérant le cycle de vie relationnel d’un « contact » d’une entreprise, il est intéressant et pertinent de repérer là aussi, la maturité du client et son intensité relationnelle. Intensité relationnelle qui n’a en général de corrélation jusque là qu’avec la taille de son portefeuille et son niveau de commande…hélas.

CycleVieClient

Transaction n’est pas raison

L’obsession de la « trace » et de « l’utilité » du contact fait référence à la peur d’être seul. Un client devrait donc, à chaque fois laisser quelque chose, faire, dire, acheter, remettre, renseigner, etc et serait donc un faire-valoir d’avoir consacré du temps d’entreprise. Tous les outils modernes sont conçus d’abord pour ça : enregistrer, suivre, traquer, mieux connaître et espionner, stocker de la donnée…La relation devient avant tout transaction : « je te réponds si tu m’es fidèle et utile et que je considère que ce que tu racontes est vrai » (et nombre de marques ne se gênent pas pour le vérifier alors que la confiance est la première brique essentielle d’une vraie expérience client). Sur les marchés anglo-saxons, on « targette » un client qui est donc une cible à viser que l’on doit toucher. J’oserais y entendre, « toucher ses sentiments », mais malheureusement le pragmatisme l’emporte sur le coeur.

L’expérience se vit et se raconte difficilement

L’expérience vit aussi de « vides » et de périodes de sensations diverses. Et parfois bien mieux que sur frontaux clients organisés en usines modernes pour traiter des flux. Lors des phases d’approche de la marque, des inputs, images, témoignages, messages, publicités, etc massivement adressés aux clients. Puis dans la découverte des produits, des services et leur consommation. Chaque élément, notice, image, logo, territoire de marque participe à l’expérience globale ressentie par le client. D’où souvent l ‘idée d’alignement dans les entreprises entre tous les messages livrés, quelle que soit la phase et le responsable en question…Testez dès demain la chaîne entre « accueil téléphonique, processus de commande, facing magasin, usage produit, SAV, livraison » et vérifiez donc si tout vous semble cohérent. Rarement hélas…Car si l’expérience se vit, elle passe à travers des relais (objets, humains, machines…) qui véhiculent ce qu’on leur a demandé de véhiculer. Alignement, cohérence, logique. Tout reflète une manière de faire ressentir au client cette fameuse expérience, riche et unique. Testez maintenant Apple (sans faire aucune idolâtrie déplacée) et vous comprendrez comment l’obsession du design, l’intégrisme de l’exécution et l’attitude (plus que les aptitudes) veulent dire…De la pureté des messages media (et leur simplicité) jusqu’à l’ouverture d’un emballage Apple, vous jubilerez de l’expérience vécue, qui se vit plus qu’elle ne se raconte.

La République du « plus-produit » vs du « plus-client »

Il ne s’agit pas de se décréter « orienté client » pour l’être réellement. D’autre part, c’est au client de le considérer et de le souligner, voire d’en faire la promotion. Et d’ailleurs, vous constaterez de nombreux cas où l’on nous bassine avec les meilleurs produits du monde, dont par ailleurs nous n’avons pas besoin…Il serait donc temps plutôt que d’utiliser le concept d’expérience client comme un grâal à la manière d’un greenwashing, de faire en sorte qu’il ait lieu tout naturellement comme une envie, une facilitation et un du, auprès des clients. Le « plus-client » c’est pour cela qu’un client fait la différence entre des offres confuses concurrentielles et c’est mieux si il la « sent » cette différence, à travers une expérience inoubliable. Et ce « plus client » déclenchera une relation indéfectible entre la marque et le client.

Simplicité, Transparence et Confiance : les 3 piliers d’une expérience client réussie.

Tout est dans le titre et remarquons qu’on ne parle pas ici de moyens mais d’objectifs. C’est d’abord avec cet état d’esprit et cette stratégie que l’entreprise gagnante doit exercer. Et pour les esthètes de la relation humaine, rappelons qu’elle est faillible et émotive et que le test de Turing nous montre aujourd’hui des « machines » bien plus efficaces pour distiller une belle expérience aussi. Encore une fois ne confondons pas moyens et perçu, car les besoins du client sont au fond simples : être entendu, écouté, compris et considéré personnellement. Ce qui est sur : l’expérience clients est un actif, qui s’organise, s’entretient et se challenge. Qui se mesure aussi, histoire de ne pas s’autoproclamer mais plutôt de se voir reconnu, acclamé et célébré par la fidélité et le plaisir de servir ses clients, au plus près de leurs besoins. Histoire de rappeler à tous les prétendants qu’il ne s’agit pas d’avoir toutes les infrastructures, les outils, ressources pour le vouloir, mais bien d’être reconnu comme tel. La Drection de l’Expérience Clients doit donc pour avoir comme mission d’abord et avant tout, d’aligner sur le client toutes les ressources et les mentalités de l’entreprise, car seul le client in fine, fait vivre celle-ci. Et lorsque l’on s’occupe bien également de son personnel, il trouve tout naturel de développer attitude et goût pour faire au mieux son métier au profit du client.

