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Mobile : projections 2012 20/11/2010

Posted by evidencesx in économie, développement commercial, digital, distribution, e-business, m-business, marketing mobile, mobile, numérique, stratégie, technologie, web.
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Excellent point de rencontre organisé par HEC Exed le 18/11 à Paris Champerret, sur le marché des contenus mobile à l’horizon 2012. Merci à Thomas, qui nous a concocté cette sympathique conférence (CR étude Precepta/Xerfi).

Véritable phénomène mondial, le mobile qui servait autrefois (il y a encore peu…) à téléphoner…sert aujourd’hui de plateforme dominante, miroir de tous les espoirs :

  • des fabricants de terminaux mobile, qui voient leurs vente exploser sous l’effet des réseaux de diffusion de plus en plus puissants et du marché des applications mobiles, avec Iphone et Itunes en tête…
  • des opérateurs mobile, qui luttent pour garder la main sur la distribution et le client (l’abonne quoi…) et pour lesquels l’objet mobile est un élément de conquête extrêmement fort
  • des développeurs (ex. web), convertis aux formats mobile qui marchent (Android, Apple…), après les échecs cuisants du Wap et autres Imode
  • enfin des éditeurs, qui déclinent leurs contenus (films, jeux, livres, articles, videos…), tentant de récupérer ici, l’audience morcelée ayant déserté les écrans de télé, et quelque part le web traditionnel (portails d’info)

Quelques chiffres circulent, pour donner la dimension (encore modeste) de ce secteur prometteur et en forte croissance, mais encore relativement peu développé, pour plusieurs raisons :

  • l’incertitude sur les standards techniques : middleware, OS,…même si les acteurs comme Apple et Google (Android), font une percée importante
  • le manque d’un modèle économique viable sur la publicité : on a vu des offres mobile offrir l’abonnement si l’on acceptait d’écouter des pubs…un peu flop. Quant aux bannières et aux sites adhoc, là encore la transposition des modèles web reste hasardeuse : bannières trop petites, sites à re-développer…
  • la rapidité d’évolution des standards, applications et usages, qui déterminent le panorama des mobiles et fonctions à créer, ainsi que les partis-pris technologiques qui comportent leur part de risque
  • le choix stratégique sur l’échelon de valeur choisi : le contenant ? le contenu ? la diffusion ? le réseau ? les services à l’acte ou à l’abonnement ?…

En 2010, on relève un marché de 365 M€ avec :

  • 330 en vente de contenus (1,3% seulement du marché total des contenus éditoriaux France), dont :
    • traditionnel : 260 M€ (déclinant de 20 à 30% par an)
    • et le « nouveau monde » 70 M€ (Itunes, apps…)
  • l’explosion du métier d’éditeur d’applications (pour info 2,5 à 3 M IPhone ont été vendus en France
  • et seulement encore 35 M€ en publicité (qui montre bien la prudence et l’inexistence d’un modèle convaincant et rassurant, voir « ROIste » pour l’annonceur…

Le marché des applications mobile en 2010 :

A) Prévision de parc de smartphone en France en 2015 : 50 millions (79% du parc sera équipé en smartphone, très important car ces téléphones intelligents déterminent les usages possibles…)

B) Projection ventes d’applications en 2015 :
– traditionnel : négligeable en 2015
– TV Mobile : de 90 M€ (2010) vers 50-150 M€
– via les apps store : de 70 M€ (2010) vers 250 M€ (vente, accès payants, abts…)

C) La publicité, en 2010 : 35 M€ d’investissement publicitaire en display mobile (représente 7% de la publicité fixe), avec un marché display très fragmenté (Google dominant avec seulement 10% du CA) et Orange 2ème. La prévision en 2015 ressort à  200 M€.

Total marché (B+C) « contenus » mobile 2015 : entre 480 et 580 M€, soit un chiffre non négligeable que les acteurs vont devoir se partager comme eldorado du marketing nomade. On peut noter en ce moment les tendances de fonds de comportements « nomades » et d’usages mobiles : la géolocalisation (Foursquare, Facebook places, Plyce, Tellmewhere, Gowallah…), le micro-paiement qui va profondément changer le « m-commerce » et le social shopping (avec les tags géolocalisés et promotions de proximité poussées).

