jump to navigation

Tout et n’importe quoi sur le concept « d’expérience clients » : le point sur une notion désormais galvaudée 09/10/2015

Posted by evidencesx in économie, centres d'appels, crm, design, expérience clients, relation client, thinking.
Tags: , , , , , , ,
add a comment

A la recherche de toujours plus de nouveauté, les entreprises dont la concurrence désormais internationale chouchoutent leurs clients (ou les découvrent !) pour les conserver. La notion « d’expérience clients » semble préoccuper les directions d’entreprises, au point de vouloir créer des postes de « directeurs de l’expérience clients ». Et le client dans tout ça ?


Franchement, toutes ces idées reçues…

Après de longues périodes orientées « produit » et très marketing et l’avènement des plateformes sociales d’expression, le client est plus que jamais au centre des préoccupations car maintenant, il peut mettre en danger une entreprise par l’immédiateté de son mécontentement par la puissance et la viralité de son influence. Mais non diront les entreprises, ce n’est pas sous cette menace qu’elles opèrent des virages sensibles pour mettre le cap sur « l’attention client »…

  • Fausse idée #1 : ce n’est parce qu’on décrète qu’on est « orienté client » qu’on l’est réellement. C’est au client de le dire, par son expérience et ses comparaisons.
  • Fausse idée #2 : ce n’est pas en accumulant tous les canaux pour lui parler, qu’on augmente sa satisfaction. C’est en lui fournissant la bonne réponse au bon moment, par le moyen de son choix.
  • Fausse idée #3 : tout contact avec un client ne doit pas forcément se conclure par une transaction. Si le client est au centre, alors il décide.
  • Fausse idée #4 : les « petits » clients n’existent pas. Si, et ils sont tout aussi respectables et des moyens personnalisés existent pour les satisfaire.
  • Fausse idée #5 : tous les clients ont Internet et un smartphone. Honte à ceux qui le pensent…
  • Fausse idée #6 : une bonne expérience client passe forcément par un contact humain, physique. Mieux vaut une bonne info au bon moment, qu’une réponse humaine, peut-être, plus tard.
  • Fausse idée #7 : avoir tous les outils (informatiques, telecom, logiciels…) dernier cri garantit la meilleure réponse au client (et donc une expérience optimisée). L’outil (comme l’habit) ne fait pas le moine. Et ce n’est pas ce que l’on promet au client, qui souhaite qu’on s’intéresse à lui et à ses besoins, en y répondant justement.


Le client, un élément unique, rare, capricieux mais au fond, sympathique…

Le client est un, indivisible et incessible. Il reçoit en revanche une multitude de propositions à chaque instant. Il n’a donc que peu de temps à vous consacrer. Le temps lui est précieux (puisque c’est de l’argent) et sa capacité d’écoute, d’attention et de mémorisation est limitée. Il est donc de règle d’être patient, diligent et souple, pour ne serait-ce que retenir son intérêt. Lors du cycle de vie d’un client, il décide de la vie ou de la mort d’un produit, service, d’une enseigne et constitue le véritable chef de produit de l’entreprise (accru par les modes collaboratifs organisés par certaines entreprises, y trouvant des idées qu’elles ne sont parfois pas capables elles-mêmes d’identifier). Il est quelque part aussi, actionnaire de l’entreprise, car ses « actions » déterminent chaque jour l’avenir d’une compagnie. Considérant le cycle de vie relationnel d’un « contact » d’une entreprise, il est intéressant et pertinent de repérer là aussi, la maturité du client et son intensité relationnelle. Intensité relationnelle qui n’a en général de corrélation jusque là qu’avec la taille de son portefeuille et son niveau de commande…hélas.

