jump to navigation

« Everything is under control: the Apple way of life… » 22/10/2012

Posted by evidencesx in économie, digital, e-business, entrepreneuriat, innovation, leadership, management, stratégie.
Tags: , , , , , , , , ,
add a comment

Formidable évènement organisé par @netexplo chez TF1, dans le cadre des « hors séries » consacrés à l’innovation…Adam Lashinsky, venant nous parler de son livre « Inside Apple« , véritable quête de la vérité chez le géant à la pomme. Eh oui, le moins que l’on puisse dire c’est qu’Apple, ne laisse pas indifférent. Ils ont certainement changé le monde, peut-être pas le monde de tout le monde, mais force est de constater qu’ils ont su « mettre le ver dans le fruit« , qui pour une pomme pourrait être assez ennuyeux. En fait ce ver semble plutôt doué et porteur de changement et d’innovation majeure…Alors tant de mystères sur cette firme, marque chaude pour le public, mais impersonnelle pour ses salariés ? Le plus grand mystère aujourd’hui, serait de se demander : y aura t-il un après Steve Jobs, dans la durée ? Deux courants semblent s’opposer :

  • non c’est impossible, Apple était devenu Steve Jobs ; tellement formatée par Jobs, la société ne peut survivre sans son mentor
  • oui c’est possible, la société étant tellement formatée et « processisée », qu’elle est marquée à jamais « Jobs » et peut donc continuer sans lui…

Vous pourrez toujours essayer de deviner…

Je ne résiste pas à vous livrer, en VO quelques morceaux choisis de ce « sidetalk » privé exceptionnel, duquel il ne vous restera plus qu’à lire le livre. Moi, je me suis jeté dessus, par passion, admiration mais surtout pour savoir…

  • « its’ no fun, no entertainment, it’s business, it’s work. But it’s working at Apple »
  • « rule of secrecy: DNA, core, Jobs hated leaks above all. He organized and cut the whole organisation into « pieces », then nobody could have idea about what he worked about »
  • « company was just organized into « up » and « down » relations or working areas. But never « across ». It seems exhausting, but the best guarantee to keep doors closed. This way, nobody was really able to know what he was working on, and the final goal… »
  • « even on the board, there was a ‘trust’ question: nobody could see products before launch, some happy fews only… »
  • « secret is value. Secret was a kind of strategy, all along the process. There were teams that the only job was to manage secret and hold it, above all »
  • « controllers are controlled, the only thing to do is ‘explain the non sense' »
  • « the privilege of working at Apple is enough. Do your work, and do it again »
  • « this is work. it’s gonna be hard »
  • « learn how to say ‘no’ doesn’t mean give up. It means doing ‘few things well’ and stay focused on them »
  • « Apple is a process company. Core processed, still and ever »
  • « Apple is no customer centric company. Jobs never asked what people want. He thought was a waste of time and after all, he always knew for them »
  • « don’t give people information they don’t need, to stay them focused on what they must do »
  • « design is obsession. Not an option, but core »
  • « we’re trained to innovate and repete it again »
  • « working at Apple is a journey. And the journey is more important than the goal »
  • « when you’re hired, you start working on ‘fake’ project, just to evaluate your skills and trusty level. Only after, you move to your real job »

Un excellent moment, mais tellement à découvrir, pour qui, même détestant cette marque, pourrait souhaiter en connaître les secrets de fabrique. Même en tant que spécialiste chroniqueur de la silicon valley, Adam L. s’accorde qu’il y a Apple et il y a…le reste. Et après être un fruit, cela pourrait devenir un verbe. « To Apple = vivre ses rêves ».

Un excellent préambule à la prochaine édition du forum netexplo, qui aura lieu les 14 et 15 février 2013, à l’Unesco cette année encore. Souhaitons y voir un jour d’autres Steve Jobs et d’autres envies de changer le monde.

Bookmark and Share

Colloque « PME, l’état d’urgence », avec PME Finance : un moment de passion… 05/10/2012

Posted by evidencesx in économie, entrepreneuriat, management, stratégie.
Tags: , , , , ,
add a comment

Colloque très intéressant en cette période de “chasse aux pigeons” (#geonpi) et au mouvement d’ampleur destiné à faire réagir la classe politique, face aux projets annoncés un peu vite par le gouvernement, s’agissant de la taxation des plus-values alignées sur le barême de l’IRPP. Même si le sujet est plus centré sur le financement des PME en France, sujet les empêchant de devenir des PME moyennes (« ETI »), enviées à l’Allemagne, on voit bien que la période est fébrile et que l’on touche à des domaines sensibles…Pourquoi ?