Et l’avenir proche comment s’organise t-il ?

Les acteurs (existants et nouveaux entrants) tentent de trouver leur place dans la chaîne de la valeur : revenu sur le contenu, les terminaux, la distribution ? La difficulté de trouver un standard, sans être verrouillé par un acteur dominant (Apple et Itunes) ? les modèles de rémunération, sans remettre en cause l’économie digitale du web ? la maîtrise de l’OS et de la navigation permettant de maîtriser le client et la distribution des contenus ? enfin les contenus (exclusifs, UGC, fenêtres de droits…), et ma difficulté de rentabiliser les droits sur une audience morcelée ?

Alors, l’or est sans doute au bout du tunnel, mais avant il faudra creuser…

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La nouvelle TV connectée engendre des mouvements de fond 16/05/2010

Posted by evidencesx in économie, développement commercial, digital, e-tech, numérique, stratégie, technologie, tv.
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Les choses vont vite. A peu près aussi vite que le débit alloué, la bande passante, mais plus vite que notre capacité à s’y projeter. La valse des acteurs de la chaîne « éditeurs, diffuseurs, fabricants et distributeurs » bat son plain. Tous affutent leurs arguments et leur stratégie, pour défendre leurs positions pour les uns, pour trouver des relais de croissance pour les autres. A l’occasion du phénomène de convergence, un terme bien réel, qui véhicule plus de phantasmes que de réalités, il est difficile d’y voir clair, tant les cartes sont rebattues sans cesse. C’est normal: sur un marché qui peine à croître, les traditionnelles recettes de la télévision (publicité, parrainage, abonnements et services additionnels) souffrent. Souffrent parce que ces modèles ont fait les frais de plusieurs mouvements de fond :

  • changement sociaux : emploi, mobilité, loisirs, capacité à consommer l’information, l’entertainment…
  • changements technologiques : des cycles de nouveautés qui s’accélèrent et donc font hésiter le consommateur à s’engager vers telle ou telle solution/technologie, qui s’avérerait obsolète, trop rapidement
  • changements économiques : la chaîne de valeur ne « vaut plus » la même chose, pour des services équivalents et notre propension à la consommer subit des doutes ; quelle est la valeur réelle des choses sur ce secteur ? des minutes de plaisir ? la détention d’un moment de loisir ?
  • changements de repères : qui fait quoi aujourd’hui ? les fabricants diffusent des applications et des contenus ? les diffuseurs fabriquent des réseaux ? les distributeurs réalisent des contenus ? les consommateurs créent leurs propres pièces artistiques (UGC) ? les réseaux d’informations se fournissent chez les clients, à la source…?

Le dernier salon « Connected TV Summit« , qui a lieu à Londres le 18 novembre explore pas mal de pistes et soulève bien entendu, les différents aspects du nouveau jeu « télévisuel » (je ne sais pas si il faut toujours l’appeler comme ça, tant les les repères initiaux ont changé.

On notera donc sur plusieurs sessions :

1) un monde hybride « broadband-broadcast », car :

  • les débits même importants, sont loin d’être disponibles partout et avant longtemps, voire jamais sur certaines zones ; d’autre part, le débit est aussi incrémental et fonction du nombre d’utilisateurs et de la sollicitation de ceux-ci…Sur certaines zones et pour aller au delà (HD, 3D, visio, son…) et augmenter la qualité, il faut encore plus de débit…
  • là où le broadcast lui, n’est pas limité par le nombre d’utilisateurs, mais plutôt l’équation « qualité/taux de compression », et permet d’adresser n’importe quelle zone, par exemple par satellite (le triomphe attendu du mobile, véritable plateforme gagnante, avec la 4G qui pointe son nez…)

2) les opportunités pour les acteurs évidents : diffuseurs et distributeurs pay TV

  • comment les applications et l’expérience consommateur va changer (ie avec une télé connectée en permanence) ; là encore les exemples du mobile, nous ayant appris à être connectés à de la vois, données, images ne permanence, donnent une idée de jeu…
  • la complémentarité en terme d’usages pour le consommateur entre « connectée » et « diffusée » : la connexion permettant l’expression du consommateur (voix de retour et TV social), la diffusion, l’administration unique de masse, de grilles de programmes. Un enrichissement de la promesse client, pour les acteurs existants…
  • comment cette TV connectée change mon mode de consommation de la télévision…enfin de ce qu’on appelait la télévision auparavant ?