CycleVieClient

Transaction n’est pas raison

L’obsession de la « trace » et de « l’utilité » du contact fait référence à la peur d’être seul. Un client devrait donc, à chaque fois laisser quelque chose, faire, dire, acheter, remettre, renseigner, etc et serait donc un faire-valoir d’avoir consacré du temps d’entreprise. Tous les outils modernes sont conçus d’abord pour ça : enregistrer, suivre, traquer, mieux connaître et espionner, stocker de la donnée…La relation devient avant tout transaction : « je te réponds si tu m’es fidèle et utile et que je considère que ce que tu racontes est vrai » (et nombre de marques ne se gênent pas pour le vérifier alors que la confiance est la première brique essentielle d’une vraie expérience client). Sur les marchés anglo-saxons, on « targette » un client qui est donc une cible à viser que l’on doit toucher. J’oserais y entendre, « toucher ses sentiments », mais malheureusement le pragmatisme l’emporte sur le coeur.

L’expérience se vit et se raconte difficilement

L’expérience vit aussi de « vides » et de périodes de sensations diverses. Et parfois bien mieux que sur frontaux clients organisés en usines modernes pour traiter des flux. Lors des phases d’approche de la marque, des inputs, images, témoignages, messages, publicités, etc massivement adressés aux clients. Puis dans la découverte des produits, des services et leur consommation. Chaque élément, notice, image, logo, territoire de marque participe à l’expérience globale ressentie par le client. D’où souvent l ‘idée d’alignement dans les entreprises entre tous les messages livrés, quelle que soit la phase et le responsable en question…Testez dès demain la chaîne entre « accueil téléphonique, processus de commande, facing magasin, usage produit, SAV, livraison » et vérifiez donc si tout vous semble cohérent. Rarement hélas…Car si l’expérience se vit, elle passe à travers des relais (objets, humains, machines…) qui véhiculent ce qu’on leur a demandé de véhiculer. Alignement, cohérence, logique. Tout reflète une manière de faire ressentir au client cette fameuse expérience, riche et unique. Testez maintenant Apple (sans faire aucune idolâtrie déplacée) et vous comprendrez comment l’obsession du design, l’intégrisme de l’exécution et l’attitude (plus que les aptitudes) veulent dire…De la pureté des messages media (et leur simplicité) jusqu’à l’ouverture d’un emballage Apple, vous jubilerez de l’expérience vécue, qui se vit plus qu’elle ne se raconte.

La République du « plus-produit » vs du « plus-client »

Il ne s’agit pas de se décréter « orienté client » pour l’être réellement. D’autre part, c’est au client de le considérer et de le souligner, voire d’en faire la promotion. Et d’ailleurs, vous constaterez de nombreux cas où l’on nous bassine avec les meilleurs produits du monde, dont par ailleurs nous n’avons pas besoin…Il serait donc temps plutôt que d’utiliser le concept d’expérience client comme un grâal à la manière d’un greenwashing, de faire en sorte qu’il ait lieu tout naturellement comme une envie, une facilitation et un du, auprès des clients. Le « plus-client » c’est pour cela qu’un client fait la différence entre des offres confuses concurrentielles et c’est mieux si il la « sent » cette différence, à travers une expérience inoubliable. Et ce « plus client » déclenchera une relation indéfectible entre la marque et le client.

Simplicité, Transparence et Confiance : les 3 piliers d’une expérience client réussie.

Tout est dans le titre et remarquons qu’on ne parle pas ici de moyens mais d’objectifs. C’est d’abord avec cet état d’esprit et cette stratégie que l’entreprise gagnante doit exercer. Et pour les esthètes de la relation humaine, rappelons qu’elle est faillible et émotive et que le test de Turing nous montre aujourd’hui des « machines » bien plus efficaces pour distiller une belle expérience aussi. Encore une fois ne confondons pas moyens et perçu, car les besoins du client sont au fond simples : être entendu, écouté, compris et considéré personnellement. Ce qui est sur : l’expérience clients est un actif, qui s’organise, s’entretient et se challenge. Qui se mesure aussi, histoire de ne pas s’autoproclamer mais plutôt de se voir reconnu, acclamé et célébré par la fidélité et le plaisir de servir ses clients, au plus près de leurs besoins. Histoire de rappeler à tous les prétendants qu’il ne s’agit pas d’avoir toutes les infrastructures, les outils, ressources pour le vouloir, mais bien d’être reconnu comme tel. La Drection de l’Expérience Clients doit donc pour avoir comme mission d’abord et avant tout, d’aligner sur le client toutes les ressources et les mentalités de l’entreprise, car seul le client in fine, fait vivre celle-ci. Et lorsque l’on s’occupe bien également de son personnel, il trouve tout naturel de développer attitude et goût pour faire au mieux son métier au profit du client.