Le bon sens est à qui sait l’identifier, se le rappeler et le mettre en oeuvre…

Les objets connectés : quand les objets deviennent des médias… 20/06/2015

Posted by evidencesx in innovation, ioe, iot, www.
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Les objets deviennent bavards, le monde réel se transforme en un immense système d’information ». J’ajouterais que si depuis le web social, les « marchés sont maintenant des conversations », il faudra compter avec les objets, qui en effet vont, au cours des prochaines décennies, prendre la parole…Comment, par quels moyens ?

2020 : 50 Milliards d’objets connectés ; lesquels, comment, pourquoi et quels services ? Quelles applications pour quels changements dans les organisations, les métiers, les chaînes de valeur ?

« Nous n’allons plus sur Internet, nous sommes dans Internet » (J. de Rosnay, 2008). Comment ignorer du coup l’environnement dans lequel nous vivons, connectés, tracé, fiché… ? Quel degré d’aliénation allons-nous accepter demain, dans l’interconnexion de tout, tout le temps ?

Voici un certain nombre d’interrogations importantes à avoir en tête, pour tenter de se projeter au delà de la socialisation des individus, marques, entreprises (la prochaine étape) dans un domaine souvent appelé “robotique” ou “domotique”, qui me semble résumer à l’ancienne, le champ des applications possibles du tout connecté. Alors que la révolution des services et du numérique a été  extrêmement dévastatrice à court terme sur les emplois et l’industrie, la connection à l’extrême pourrait précipiter l’automatisation des flux, des relations et des process, au delà de notre capacité d’anticipation.

DroneTarget

Du côté des opportunités, il y a évidemment des progrès colossaux, qui pourraient rapidement être exploités à grande échelle et surtout sur du mass market, par exemple :

  • la traçabilité des produits, animaux, réduisant les risques sanitaires, améliorant le suivi des élevages et la contingence en temps réel
  • du coup une meilleure productivité sur les « supply chains » et la réduction d’une production stockée, voire gâchée
  • l’équipement des personnes à handicap ou l’assistance en fin de vie et/ou le suivi de la santé permanent à l’aide de capteurs, de type code-barres placés sur la peau (EES2, puces sur le peau) ou encore de la balance connectée de Withings
  • la production qui s’automatise : capteurs, drones, robots agricoles,…
  • la mise en relation et en commun de l’énergie consommée et disponible à des vues d’économie : un système permettant de visualiser les pics et les creux de consommation d’énergie en informant les gens en temps réel…à l’image de dontflushme
  • le développement de cités connectées ou « smart cities » avec des projets d’objets quotidiens qui deviennent utiles (les trottoirs expérimentés à Toulouse procurant de l’énergie en marchant) ou encore le projet “Simplicity” de Keiichi Matsuda (Domesti/City) et LivingPanIT, des applications de cités du futur. Ou pour finir Songdo City en Corée du sud, ville du futur destinée à accueillir 75.000 habitants en 2014
  • l’agrément du cadre de vie : domestique, confort visuel et personnel, permanent avec par exemple du papier devenu intelligent (paperzoom), ou bien les frigos qui se rempliront tous seuls, en fonction des stocks, des besoins culinaires calculés sur vos goûts et surtout sur votre état de santé du moment et des compatibilités en terme d’aliments
  • l’auto-domestiquation des “choses” (plantes, meubles, design…), communiquant entre elles sans que l’on s’en rende compte (le “utility” du foyer se gérera tout seul…)
Mais du côté des menaces, on doit considérer des comportements possibles, des sortes de déviances dangereuses et incontestables dans l’ère numérique :
  • la progression du hacking et surtout son exploitation économique pour la guerre silencieuse de l’information ou du dérèglement planétaire des équilibres : les bourses sont reliées, le système financier est du coup piratable, les réserves d’or et d’argent etc, les SI des forces nucléaires et militaires…
  • en cette période “pré-électorale”, quid d’un vote électronique et des capacités de fraude, détournements électroniques, mettant en danger la démocratie ?
  • fraude dans l’éducation si le dépouillement, les corrections et les résultats sont demain effectués par des “objets” connectés : quelle sera la valeur de l’évaluation et des niveaux rendus de nos chers diplômes ?
  • jusqu’où peut aller “l’open data” : doit-on vraiment tout montrer, à l’instar de Pachube, une communauté modérée par les utilisateurs, qui publie tout sur tout, avec un degré de confiance qui fait loi
  • la sur-automatisation de process (process financiers, régulation de trafic aériens, recherche de minéraux dangereux…), tout confié à des balises d’information reliées sur l’Internet ?
  • le système de télécommunication officiel mais surtout les fuites ou l’information parallèle (réseaux sociaux), rendue publique par des “objets” automatisant l’information sans la vérifier ?

