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Orange et Stéphane Richard aux #matins HEC 19/09/2011

Posted by evidencesx in économie, business development, développement commercial, distribution, management, marketing, mobile, numérique, stratégie, technologie.
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Vendredi 16/09, Stéphane Richard, président d’Orange s’est prêté au petit jeu des matins HEC, petits déjeuners organisés par l’association, regroupant anciens, partenaires et grands patrons. Exercice extrêmement opportun tant il concerne des sujets chauds, sociétaux presque, sur la stratégie des opérateurs telecom. Le personnage est plutôt simple, convivial et franc, ce qui peut apparaître comme un certain décalage avec une ancienne entreprise publique, et plutôt une opportunité, pour les défis à venir. Entrepreneur, homme du privé plutôt que du public (où il a passé un peu de temps avec Christine Lagarde notamment), il semble bien au fait des dossiers proches et sujets qu’il aborde, l’un après l’autre comme :

  • les enjeux sur le mobile :
    • avec l’arrivée du 4ème opérateur Free, déstabilisant, mais confiant sur l’avance que le groupe détient sur l’innovation, la R&D, la distribution et la capacité d’achat notamment sur les terminaux mobiles
    • la montée des MVNO et la baisse considérable des prix publics
    • les licences 4G, leur prix, l’appel d’offres en cours : des débits 10x supérieurs à la clef et l’amélioration de la réception en espace fermé
  • l’arbitrage à faire sur le plan international dans les diversifications d’Orange
  • la crise sociale chez FT et les avancées RH en cours
  • la télé connectée et la politique sur les contenus d’Orange : le focus constaté sur d’autres domaines plus porteurs que la pay tv, s’agissant des e-books, de la musique, des jeux, des videos, larges domaines que se partagent l’audience désormais, en numérique
  • l’éternelle question des débits : y aura t-il des limitations segmentées ou non de l’internet et du modèle « illimité » et la nécessité « d’éducation du consommateur » quant à la consommation de ceux-ci ?
  • le phénomène des tablettes tactiles, bouleversant les usages et les relations entre Orange et Apple notamment
Stéphane Richard apparaît comme détendu et persuadé que « c’est le courage qui fait la différence », nombre de ces sujets vont être déterminants dans la capacité de réaction d’un opérateur comme Orange. Bénéficiant certes d’un effet « masse » (achats, buzz, réseau, marque, distribution…) et surtout d’une présence multi-thématiques (fixe, contenus, mobile, fibre/ADSL et sectoriel), le groupe Orange a sur la papier tout pour conserver son leadership. Mais la capacité de réaction d’un opérateur comme Orange réside aussi dans la rapidité marketing de déploiement. Et la défiance d’acteurs plus rapides (d’abord MVNO, et Free), a de quoi faire trembler les bases d’une maison établie : d’abord parce que le coût des charges fixes est colossal, et les volumes moins importants, et sur un marché plus fragmenté. Ensuite parce qu’en des temps de baisse du pouvoir d’achat, les foyers coupent dans leurs dépenses et cherchent à réduire les coûts de ce qu’ils gardent ; les effets marque et distribution sont donc moins déterminants…Je ne sais pas si la fourniture de forfaits dits « sociaux » sera bien exploitée chez Orange, tant ils sont « confidentiels », dans l’offre d’Orange. Par contre, le groupe Orange aurait bien intérêt à mieux exploiter son implantation internationale, pour aller capter la valeur du « social business » chez les milliards d’individus (Chine, Inde, Brésil, Afrique – seul pays où vraiment des efforts sont entrepris -), car 200 millions de clients, c »est beaucoup et peu à la fois : ne vaut-il pas aller chercher des marges unitaires serrées en business durable, plutôt que de se déchirer sur des marchés matures, ou de toute façon, toute hausse de pdm est faîte avec un effort de ressource colossal et toute conservation de ses positions, chère également ? La création de valeur chez ces populations est évidente, car elle change évidemment le destin de villages, communautés, cercles, avec l’aide de la technologie. C’est un sujet sur lequel nous aurions aimé avoir l’avis de S. Richard, moins feutrés, politique et classique que nos batailles franco-françaises de fleuron industriel. Quoi qu’il en soit, il ne m’y semble pas hermétique et Orange doit être un acteur du changement et investir beaucoup pour rendre de la valeur au développement social dans le monde, là où les technologies simples, sont parfois extrêmement utiles pour réduire la fracture numérique (connaissance, éducation, commerce…).
Un bon moment passé, dans ce jeu sans filet, de questions d’actualités.
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Les grandes manoeuvres des grands 12/02/2010

Posted by evidencesx in économie, digital, e-tech, innovation, numérique.
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L’économie digitale ressemble à un essaim d’abeilles : on ne les voit pas forcément travailler tous ces acteurs, dans leurs alvéoles, mais en groupe cela donne une effervescence quasi permanente OTC et du miel forcément en abondance. Attendant le pollen des fonds d’investissements, qui fera grandir la ruche et la communauté, il y a une armée qui fait « buzzzzzz » en cadence.