Parce qu’aujourd’hui en France :

  • Les PME dynamiques en croissance créent plus d’emplois que les grands groupes
  • Il y a un manque crucial d’intermédiation (ie ce qui permet à une startup de devenir “moyenne” “ETI”, voire, internationale)
  • Les défiscalisations réalisées en investissant dans des PME ne sont pas qu’opportunistes : il y a encore un esprit pionnier du risque (au delà de la rentabilité pure du capital investi), une envie de faire grandir l’exploitation d’une enterprise
  • Si ces investissements ne peuvent plus se réaliser en France, les capitaux iront ailleurs et manqueront à la croissance Française, déjà en berne
  • De plus, si ces montants sont investis dans l’immobilier de nouveau, nous aurons une bulle spéculative sur la pierre, qui va à l’encontre du plan social d’habitat et de création de logements

Même si l’argent est relativement peu cher (ie taux d’intérêts faibles), il reste rare car soumis à des arbitrages trop reposés sur la fiscalité d’une part et sur une législation Européenne qui échappe à la France (Bâle 3), réveillant des soupçons d’anti-Bruxelles, qui impose des ratios aux banques. Cherche t-on d’abord à tirer un revenu maximum d’un montant investi ou bien reste t-il encore le geste humble, citoyen et entrepreneurial d’investir pour créer (emploi, croissance, image, produits, innovation…) qui scelle le destin d’une entreprise ?

En plus, pourquoi cela n’est-il pas plus “simple” ? Quand on cumule les exercices de création, financement, subventions, représentation, etc, je n’ose à peine souligner les kilos de papiers qu’il faudra remplir, les heures à se justifier et convaincre…énergie qui certes prépare à la dure compétition des marchés, mais qui épuise l’entreprise avant d’avoir commencé…

Alors voyons un peu ce qu’il y aurait dans les “tuyaux” : face à la crise, encouragement des entrepreneurs, projet de loi de finance et réformes nécessaires…

J’en parlais plus haut, le problème réside largement dans l’intermédiation du financement, car entre “banque commerciale” et “banque d’investissement”, en attendant la banque publique d’investissement (et le rush de démarrage qui va l’accompagner…), le financement quotidien des PME est largement insuffisant…car finalement jamais (peu ?) pris en compte par la sphère publique. Trésorerie, où es-tu ?

Le cri de la PME s’adresse également vers les grands groupes ou “comment améliorer les relations entre PME et grands groupes ?”. Tout le monde sait qu’une PME, en dessous d’un certain seuil (CA, image…) est invisible, comme si elle était dans l’antichambre (on espère du succès) mais surtout, en sursis du bon vouloir des “puissants”, qu’ils soient financiers, industriels ou politiques. Comme un enfant à qui on dit “quand tu seras grand…”. Franchement, la “valeur n’attend pas le nombre des années” non ? La faute à la crise : “quand les gros maigrissent, les maigres meurent ?” Espérons bien que non…N’oublions pas que, pour doper un autre indicateur en berne (ie chômage), il faut des PME dynamiques, en croissance qui elles embauchent…Place à la CDC, qu’on ne présente plus, quelques projets en discussions, montrent que l’environnement quasi-public réagit et montre une posture d’entreprise…Reste que les délais ne sont souvent pas en phase avec les impératifs de survie des PME…Alors vite, SVP.

Et l’épargne ? l’AFG, qui regroupe 600 associations d’épargne (2.600 Milliards d’€ en France), représente 20% des sociétés cotées…Bien. Mais d’où va venir l’épargne dans le futur ? Plafonds, taux…sont des mesurettes, lorsque les banques entre Bâle 3 et la crise de liquidité font la sourde oreille…Il reste la fiscalité et l’attrait “du profil”. Si le volet ISF semble intouché, l’IRPME semble désormais “noyé” dans les déductions fiscales “mutualisées” et donc on mélange “choux, carottes et poireaux”, ce qui accorder peu d’attention aux PME innovantes. Créer un PEA “PME”, spécialisé serait une piste intéressante…Mais surtout évitons les amalgames dangereux : “l’épargne long terme est considérée comme du ‘capital’. Et le capital aujourd’hui, c’est ‘sale’”. C’est mal, c’est “contraire” au travail. C’est pourtant ce que demande en premier une banque à une PME “augmentez votre capital” pour pouvoir emprunter. Faudrait savoir ? il faut ou il ne faut pas ? Le capital, c’est ce qui finance le long terme, donc c’est indispensable pour le fond de roulement et la pérénité de l’entreprise. N’importe qui sait qu’il ne faut pas financer des emplois longs avec des ressources court terme…Utilisons les “obligations grand public”, levier existant de bon rendement et à part plus accessible ? Décuplons les prérogatives d’Oséo et libérons-nous de la complexité., Vite, vite…

Pourquoi pas la bourse ? Mais comment lorsqu’on est plus “petit” réussir à réaliser le dossier nécessaire…et exister sur ces marches impitoyables…Créer la bourse des entreprises (segments B, C et Alternext, soit 830 entreprises en Europe) et adapter, voire customiser les procédures aux PME, comme moyen accessible à celles-ci mais aussi comme vitrine : une entreprise en bourse, ça attire et s’exporte bien.