Je sais c’est sans doute difficile pour se projeter et s’imaginer de manière plus concrète la portée des modifications apportées au confort et aux habitudes, mais la réalité du possible est déjà là. Les protocoles ont évolué pour démultiplier les adresses possibles d’objets numériques (comme par exemple l’ipv6), car l’on sait que tout étant relié, chaque objet doit avoir une identité numérique propre. En passant, si chaque objet a une identité, il est du coup capital de ne pas pouvoir l’usurper, tant les menaces sont à notre seuil comme abordé plus haut. Des initiatives comme myID.is ou  myid.com vont probablement se développer alors, pour garantir que tel objet est bien tel objet demain. L’identification doit donc bien se faire au niveau de l’objet même et non pas au niveau du propriétaire, qui si il change…

IoT

Nous savons d’ores et déjà que la mobilité est le mode dominant de transfert des données et des communication de demain, et donc l’internet mobile va servir de support comme protocole phare, pour porter l’interconnexion des objets vers des utilisations concrètes. le Wifi poussé à l’extrême ou la 4G, voire xG ont par conséquent des potentiels avérés. Comment allons-nous réagir à cette profusion d’ondes, dont on dit parfois qu’elles sont dangereuses pour la santé ?

Il y a quelque chose de grisant, d’inutile, de magnétique justement à se dire que tout est relié et tout est quasiment joué…une perte d’innocence, d’approximatif, de pensée analogique pure. Pour le progrès, certains sont prêts à tout, y compris à perdre leur tête. Nous avons déjà beaucoup de mal à lutter contre l’analphabétisme en France (et ailleurs sans doute) et la digitalisation de nos “actes, pensées, communications” ne va pas améliorer l’apprentissage de l’écriture (mais va t-elle encore exister longtemps, est-ce utile à terme, si tout est géré dans des formulaires automatiques ?), de l’orthographe et la grammaire, celle qui construit une conversation, un échange et codifie politesse, règles et interactivité humaines ?

Il nous faut donc considérer désormais les objets comme vivants et s’occuper d’eux avant qu’ils ne s’occupent de nous. Leur donner des règles, une place plus interactive dans notre vie et imaginer qu’eux aussi auront leurs réseaux sociaux privés (entre objets, nous y inviteront-ils ?), leur propre page Facebook, Twitter, leurs amis, photos, liens…Leur propre réseau sera par conséquent un support conséquent d’échanges de données, puis de conversations on espère, pour en faire des medias à part entière : des places de publication, de tri, de discussions, parsemées d’échanges binaires de 0 et de 1. Mais qui sera responsable des contenus véhiculés ou des actions engendrées par ces objets, quelle législation : le propriétaire, l’utilisateur, le réseau exploitant…?

En tous cas un sujet pas vraiment nouveau, qui prend du temps à réellement décoller, mais dont les applications font miroiter des potentiels universels très pertinents pour le recul de l’isolement, la domestication et l’innovation sous toutes ses facettes. Un super défi…des médias (qui caractérisent un moyen de diffusion), mais peut-on dire “sociaux” (= des médias qui privilégient l’interaction sociale, cad entre deux êtres humains…) ?

#Systematic15…tic toc 10 ans ! 30/05/2015

Posted by evidencesx in Uncategorized.
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C’est parti pour la convention nationale 2015, du pôle Systematic, toute particulière cette année : 10 ans déjà d’existence pour ce cluster IT, qui s’est bien développé dans les milieux d’ingénierie et les domaines technologiques.