Le bon sens est à qui sait l’identifier, se le rappeler et le mettre en oeuvre…

Le client EST un media social 29/05/2012

Posted by evidencesx in crm, digital, innovation, numérique, relation client, social media, social network.
Tags: , , , , , , , , ,
add a comment

L’information progresse et se diffuse à une vitesse colossale aujourd’hui, à travers tous les canaux de communication historiques. C’est ainsi que désormais il faut considérer la « relation » entre cibles, contenus et relais avec toujours plus d’interactivité rarement égalée avant. Alors évidemment, les circuits traditionnels de diffusion, quelque peu dépassés par l’ampleur du phénomène essaient de s’organiser en surfant sur la vague et adaptent leurs processus à une pseudo-vue à 360 degrés, censée améliorer la vision, la connaissance et la couverture, et quelque part tromper son monde. En fait, tout le monde peut aujourd’hui devenir un formidable agent de réputation, et puisque l’on parle de marques, il est de bon ton de s’intéresser enfin à la psychologie du client, le fameux « roi ». Et prendre en compte celui qui fait exister une marque et qui la dirige presque et son meilleur outil : le pouvoir d’influence du client. Ce pouvoir est désormais étendu, du fait de la simplicité à colporter, facilement et rapidement, un avis sur une marque, sur les communautés sociales qui débattent. Les marchés sont devenus conversations et de tout ce bruit émerge un peuple étrange mais bien là : les influenceurs. Et puisque cela se passe sur les medias sociaux, les clients y sont donc potentiellement présents, actifs et réceptifs à échange, avis et conversation. Ils deviennent, au même titre que l’était  le « message », un media, puissant, particulièrement efficace et pernicieux. Non le client n’est pas qu’une tirelire qu’on pille mais aussi un émetteur-récepteur qui sur le web social, devient un amplificateur d’opinion. Doit-on s’en plaindre ? Je ne crois pas. Je dirais même qu’il s’agit plutôt d’une opportunité formidable à qui sait la saisir. Et qui change la face des échanges et relations entre marques et clients

Et avant, comment c’était ?

Oui, vous vous souvenez quand vous étiez gavés et abrutis par des flux interminables de publicité, saturant votre cerveau jusqu’à l’aliénation totale…un vrai programme. Nous étions au centre de la guerre du bruit publicitaire. Au centre, bombardé de dernières trouvailles du marketing et du ciblage intelligent. Et rarement gagnants, en fait. Trop c’est trop et les effets induits ont débouché sur l’inverse du résultat recherché : fuite, ras le bol, dé-consommation, insensibilité aux messages, la nouvelle ère des chasseurs de prime, nous rendant encore plus bêtes…Réagissons : « nous ne sommes pas des tirelires qu’on casse à souhait, nous voulons prendre part à la conversation globale et construire le type de relation que l’on mérite et que l’on veut développer avec vous » ; c’est à peu près le manifeste du client moderne, abusé et désabusé. C’est ainsi et sous ces conditions que je continuerai de consommer votre marque ; c’est comme ça si vous n’adhérez pas, j’irais consommer ailleurs…Je ne suis plus une cible qu’on vise à foison…Les agences de communication avaient pris l’habitude « d’expérimenter », de créer des marchés tests, de « viser » des cibles, tirant des statistiques et règles régissant le monde et sécurisant leur emprise. Mais ça, c’était avant

Le cri du client (se remarque maintenant) :

Eh oui, c’est la bascule ; la bascule dans l’inconnu ou plutôt pour une meilleure connaissance de la relation marques-clients. Et les entreprises qui souhaiteraient l’ignorer pourraient prendre les hurlements et les plaintes…de leurs acheteurs, pressés de partir ailleurs. Le cri du client se déclinerait plutôt avec :