Voix aux business angels…qui font partie de l’éco-système de “démarrage”, qui oeuvrent réellement très tôt et souhaitent être considérés comme salariés et créateurs de startups, fiscalement. Sans se faire plumer, après.

Que prévoit du coup le PLF2013, ou “projet de loi de finance 2013”, à ce jour…Le sujet évidemment “chaud” du moment : taxation des plus-values réalisées à la revente…On ne vas pas revenir sur le front des volatiles largement nommés sur Facebook, il faut tout de même saluer, quelques mesures favorables inchangées voire, améliorées : JEI, CIR, ISF PME…sont des leviers performants et plutôt bien exploités. Et pourquoi pas soutenir les projets innovants comme le FCPI, FIP mais aussi le PEA PME ? Transférer et autoriser les mannes de l’assurance vie, vers le financement PME ? Pas un réel manque d’idées, mais surtout une espèce d’“inertie”, de paralysie devant la crise et de mise en route opérationnelle, concrète. En attendant, il faut payer les salariés, les fournisseurs, l’état, les banques, les actionnaires…et pendant ce temps là, « les Japonais vendent » comme dirait l’autre...

Le mot de la fin revient à M. Jérôme Cahuzac, Ministre du budget, qui, relativement secoué comme le gouvernement par cette affaire “d’oiseaux”, tient en revanche plutôt bien la barre des réalités (la crise de croissance, un état de la France hérité “d’avant” -mmm-, une prise de conscience de l’entreprise) et surtout rappelle que les mesures en faveur des PME ont plutôt favorablement évolué à part une : la taxation des plus-values, une bombe qu’il vont tenter de désamorcer au plus vite. C’est dit, et avec le Coeur (façon Roméo et Juliette, une référence relevée…la politique c’est aussi du charme), balayant au passage les vieux réflexes hérités du communisme où “la gauche n’aime pas les patrons et le capital”. Mais n’est-ce pas là une chance d’en faire un débat de société, plutôt que d’orientation et de sensibilité politique ? Gauche, droite, à part pour le code de la route, ça sert encore ?

C’est un débat passionné, dont il est difficile de capter ici toutes les idées mais j’aurais tendance à retenir comme conclusion :

  • Qu’il y a un tissu d’entrepreneurs passionnés en France, et qu’il faut à tout prix retenir cette facette (et non pas les nantis du CAC40, les golden parachutes et les stocks options éhontés)
  • Qu’il est plutôt bien représenté et organisé : bravo à PME finance pour ce dynamisme !
  • Que la compétition est mondiale et que toute mesure nationale, peut avoir des effets de bord impressionnants (ie niveaux de salaires, affaire des 75% d’ISF…)
  • Que d’avoir des mesures de “répression fiscale” sur les grands groupes, qui certes peuvent le financer, revient à terme à dépouiller les PME aussi : les grands groupes qui licencient sont aussi les donneurs d’ordre des PME…alors si l’on veut garder des carnets de commande bien remplis…
  • Que renforcer l’attrait de l’épargne long terme ne suffit pas : il faut encore convaincre et restaurer la confiance dans l’avenir : placer son argent à long terme nécessite  1) de ne pas en avoir besoin  2) d’avoir une vision dégagée sur l’avenir…et dans cette époque d’incertitude…
  • Qu’il faut organiser la circulation de l’épargne et moins cloisonner celle-ci : l’épargne disponible doit pouvoir être utilisée, sans destination d’origine, d’après le choix du citoyen
  • Qu’il faudrait réfléchir à un taux unique de taxation, pour simplifier les affaires et pouvoir se concentrer sur la création de valeur plutôt que d’innover dans la recherche fiscale et d’asiler ainsi des “clandestins” qui dévoient le bien commun…une bonne idée ça ?
  • Qu’il faut que la France entière soit derrière ses entrepreneurs, fière et les supportant comme une vitrine, plutôt que de vouloir tout niveler, en réveillant ça et là, la lutte des classes. La croissance c’est l’affaire de tout le monde…

“Parce que dans les yeux des entrepreneurs, il y a des étoiles, et c’est mieux quand elles brillent…”

Bookmark and Share

Pénurie de profils high-tech : le recrutement en question avec les réseaux sociaux 01/10/2012

Posted by evidencesx in économie, digital, diversité, management, numérique, social network.
Tags: , , , , , , , , , , ,
2 comments

Pour le premier rendez-vous petits déjeuners @nextexplo, c’est un thème bien d’actualité, lorsque les sirènes de la presse tous courants relaient les navrants chiffres du chômage. Mais c’est aussi un courant d‘espoir tant le numérique est susceptible de créer non seulement des emplois mais surtout de créer des filières et des métiers nouveaux. Il faut bien renouveler les compétences éculées de la fin de l’ère industrielle…

