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Education 2.0 : une source importante pour l’avenir du savoir et de l’apprentissage 18/07/2012

Posted by evidencesx in économie, éducation, digital, diversité, e-tech, innovation, numérique, politique.
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Sommes-nous bien maîtres de notre apprentissage ? Ce fait pourrait, sous l’effet des sollicitations digitales, légèrement évoluer…Déjà la lecture numérique, nous révèle qu’elle est moins studieuse et plus distraite, par les pop-up de l’appareil électronique, sur lequel sont ouvertes, nombres d’applications. Une lecture moins profonde aussi, parce que l’écriture en note, acte physique et mécanique d’un muscle a disparu sur la tablette. Terminé aussi de surligner, de souligner un passage, d’écrire des pensées personnelles, bref de personnaliser et de “sentir” l’écriture, comme une prolongation de ses cellules grises. Moins donc de mémorisation, de concentration et d’attention, et trop de…distraction.

Appareils électroniques et ondes malignes, mais aussi performances et esthétique séduisantes, l’éducation vit une période difficile. Diversité des niveaux et des origines, difficulté d’homogénéité des classes, des enseignants et des méthodes d’enseignement, contingence et motivation du personnel éducatif. Et quand ce ne sont pas les programmes qui censés être les mêmes, ne sont pas diffusés parfois dans le même ordre…

Mais alors, que faut-il attendre du phénomène social pour l’éducation ?

Regardons comment découper ce secteur en plusieurs parties : le matériel/la logistique d’abord, les méthodes et comportements ensuite, la collaboration entre acteurs, et enfin les mesures/résultats de la “socialisation” de l’enseignement.

Le Matériel/La logistique :

A l’heure de l’information temps réel et des mises à jour permanentes, il n’y a guère que le passé qui ne change pas. Et encore, l’éclairage apporté par les analyses toujours plus poussées, nous amènent à des révisions nécessaires, parfois capitales (quand les neutrinos dépassent la lumière par exemple…). A quoi servent donc encore les kilos de manuels et livres scolaires qui déforment les colonnes vertébrales de nos chers enfants, manuels qui donc ne s’actualisent que trop rarement et peu adaptés à l’interactivité digitale et la connaissance permanente ? Les contenus sont bien produits en mode informatique et injectés dans la production de livres et cahiers, papiers et cartons. Lorsque l’on voit le prix des devices électroniques aujourd’hui (PC, laptops, tablettes…) et la décroissance affolantes de ces prix, l’édition peut très facilement changer en la fourniture des contenus digitaux plutôt que de nombreux livres. Moins lourds, facilité de mise à jour, actualisation quasi temps reel, interactivité web/contenus/cible, la tentation évidente vers la digitalisation des contenus est grande. Et nous n’avons encore rien vu, tellement le “livre numérique” en tant qu’objet reste à inventer. Ceux qui n’y voyaient qu’un scan des contenus existants n’imaginent même pas l’opportunité gigantesque de créativité. Alors même s’il reste les éditeurs à convaincre, et la tâche est ardue : leur métier lourdement industriel et organisé autour de logistiques et de récupération des invendus, il leur reste à convaincre les auteurs de rester dans leur cocon créatif mais surtout d’inventer leur futur. Contenus oui, mais quelle actualisation, création et acheminement demain ? Des initiatives pourtant, par exemple le livrescolaire.fr

Les méthodes et le comportement :