  • « Vous cherchez à nous convaincre d’acheter, prenez d’abord le temps de nous demander quoi et pourquoi ».
  • « Développez avec nous, ça vous évitera le gâchis et la honte ».
  • « En fait nous sommes le media dont vous avez le plus besoin : gratuit, puissant, vivant et fidèle. Surtout si vous arrêtez de nous prendre pour des idiots ».
  • « Nous avons le pouvoir de déchainer les passions pour vos produits et leur donner la place qu’ils méritent dans les yeux et dans le coeur des consommateurs ».
  • Mc Luhan vous a induit le message par le medium. Eh bien si le media est le message et que le client délivre des messages, le client devient aussi, le media. L’ignorer, c’est désormais l’échec« .

Vous avez dit « orienté client » ? Essayez déjà d’écouter…:

« Précipitez-vous et jetez tous vos bouquins de marketing façonnés pour diaboliser et pervertir le consommateur ». Et si vous déclarez que vos clients deviennent votre priorité, la moindre des choses serait de s’y mettre pour que cela soit une réalité…que vous soyez légitime à le faire et qu’on puisse vous faire confiance dans cette action. Après tout, qui êtes-vous pour déclamer ça ? C’est à vos clients de vous reconnaître ce talent, eux qui sont vos premiers fans. Ce ne sont plus des machines à cash mais des ambassadeurs puissants et qui feront votre promotion : le buzz.

Je me suis déjà attardé sur le sujet mais si vous ne valorisez pas la puissance relationnelle de vos clients, eux qui sont « addicts » de votre marque…Vraiment. Quand on voit les plateformes sociales qui hurlent les commentaires les plus passionnés et qui les transportent, gratuitement pour vous auprès d’une audience importante de prospects. Ceux-là même qui pourraient devenir vos clients. Alors le soi-disant « orienté client » ne se décrète pas il se prouve par la reconnaissance des clients eux-mêmes, il ne s’agit plus d’un monologue, d’un concours de spams mais d’être en phase avec les aspirations et les souhaits de ceux qui vous confient leur argent et leur confiance. Et surtout de prendre conscience que ceux-ci font partie intégrante de vos « medias », du media-planning pour ceux qui voudraient le nommer : des ambassadeurs, donc des medias

Medium is message. Le client est un media. Le client est un message, pour vous…:

Et il vaudrait mieux y consacrer une tribune et un splendide hommage. Récompenser, faciliter et encourager la participation, comme étant authentique. Rappelez-vous ce que vous dépensez dans les medias traditionnels et faîtes vos comptes…Considérez cette vague énorme du « social media » et de son dérivé le « social CRM », qui tente de réinventer un « club social de fidélité », bâti pat la marque mais pas par les clients…Alors que ceux-ci ont pour terrain de jeu les réseaux sociaux, qui ne leur demandent rien en échange. La seule compétence pour vous est de leur proposer une conversation intéressante, enrichie et sans censure, transparente et véritable. Désintéressée. Ecouter, observer et partager, avec vos anges, conduire vos passions, les confronter et les faire grandir avec votre communauté de fans. De l’engagement en proposant une « expérience » que vos clients méritent, de celles qui ne s’oublient pas. Sachez reconnaître et partager votre succès avec vos premiers medias : vos clients. Partagez maintenant votre puissance et vos valeurs avec eux…Il y a fort à parier qu’ils vous reconnaitront et feront une réputation mémorable, personnelle et unique. Une vraie valeur de marque

Bookmark and Share

Relation Clients : pourquoi c’est essentiel… 02/05/2010

Posted by evidencesx in économie, centres d'appels, crm, management, relation client, technologie.
Tags: , , , , , , , ,
add a comment

Avez-vous déjà accueilli vos amis ou votre famille avec un fusil ? Ouvert votre porte en jetant dehors le visiteur, avec une attitude désinvolte, méprisante ? Alors pourquoi le feriez-vous avec vos clients ?