3) les acteurs parallèles : fabricants d’électronique et éditeurs

  • fabricants qui profitent des débits pour connecter leurs « objets », cad les téléviseurs eux-mêmes, et se mettent à discuter avec…
  • …les éditeurs, qui cherchent à exposer leurs contenus, tout le temps, à tout le monde et sur toutes les plateformes (ie pour amortir les coûts d’édition)
  • mais aussi le monde des consoles de jeu, qui ont déjà eux, fait leur convergence avec le monde informatique (mémoire, CPU, connexion, débits…), intègrent des films, musiques, etc, contenus digitaux, pour conserver leur « audience » autour des parties de jeux. Il faut dire qu’un jeu, c’est presque un film maintenant, avec la qualité des développements et la puissance machine…Et comme un film, sort quasiment tout le temps en jeu maintenant…
  • où est la valeur du marché et qui la récupère ? quand tout le monde commence à faire le métier des autres, difficile de s’y retrouver, en termes de coûts, mais aussi en termes de promesse consommateur : auprès de qui et quoi, doit-il acheter maintenant ?

4) le business model de la télévision dite « connectée »

  • l’impact évident sur le ciblage, la personnalisation et donc la publicité (intrusive ?) de demain
  • encore une fois, un shift de la valeur sur les modèles publicitaires, les relations annonceurs-diffuseurs et les méthodes gagnantes
  • le marché des applications interactives : c’est vieux ça, sauf qu’aujourd’hui, ça sera mieux compris par le consommateur et utile comme prolongement de la relation « information/consommation », en live et tout le temps…
  • les opportunités et menaces pour les acteurs initiaux (pay TV) : comment vont-ils s’adapter, perte ou gain au final ?
  • la social TV : comment tirer partie de ce « nouvel » écran, pour y faire des choses issues du web (achats, information, chat, networking and dating…). Même si c’est rapidement compréhensible, il y a des limites tout autant compréhensibles. J’ai déjà eu l’occasion d’en parler

Vraiment il est utile de réfléchir à tout ça car, selon l’angle sous lequel on le visionne, il y a fort à parier qu’il y ait encore des déçus (dans les innovateurs trop en avance), dans les clients méfiants, enfin dans les acteurs existants, qui pensent faire de l’argent neuf, avec de vieilles recettes. A suivre cette belle aventure télévisuelle, en pensant à notre bonne vieille ORTF

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TV : l’ère des influenceurs… 14/04/2010

Posted by evidencesx in économie, numérique, relation client, tv.
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A l’occasion du célèbre « NABShow » 2010, l’énorme champs de la télévision, subit des changements de fond, sous « influence », de véritables bouleversements dans la valeur produite par les différents acteurs. J’avais déjà eu l’occasion d’en parler, tant les acteurs innovent et transgressent parfois leur métier de base. Lorsque la croissance d’un métier vertical n’est plus au rendez-vous (erosion des audiences, modification des modèles et coûts de diffusion, éparpillement de l’audience et dilution de l’influence, ruptures technologiques…), le marché et les acteurs réagissent en conquérant, en tentant d’investir des domaines cohérents et pertinents, pour amortir les investissements qui pèsent et investir des segments, par effet d’expérience et d’opportunité. On ne compte plus les exemples et le milieu de la télévision est propice à ce type d’exercice, car la TV est souvent sous les feux de la rampe et synonyme d’innovation silencieuse.