Retour sur 10 ans donc d’expériences, de succès, d’innovation et un bilan plein d’espérance mais de constats malheureusement, reflétant les limites sociales de notre pays. Notre modèle bâti sur un contrat social plutôt bien fait, en subit aujourd’hui les limites : trop de castes, de structures rigides, de clientélisme (jusque dans les arcanes de l’Etat), une modernisation lente, comme si la slow innovation était un modèle acceptableVieille France dans une vieille Europe, bel organe bien plus mammouth que couguar, hélas. Le fil numérique et digital a bouleversé nos rapports entre humains, marques et objets. Les générations imposent leur résistance ou leur style mais le collectif est là pour fonctionner. Il reste nos vieilles institutions qui comprennent mal les enjeux et qui ne réforment pas suffisamment, au profit de rustines inefficaces sur le moyen terme. Le temps politique est trop court et sert les urnes mais pas le pays, ni l’Europe. Trop de réformes inutiles et peu comprises, l’éducation recule et les savoirs de base sont en faillite. Ecole, entreprise, institutions. Trop d’incohérences, incapacité chronique à engager les efforts importants de ré-allocation des moyens (ie budget de l’Etat) et d’appréhender les enjeux stratégiques du pays. Faut-il vendre encore plus d’engins de mort (ie Rafales) pour se satisfaire de notre balance commerciale ? De notre ingénierie made in France ?

Redonner du sens le « on purpose » anglosaxon, et l’open innovation. De vraies pistes pour booster et provoquer l’écosystème d’innovation collaborative. Vitesse, collaboratif et audience sont des clefs d’accélération du changement. Espérons qu’il soit profitable, juste et partagé « pour un monde meilleur » (OECD claim). Et cette collaboration entre cluster, pôles et entités professionnelles (PME, groupes, chercheurs, écoles, collectivités et institutions publiques) doit réduire leurs différences et faire en sorte de mieux travailler ensemble. Les alliances dites « chasse en meute » seraient plus efficaces pour faire masse aux conglomérats étrangers

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L’offre décuplée de cette ouverture collaborative, où les logiciels et applications libres fleurissent depuis des années, va également poser des problèmes drastiques de sécurité et de surveillance. Les fables et anticipations passées (1984, big brother, le panopticon, le prédictif…) prennent vie pour le meilleur et pour le pire et sont déjà là. Mais dans les entreprises, on se plaint facilement même si l’on génère en interne des comportements de sécurité aussi peu précautionneux que les applicatifs de loisir à la maison…Il faut en effet gérer la frustration et le plaisir, doux équilibre entre sécurité, confort d’utilisation, ouverture et interfaçage smart. Et pour éviter un jeu à somme nulle (#RIP JohnNash), cela doit devenir au global un #jeuàsommepositive où tous les acteurs sortent grandis et enrichis.

Un exemple de sujet abordé ici, avec la continuité d’une exposition de startups, proposant des solutions technologiques d’avenir. Un pôle extrêmement pertinent dont le travail a suscité de nombreuses félicitations et une dynamique collaborative entre les acteurs économiques du pays, bien au delà de nos frontières.

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Former l’informel, une autre manière d’apprendre…par les expériences pour les compétences 13/05/2015

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Formation, Management et Apprentissage, notions largement débattues dans les entreprises, doivent également vivre leur révolution. La traditionnelle équation « budget + équipes = formation » a vécu. Elle a vécu parce que selon des retours réguliers, les méthodes empiriques et classiques, laissent entrevoir des failles et du gâchis consommés, néfastes à moyen terme sur les organisations. Pourquoi ?

  • Les manageurs, de retour de formation, appliquent rarement leurs nouveaux acquis mais par contre mobilisent sur leur temps de travail, leurs cellules grises pour résoudre des injonctions paradoxales de type « faire mieux avec moins et toujours plus »
  • Les DRH, assises sur les budgets formation à dépenser, remettent rarement en cause les habitudes et sortent peu des traditionnelles formation « savoir-être, savoir-faire », quelque peu terre-à-terre
  • Les Dirigeants voient leur équipes partir par cohortes entières, motivées ou pas, prétextant la dilution des budgets formation, sans garantie ni de ROI, ni même parfois de remerciements, un peu comme si « on a toujours fait comme ça »
  • Les organismes de formation, assis sur un tas d’or, des monopoles et des rentes de situation travaillent avec des trésors d’imagination pour vous prouver que vos équipes ont besoin de renouveau, qu’elles apportent en réel, peu

            Managers

Une situation qui dure, mais qui contrairement au développement durable, comporte des risques : usure, mécontentement, moindre implication, incompréhension, climat interne dégradé et productivité en berne, voire démissions et grèves. Rappelons que l’une des composantes du développement durable est bien sociale et traite de l’équité et de ressources humaines bien au travail, stables. Le « sustainability training » existe pourtant car là où l’apprentissage a apporté du concret dans le milieu académique, il existe également dans l’enseignement d’entreprise par les expériences.