Que peut-on dire sur ce secteur « numérique » ou devrais-je plutôt dire « vague » car le numérique touche tous les secteurs… deux chiffres simples pour illustrer :

  • 40% des actifs en 2015 seront de la fameuse « génération Y »
  • En 2012, les métiers « IT » ont recruté 31.000 postes, appréciable en ces temps de disette

Laurent Chollat-Namy (Le Figaro, DSI Figaro classified) présente « choose your boss », plateforme de recrutement IT répondant à la triple problématique des recrutés/recruteurs et entreprises : CVs pas qualifiés, recrutés spammés, profils pointus introuvables…Cette plateforme nait dans une forme inhabituelle : cellule autonome, lean management et from scratch (Workgroups)…au sein de la grande maison du Figaro. La plateforme utilise les techniques du dating ( !) ou matching, ou le recruté est la fille et le recruteur le garçon…entre marché caché et transparent et candidats accessibles ou cachés on cerne ainsi, à travers des critères (de type tag récupérés par connexion LinkedIn, Viadeo ou stackoverflow datas). La plateforme propose donc, à l’inscription pour une entreprise, des profils anonymes où recruteurs se connectent à des profils ciblés, qui décident ou non de répondre et d’honorer les demandes, en fonction de l’attrait de la fiche de l’entreprise (taille, secteur, activité, poste…). « Choose your boss, reprenez le pouvoir », comme le dit la baseline, protège les candidats et promet un vivier qualifié aux entreprises (ie on sait bien la difficulté pour les startups d’attirer des talents IT ciblés et rares, pour diverses raisons…). Une très belle initiative, bien menée à large potentiel : potentiel typologie de métier (peut se décliner sur d’autres métiers), potentiel tranches d’âges (quid d’une plateforme spécial senior demain ?)…la puissance du ciblage possible sur le web social montre désormais une nouvelle façon de mettre en contact, par affinité hyper qualifiée…Ciblage, critères, envies. Tout est désormais sur le web social, il suffit de canaliser et de « curer » un peu tout ça !

BPI group, représenté par Alexandre Tissot, exprime la vision pointue, à travers quelques résultats d’études comme :

  • Pénurie de talents annoncée sur les métiers high-tech et techniques
  • Demande sur les profils confirmés (team leading et project management)
  • Manager = pivot pour animer, conserver et fidéliser la…génération Y
  • Changement du modèle de réussite sociale : la génération Y ne croit plus dans les promesses des grandes entreprises et les grands groupes attirent désormais pour…la sécurité de l’emploi (faut bien s’adapter, non ?!)
  • Un étouffement national et une envie de grands espaces : silicon valley, new York apple, pays à forte croissance Asie, recherche de culture hybride « travail / qualité de vie »…
  • Aujourd’hui, l’élargissement de concepts comme :
    • essor de la marque employeur (négligée jusque là)
    • ère digitale, cooptation/recommandation/parrainage
    • intégration et gestion de « l’atypique »
    • personal branding et produit de la société de consommation (un profil est un produit ciblable et doit être « dans la mode », comme les tendances de société)
  • Création de liens « RH/métier » là où les métiers se complexifient :
    • développement managérial (talent management pour fidéliser)
    • valeurs et convictions plus que promesses ( !)
    • réactivité et élasticité « marché / salaires » et créativité pour retenir et animer les talents (aventures, vision, flexibilité, missions annexes…)

Et pour l’avenir ?

  • Tensions sur les métiers de recruteurs pour les profils les plus courants : chasse pour les cadres de haut niveau, mais pour le « tout-venant », plus aucune utilité dans l’intermédiation (web social)
  • Les nouveaux recruteurs seront-ils recrutés sur le web social et finalement, notre influence (ex. Klout) n’est-elle pas aussi un outil de ralliement et de réassurance qui attire bien plus qu’une annonce classique ?

Reste à découvrir qui sera gagnant, dans des industries où le digital a fortement secoué la valeur (musique, presse…) et où les actifs les plus sûrs résident désormais dans l’immatériel : marque, management graph/style, talents/compétences, organisation 2.0…

En plus et parce que c’est vous :

  • GetAGreatBoss (South Africa) : « before getting in’, know everything about your boss »
  • TalenTag : recrutement avec tags et badges (type Foursquare)
  • Branchout : lier profils enrichis Facebook avec pertinence compétences recherchées sur les jobboards
  • ConnectCubbed : serious games for evaluating traders before hiring them (Honk-Kong)
  • Altaïde, une agence de recrutement bien tournée « digital »
  • le talent management « digital native »…sur les plateformes sociales

Bookmark and Share