Parce que souvent, vos clients ont ce sentiment d’être maltraités, malmenés, stressés…pour rien. Pourquoi ?

Parce que le fameux adage « ne faîtes pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse », bien souvent resté dans les cartons…Parlons donc de « l’importance critique du service clients », ou de ces fameux « ambassadeurs de la marque », concepts rabachés aux hordes d’agents de service clients…qui attendent juste les outils, la reconnaissance après les mots…Ce n’est pas « parler » mais plutôt « écouter » le concept clé. Fournir, servir le client sur ce qu’il souhaite, le voir revenir, heureux et parler autour de lui de vous. De vous, de votre marque. De votre attitude, votre dévotion. Et ça, il faut déjà en prendre conscience, il faut une « vision », des valeurs de marque, une envie de se dépasser, une envie de…clients. Clients qui en parleront autour d’eux à des non clients, qui deviendront clients. Pour faire ça, pas besoin de fusil ou de méthode douteuse et inamicale…et pourtant.

Les Faits :

D’après une étude du GBC consulting on “global consumer survey” qui date de 2006/2007, qui met en avant des faits incontestables, sur plus de 4.300 entreprises. Celle-ci montre l’importance du service clients sur la fidélité, et plus de 74% d’entre elles reconnaissent avoir envie de travailler avec des entreprises disposant d’un excellent accueil téléphonique. Un investissement sûr et raisonné, donc. Cette étude montre également la dominance, même à l’heure du search sur le web, du mode téléphone, dans l’approche utilisée pour joindre une entreprise.

Lorsque l’on s’attèle à conquérir sans arrêt de nouveaux clients, ceux-ci coûtent 5 fois plus chers, en coûts d’acquisition, que le montant qu’il faut s’attendre à dépenser pour fidéliser un existant (source F. Reichheld’s book “the Loyalty Effect”). On peut comprendre pourquoi la relation clients est effectivement un avantage compétitif (pour ceux qui douteraient encore de l’intérêt, voire de la mission sociale, à bien la remplir…). Ceux qui cherchent un job ou ont vécu l’expérience, savent ce qu’est la « première impression » : personne n’a de temps à perdre, il vous appartient d’être affuté, précis et professionnel, du premier coup…
Le concept de la « porte d’entrée » ou le frontal de réception est une réalité : accueillir ses clients est une affaire extrêmement sérieuse et requiert tact, compétence et attention. Et avant même de leur poser une quelconque question. Dans le secteur des grandes entreprises et/ou de parc clients importants, l’accueil clients est bien souvent dédié et sous-traité à des « agents » (de quelques uns à plusieurs centaines parfois…) et devient de fait, la porte d’entrée de la marque. En revenant sur l’étude  précédemment citée, les clients doivent souvent faire face à un serveur vocal interactif qui réserve quelques surprises : temps d’attente, ergonomie orientée « produit » et non « client », options invalides, répétitions…mauvaise expérience pour de mauvais comportements : le client en a marre d’être baladé, en colère, abandonne et se plaint. En bref, de la vraie bonne énergie négative…Alors si la première impression compte, donc bâtissons la en professionnel. Quelle que soit la solution retenue, soyez votre « premier client », agissez comme si vous souhaitiez de l’information de votre compagnie et prenez le temps de comprendre POURQUOI vous pourriez ne pas faire du business avec vous. Intéressant, non ?

Le Fossé pourtant…

A noter dès maintenant les effets, en cascade auxquels une société s’expose, à travers une mauvaise expérience donnée à ses clients…:

  • frustration chez les clients et les agents du service clients
  • augmentation des coûts de gestion et des taux de résiliation et/ou baisse de la fidélité
  • opportunités de ventes croisées manquées
  • baisse du moral au service clients et augmentation du turnover du personnel, du au stress et à des tâches non intéressantes
  • mauvaise image, colportage négatif, buzz rapide et désavantageux

Juste ce qui était décrit avant : écouter, c’est déjà la moitié de fait. Et le reste réside dans le fait de créer de la valeur pour le client, avant même qu’il ne le demande. Accueillons le…

Construire son accueil :