Le très sérieux CNRS en a même fait aujourd’hui un sujet de recherche, épaulé par Esprit Manager, une entreprise spécialiste de « l’apprentissage par les expériences pour les compétences ». Le sujet vise à comparer un groupe témoin formé de manière traditionnelle et un autre groupe formé selon le cercle vertueux d’un apprentissage permanent par les expériences pour développer ses compétences. Une méthode qui a déjà trouvé écho chez de grands groupes et même hors de France. Ce projet est piloté par le CEE et l’unité de recherche « dynamique des organisations et du travail » du CNRS. C’est dire si le sujet est crédible et sérieux.

Une nouvelle méthode des entreprises « people oriented ».

C’est Vineet Nayar CEO de HCL Technologies, qui écrivait un magnifique ouvrage intitulé « Employees First, Customers Second: Turning Conventional Management Upside Down », best-seller, idéalisant les équipes et ressources humaines, mais surtout à partir de faits réels, bâtis dans son entreprise. Une manière de saluer le travail des salariés et surtout de donner du sens à tout un projet d’entreprise : s’occuper d’abord de ses salariés, qui tout naturellement créeront à leur tour une expérience client sans égal. Il fallait y penser mais aussi le mettre en place, mais il l’a fait. A l’instar de Zappos (revendu à Amazon) qui prône le bien-être au travail (j’en avais parlé ici) et qui désormais se sépare massivement de son management intermédiaire pour rechercher une autogestion collaborative, le bien-être n’est pas une figure de style mais bien un investissement durable (vous voyez le paramètre « sustainability » ?). Le bien-être des équipes passe donc par des individus à leur place, investis et motivés et surtout bien dans leurs postes. Bien, parce qu’ils le maîtrisent mais aussi parce qu’ils auront un processus de progression propre, adapté et où ils seront les premiers acteurs. Une formation dont « vous êtes le héros ».

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Comment ça marche ?

Le principe est tout d’abord de laisser les managers à leur emploi classique, in situ et d’analyser avec un coach des situations réelles et quotidiennes. Les résultats sont plus efficaces car en temps réel et n’empiètent pas sur le temps de travail car la démarche est DANS l’activité quotidienne.

  • Analyse du contexte du manager
  • Apprentissage du « ongoing listening » ou de sa capacité à s’observer lui-même, à l’œuvre
  • Mise en place de défis à relever
  • Echecs, succès et ressentis : parler du vécu, des actes et des issues
  • Analyse régulière des progressions et des « learning keys »
  • Et on recommence…

Evidemment il n’y a pas réellement de fin, car l’apprentissage par l’expérience développe de nouvelles compétences qui vont appeler…un goût pour l’exercice et pour de nouveaux défis. Finis les formations barbantes, théoriques et banales…Place aux nouvelles méthodologies qui mettent au centre l’individu, pour son développement qui ne ressemble pas à une « fiche théorique quelconque ». Il est ainsi plus motivé, en ressent très vite les effets et sent investi et plus concerné dans sa mission.

Par ailleurs, les exercices ayant lieu dans le cadre réel de son travail, l’efficacité globale est décuplée et directement rentable pour lui et l’entreprise

Le Manager peut se loguer sur une plateforme professionnelle sécurisée pour y raconter ses expériences, relever ses défis, suivre sa progression et recevoir des guides, conseils et réponses de son coach ou de son mentor. La plateforme permets également de retrouver des sources bibliographiques, références video, films, etc qui vont aider le Manager à cristalliser certaines idées et illustrer des exercices demandés dans les défis.

Le temps est révolu aujourd’hui d’absorber des contenus, pires théories, dans notre monde toujours connecté. Tout le savoir étant à portée d’un clic, la distinction notable aujourd’hui c’est l’expérience et ce qu’elle procure dans le développement de l’individu, échecs comme succès. Ce sont ces expériences qui du coup développent la personnalité, le style et l’approche d’un manager et renforcent ses compétences dans l’exercice de son métier. Encore faut-il passer du temps à l’autoanalyse, l’observation, l’écoute et savoir capitaliser sur ce capital recensé…

Prêts pour le développement durable des compétences ?

