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Greenwashing : mode ou tendance de fond ? 25/01/2009

Posted by evidencesx in économie, développement durable.
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J’ai récemment pu assister à une conférence, organisée par le groupement « développement durable » de l’association des anciens élèves d’HEC, faisant le point sur la nouvelle mode du moment : le plus blanc que blanc, le blanc « vert » et tous les effets visant à augmenter le semblant de progrès des entreprises, sur le sujet sensible mais oh combien réel et important qu’est le développement durable.

Une conférence organisée en 2 temps : une table ronde autour d’acteurs pertinents et sensés sur le sujet suivi de la projection d’un film « 8 », recensant à l’aide de réalisateurs prestigieux, plusieurs sujets du développement durable, traité en courts métrages.

1) la conférence :

Animée par Christine OBERDORFF, journaliste du groupe TF1, elle permet d’inviter et de donner la parole à des personnalités concernées par ce sujet, et réagissant au débat de fond : greenwashing, nouvelle mode de passage ou tendance de fond ?

C’est Sébastien Gaudinot, des « amis de la terre » une ONG très impliquée dans le développement durable, qui va doit au but pour démystifier le concept : encore une bonne intention, beaucoup de pub et de buzz, pour beaucoup de vent pour nous faire oublier les vraies initiatives et les problèmes réels. Du marketing de masse, pour rassurer les consommateurs…Les agences, quant à elles, considèrent qu’il y a quelques mouvements : Utopies, représentée par Elisabeth Laville, met en exergue le problème de l’offre de produits, qui, tout en faisant décoller « l’intérêt » indéniable du grand public, ne permet pas de s’impliquer durablement et de manière significative, dans une consommation responsable. C’est difficile de trouver, dans chaque compartiment de besoin, de réelles gammes couvrant tous les usages nécessaires, à travers une consommation « verte ».

C’est Hubert Hémard, Directeur Marketing et Développement Durable de Monoprix, qui permet de faire le point sur le réel assortiment, à travers leur expérience de quelques années déjà, sur l’intention et la mise en pratique, de produits « verts », dans les rayons de leurs magasins.

Ogilvy, représentée par Nathalie Rastoin, nous dresse un spectre de changement dans ses relations avec les clients dans l’agence:  de clients « prudents », en opportunistes, passionnés-experts, tout ce petit monde se croise chez elle, pour trouver de nouvelles pistes créatives, intégrant le développement durable. Et quand cela n’est pas prévu, elle sait leur souffler le goût et la mise en oeuvre.

Enfin, un peu bouc-émissaire, mais un peu facile quand même, Virginie de Chassey, déléguée au développement durable du groupe PSA, tente d’expliquer les intentions, réelles et politiques, d’un groupe automobile. Pas facile quand par destination son métier est de polluer, même si cela se réduit, le passage et les expérimentations à l’énergie verte, prendront du temps. Cela reste tout de même un peu discret, car même si les publicités pour automobiles affichent de plus en plus les émissions de CO2, ce n’est quand même pas encore le « saut créatif » et l’argument clef, d’achat d’une voiture. Dommage…

C’est plein d’espoir et surtout, certain que notre société se bouge, sous différentes impulsions, pour enfin penser vert et passer à une attitude de développement durable de tous les instants. Le but est encore loin et les chemins divers, mais « quand il y a un homme, il y a une volonté et un but »

La soirée s’est poursuivie par la projection du film « 8 », représentant les 8 principaux projets du millénaire en matière de développement durable. Belle projection, regroupement de plusieurs oeuvres, de sensibilités différentes et traitant en local des problématiques concrètes et urgentes. La présence de réalisateurs reconnus et engagés crédibilise encore plus les sujets traités. Un bon moment, alertant et très concret. On en ressort clairvoyant, un peu coupable, mais plein d’espoirs et de bonnes résolutions. Le film citoyen, c’est bien. Le film comme incitateur c’est encore mieux.