L’idée centrale est bien de dessiner ce que l’on veut faire de ses clients, et donc de visionner les valeurs de sa marque à travers eux. Pour retenir leur attention et la garder, il faut d’abord être attentif aussi à sa stratégie de veille et de portail d’accueil. La mode des SVI, par exemple, comme étant des portails interactifs vocaux, permet d’être attentif au cheminement que l’on réserve à cet accueil. Une étude de ASRNews montre que le plus gênant dans un serveur vocal réside dans le fait de répéter, tout un tas d’informations, que le client a déjà donné à la « machine »…Mais si vous prenez le temps de bien penser à la conception et à l’ergonomie, l’efficacité que l’on peut en tirer ressort comme :

  • un dialogue naturel = une voix constante
  • homogénéité du discours et de l’environnement de la marque
  • une automatisation de tâches simples et transfert de tâches plus complexes sur les agents
  • une capture des informations dictées
  • un apprentissage du système : le système apprend lui-même à chaque utilisation et s’enrichit

Prêt pour créer une nouvelle relation avec vos clients ? Prêt à booster votre image auprès d’eux ?

Du vrai, de l’authentique, du langage naturel pour un enrichissement de la relation avec vos clients. Et comme le mieux c’est aussi plus…:

Bookmark and Share

Parole et Voix, la reconnaissance avance… 22/03/2010

Posted by evidencesx in Uncategorized.
Tags: , , , , , , , , ,
add a comment

Outil longtemps considéré comme impersonnel, froid et inefficace, la synthèse vocale est restée dans les films de science fiction sur un échelon de production. Et pourtant nombre d’acteurs oeuvrent, plus ou moins dans l’ombre, sur ce sujet qui promet des années plus souriantes, comme étant un véritable élan dans l’innovation du contact client. Faisons le point…

La Parole est d’Or et désormais conviviale : comment la reconnaissance vocale devient reconnue comme un vrai outil conversationnel…

L’heure est toujours aux relations, plus que jamais : l’évolution technologique nous transporte chaque jour un peu plus et repousse les limites de notre aptitude à communiquer. Toujours plus branché, la célèbre phrase « always wired » nous rappelle juste une chose : la technologie nous fait incontestablement changer.

Voici quelques années ont fleuri des essais pas toujours concluants, de produits et services à synthèse vocale. La machine commençait à nous parler…Nous sommes déjà en train de nous demander si l’ère de Star Trek est arrivée et si nous sommes contraints nous aussi à parler à des machines. Les voix ne sont pas toujours agréables, sont froides et saccadées. De quoi vraiment prendre peur et…la fuite. C’est ainsi que se construit petit-à-petit, une autre relation clients. La déresponsabilisation, l’abandon de la relation en direct prend le pas, pour optimiser et augmenter la productivité des personnes, des contacts et réduire le coût de gestion du client. Evidemment, il ne faut pas le dire au client, il faut appeler ça « progrès » pour lui, pour que tout doucement, il s’y identifie.

Nul doute qu’un tel progrès est quelque peu inachevé, à mis chemin entre produit imposé, client frustré non écouté et relation à sens unique : un (mauvais) exemple de plus de l’innovation unidirectionnelle, administrée et sans retour, ni succès. La parole vocale, mais encore faut-il écouter les clients, les marchés et scruter les tendances.

Le mal vient pour le bien.

C’est l’heure des SVI, qui plutôt que de saouler le client de paroles à enregistrer et retenir, propose de tapoter sur son clavier (encore faut-il trouver la fréquence vocale, sur son téléphone à touches…), et donc de déclencher une action de la machine : le droit de franchir la secrétaire numérique, pour enfin pouvoir poser sa question…sans forcément avoir de réponse d’ailleurs. Avez-vous déjà essayé de retenir plus de 4 ou 5 choix dictés (et au 5ème, on ne se souvient plus du 1er…). C’est à ce moment crucial et béni, que le retour de la technologie vocale prend tout son essor : prendre sa revanche sur la machine, qui parle sans écouter, pour enfin prendre la parole, en vraie parole et lui donner des ordres : c’est la révolte des humains.