Cette année, on trouve en vrac, les mouvements de fond de type :

Sur les contenus :
– les formats, sortant de la simple thématique ou du format durée, de nouvelles opportunités de produire des images video, soit pour l’entertainment, soit pour l’information et l’éducation, soit autour de la vague sociale (brand reputation, brand improvement, social influence and UGC)
– la qualité : évidemment la vague de la 3D (recherchant à restituer en home cinema l’expérience 3D déjà à la maison…), où toute la chaîne (équipements, production, tournage accessoires), mais aussi le son en HD bien sûr, avec de la recherche fondamentale sur le rendu des équipements, des signaux et la restitution (encodeurs, mixeurs, équaliseurs…)
– la révolution online video, dans l’immédiateté et la capacité à cibler, inclure des modèles publicitaires pour toute la chaîne web TV

Sur les équipements :
– les gammes d’écran qui passent de la simple HD, aux LED, 3D et grands formats urbains : impressionnant.
– la perçée de l’IPTV, comme mode de diffusion mais aussi comme opportunité pour les fabricants d’écrans (après les décodeurs TNT embarqués), les plateformes connectées s’organisent autour de partenariats « contenus / devices » ; nous assistons clairement à une lutte dans les modes de réception TV, entre les modes historiques, mais plutôt unidirectionnels (satellite, DTT), et le renouveau avec l’interactivité (IPTV, mobile TV)

Sur les fonctions :
– des fonctions PC/Web qui migrent vers la télé : IM, search, video online, services, véritable kiosque dont on connaît encore les limites (post prec)
– la TV et video mobile : plateformes de téléchargement, de vlog, de streaming live, la simplification des interfaces de génération et de publication, les progrès sur les normes de compression et les débits (on parle déjà de 4G)

Sur l’expérience : évidemment on ne pouvait pas rester sur les écrans tactiles des mobiles (Iphone, Samsung…), mais les TV/écrans le deviennent également pour décupler l’expérience consommateur : un oubli de la télécommande et une mesure plus « verte » (ben oui plus besoin de piles…;-). Une inconnue, la résistance des surfaces, faces aux assauts des « petites mains »…

Pas de réelle place encore pour la reconnaissance vocale, alors qu’elle pourrait jouer un rôle évident dans le pilotage de fonctions primaires ou plus élaborées des équipements : box, TV, lecteurs…télécommandes.
La 3D s’impose comme un sujet évident et la vitesse de son déploiement est impressionnante : même si les coûts sont encore prohibitifs, ils vont comme d’habitude baisser pour atteindre un marché de masse, séduit par une expérience consommateur vraiment nouvelle. Et pas seulement au foyer, car Sony présente par exemple des écrans 3D de très grande taille, utilisés pour les réseaux urbains.

Par ailleurs, les nouveaux sujets ergonomiques et fonctionnels résident par ailleurs dans une télévision plus interactive et moins administrée : customisation, soin des interfaces, services online qui sont tout sauf de la télévision, la convergence des fonctionnalités vers un écran de télé, reste un sujet difficile à cerner. Mais la technique s’organise autour des secteurs habituels : fabricants, éditeurs middleware et applicatifs. La portabilité du web et de ses fonctions n’est pas simple : ce n’est parce qu’on porte les applications, que l’usage va suivre. Reste à convaincre le consommateur d’utiliser sa télé pour le faire, et nombre d’applications restent à usage individuel voire privé. Sur un appareil qui est exposé dans le salon, c’est donc délicat…Mais il subsiste une envie de convergence qui devrait faciliter les accès et la transition des comportements.

La télévision est donc plus que jamais dans un sursaut (technologique et fonctionnel), reste à restaurer l’entertainment par les nouveaux usages, tant l’édition souffre de maux contemporains : perte d’audience, peu de renouvellement et de création dans les programmes, piratage, fuite vers d’autres écrans…L’influence est donc plus que jamais une question de contenu, d’influenceurs et de capacité sociale interactive. Un vrai défi à relever, qui peut être un relais de croissance important pour ce secteur inquiet.

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Les grandes manoeuvres des grands 12/02/2010

Posted by evidencesx in économie, digital, e-tech, innovation, numérique.
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L’économie digitale ressemble à un essaim d’abeilles : on ne les voit pas forcément travailler tous ces acteurs, dans leurs alvéoles, mais en groupe cela donne une effervescence quasi permanente OTC et du miel forcément en abondance. Attendant le pollen des fonds d’investissements, qui fera grandir la ruche et la communauté, il y a une armée qui fait « buzzzzzz » en cadence.