Et les enseignants, les professeurs ? Où sont les puits de savoir d’antan, les mentors, les modèles ? Et d’ailleurs dans les conditions évoquées, à quoi ça sert désormais ? Si la connaissance a longtemps signifié le pouvoir et la capacité à diriger les foules, l’ère de la transparence et de la démocratisation des savoirs, reste aujourd’hui sur la base de “l’influence”, de la capacité à réunir, fédérer et animer une communauté, sans la réduire à l’absorption de savoirs sans saveur, sans sens…Ne sommes-nous pas en présence de “groupes”, de communautés, où l’enseignant a sans doute une longueur d’avance en terme de savoir et de connaissance, mais s’enrichit très souvent au contact de sensibilités différentes de son auditoire et d’expériences vécues, différentes de la sienne. Qui parle, qui écoute ? Qui détient la clef de la vérité ultime ? Plus très sûr finalement, tant l’exercice de l’enseignement recèle plus d’un échange, d’échanges aujourd’hui, plus que d’un déversement de règles, préceptes et théories immuables. “Celui qui sait, ne sait qu’à l’aube de son ignorance”. Par contraste donc, les méthodes d’aujourd’hui évoluent aussi et ne sont plus assises sur les mêmes rituels. Lorsqu’on a eu l’habitude d’avoir un auditoire inactif, discipliné et un sens unique de la passation de savoir, ça rend la vie trépidante, vivante et interactive. D’autres pourraient en avoir peur, voire ne pas saisir le changement qui s’effectue. Dommage, les jeunes ont tellement de choses à dire et pourraient engendrer un mouvement de création sans précédent. Les vrais débats et l’enrichissement mutuel, une autre idée de la motivation à apprendre, la soif de connaissance et surtout la méthode les empêchant de se bourrer le crâne en apprenant bêtement des tonnes de données. Je crois qu’il faut saisir cette formidable opportunité dans la construction même des séances, de l’espace de la classe et de l’aménagement des locaux d’enseignement. Une nouvelle manière de libérer la créativité en brisant les barrières de statut avec tout le respect nécessaire au bon déroulement de l’assimilation, contrôle et restitution du savoir. Des méthodes collaboratives faisant des ravages sur les plateformes sociales, nous avons donc des chances qu’elles fonctionnent très bien aussi ici. Encore faut-il leur donner la chance, y croire et faire en sorte d’imposer le changement aux instances plutôt conservatrices de l’éducation “nationale”. Impossible n’est pas Français, et surtout est un mot dépassé, dans justement le dépassement de soi que l’on apprend aux élèves, dès leur plus jeune âge.

La collaboration :

Nous sommes donc, comme qui dirait, à une nouvelle ère de collaboration, partage d’expériences, de connaissances, de situations et de points de vue. Une conversation permanente, représentant une meilleure assimilation du parcours de savoir, savoirs-faire et savoirs-être nécessaire à la formation d’un bon citoyen. Doit-on passer son temps à évaluer l’assimilation par des tests et examens ? Doit-on favoriser le plus possible les échanges autour d’expériences et de certaines connaissances, augmentant ainsi la mémorisation par la pratique plus que par le gavage ? Le e-learning n’est-il pas un bras armé plus efficace sur l’apprentissage pur de connaissances, là où l’enseignant plus un guide, un modérateur qui aiguille l’élève dans sa collecte de données et de concepts ? Celui qui complète par la mise en situation concrète des outils et données par des éclairages contemporains et des “cas” rencontrés. L’argument de l’expérience et de l’âge/seniorité fonctionne encore, mais s’illumine dès qu’il se complète par un partage bien dans son époque, avec des générations plus jeunes. Brain and storm sessions, seeding rooms, collective contests, speed pitch…autant de méthodes dérangeantes pour les réfractaires mais du sourcing pur de motivation pour les autres. L’heure serait donc à une ambiance transgénérationnelle, qui prendra le meilleur de chacun. Et par là même, équipera les classes et amphis du meilleur du numérique, de contenus interactifs, de comptes-rendus collaboratifs, de live-blogging. Et l’état d’esprit suivra par les résultats : une meilleure mémorisation, motivation et efficacité dans la dispense du savoir, histoire de créer un enseignement équilibré, libre et juste et de développer la diversité, source d’innovation.