Les essais entrepris il y a plusieurs années ont donné lieu à des initiatives nouvelles dans la synthèse vocale, permettant enfin d’accéder pour ces applications, au monde de la « relation clients ». Il existe également un salon, qui a lieu depuis 4 ans, dédié aux innovations de la synthèse vocale (vocalexpo.com, au CNIT). Enfin un certain nombre d’éditeurs, autour de ces briques, proposent des applications plus ou moins intelligentes et complètes, à destination des entreprises souhaitant améliorer la production et le traitement de leurs appels.

Au delà de ces applications, la reconnaissance vocale peut trouver demain des débouchés extrêmement importants, dans les domaines de la santé, de la sécurité et de l’identité vocale, du e-commerce, des helpdesks et centres d’appels, de la domotique…Des aventures qui vont faire parler d’elles, en « synthèse », des mouvements passionnants à suivre…Avec comme crédo, que la relation clients doit être simple et ajouter de la fidélisation aux marques, plutôt que comme parfois, être un repoussoir jonché d’erreurs et de maladresses. Aujourd’hui, faire payer les hotlines de soit disant « relation clients », c’est tout de même un mauvais départ, non ? Et pourtant…regardez-y…de près maintenant.

Bookmark and Share

Le Client est le meilleur vendeur d’une Marque 10/03/2009

Posted by evidencesx in économie, crm, développement commercial, relation client.
Tags: , , , ,
add a comment

On ne sait pas vraiment ce qui a existé en premier : les marques ou les clients ? Tout ce que l’on sait, c’est que l’une ne saurait exister, voire perdurer, sans l’autre. Ceci étant dit, les marques souhaitant capter, voire garder les consommateurs potentiels, se sont dit un jour : tiens et si on s’occupait de nos clients ? Ah oui, mais pourquoi ?

Si l’on s’en tient aux différents arguments, ayant déterminé qu’une société doit avoir des clients, on a :

– une nécessité économique : les clients sont co-propriétaires du devenir d’une société, pas des actifs mais quelque part ils écrivent le destin et le chemin d’une entreprise par leurs actes : achat, fidélité, infidélité, interrogation. Ils ont donc la lourde responsabilité sur une marque : si la marque transforme un client dans l’aptitude qu’elle a, dans ses valeurs sociologiques, le client a aussi le pouvoir de glorifier celle-ci ou de la détruire…

– une nécessité sociétale : la marque a un rôle à jouer pour développer un usage, répondre à un besoin, semer du bonheur dans la cité, auprès de consommateurs potentiels ; elle modifie le cours du temps et influence la vie d’une population. Si l’objectif est rempli, elle s’enrichit et le client est fidèle et viral. Il y a alors une élévation du niveau global de richesse, économique pour l’une, sociale et environnementale pour l’autre

– une conséquence d’un besoin mal accompli avant et mieux rempli après : la réussite d’une proposition définie par la marque, proposée à la cible, et adoptée par le client : la marque a une compétence en plus ou mieux, sait l’exploiter et le communiquer, pour que de l’engouement fasse d’une proposition commerciale, un acte économique réel : transfert de monnaie contre bénéfice consommateur

– des clients induits par d’autres clients : la viralité, la mode, le buzz conduisent la marque à proposer, de manière contrainte et non désirée, ses produits, victime de son succès auprès de cibles initiales « early adopters » : ces clients seront moins fidèles parce que secondaires

clientroi

Nous savons désormais que par l’individualisation bien ancrée du consommateur, consom’acteur, qui souhaite être LE et non UN client, et par la propagation des rumeurs, avis, forums…qu’il existe d’autres formes de relation pour les marques, que le simple tryptique « marque/annonceur – message/agence – cible/consommateur ». L’urgence et l’envie démesurée de s’exprimer créé des liens interpersonnels entre l’individu de la cible et la marque, sans passer par la censure, le formatage et l’austérité des medias traditionnels : le social sharing, la communauté, la participation équitable sont autant de pouvoirs déguisés, amicaux et non violents, mais qui peuvent soulever, faire et défaire des marques, sans voir venir le tsunami.