En savoir plus : Esprit Manager

Le « Design Thinking » ou la nouvelle donne de l’innovation (w/ @HECParis) 11/11/2014

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Bien ce nouveau village, le village by CA et cette soirée assez surprenante d’une belle ovation aux nouvelles formes d’organisation de l’innovation. Le 20 Novembre, une belle réunion sous la houlette de « HEC Alumni Technologies avancées« , avec plusieurs participants, témoins, acteurs ou chercheurs. Chercheurs d’un sens nouveau dans cette économie sclérosée et tellement nécessiteuse d’une pensée libérée et accompagnée par une action incessante, réactive, flexible et souhaitée. Souhaitée par le design et la demande des clients, toujours plus proche, adaptée et smart.

L’accélération des cycles d’innovation, l’inflation du volume des connaissances, les technologies du numérique, des transformations sociales et sociétales fulgurantes… tant de facteurs qui poussent les entreprises à expérimenter de nouveaux modes d’organisation de l’innovation et de la R&D, comme le Design Thinking.

L’objectif est de rendre les entreprises plus agiles, sous l’impulsion de modes comme le « Lean » bien connu…Les thèmes développés autour d’un partage d’expériences ont porté notamment sur :

  • Les événements déclencheurs qui ont amené à dédier des ressources au design thinking,
  • Des indications sur les moyens à déployer et la gouvernance du projet, ainsi que les nouveaux modes de gouvernance, dans un environnement devenu collaboratif plus que hiérarchique
  • Les problèmes rencontrés mais également les réussites, résultats obtenus lors du déploiement de la nouvelle organisation,
  • Des conseils pour développer une approche « design thinking » et notamment des structures adaptées, agiles, à côté d’organisations plus massives

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C’est sur c’est très tentant d’organiser le renouveau et surtout l’avenir indispensable des structures confortables, qui peuvent connaître brutalement une sortie de piste fatale (a été cité l’exemple de Kodak, complètement sorti du jeu monopolistique de la photographie avec l’arrivée du numérique…). La multiplicité et la fragmentation de l’information devenue banalisée et accessible à tous (open source…), il faut désormais tirer tous les avantages des modes collaboratifs, en organisant de la « pensée multiple », du « team innovation », en autorisant même la destruction d’activités en déclin (« licensed to kill » signifie organiser sa propre concurrence et cannibalisation, en incarnant son propre danger, en interne ou dans une structure légère « intrapreneuse »).

L’heure est venue d’accepter le mystère, de vivre avec l’ambiguïté, de cultiver des (nouveaux) modèles fertiles

Yeah, ça force le respect. Disruption, game changing, open innovation, out of the box, design thinking…de nouvelles écoles de pensée, mais pas que. Après la mode des « think-tank », voici l’ère du « proof of concept », du prototypage tous azimuts, gorgés de sève régénératrice pour les groupes ancestraux qui peinent à veiller, voire en manque de vision.

L’agilité et la flexibilité sont devenues des pré-requis, car le capital est cher et plus rare, capital en général très consommé dans la R&D classique. L’aversion au risque, jusqu’à soupçonner son voisin et le manque de confiance ambiant poussent donc vers des réflexions rapides, légères et différentes. Organisé autour de la diversité (Hommes/Femmes, origines culturelles, âge…), les équipes sont passionnées, sans Dieu ni maître (presque) et organisent le chaos de la pensée, autant internes que recrutées à l’extérieur. Une véritable ruche donc, pas très rassurant pour les actionnaires, plus sensibles aux KPI, ROI et rentabilités sonnantes et trébuchantes, mais force est de constater, que de ces petites coquilles, sortiront peut-être des pépites ?

Comme un chercheur d’or qui fait la fortune de son patron, mais qui peut finir, lui, épuisé et pauvre…

Un beau morceau d’espoir donc, qui illustre bien les nouveaux modes de pensée de l’innovation disruptive, souple et collaborative. Un mode qui devra convaincre, gravir et prouver qu’il est l’avenir des organisations et des humains, remis au centre du processus de création. Non les machines ne l’emporteront pas, elles seront domptées et épauleront l’homme, incarneront le progrès, mais resteront des moyens modernes et non des fins, fin des processus humains.