En ce moment c’est un peu l’agitation dans tous les sens…Passons en revue les différents acteurs majeurs, qui font bouger le secteur du numérique et de l’économie digitale :

  • Google, qui vient d’intégrer une nouvelle application « Google Buzz« , sorte d’instant messagerie, à l’intérieur de Gmail (et donc assise sur la base des utilisateurs de Gmail), rendant cette application plus « sociale », plus vivante et plus immédiate, et plus austère et pragmatique que « Google Wave », le précédent test, très vite retombé. A part le buzz généré autour de la marque, les intentions ne sont pas claires, et le résultat attendu encore moins, voire incertain. Par ailleurs, Google annonce entrer sur le marché de la fibre optique, avec une techno de très-très-haut débit, qu’il doit développer sans engagement de date, mais dont on sait déjà, que s’ils vont sur ce secteur, c’est pour exceller comme à chaque fois qu’ils innovent…
  • Yahoo, qui joue cette année un peu son « va-tout », toujours fort de son portail et de sa panoplie d’applications intégrées, mais qui a perdu son rôle d’innovateur majeur : le cash et l’espérance de gain manquent, et ne permettent pas de lancer des plans d’envergure, seul. Et sans innovation (ou audience), peu de confiance et donc de viabilité, à terme sur son modèle (publicité, partenariats, premium inexistant) ; sur le Web, il faut être N°1 quelque part (MSN sur l’IM, Google sur le search…)
  • Apple, couronné de succès par l’Iphone, et sa rente sur les applications du IStore, et conquérant via Itunes sur de nouveaux supports (books, BD avec Marvel/Disney…), montre encore une fois sa capacitéà innover et à entretenir sa marque : IPad, dont on ne cerne pas toujours le rôle (PDA ? Laptop? Mediacenter? Téléphone?…), permet d’occuper le terrain, sur un format de device dont on ne sait pas si l’utilité est durable : les e-readers (largement dominés par le Kindle d’Amazon)

  • Justement Amazon, dans sa conquête du monde digital et des e-books, tente d’imposer le prix du livre à 10$, pour mieux vendre ses précieux Kindle (car il sait bien que pour imposer ses contenus demain, il faut d’abord installer un parc, un standard…), tout comme Apple et son IPad, avec les films à 1$…
  • Facebook et sa nouvelle home-page, mais dont l’agencement, l’ergonomie et le search laissent à désirer. Effet de nouveauté, mais effet potentiel de désertification de l’audience…, après avoir recruté 400 millions de membres ?
  • Youtube et son potentiel forfait « premium » de VOD, engageant la voix de nombre de modèles du web : après avoir recruté une audience considérable, l’heure est venue de monétiser sur un marché en croissance : la video en ligne (films, docs, e-learning…) ; les tuyaux (accès xDSL) sont prêts, même à recevoir de la HD….
  • Twitter, dont l’utilisation tourne plus aujourd’hui de sourcing pour journalistes (tellement ils ont envahi les rangs des followers, s’exprimant ou glanant l’information à la source), et la notoriété venant des applications satellite qui vivent sur son dos (un peu comme les apps de l’Iphone…)

Tout cela est bien mobile, en mobilité…justement c’est un peu l’avenir de tout : la mobilité. Le web N sera mobile ou pas, les applications doivent s’adapter et tous s’y sont déjà mis (Google android, MS mobile apps, Yahoo SearchSpeak…), alors bougez avec les grands, prenez part aux grandes manoeuvres…!

Numérique : espoirs et désespoirs 21/02/2009

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Alors que le projet de numérisation avance à grands pas, nous promettant des tuyaux, des contenus et des débits pour des usages toujours plus gourmands – téléchargements, videoconférence, HD TV…-, les chaînes de valeur des différents acteurs changent également, plus vite qu’on ne le pense, forçant un remaniement des cartes, des alliances et probablement des morts. Force est de constater que les derniers grands modèles comme la téléphonie fixe et le minitel (!), commencent à prendre du plomb dans l’aile. Qui est concerné…Tout le monde !