La relation client est née. Parce qu’il y a des clients et des compagnies qui souhaitent les garder. Cherclient.com, un portail qui traite de ces clients, et le nombre croissant de l’activité des centres d’appels et de contacts, en France et à l’étranger montrent l’importance accordée désormais aux échanges obligés, à la relation qui n’est plus à sens unique et à ce dialogue, codé, larvé, permanent qui règne entre ces populations. L’ampleur du web 2.0, dit social, qui permet de remettre en cause tous les schémas traditionnels de communication, créé une confusion et une diffusion du savoir, des échanges et des experts, et rend caduque les figures imposées de : je sais, je l’exprime vers ma cible et ma cible réagit. En définitive, maintenant je sais et tout le monde le sait en même temps, tout le monde peut l’exprimer et le micro-monde réagit en discussion multi-pôles : l’enrichissement temps réel, mutuel, raisonné et respecté. Le développement durable des relations humaines.

D’après une enquête de IBM global business, la quête du meilleur prix est encore le saint graal de la consommation et un bon motif pour changer d’enseigne, de marque, de produit. Mais surtout on repère également le rôle central que jouent la prescription et la confiance dans les relations « marques-consommateurs ». En période de crise, d’incertitude et d’hésitation, les cibles dites « nomades » cad, peu fidèles, sont très sensibles à la prescription. Il est donc important d’apporter une attention particulière aux clients existants, véritables vecteurs contaminants de cibles innocentes, futurs consommateurs potentiels. Les marques qui chouchoutent leurs clients, travaillent pour leurs lendemains et augmentent l’attachement et la reconnaissance de valeurs de service. Le client, un vendeur qui s’ignore, un « powerseller » donc à bien identifier comme levier de croissance…

Pour terminer, le modèle de KANO se propose de mettre en relation satisfaction des exigences (réponse aux besoins) et satisfaction Client, en distinguant notamment 3 types d’exigences, véritables piliers stratégiques, dont le degré de mise en oeuvre influencera différemment le degré de satisfaction du Client :

client_kano

Exigences obligatoires (”Basic needs”, “Must Have”)

Ces exigences basiques ne sont pas toujours exprimées; elles sont pourtant évidentes pour le Client et doivent être impérativement satisfaites. Ce n’est pas un levier de satisfaction , en revanche si vous ne les avez pas, “vous êtes mort !” Elles ne sont pas forcément prioritaires en terme de développement mais devront être là le jour J.

Exigences exprimées, linaires (”Performance needs”, “Linear”)

Le besoin est exprimé et la satisfaction du client est proportionnelle au niveau de performance (et de qualité) de ce qui est implémenté. C’est un fort levier de satisfaction Client et un axe prioritaire pour le développement.

Exigences latentes, attractives (”Exciters”, Delighters”)

Ces exigences correspondent à un besoin pas forcément exprimé, parfois inconscient. C’est l’heureuse surprise qui peut faire la différence, source de satisfaction importante parfois à peu de frais ! En revanche, l’absence de cette fonctionnalité ne sera pas source d’insatisfaction, de frustration. En terme de développement, elles ne sont donc pas prioritaires (sauf stratégie produit spécifique). C’est aussi le levier de l’innovation par excellence.

Si l’on sait croiser et identifier ces différentes exigences, comme étant assimilées, comprises et redistribuées dans une relation de prescription, par des clients existants, on tient là un vrai programme viralisateur, stratégiquement innovant et concurrentiel.

Un enjeu de valeur ajoutée forte, dans la relation unique que doit avoir une marque avec ses clients. Un enjeu de vérité et de valorisation de ses actifs : son aptitude à reproduire son CA par la fidélisation. Un mot encore inconnu, tant la vue est parfois à CT, préférant des batailles de prix, plutôt que de l’investissement sur les services. C’est un enjeu capital dans la survie économique d’une marque, focalisées sur la conquête de marchés, sans voir ceux qui les ont conduit jusque là…

Bookmark and Share