Les mesures/résultats :

Il y a déjà maintes fois de larges réflexions sur l’aptitude à vraiment mesurer l’efficacité de l’enseignement et le niveau des élèves. Le bac lui-même, entre tricheries, fuites 2.0 et épreuves dépassées, constitue le meilleur exemple, où tant d’énergie est dépensée, dans un diplôme “socialement smart”, mais qui ne sert plus à grand chose : enseignement, mais pour quoi ? La finalité, c’est d’apprendre toute sa vie, mais surtout de trouver un emploi, valorisant et valorisable au long de sa “carrière”. Carrières en dents de scie et chaotiques, à court terme, qui ne permettent plus de s’insérer correctement…Je pense que l’une des plus grandes opportunités de l’éducation en mode collaboratif serait d’abolir les barrières de “genre et de classe”, au profit d’un corpus de connaissances qui évolue au toucher et à la pratique de tous types d’intervenant : professeurs, chercheurs, professionnels, industriels, inventeurs, commerçants, parents, théologiens, sociologuesEt le résultat c’est que finalement tout le monde apprend avec tout le monde, et que la peur de l’échec (ie en examen) s’estompe tant la connaissance se diffuse plus naturellement et de manière plus concrete et opérative.

Si les outils et la technologie restent ce qu’ils sont, ils nous forcent et nous poussent dans des logiques à réinventer, qui rend l’attrait de la connaissance encore plus intéressante. Et l’invention et le renouvellement restent le meilleur moyen de ne pas s’endormir, de rester compétitif et de captiver tout public. La passion et l’envie soutiennent toute la dynamique de changement incontestablement nécessaire au réveil du savoir. Inspirons nous des meilleures pratiques collaboratives, car elles redonnent du lien. Et du lien, nos sociétés en ont besoin en ce moment

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Connaître, savoir : et surtout transmettre avec le knowledge management 02/07/2012

Posted by evidencesx in économie, innovation, management, numérique, social media.
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Conférence de presse du 27/06 chez BPI group pour le dossier « KM », présenté par Pierre Prével, expert RH du fameux @netexplo. tous les contributeurs sont dans la salle pour parler du savoir. Savoir, savoir-être, savoir faire, connaissances, process, méthodes…sont autant d’actifs des entreprises, qui parfois coûtent cher dans la chaîne de valeur d’une entreprise. Il serait donc temps de s’en préoccuper. Du temps du campagnonage (dont on nous apprend qu’il est inscrit depuis 2010 au patrimoine de l’humanité..), l’écriture, le stockage et la transmission du savoir étaient clés.

En effet, il est loin le temps de la transmission des savoirs par l’expérience, la disparition quasi intégrale de l’industrie et de l’artisanat comme objets de croissance, au profit d’une économie de service, ont fait apparaître d’autres défis : brevets, protections, licences et process, secrets non plus industriels mais « d’expériences » il faut néanmoins en assurer la pérénnité. Un dossier, à cette occasion coordonné par P. Prevel et produit par l’ADBS, regroupe les enjeux de l’entreprise d’aujourd’hui, qui au delà d’intégrer des méthodes dites « 2.0 » de sourcing, d’innovation et de production en teams, doit réfléchir aux opportunités de l’archivage, de la protection et de la survie des savoirs, connaissances et pratiques le « knowledge management ». Avec des enjeux résumés ici par exemple comme :

  • quelle stratégie media pour le KM ?
  • quelles métriques pour en mesurer l’efficacité et le ROI ?
  • le partage, d’où et jusqu’où, et comment ?
  • le KM comme innovation sociale : réinsertion, partage et outil de collaboration
  • le learning/knowledge par l’image/la video
  • le développement du networking du KM : enrichissement par la communauté (ex. wikis)
  • le mentorat 2.0 avec l’intelligence « connective »
  • les réseaux sociaux d’entreprise comme support du KM
  • la stratégie de « forme » : KM centralisé ou décentralisé ?
  • le KM, outil de gestion du risque : exemple de l’armée et d’activités sensibles
  • le KM, outil de management qui change le management ?

