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La Décivilisation est amorcée… 16/01/2017

Posted by evidencesx in économie, flexible, innovation, politique, stratégie, technologie, Uncategorized.
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Nous voici devant une impasse, un monde infini avec des ressources qui elles, se tarissent. Il est temps d’évoquer la « décroissance », ou la « disruption positive », tant les technologies nous autorisent des futurs possible, à l’aune d’un « autre » monde.

On peut toujours en effet nier l’évidence, mais elle s’impose à nous. Economie, croissance, ressources, population, espérance de vie…tant de facteurs qui vivent leur croissance de manière indépendante, mais qui pourtant sont fortement corrélés.

La décroissance n’est pas synonyme d’appauvrissement, mais plutôt de « mieux » avec « moins ». La revanche de « l’être » sur « l’avoir ». Une autre époque (formidable ?), qui nécessite une remise en cause globale et solidaire. Autant dire, un beau chantier d’injonctions paradoxales, qui s’impose à tous. On pourrait donc y voir un principe de « dé-civilisation », au sens d’une grande étape à franchir, pour aborder l’avenir autrement. Collectivement, de manière responsable et sans panique…

decivilisation

On peut recenser a minima, « huit idées-force de dé-civilisation » :

  • Le démontage social, économique et écologique a déjà commencé. Les signes autour de nous indiquent que toute notre manière de vivre est en train de devenir « histoire ». Nous allons devoir faire face à cette réalité avec lucidité et apprendre à vivre autrement. Une forme d’adaptation « Darwinienne », contrainte par l’écosystème des forces mondiales.
  • Nous rejetons la fatalité qui soutient que les crises convergentes actuelles peuvent être réduites à un ensemble de « problèmes » nécessitant des « solutions » technologiques ou politiques. Ces solutions sont désormais du domaine citoyen, dans le sens d’une meilleure conscience et utilisation des ressources de notre terre. L’apprentissage du « test and learn », avec des cycles qui s’accélèrent et des issues incertaines, mais plus appropriées.
  • Dans l’éternelle chasse au bouc-émissaire, nous voyons les racines des crises dans les histoires que nous nous sommes racontées à nous-mêmes. Nous avons l’intention de mettre au défi l’histoire qui soustend notre civilisation : le mythe du progrès, le mythe de l’anthropocentrisme et le mythe de la séparation de la « nature ». Ces mythes sont plus dangereux du fait que nous avons oublié qu’il s’agit de mythes et que la réalité nous rappelle à la sagesse. Sagesse du concret quotidien et des impasses probables.
  • La narration va bien au-delà du simple storytelling, divertissement bien connu. C’est par les histoires que nous tissons la réalité, mais cela doit être dans une optique de solutions rapides et efficientes.
  • Les humains ne sont pas l’objet ni le but, mais des créatures historiques, aléatoires et semble t-il, plus « intelligentes ». Notre art commencera par la tentative de sortir de la bulle humaine. Avec une prudente attention, nous allons nous réengager avec le monde non-humain. Et « l’intelligence artificielle » nous y aidera ou nous remplacera. Il est temps d’y penser car c’est encore l’être humain qui a la télécommande, avant le règne des robots.
  • Nous allons célébrer l’écriture et l’art qui s’inscrivent dans un sentiment de lieu et de temps. Notre littérature n’a trop qu’un sens culturel et historique alors que le langage, l’écriture, la lecture marquent et célèbrent notre intelligence. Au delà du divertissement, elle structure notre pensée, notre personnalité et fixent nos idées. Une civilisation qui n’écrirait plus ne se raconterait ainsi plus et n’aurait plus d’héritage tangible.

    atelier_ecriture

  • Nous ne nous perdrons pas dans l’élaboration de théories et idéologies. Il faudra trouver des solutions pour tous et pour réduire l’injustice, principal fléau de dé-civilisation. Avec la rage, le respect de la nature et de nouvelles ressources non plus « exploitées » mais cultivées et respectées. L’énergie de toute part permet le mouvement, même s’il n’est pas perpétuel.
  • La fin du monde tel que nous le connaissons n’est pas la fin du monde tout court, mais la fin « de ce monde ». Ensemble, nous trouverons les chemins qui mènent vers ce monde inconnu devant nous. On le sait bien, l’inconnu et le changement sont deux facteurs de stress et de peur. Mais la peur fait réagir…

Et demain ?