La soirée s’est cloturée par un cocktail-networking, très agréable dans l’espace réception du groupe TF1. Une bonne soirée à la télé, mais pas devant le petit écran…

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CES 2009 : Less is more ? 17/01/2009

Posted by evidencesx in économie, technologie.
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BuzzedInlog s’est penché sur ce salon prestigieux, lieu mondial des nouveautés technologiques et numériques. Le Consumer Electronic Show s’est tenu comme chaque année à Las Vegas du au janvier 2009.
Salué cette année par une fréquentation en baisse, mais probablement plus professionnel et plus engagé, soulignant cette année une profusion de nouveautés.

logoces

Toujours plus fun, une myriade de de nouveaux devices, avec une convergence accrue et qui s’accélère, pour (j’espère) le bienfait des utilisateurs et consommateurs.

Que doit-on retenir :
•    La massification des devices à écran dits « tactiles » (avec le retour remarqué de Palm, leader un temps des PDA, mais peinant à trouver des relais de croissance) ; dernier né le Palm « Pre », nouveau Smartphone, tente de rattraper le retard pris sur le marché des PDA professionnels, par rapport au Blackberry de RIM et à l’Iphone d’Apple ; encore un appareil tactile
•    Le retour de la photographie numérique : un must des cadeaux des 3 derniers Noël, mais qui ne s’essouffle pas, comme le prouve le PoGo de Polaroid, acteur majeur de la photographie instantanée en argentique. On ne change pas un concept qui gagne puisque la particularité de cet appareil, c’est d’intégrer une imprimante numérique, concept qui avait le succès et la fortune de Polaroid et de ses appareils « instantanés »
•    La convergence s’attaque désormais au « poignet », puisque l’on y retrouve une montre-téléphone développée par LG, la « Watch Phone » : tactile, au poignet, téléphone et display, 3G ; il s’agit encore d’un prototype, mais gageons qu’il y aura probablement des « fast followers »
•    Toujours plus de convergence avec les accords entre Toshiba, Microsoft et Intel, saluant et jalonnant les étapes rapprochant l’informatique du métier de l’EGP et des produits de « l’image ». Cette fois l’ingéniosité du monde des « PC » permet de fournir toujours plus d’ergonomie et de plaisir aux devices de type « écrans plats », les confondant. On ne sait plus si on regarde la télé sur un « PC » ou sur un « téléviseur » ; mais finalement « who cares ? » : au milieu un écran, qui lui reste le miroir de l’âme numérique…
•    Après les podiums de mannequins et le MacBook « Air », la minceur envahit les écrans déjà « plats ». Panasonic présente des modèles dont un 127cm de moins de 9mm d’épaisseur…Il est vrai que pour les « rouler » et les transporter comme un écran de projecteur, c’est encore trop épais, mais il existe déjà des prototypes d’écrans numériques, enroulables…tant que ce n’est pas le consommateur qu’on roule avec des programmes « plats »… !
•    Last but not least, la société Belge, Sofkinetik propose une solution qui permet de contrôler votre téléviseur de manière gestuelle, avec une télécommande virtuelle ; à voir ici une démo impressionnante

Il y a comme une addiction à devancer toujours plus le futur, comme si tout un chacun pouvait se projeter, dans ces nouveaux usages. On dit d’ailleurs souvent que « le marketing ne créé pas de besoin, il satisfait toujours un besoin qui était avant moins bien satisfait » ; je n’en suis plus très sur tellement on stimule l’imagination du consommateur, à se croire désuet, dépassé, avant même d’y prendre du plaisir, d’apprécier les vagues de changement comme elles arrivent. C’est comme ça qu’on rate parfois des opportunités de développement, par notre trop grande capacité à rendre caduque une proposition mal évaluée. Nombre de produits sont ainsi morts nés, alors qu’ils eurent peut être leur chance dans un contexte de meilleure écoute, réception et utilisation. Notre rôle n’est pas de sur-performer la technologie comme un but en soi, mais plutôt de la vulgariser au rythme des différents utilisateurs, avec un objectif ultime de maximiser la satisfaction des clients potentiels. Et les clients, n’ont pas tous le même rythme…

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