« la connaissance est la seule chose qui grandit quand on la partage ». Il faudrait s’en rappeler, tellement le KM manque encore d’organisation, de moyens et de solutions adaptées aux enjeux les plus divers. Et comme je le citais, la connaissance fait surtout partie des actifs « intangibles » de l’entreprise, encore de ceux « invisibles » mais qui font aussi la valeur des entreprises (comme les hommes et le style de management par exemple)…Et quand on serait tenté de l’oublier, de perdre la « mémoire », ce sont alors des risques importants de dé-positionnement, de perte de concurrence et de déstabilisation de la motivation toute entière des entreprises dont il s’agit. « Ne pas perdre, jamais, ce qui est acquis », permettrait donc de construire et de renouveler sans cesse la capacité à surprendre, inventer et bâtir l’avenir, ambitieux et confiants dans la mixité (genre, pyramide des âges) si importante dans la sensibilité créatrice. Jardinons les talents, qu’ils donnent et éclosent de merveilles sans cesse renouvelées, mais surtout, pour savoir où aller, rappelons-nous toujours d’où nous venons. Une manière de sublimer et de respecter le travail des ancêtres et de conserver, transmettre et parfaire ces chefs d’oeuvre jamais achevés.

@netexplo change : un éclairage plus pragmatique de l’innovation 11/06/2012

Posted by evidencesx in économie, digital, e-business, entrepreneuriat, innovation, mobile, numérique, social media, technologie.
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Format intéressant sur une journée, le netexplo “change 2012” s’est tenu à la CCIP de Paris, vendredi 8 juin. Sur le même principe que le forum netexplo, avec des prix mais cette fois-ci initiatives essentiellement Françaises, avec 6 prix remis, dont 1 grand prix remis par Laurence Parisot, Présidente du MEDEF. 3 catégories pour ces prix : Marketing, RH et Innovation. 6 prix remis parmi 56 dossiers présentés par 19 entreprises dans les 3 catégories. Un format plus proche des exigences pragmatiques des entreprises partenaires, pour plus de potentiel opérationnel, mais moins de portée sociale dans des pays lointains. Un format qui complèterait donc, le dispositif observatoire, zoom, customer, conférences, management… qui constituent des moments privilégiés d’étude et d’échange, proposés par netexplo.

Chaque présentation de prix est organisée selon le rythme suivant : une introduction réalisée par un professeur d’HEC évoquant un contexte d’innovation et formulant l’environnement d’intervention de l’initiative ; une présentation réalisée ensuite par l’entreprise primée, puis un débat avec la salle, selon le modèle “micro-message” avec Balloon. Puis une conclusion, avec la remise du grand prix “netexplo change 2012”, choix formulé parmi les 6 projets primés et présentés. La journée est rythmée par un déjeuner networking permettant d’échanger entre experts et par une présentation de Bernard Cathelat, le “trend report” ou quand le numérique transforme l’entreprise et la vie, tout simplement.

Le rythme. Le web change le rythme de nos vies. Change aussi la confiance que nous pouvons apporter et obtenir, dans la relation à l’autre, par le fait que ces relations changent aussi, par le media que l’on utilise.

73% des Français ne pourraient se passer du web aujourd’hui et 70% pensent que l’Internet change leur vie. C’est dire si comment ce qui ne reste qu’un “outil”, est capable de révolutionner nos plus profondes et sûres approches professionnelles.

L’invasion des contacts par communication électronique déclenche une profusion, une incapacité à vérifier “real-time”, la véracité et la qualité des contenus échangés.  Les enjeux du changement dépassent bien entendu la simple technologie et forcent à se projeter dans le futur et imaginer…Et l’imagination fait parfois peur, car elle nous fait nous frotter au risque. Une notion communément fuie, mais aussi carburant grisant pour l’entrepreneur. Or, l’Internet est disruptif et contraire aux règles, process établis, qui font fonctionner les entreprises. Comment se projeter dans l’innovation sourcée, vers l’usage, le débat ? Les sujets sont ouverts et débouchent sur des champs rendus possibles à l’aube de notre imagination…Cette imagination doit être partagée et canalisée, c’est là le plus grand enjeu de cette transformation 2.0 : management, team building, training, nouveaux métiers, process…toute l’entreprise est au coeur du débat et concernée pour réussir les changements nécessaires à la réactivité et à la plus grande intelligence du client.

Pourquoi faut-il travailler ? Et en quoi l’Internet va changer le travail ? Les réseaux sociaux, véritable plateforme d’échange ou perte de temps ? L’internet, opportunité ou risque en terme d’emploi ? Autant de questions qui planent et constituent le champs d’investigation d’aujourd’hui.

