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Diversité diverse : une clef pour l’innovation… 21/01/2010

Posted by evidencesx in économie, développement durable, diversité, management.
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La pensée unique c’est bien sur le papier. ça rassure, sécurise et ordonne. Mais c’est vieux, hors du temps et détesté par l’audience, la participation et la collaboration. Les réseaux sociaux et leur pléthore de participants et de publications (tweets, blogs, articles, walls…), donnent chaque jour l’humeur des informations, ou d’une information, pourtant unique, à la couleur de la diversité : diversité de ton, d’analyse, de recul et parfois de densité d’information et de source.

Pourtant, si elle fait partie des principales sources d’innovation, la diversité reste souvent utilisée comme faire-valoir, obligation dans le cadre du sacro-saint développement durable plutôt qu’un atout réel de discussion et de résolution de problèmes. La « work force diversity », ça existe et cela comprend pas mal de volets : d’abord la moralité, cad donner les mêmes chances à tout le monde de réussir et de s’exprimer, comprendre et appréhender la relation clients ainsi, ce n’est parce qu’on segmente, qu’on « exclue » des clients potentiels. Certains achètent, certains recommandent, certains influencent. Chacun son rôle. Mais chaque rôle est essentiel et important. Et puis surtout la diversité dans le travail et au travail : la meilleure alchimie fournit les meilleures recettes. Evidemment, il y a aussi des effets et « efforts » à prendre en considération (sinon ce serait trop facile).

La diversité effective nécessite d’être souhaitée, pilotée et renouvelée. Ce n’est peut être pas une foi en soi, mais c’est un outil performant d’animation RH et de bien être en communauté. Et elle passe par un process où entrent en jeu :

  • des inputs : l’individu et ses caractéristiques propres
  • une mise en situation (plus longue d’ailleurs que dans une équipe homogène : différences de langages, d’éducation, de culture, d’approche, de méthode…) autant de chose à caler avant de démarrer. Une chose qui fait souvent reculer les tentatives de changement…
  • une nécessité d’avoir des normes communes : règles du jeu, égalité des chances, règles d’influence
  • des outputs : effets sur les individus, la cohésion d’équipe, la motivation…et ce que tout le monde attend : les résultats

En considérant cette mise en place possible, dressons rapidement les pour et les contre de la diversité, si tant est qu’ils soient mesurables. A ce titre une étude de la célèbre revue « Human Resource Management » datant d’avril 2003 « effects of diversity on Business Performance », montre clairement :

  • peu d’effets directs à court terme sur la performance du business et des résultats (ni positif, ni négatif)
  • mais sur le long terme un meilleur apprentissage collectif, une meilleure appropriation des sujets et une implication plus importante des équipes…et donc un meilleur coût interne (fidélisation, turnover réduit)
  • enfin un meilleur commitment sur les objectifs de l’entreprise et donc ses résultats

Les avantages de la diversité : un meilleur « pool » d’information, plus d’apprentissage collectif, une résolution multi-dimensionnelle des problèmes, plus de créativité et d’innovation, plus de spécialisation et meilleure division du travail

Les inconvénients de la diversité : plus long au démarrage (coût de mise en place et de phasage multi-culturel), risque de conflits et d’incompréhensions, complexité de mise en place, consensus plus difficile, risque de marginalisation et d’exclusion

La diversité apporte nombre d’éléments moteurs qui guident et produisent un circuit de résultat plus épanouissant et plus profond : focus sur les faits, multiplie les alternatives, créé du liant et de la collaboration, recherche du consensus et du « fair play », bref parfois des conflits mais sains, rapides et performants.

Nous, on aime bien la diversité chez Buzzed-In. De celle-ci, découlent les plus belles histoires…

Et pour tous ceux qui se disent « oui c’est bien, mais chez les autres » (comme pour les animaux ou les enfants), eh bien ils vont laisser passer une opportunité majeure de progression sociale, de dynamisation et de considération universelle. C’est effectivement à prendre ou à laisser…

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L’équation télévisuelle : que signifie télévision, à part un objet maintenant ? 08/01/2010