En ce moment c’est un peu l’agitation dans tous les sens…Passons en revue les différents acteurs majeurs, qui font bouger le secteur du numérique et de l’économie digitale :

  • Google, qui vient d’intégrer une nouvelle application « Google Buzz« , sorte d’instant messagerie, à l’intérieur de Gmail (et donc assise sur la base des utilisateurs de Gmail), rendant cette application plus « sociale », plus vivante et plus immédiate, et plus austère et pragmatique que « Google Wave », le précédent test, très vite retombé. A part le buzz généré autour de la marque, les intentions ne sont pas claires, et le résultat attendu encore moins, voire incertain. Par ailleurs, Google annonce entrer sur le marché de la fibre optique, avec une techno de très-très-haut débit, qu’il doit développer sans engagement de date, mais dont on sait déjà, que s’ils vont sur ce secteur, c’est pour exceller comme à chaque fois qu’ils innovent…
  • Yahoo, qui joue cette année un peu son « va-tout », toujours fort de son portail et de sa panoplie d’applications intégrées, mais qui a perdu son rôle d’innovateur majeur : le cash et l’espérance de gain manquent, et ne permettent pas de lancer des plans d’envergure, seul. Et sans innovation (ou audience), peu de confiance et donc de viabilité, à terme sur son modèle (publicité, partenariats, premium inexistant) ; sur le Web, il faut être N°1 quelque part (MSN sur l’IM, Google sur le search…)
  • Apple, couronné de succès par l’Iphone, et sa rente sur les applications du IStore, et conquérant via Itunes sur de nouveaux supports (books, BD avec Marvel/Disney…), montre encore une fois sa capacitéà innover et à entretenir sa marque : IPad, dont on ne cerne pas toujours le rôle (PDA ? Laptop? Mediacenter? Téléphone?…), permet d’occuper le terrain, sur un format de device dont on ne sait pas si l’utilité est durable : les e-readers (largement dominés par le Kindle d’Amazon)

  • Justement Amazon, dans sa conquête du monde digital et des e-books, tente d’imposer le prix du livre à 10$, pour mieux vendre ses précieux Kindle (car il sait bien que pour imposer ses contenus demain, il faut d’abord installer un parc, un standard…), tout comme Apple et son IPad, avec les films à 1$…
  • Facebook et sa nouvelle home-page, mais dont l’agencement, l’ergonomie et le search laissent à désirer. Effet de nouveauté, mais effet potentiel de désertification de l’audience…, après avoir recruté 400 millions de membres ?
  • Youtube et son potentiel forfait « premium » de VOD, engageant la voix de nombre de modèles du web : après avoir recruté une audience considérable, l’heure est venue de monétiser sur un marché en croissance : la video en ligne (films, docs, e-learning…) ; les tuyaux (accès xDSL) sont prêts, même à recevoir de la HD….
  • Twitter, dont l’utilisation tourne plus aujourd’hui de sourcing pour journalistes (tellement ils ont envahi les rangs des followers, s’exprimant ou glanant l’information à la source), et la notoriété venant des applications satellite qui vivent sur son dos (un peu comme les apps de l’Iphone…)

Tout cela est bien mobile, en mobilité…justement c’est un peu l’avenir de tout : la mobilité. Le web N sera mobile ou pas, les applications doivent s’adapter et tous s’y sont déjà mis (Google android, MS mobile apps, Yahoo SearchSpeak…), alors bougez avec les grands, prenez part aux grandes manoeuvres…!

Numérique : espoirs et désespoirs 21/02/2009

Posted by evidencesx in Uncategorized.
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Alors que le projet de numérisation avance à grands pas, nous promettant des tuyaux, des contenus et des débits pour des usages toujours plus gourmands – téléchargements, videoconférence, HD TV…-, les chaînes de valeur des différents acteurs changent également, plus vite qu’on ne le pense, forçant un remaniement des cartes, des alliances et probablement des morts. Force est de constater que les derniers grands modèles comme la téléphonie fixe et le minitel (!), commencent à prendre du plomb dans l’aile. Qui est concerné…Tout le monde !