Retour de l’individu, par le self-service des services, conduit par des raccourcis visant à remplacer l’homme par l’électronique, l’urgence est de replacer l’humain au centre de l’innovation, car celle-ci est d’abord pour améliorer l’humanité avant d’effectuer une prouesse technologique. C’est le propre de la recherche sur la santé par exemple, et doit constituer la règle de toute innovation digne de ce nom.

Les projets présentés retenus dans chaque catégorie :

  • Marketing et Communication :

SNCF Open App (open data) : “stimuler l’usage des datas de la SNCF par une stratégie de crowd-sourcing organisée par une plateforme collaborative, sur comment créer des apps utiles pour la SNCF

SGG Glass Compass de St Gobain : app qui permet d’identifier le bon vitrage en fonction de l’habitat (lieu, type, surface, orientation), visant à l’optimisation de son équilibre de consommation énergétique.

  • Management et RH :

Euréka, la plateforme collaborative en interne du groupe Pages Jaunes, initiative ayant fait l’objet d’un @netexplo customer ici

Women@Renault : un projet d’envergure chez Renault pour promouvoir et mettre en place la mixité chez Renault, un métier traditionnellement et culturellement masculin

  • Innovation :

Voyages-SNCF.com avec e-travel, une application de social commerce permettant de consommer du voyage et une expérience dématérialisée de bout en bout de la relation.

IBGStar pour Sanofi, le lecteur de glycémie pour Iphone et l’application permettant de faciliter la vie du patient diabétique.

Le déjeuner networking, organisé par tables métiers/secteurs, permet d’échanger avec les lauréates, les entreprises, les professeurs chercheurs, “IRL”.

Vient ensuite Bernard Cathelat et sa tonalité new-age version 2.0 qui nous soumet le “trend report” et les dernières tendances engendrées par l’Internet. Big data, track&profile, micro-réseaux sociaux, cash/match…contrôle, censure, liberté et expressions. Monitoring, regroupements, équipe et collaborative ?

Le nuage est plus que là. Il est chargé. D’énergie positive et négative et n’attend que notre créativité pour se déchaîner pour le meilleur et pour le pire. De toute façon, il y a toujours un interrupteur…

Le grand prix parmi les 6 primés revient ensuite à IBG Star de Sanofi, pour son initiative auprès des diabétiques, qui se développera au delà de la plateforme Apple sur d’autres standards. C’est Laurence Parisot qui remet ce prix avec enthousiasme et entame un hymne particulièrement passionné pour défendre l’industrie Française. La cohésion de tout un système entrepreneurial, qui lui aussi connaît des virages particulièrement inquiétants : crise de confiance auprès des dirigeants, relais de croissance à l’étranger, ressources financiers raréfiées,  éco-système défaillant, orientations politiques incertaines, place en Europe et devenir de l’Europe. La mobilisation du coeur de l’entreprise doit être entière et le digital un levier de renouveau et de facilitation : renouveau des idées, des possibles, création de métiers, filières, formation trans-générations, du lien social enfin, avec l’échange intellectuel mondial et la mise en réseau des entreprises.

Le changement est inéluctable. Alors de “ce qui est inéluctable, feignons de l’organiser” à “redonnons l’envie avec l’enjeu et l’élan numériques”, le tissu industriel et de service doit connaître les joies de l’expérience digitale : parce que c’est bon, c’est joyeux et c’est utile, mais pas comme une nouveauté qui passe de mode mais comme une rupture majeure économique et sociale.

Un nouveau format donc réussi qui mixte bien les compétences académiques, entrepreneuriales et éducatives, pour redonner gout à l’innovation proche de chez nous, de celle que l’on exporte bien et qui transforme l’individu et l’entreprise.