Posted by evidencesx in économie, digital, numérique, stratégie, tv.
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Le vieux poste est dépassé. Oublié, à lampes, noir et blanc. Sorti du 20ème siècle, il a subi comme de nombreuses choses, ses révolutions (couleur, numérique, HD, 3D…), et vu son périmètre et ses prérogatives, évoluer. D’abord informative, dirigiste et administrée, elle s’est ouverte au divertissement, au nombre des plaisirs possibles. Les foyers qui captaient, captés et captivés, se sont retrouvés quelque peu hypnotisés et sous l’emprise d’une forme de diabolisation, dixit les détracteurs du petit écran. Et ce vieux poste s’est mis à chauffer, devenu impropre, laid et pas très « green ». En plus, convergence aidant, de nombreux autres appareils électroniques permettent aujourd’hui de capter des chaînes, des images, des vidéos. Comme un chien abandonné pour les vacances, le vieux poste de télévision. Puis les foyers se sont détournés vers le web. Et le web s’est mis à faire de la télévision. Alors on a cherché à faire bouger les gens. Et la télévision s’est mise au mobile et à la mobilité. Pendant ce temps là, perdus car les téléspectateurs ne sont plus les mêmes, changent, critiquent et zappent, les acteurs de la télévision se posent des questions : il va falloir changer quelque chose…mais quoi ? quand, comment ? pour qui ?

C’est la grande énigme de toute la chaîne de valeur. Quels contenus acquérir, quels droits, pour quelle utilisation, sur quels supports et pour combien de temps. Nous entrons dans l’ère un peu plus compliquée de la segmentation…finie la Ford T noire, l’obsession de plaire d’attirer et de conserver ces paires d’yeux qui valent de l’or (audience = publicité = consommation). Le temps de cerveau disponible n’est plus disponible en même temps, pour tout le monde et pour le même besoin.

J’ai essayé de résumer ce que nous avons désormais en face de nous pour résumer la difficile équation de ce secteur, et de tous ceux qui souhaitent y participer (éditeurs, créateurs, distributeurs, diffuseurs, auteurs).

Evidemment, ça surprend un peu, on n’imagine pas une telle complexité dans ce secteur si simple…Apparemment. La donne financière s’est drôlement modifiée. Les acteurs préparés pour la télévision de la première heure, n’ont pas forcément vu venir une telle vague technologique, ni même la grogne sociale et les changements comportementaux de la ménagère de moins de 50 ans.

Nous regardons désormais la télévision tout le temps (pas forcément plus, l’audience moyenne est en légère hausse à 3h30mn et quelques), mieux, et partout (ce qui signifie aussi sur n’importe quel support via n’importe quel mode d’acheminement) :  les fameux trois « A » (Anytime, Anywhere, Any device). Mais nous la regardons mieux, de manière plus sélective, et par à-coups et partout. C’est tout ce qui change : nos humeurs, nos habitudes et nos désirs sont des ordres, où le client est roi. Si la télévision veut (toujours) séduire, il lui faut inventer, son renouveau. Et que cela soit du noir et blanc, du numérique, de la HD ou la nouvelle mode de la 3D, ne change rien : ces images, comment les visionne t-on ?

Le mode de réception est certes segmentant (mobile ou sédentaire, uni ou bi-directionnel), et la continuité est nécessaire : chez moi, au café, dans un gare ou un hotel, enfin en marchant ou en voiture, les images restent les mêmes…Ce cube-matrice, est bien moins anodin qu’il n’en a l’air. Il détermine :

  • la technologie nécessaire (réception, diffusion, visionnage)
  • les droits des oeuvres achetés nécessaires (live, VOD, fenêtres, diffusion unique, catalogue, web – IP ou DSL -…)
  • l’équipement du foyer et la compatibilité existante (renouvellement, compatibilité ascendante, substitution…)
  • les compétences-clef pour les entreprises du secteur : faire de la télévision en broadcast ou en IP ne nécessite pas les mêmes compétences, la HD révolutionne plusieurs métiers

C’est un peu le « rubik’s cube » du monde de la télévision…Et nous ne raisonnons pas dans le vide : la technologie est déjà là, le web progresse à grands pas (débit, réseaux, services), le marché (consommateurs et téléspectateurs) aussi. On va même pouvoir capter de nouveaux auditeurs (la VOD a drainé nombre de foyers en mal de télévision, leur permettant de faire leur propre chaîne et programmes) : le rêve du produit et rien que pour moi, le phénomène de la télévision sociale, celle qui me ressemble, m’écoute et m’incarne. On assiste à des évènements (Social TV Forum Europe), et à la révolution 3D : des accords démarrent sur des chaînes comme ESPN, Discovery Channel, TLC…et Disney qui lorgne sur cette innovation et tout ça cette année au CES, à Las Vegas

Il est bien seul, le vieux poste de télévision que plus personne ne regarde…

Pour les passionnés, un papier intéressant sur agoramedia…ici.

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