Le consommateur, commençons et rendons hommage au client, qui empilant les factures, les coûts et les devices, commence à suspecter, comptes tenus de la surabondance d’offres et la complexité de la façon dont elles sont facturées (vous savez les petites lignes que personne ne lit), rêve d’une offre simple et forfaitisée, mais aussi personnalisée.

L’opérateur, payant à prix d’or licences et fréquences, ayant beaucoup investi dans les réseaux (télécoms, fibre, émetteurs…), accédant à la taille critique (en terme d’abonnés), rêve de revenus additionnels, en pure marge…assénant de nouveaux revenus là où il n’y a plus de coûts et lorgnant sur le métier des autres (les éditeurs par exemple), pour augmenter sa valeur ajoutée et rendre son métier plus noble qu’un tuyau à péage

L’éditeur, qu’il soit de jeux, de films, de musique, d’applications, de livres bientôt en numérique, qui lui doit renouveler ses investissements pour produire des contenus toujours plus innovants, plus neufs, exclusifs, les adapter au web et à la HD, nombre de tâches rendant les oeuvres plus belles encore, mais nécessitant un virage qu’il n’a pas forcément provisionné/anticipé. Au passage permettant d’augmenter le coût des oeuvres (si encore cette hausse allait aux auteurs, bien, mais…), et accélérant la tentation des pirates et autres passagers clandestins, à ne plus payer, ce que l’on considère comme un niveau normal de service.

Le fabricant de devices (télé, PDA, mobiles, PC…), qui après avoir construit le hard, rêve de les rendre intelligents, mais tout seul, allant parfois sur le territoire de l’éditeur, parfois de l’opérateur, mais sans réel succès (eh oui c’est un métier…), permettant pour lui aussi de construire de la fidélisation, du réachat et du suivi de consommateurs, pour péréniser sa relation et ses gammes futures.

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Le numérique, technologie construite de 0 et de 1, laisse miroiter pourtant des sommes colossales à celui qui fera la bonne alliance et détiendra le bon modèle « coût / service rendu / usage », qui force est de constater, n’existe pas encore aujourd’hui. Prenons les news des dernières alliances, stratégies industrielles : le regroupement d’unités chez Orange, pour en faire un opérateur unique de tuyaux/contenus, contenus dans de vastes domaines (voix, données images : téléphone, games, musique bientôt en téléchargement, télévision et chaînes, home delivering, domotique…), ce que n’a pas achevé Vivendi entre games (V. Games), télévision (Canal+) et opérateur (SFR)…

Quoi qu’il en soit nous assistons en ce moment à une valse larvée, de prétendants, dont les dots varient, mais les intentions sont claires : partager et/ou préempter le revenu disponible, issu de cette nouvelle donne du numérique. Après la réussite incontestée d’Apple et de son Iphone, alimenté par son fameux AppStore, c’est au tour de Nokia et de Microsoft de s’associer dans les mobiles pour fournir une plateforme de services nommée « MyPhone ». Face à ce mouvement de leaders, RIM (et son fameux Blackberry) et Android (système d’exploitation de Google phone et HTC) veulent également leur « store ». Orange quant à lui, vient de signer avec des géants du Web (eBay, Facebook, Meetic…)  pour lancer son « application shop » et ainsi passer ses revenus issus du mobile de 6 à 20% (non issus de la voix).

Comme tous les mariages, il y a des lendemains qui déchantent…L’argent attire les prétendants, plein de bonnes intentions, mais parfois mal entourés. Y a t-il aujourd’hui une stratégie long terme , visant à garantir au consommateur qu’il va augmenter son expérience d’usage, sans payer plusieurs fois la même chose. Parce que ce n’est pas parce que les usages sur les devices convergent que cela réduit les coûts pour le consommateur, chaque acteur ayant pris un malin plaisir à segmenter son service, pour valoriser chaque service, plutôt qu’un service global, plus utile et clair pour l’utilisateur. Les modèles comme Free ont dénoté mais réussi et ce n’est pas hasard…Alors même si chaque foyer est une tirelire potentielle, sa préférence ira bien entendu à celui qui saura répondre à ses besoins, cad valorisera le plus sa compétence dans l’univers de besoin recherché, sans provoquer un holdup mené par des marques trop gourmandes, voire sourdes et aveugles…
A bon entendeur…

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