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Le Social Media se conjugue t-il au futur ? 06/01/2012

Posted by evidencesx in économie, digital, management, numérique, social media, social network.
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La révolution globale des usages et de la communication autour des plateformes “sociales” se développe, au fur et à mesure de la réputation des outils, des évolutions technologiques, du buzz et de la nouvelle appropriation de ceux-ci, par la “société civile, politique et économique”. Nous avons vu, lors de nombreuses conférences, rapports et débats, la découverte, les interrogations, les peurs aussi et les énormes opportunités que cette dynamique recèle et, pour le coup, sur un plan à peu près égalitaire, dès lors qu’on a réglé le problème de l’accès au “numérique”. Nous pourrions d’ailleurs illustrer très facilement les impacts récents lors du printemps Arabe, de ces nouveaux moyens d’expression, dangereux pour les uns (leaks), indispensables pour les autres (e-démocratie). Comment ignorer désormais l’impact colossal, rendu possible par des anonymes et parfois insignifiants individus, qui vont pourtant faire trembler les pouvoirs et équilibres en place ? La récente erreur et la rapidité de propagation de la fuite sur la notation financière de la France en a fait tomber plus d’un… Et aujourd’hui, la consommation passive, comme on pourrait l’appeler, s’est démodée : parce qu’on prend conseil à travers le social commerce, parce qu’on donne son avis, on modifie l’offre, le service… un monde où la création émane de tout le monde, chacun apportant sa petite touche collaborative.

Mais c’est ce que souhaitait l’ensemble du monde “démocratique”, profitant d’une liberté d’expression de fait, pour assaisonner tous azimuts et sur tous les sujets. La révolution consumériste, bousculant les marques, les produits, les process, a pris de court, l’ensemble des organisations concernées. Que cela soit les services clients, le marketing, les partis politiques (qui se sont bien rattrapés depuis…) et le vent de besoin d’expression ultime, l’utilisation du media social, media “dont on détermine qu’il n’est plus à personne et pourtant à tout le monde” a décuplé l’innovation, la révolte et le progrès. Circulation de l’information, accès à la connaissance, mutation d’industries entières, nous voyons les effets d’un phénomène dont personne ne sait vraiment où il va s’arrêter et l’avantage global, au bout du compte. Mais le temps est sans doute à la consolidation…

Je me suis par conséquent imaginé, un instant, la nécessité de faire un tri et d’essayer de dresser un état des lieux, à date, de l’impact du social media et tenter de se projeter selon deux schémas : le développement ou le repli ?

Il est un fait que sous l’impact des médias sociaux, plusieurs phénomènes majeurs ont bouleversé le paysage des relations, de la communication et des échanges :

  • une plus grande transparence, plus grande “démocratie” et un accès plutôt égalitaire devant l’information et la capacité à réagir et à participer
  • des capacités de loisirs, de mise en relation, mais aussi de perte de temps colossales
  • une plus grande interactivité entre les grands ensembles : compagnies, clients, partenaires, associés, fournisseurs, organisations, employés, milieux familiaux, éducation, administration…
  • une modification importante, voire physiologique, à terme du comportement humain : écriture “déformée”, mémoire très volatile puisqu’on a “tout sous la main, tout le temps, au bout de son smartphone”
  • mais aussi une énorme pollution dans l’information justement (à travers certes une dématérialisation et dérégulation du métier dit de “journaliste”, permettant de canaliser l’information – juste ? – jusque là….)
1) Le développement : la poursuite d’un mouvement global et mondial permettant de capitaliser sur l’innovation collaborative, ou plus simplement “le résultat à tous niveaux, secteurs, rangs du travail organisé autour de thèmes, goûts, sujets qui fédèrent l’envie, la motivation – gratuite -”, bref le seul fait de faire participer et s’impliquer du monde, sans avoir a priori été sollicité…” ; et de là, en tirer la meilleure organisation visant à :
  • organiser, filtrer (sans censurer !) et optimiser la production à travers les médias sociaux
  • faire émerger des outils professionnels, reconnus de référence (comme des packs “bureautique” dont plus personne ne nie l’utilité…)
  • officialiser la filière là encore en “professionnalisant” celle-ci : éducation, formation, législation…
  • crédibiliser le contenu collaboratif, en le certifiant et en inventant de nouvelles filières, de référents…
En écrivant ça, je me dis que nous nous dirigeons tout droit vers une “normalisation” de ce qui ne peut ou ne doit pas l’être, si l’on ne veut pas perdre l’énergie pure et créative du mouvement des médias sociaux… Alors comment imaginer à la fois une “taylorisation”, sans perdre l’innocence et la transparence du modèle ?Des initiatives comme le e-G8, en mai en France et le désormais célèbre CNN, “think-tank” du numérique, chargé par le gouvernement d’explorer ce vaste domaine sont des entités intéressantes pour débattre du “fond” et de l’environnement nécessaire, pour développer ce que l’on appellera “L’Internet” et ses risques/opportunités, dans le vaste marché du commerce et des échanges mondiaux. Mais, là encore, des débats frontaux ont eu lieu entre la création et la consommation, facilitée par le piratage et les effets de bord d’un Internet puissant mais plein de failles… Un sujet réel qui risque d’aboutir à la fin du web tel que nous le connaissons…Fournir des pistes, solidifier les règles et les contours, rendre confiant les utilisateurs et les marques, générer un code de conduite, professionnaliser et fédérer la modération pour qu’elle devienne un vrai métier reconnu, plusieurs clefs pour un même objectif : préparer la vague de consolidation du social media de demain et en intégrer l’efficacité au sein de l’appareil économique et social.