Le consommateur, commençons et rendons hommage au client, qui empilant les factures, les coûts et les devices, commence à suspecter, comptes tenus de la surabondance d’offres et la complexité de la façon dont elles sont facturées (vous savez les petites lignes que personne ne lit), rêve d’une offre simple et forfaitisée, mais aussi personnalisée.

L’opérateur, payant à prix d’or licences et fréquences, ayant beaucoup investi dans les réseaux (télécoms, fibre, émetteurs…), accédant à la taille critique (en terme d’abonnés), rêve de revenus additionnels, en pure marge…assénant de nouveaux revenus là où il n’y a plus de coûts et lorgnant sur le métier des autres (les éditeurs par exemple), pour augmenter sa valeur ajoutée et rendre son métier plus noble qu’un tuyau à péage

L’éditeur, qu’il soit de jeux, de films, de musique, d’applications, de livres bientôt en numérique, qui lui doit renouveler ses investissements pour produire des contenus toujours plus innovants, plus neufs, exclusifs, les adapter au web et à la HD, nombre de tâches rendant les oeuvres plus belles encore, mais nécessitant un virage qu’il n’a pas forcément provisionné/anticipé. Au passage permettant d’augmenter le coût des oeuvres (si encore cette hausse allait aux auteurs, bien, mais…), et accélérant la tentation des pirates et autres passagers clandestins, à ne plus payer, ce que l’on considère comme un niveau normal de service.

Le fabricant de devices (télé, PDA, mobiles, PC…), qui après avoir construit le hard, rêve de les rendre intelligents, mais tout seul, allant parfois sur le territoire de l’éditeur, parfois de l’opérateur, mais sans réel succès (eh oui c’est un métier…), permettant pour lui aussi de construire de la fidélisation, du réachat et du suivi de consommateurs, pour péréniser sa relation et ses gammes futures.

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Le numérique, technologie construite de 0 et de 1, laisse miroiter pourtant des sommes colossales à celui qui fera la bonne alliance et détiendra le bon modèle « coût / service rendu / usage », qui force est de constater, n’existe pas encore aujourd’hui. Prenons les news des dernières alliances, stratégies industrielles : le regroupement d’unités chez Orange, pour en faire un opérateur unique de tuyaux/contenus, contenus dans de vastes domaines (voix, données images : téléphone, games, musique bientôt en téléchargement, télévision et chaînes, home delivering, domotique…), ce que n’a pas achevé Vivendi entre games (V. Games), télévision (Canal+) et opérateur (SFR)…

Quoi qu’il en soit nous assistons en ce moment à une valse larvée, de prétendants, dont les dots varient, mais les intentions sont claires : partager et/ou préempter le revenu disponible, issu de cette nouvelle donne du numérique. Après la réussite incontestée d’Apple et de son Iphone, alimenté par son fameux AppStore, c’est au tour de Nokia et de Microsoft de s’associer dans les mobiles pour fournir une plateforme de services nommée « MyPhone ». Face à ce mouvement de leaders, RIM (et son fameux Blackberry) et Android (système d’exploitation de Google phone et HTC) veulent également leur « store ». Orange quant à lui, vient de signer avec des géants du Web (eBay, Facebook, Meetic…)  pour lancer son « application shop » et ainsi passer ses revenus issus du mobile de 6 à 20% (non issus de la voix).

Comme tous les mariages, il y a des lendemains qui déchantent…L’argent attire les prétendants, plein de bonnes intentions, mais parfois mal entourés. Y a t-il aujourd’hui une stratégie long terme , visant à garantir au consommateur qu’il va augmenter son expérience d’usage, sans payer plusieurs fois la même chose. Parce que ce n’est pas parce que les usages sur les devices convergent que cela réduit les coûts pour le consommateur, chaque acteur ayant pris un malin plaisir à segmenter son service, pour valoriser chaque service, plutôt qu’un service global, plus utile et clair pour l’utilisateur. Les modèles comme Free ont dénoté mais réussi et ce n’est pas hasard…Alors même si chaque foyer est une tirelire potentielle, sa préférence ira bien entendu à celui qui saura répondre à ses besoins, cad valorisera le plus sa compétence dans l’univers de besoin recherché, sans provoquer un holdup mené par des marques trop gourmandes, voire sourdes et aveugles…
A bon entendeur…

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