Ayant écrit cela, il faut se demander, si vous lecteur vous êtes prêts à sortir de vos privilèges et du confort artificiel qui c’est sur, ne durera pas. Avec quel rôle, quel avenir et quelle maîtrise de son destin. Nous avons l’intelligence (humaine et bientôt artificielle), et la matière (ressources), le produit de ces éléments n’est-il pas le monde organisé ? Quel monde, encore à définir souhaitons-nous ?
Ce qui est sur, c’est qu’une fin arrive et qu’une autre époque doit démarrer. Y aura t-il synchronisation et sinon à quel prix ?

 

Et Darwin dans tout ça ? 15/07/2011

Posted by evidencesx in économie, développement durable, diversité, management, stratégie.
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Un petit billet très court, avec quelques réflexions qui déboucheront sur plus d’interrogations que de réponses, mais depuis la théorie de l’évolution chère à Darwin, certes contestée mais logique, notre monde est mis à mal par des phénomènes multi-latéraux qui s’emballent, s’auto-alimentent et transforment un grand ensemble, que je qualifierais de chaotique, pas dans le modèle mais dans l’instabilité…:

  • la suppression géopolitique du monopole (USA), du duopole (traditionnel Est-Ouest) et l’augmentation de satellites inquiétants (culturels, religieux…), générant des menaces permanentes de déstabilisation ;
  • la suppression des « certitudes » (parité des pouvoirs d’achat, suprématie du dollar, refuges économiques – immobilier -, sciences, accès aux ressources naturelles et durabilité…)
  • la remise en cause d’éléments naturels : éducation, comportements, tendances et modes, approches élémentaires, grands équilibres scientifiques et grandeurs relatives…
  • l’explosion des refuges historiques : cellule familiale, institutions, croyances, confiance – politique, éducation, entreprises, égalité des chances, vérité et transparence, information et désinformation…
  • l’apparition de faillites probables, y compris dans des pays « riches », industrialisés et éduqués, mettant en doute les modèles de développement jusque là préférés (Grèce, Irlande, Portugal…)
  • la perte des repères identitaires : immigration massive, déracinement, mauvaise intégration, rejets et incapacité à se situer et à perpétuer un héritage « cohérent » pour les descendances
  • les déséquilibres naturels engendrés par l’exploitation de la terre par l’homme et les révolutions industrielles et technologiques successives bouleversant l’écosystème, les espèces et le climat (finalement comme justement le disait Darwin, une observation minutieuse plus approfondie nous en apprendrait beaucoup à cette échelle, sur nos comportements passés et leurs effets constatés par l’apparition de nouvelles espèces d’éléments vivants…)
  • l’internetisation tantôt trop ouverte, tantôt trop censurée comme élément dérégulateur de secteurs, comportements et services, formidable réservoir de puissance, de pouvoir, mais peut-être aussi la fameuse boîte de Pandore ?
Doué, celui qui peut gager et parier sur l’avenir qui semble des plus incertains, d’autant que finalement qui dirige le monde aujourd’hui : un consensus de bon sens ? Tout le monde ? Facebook ? Wikileaks ? Les croyances ? Le destin ?
Je ne dirais pas que je suis inquiet, mais force est de constater qu’il est difficile d’investir dans quoi que ce soit de « durable » dans le sens fiable au delà probablement d’un an…un horizon déjà grand au vu des évolutions technologiques dont l’engrenage tourne plus vite que nos propres envies et besoins…

Le Homeshoring reste « confidentiel » en France : jusqu’à quand ? 26/09/2008

Posted by evidencesx in économie, centres d'appels.
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Le Homeshoring ou marché du centre d’appels à domicile, reste encore timide chez nous. Comme probablement nombre d’innovations, difficile à convaincre les entreprises Françaises, et les salariés concernés. Le principe : travailler de chez soi, comme agent de centre d’appels et/ou de traitement, une alternative aux centres d’appels locaux et au offshore (outsourcing à l’étranger).