2) le repli : repli généré par le “ras-le-bol” de trop d’information, trop vite, trop dense, par tout le monde et n’importe qui, tout le temps.

Après avoir subi l’assaut de toute communication, les marques, les réseaux, les timelines peuvent être largement dépassées par le trafic, le bruit et la pollution, générant un effet inverse au crowd sourcing, mais dans tous les cas, impossible d’effacer les changements de fond produits sur tous les secteurs et comportements :

  • changement dans la communication
  • changement dans le sourcing : information, formation, connaissance, ressources -humaines, produits, idées…-, innovation et même comportements et niveau d’exigence du consommateur ; un effet de cliquet, qui restera l’époque du tsunami “social web”…
  • changements technologiques : réseaux, stockage, disponibilité, service levels et historisation
  • aspects risques : sécurité informatique et convergence, mobilité, réputation en ligne et détournements…
  • effets de bord orchestrés par des gens peu scrupuleux, visant à faire courir des bruits et le faire amplifier

Pour toutes ces raisons, il peut y avoir un “cessez-le-feu” dans l’amour porté aux médias sociaux, la fréquentation et l’audience, parce comme partout “trop c’est trop”. On peut d’ailleurs largement repérer les cycles de l’économie, qui après la quantité, se concentrent sur le tri et la qualité. Les agrégateurs web, le “content curation“, les “verified accounts“, ne sont-ils pas déjà des phénomènes de réassurance, visant à classer, ordonner, fiabiliser la masse de contenus échangés et commentés ? N’est-il pas c’est vrai nécessaire parfois, d’accorder moins d’importance au flux d’informations, quand elles sont vraies, alors qu’elles sont reprises et ré-amplifiées (trop ?) par une communauté en ligne qui grandit chaque jour ? Une entreprise économique, même si elle accorde du crédit au travail collaboratif, ne peut durablement écouter mille sources pour naviguer, réagir et construire dans la durée une stratégie fiable et surtout protégée des yeux de la concurrence ? Comment tout exposer sans rendre caduque toute innovation, immédiatement ?

On voit donc très facilement les failles et le risque d’abandon d’un dialogue réellement efficace, sur les médias sociaux.

Malgré tous les changements apparus, si il ne reste que les ruines d’une “mode”, quel gâchis pour une si belle innovation…le retour de marques hégémoniques, qui auront fait semblant d’écouter et qui se rangeront aux habituelles manières, centrées sur elles, pour reprendre le pouvoir et la parole. En effet, même si certaines expériences ont vu le jour (B&You), ont-elles vraiment l’envie et les moyens d’aller plus loin que du “social dressing”, pour surfer sur l’actualité ?

En tous cas ce sujet passionnant aura fait couler beaucoup d’encre et aura transformé énormément de comportements. Souhaitons qu’il procure de nouvelles histoires à écrire, de nouveaux emplois et de nouvelles dynamiques qui créeront les “success stories” de demain.