De Gaulle disait « des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent, on en cherche ». Espérons qu’ils soient tous de ceux-là…

Un bon site sur le sujet pour les passionnés : « design thinking blog« 

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La Dynamic night de Dynamique entrepreneuriale 24/09/2014

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Mardi 23 septembre, le soir. Une queue indécente, de celle d’un soir de match, et une envie de faire demi-tour. J’ai d’abord cru à une blague, à une organisation un peu légère. Bon c’est la première soyons indulgent…Et après tout, nous sommes invités. Entrée, placement, le Pau Brazil un bel endroit bien placé, cosy et Parisien. La foule, tantôt initiée, tantôt interrogative, des entrepreneurs en veux-tu en voilà…La soirée Club Dynamique peut démarrer. Julien Nishimata et son frère chauffent la salle et offrent un début hilare, parfois long. Trop long. Tout le monde est là pour networker, éventuellement boire un coup et rencontrer pairs, clients potentiels et icônes. Finalement on parle peu du club, des avantages, de l’objectif. Je suppose que ça viendra, lorsque tout le monde ayant laissé sa carte de visite, sera relancé pour y souscrire. Le buffet est dressé, et dès la fin du discours finalement peu utile, le naturel revient au galop. Rush sur les mets et boissons de qualité, et on échange. On échange ses doutes, ses craintes, ses aventures et ses cartes de visite. Très vite on en vient à une forme de théatre d’ensemble ou l’avenir serait au « H2H », la marque de fabrique de ce club en devenir. Bien au delà des réseaux sociaux, usines à fiches et profils électroniques, on oeuvre « IRL » ou « away from desk » pour se présenter et recueillir conseils, contacts et espoirs. Si la forme est à parfaire, le fond est bien là et à le mérite d’exister et de réussir.

ClubDynamique

Une formidable usine à audace, passion où tous ces chefs d’entreprise vont peut-être créer les entreprises dont notre pays a bien besoin. Certains s’y essaient en fuyant pôle emploi, d’autres recommencent acharnés et convaincus qu’ils vont rebondir après un échec, et le reste se teste pour connaîtres ses limites et ses compétences. C’est ça l’entrepreneuriat, un saut aveugle, un peu fou vers l’inconnu, plein d’espoir, de passion et d’audace, c’est ce qu’il y a de plus beau. Un peu quand même comme un saut en parachute, mais sans parachute, tant les risques sont démesurés par rapport aux espoirs de gains. Entrepreneurs masos ? Non, énergiques, volontaires et fougueux, comme la France en a réellement besoin pour reconstruire le pays et aborder la conquête de nouvelles frontières.

J’ai bien fait de ne pas faire demi-tour et j’y retournerai sans doute. Rien que parce que le club existe et pour l’énergie de ceux qui ont permis qu’il existe…

Bon vent et belle réussite en attendant la deuxième édition…Si personne ne s’en charge, à nous d’inventer le futur. « Vivons notre vie parce que celle des autres est déjà prise ».

L’innovation Jugaad ou comment se renouveler 10/08/2014

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En soi, c’est une vraie révolution. L’ironie du sort, c’est qu’elle vient d’un monde où les ressources sont rares, l’adversité terrible et les moyens inexistants. L’innovation monolithique, consommatrice de capital et encastrée dans des structures pyramidales et secrètes, pourrait bien se révéler désormais terminée ou en voie d’extinction. « Jugaad« , qui signifie « système D » ou « comment se débrouiller en milieu hostile » ou encore « faire plus avec moins », en dialecte Hindi, reflète une nouvelle idée de l’innovation simple, flexible et ouverte. Une capacité de redevenir ingénieux, pleine de bon sens et combatif à souhait, pour redonner de l’espoir aux plus démunis, mais aussi de créer un courant sans précédent de ré-ingénierie partagée.
L’innovation Jugaad est définie par 6 principes la caractérisant (sachant que nous aimons bien enfermer des concepts dans des cadres définis !) ; je préfèrerais laisser libre court pour ce nouveau courant qui pourrait bien s’affiner au cours du temps et profiter des tendances collaboratives pour s’enrichir…:

  • Rechercher des opportunités dans l’adversité : la plupart du temps, n’importe quelle difficulté suffit pour une entreprise à soit la contourner, soit renoncer au détriment de sentiments sécuritaires, de notions d’économie ou de peur. Rarement on avoue un échec ou on tente de se surpasser, préférant les zones de confort…C’est justement la force du Jugaad, de prendre appel sur une difficulté pour en tirer toute l’énergie, avec fierté, défi, passion pour surmonter l’obstacle. Apprendre à cotoyer l’adversité, sans arrêt, comme un ami, un conseiller, une énergie de vie.
  • Faire plus avec moins : il va falloir s’habituer à moins : moins de ressources naturelles, moins de croissance, moins d’emploi, moins de temps. Il faut repousser le possible en réinventant les choses simples. Un exemple terrifiant est le recyclage possible des emballages et déchets, même sans les détruire, en les détournant de leur utilisation pour leur redonner une seconde vie. Lorsqu’on est rompu à la présence quotidienne de l’adversité, on s’habitue à imaginer de l’innovation permanente, avec rien. En tous cas, comme dit précédemment, puisque les pénuries vont s’accélérer, le réflexe Jugaad va être déterminant…
  • Penser et agir de manière flexible : les grands groupes, largement fournisseurs et prétendant de structures d’innovation performante sont englués dans des process toujours plus lourds. Elle ont le chic de rendre compliqué ce qui pourrait être simple, ouvert et plus souple. Les cycles s’allongent, dépenses en capital et ressources flambent et l’innovation n’est pas fluide car limitée à des structure occultes, en parallèle, qui gardent jalousement les résultats (lorsqu’il y en a !) pour eux. Un contre-cycle de l’innovation collaborative qui règne aujourd’hui sur les réseaux sociaux, comme une révolte à ces réflexes d’antan, qui hélas ne sont plus pertinents, ni efficaces. Avec le Jugaad, l’action est confondue avec la pensée ou en tous cas, proche. Le processus est naturel et évolue en permanence au fur et à mesure des opportunités.
jugaad(c) morceau de couverture issue du livre « Jugaad, redevenons Ingénieux » aux éditions Diateino.
  • Viser la simplicité : toujours plus simple, sans jamais oublier « keep it shortly simple ». Faire simple, c’est souvent compliqué, car la manière même d’y arriver demande de décomposer ce que l’on a déjà créé. Or, lorsqu’on part de peu ou de rien, on initie une démarche pure en se concentrant sur l’exact besoin et non plus, sur l’objectif pur, de résoudre un problème simple. Comme si on voulait toujours embrasser des objectifs toujours plus globaux et plus complexes, sans passer par l’étape initiale : la simple et primaire réponse.
  • Intégrer les marges et les exclus : l’innovation a pour cible les masses et le « mass market », tout simplement pour amortir les ressources colossales investies dans les cycles de l’innovation. Elle a rarement pour client le démuni, le pauvre et celui pour lequel justement une simple innovation pourrait changer sa vie…Les démarches de « bottom of the pyramid » ou BOP, montraient des chemins intéressants pour les industriels, tout en montrant également l’usurpation et l’exploitation des pauvres, en leur appliquant la double peine : pénurie et prix élevé à l’unité. Pour Jugaad, c’est très différent car il est issu même des populations en plein développement, qui ont peu et qui justement sont confrontés à un désert d’aides et de solutions. L’ABC des exclus est en marche, pour et par les exclus, juste revers de médaille, pour ceux qui pourraient bien constituer les prochains cas d’étude, des meilleures business schools…
  • Suivre son coeur : sans doute la notion que je préfère, celle d’aller chercher ses intuitions, bâtir avec ses sens et son coeur, au gré des aléas, des expériences et d’un process « lean ». Suivre ses intuitions n’était-ce pas la méthode « Jobs », pour le succès que l’on connaît, sans avoir jamais demandé son avis à aucun client. Faire le bien, répandre le « no evil » de Google pour tous. Faire le bien avec moins, pour chaque individu pour améliorer simplement son quotidien. Cette simple quête conduit à des empires dont on peut être fier, durables et socialement responsables. Le coeur a ses raisons…car il a raison dans le chemin qu’il nous fait prendre.

Une vraie révolution, en introduction je vous l’avais dit. j’en suis convaincu, au delà d’une mode et de la tentation du faux (jugaadwashing) qui va s’emparer des groupes bienveillants, tantôt pour occuper leurs troupes, tantôt pour essayer quelque chose de nouveau…Mais le temps passe et chaque jour voit un innovateur nouveau autour de nous. Peut-être votre voisin, votre collègue. Un rencontre de voyage. Quelqu’un de bien, c’est sur. Travaillons pour le futur en respectant ce que nous avons.

Soyons frugal avec Jugaad, il en va de notre avenir…à tous.

See: « Jugaad Innovation ». « Passion with no, limit » et le livre majeur sur le sujet aux éditions Diateino.

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