C’est assez regrettable car le homeshoring recèle beaucoup d’avantages, directs et indirects, qui intéresseraient plusieurs parties prenantes : pouvoirs publics, environnement, salariés occasionnels, étudiants, entreprises cherchant de la flexibilité. Les avantages relevés font légion et il ne s’agit pas, contrairement à ce que l’on croit, d’une problématique d’isolement, de territoires vastes ou d’une vague légende. Les Etats-Unis, le Canada, l’Australie ont certes démarré bien avant nous, mais ce modèle peut s’exporter partout. On peut voir l’état de l’art sur la cartographie ci-dessous (source easycare), de cette activité dans le monde.

On peut dresser quelques chiffres se rapportant à ce « nouveau » métier :

  • créé dans les années 2000 aux Etats-Unis
  • l’explosion des technologies du web et la démocratisation de celles-ci a fait grandir l’intérêt et le potentiel
  • environ 200.000 personnes travaillent dans ce secteur aux Etats-Unis (300.000 attendus en 2009)

Les avantages sont importants, à partager entre sociétés et salariés et quelques idées force, peuvent être avancées :

  • des salariés autonomes, motivés, mobilisables à tout moment en cas de pics d’activité
  • un niveau de compétences plutôt plus élevé par le profil plus senior du personnel à domicile : personnes ayant déjà travaillé au chômage, étudiants longs cycles, mères au foyer ayant arrêté leur activité temps plein…
  • des conditions de travail optimales : bruit, confort, pas de déplacement (on évite les bouchons, le stress…)
  • un travail « à la carte », adapté à beaucoup de populations : étudiants, personnes au foyer, intermittents…
  • des impacts non négligeables sur l’environnement (développement durable)
  • une flexibilité très importante pour les entreprises, mais également pour les salariés
  • un modèle qui, du fait de sa souplesse, est beaucoup moins soumis à coûts fixes que des modèles sur site, permettant d’investir par ailleurs des coûts de formation et de suivi plus importants

Quelques précautions sont néanmoins à prévoir, pour un fonctionnement efficace :

  • un équipement suffisant et de qualité : ordinateur, accès ADSL, téléphone (équipement et ligne), espace privé de travail, logiciels de gestion divers
  • une possibilité d’autoformation permanente (modules en ligne, quiz, enregistrements…)
  • un encadrement, même à distance suffisant : l’isolement peut être une source de démotivation
  • un système d’intéressement à la production, performance
  • un outil d’information temps réel (type intranet)
  • un module de planification partagée ou chaque agent enregistre en temps réel ses disponibilités
  • au choix de l’agent, une spécialisation ou l’aptitude à être mutualisé, multi-produit : dépend des motivations et de « l’usure » du salarié dans son environnement produit

En bref, une activité qui pourrait même être subventionnée par l’état, dans sa lutte contre la pollution, pour les emplois « locaux » et l’accès à du travail temporaire de chez soi ; le développement d’activités de type « vendeur à domicile indépendant », présente des précédents à saisir. Les géants du secteur des centres d’appels peinent à venir et à organiser en France de telles solutions, sur des échelles « industrielles ». Pourtant la relation client et la vente par téléphone sont deux activités cruciales pour des consommateurs potentiels, et les changements majeurs de la loi Chatel (ie obligeant les acteurs du e-commerce à fournir une hotline gratuite) devraient relancer le débat et de l’intérêt pour ce type de solution.

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