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La furie « social media » 22/01/2011

Posted by evidencesx in digital, e-business, innovation, numérique, relation client, social network.
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Il est vrai que cela bouscule un peu nos habitudes. Quand je dis « nos » (à nous), c’est qu’il s’agit bien d’un phénomène d’ampleur suffisante pour obliger à revoir un certain nombre d’idées reçues. En même temps, ceux qui (sans idée) imaginait trouver là une source de renouveau gratuite pourrait en être pour leurs frais. Il faut bien se dire que, même si de manière largement notoire et incontestable, l’invasion de ces « outils », plateformes, réseaux, peu importe leur nom et portée, est remarquable (au sens de « impossible de passer à côté), il n’en demeure pas moins, que comme toute innovation majeure, cela ne remplace pas la « stratégie » qui va avec…

 

 

Bien entendu, il y a bien une vie avant, avec et après Facebook. Mais force est de constater, que dans cet univers on dénombre très facilement un grand nombre d’échecs, tant les barrières à l’entrée sont faibles (1 idée, 1 développeur, des APIs, du code…et un peu de buzz), les coûts de mise en place de quelques milliers de $ et les espérances de gains vs efforts grandes. Qui se souvient de Netscape, Compuserve, AltaVista, Boo.com, Friendster ou Infoseek, qui imagine aujourd’hui que Myspace réduit sa voilure de moitié et sera bientôt à vendre pour 1 facebook credit. Autrement dit, avant de s’emballer, il faut savoir comment s’en servir, ce que l’on peut en attendre et surtout comment les utiliser…Ces plateformes. Nombre d’agences de communication ont vu là des moyens de rajeunir leurs discours (qu’ils n’avaient plus…), d’augmenter les prix et d’inventer des prestations sans avenir ou réel fondement. Et nombre de marques cherchent encore la lumière lorsque le manque de croissance a appuyé sur l’interrupteur. On s’empare de la « bête » pour mieux se renouveler, mais là de nouveaux problèmes surgissent : mauvaise audience, mauvais buzz, mauvaise utilisation (voire interdite), et les déceptions s’enchainent…Alors social media oui, mais comportement et usages cohérents c’est mieux. La roue ne s’est inventée qu’à l’aube d’un besoin, d’un usage. Et rien ne sert d’être « à la mode », si c’est être mal dans sa peau (de marque). Les métiers émergents (community managers, modérateurs, quick dev, responsable de compte network…) sont vraiment des métiers. Ils s’apprennent comme d’autres…Quand je vois des marques qui confient le « community management » à un stagiaire…(non pas qu’ils n’aient pas de talent mais…), quelle marque confierait toute sa communication externe à un stagiaire  ? Or c’est bien de cela qu’il s’agit : « insérer un mode collaboratif innovant et un dialogue interactif entre une marque et ses utilisateurs (clients), pour sourcer au plus près la stratégie produit et services ». Et pas de parader sur une énième page Facebook ou LinkedIn pour y vanter sa dernière promotion ou son dernier jeu concours.

La vie n’est pas meilleure ou moins bien avec Facebook. Elle est différente. Et perturbe et bouleverse les process, méthodes et concepts de communication…Comme si il y avait une évolution naturelle générée par…la cible. La cible souhaite du nouveau, aux marques de l’inventer, avec ces outils communautaires. Une vraie opportunité de réinstaurer du vrai, de la confiance et du naturel au moment où les institutions sont mises à mal et le consommateur n’a plus confiance dans les diatribes publicitaires exacerbées qu’on lui assène en permanence. A bon entendeur, bon mode d’emploi…

 

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Social World 15/10/2010

Posted by evidencesx in économie, digital, social network.
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Oui nous vivons dans un monde plus social (oui c’était mon introduction mais je ne suis plus sûr…?). Grâce au web ? Peut être, peut être pas, les réseaux sociaux ont sans doute aidé au développement social, mais pas seulement. Je compare souvent ceux-ci à un immense « cri », poussé par toutes les populations du monde : cri contre l’establishment, les déséquilibres, les injustices, cri pour se faire entendre, voir, exister. Cri pour s’amuser, partager, plaire, rencontrer…Bref, une vrai activité, pour tous ceux qui croient que passer du temps dessus ne sert à rien. Les social games par exemples sont utiles aussi au développement des enfants (règles de comportement, de socialisation, d’écoute), alors qu’on n’y voit souvent que le côté addictif…

Je me suis rendu hier soir à une conférence organisée par acteurs publics, dans le cadre du forum « worldegovforum« , débat comprenant plusieurs acteurs : Dominique Cardon, Serge Soudoplatoff et Benoît Raphael . Force est de constater que les avis convergent, pour dire qu’une révolution est en cours et à peine achevée/comprise par les entreprises, n’y voyant que des moyens déguisés de distraire la force de production de leurs rangs. Et n’y voyant pas l’opportunité dynamique et collaborative, sous-jascente, ne demandant qu’à s’exprimer (souvenez-vous, le cri…). On nous y rappelle que ce sont des outils formidables, pour qui sait les dompter et s’y faire des « amis ». Le système de relation change et passe de « une marque s’adresse à son public » à « le public parle d’une marque, et parfois sans elle! » ; c’est la dure loi de la désintermediation, du renouveau des contenus et des producteurs/éditeurs. Un courant sociologique (le cri encore), qui nous signale que les gens, contrairement à ce que l’on pourrait croire, souhaitent encore plus communiquer entre eux…Les générations plus jeunes ont évidemment adopté très rapidement ces espaces d’expression, à la fois privés et publics où ils échappent aux standards et à la supervision de parents trop encombrants…Attention toutefois à la trace digitale car sur le web comme en physique « rien ne se perd, tout se transforme ». Un recruteur, un ex/une ex., un voisin, etc tout peut être un jour prétexte à reproche, guerre voire procès (rappelons les cas de menaces/procès contre des profils Facebook un peu trop méchants avec leur entreprise…). Eh oui, si la donne de la communication a changé et permet tout le monde de parler à tout le monde, les règles de bienséance et de comportement, elles, n’ont pas changé…

Conférence bien placée, et suivie de la projection en avant-première du film sur Facebook, « the social network ». Un bon divertissement, assez surprenant d’ailleurs. Loin du paradis social qu’on nous décrit, les arcanes de la création de ce site hors du commun, nous y découvrons le monde de la concurrence entre grandes écoles Américaines, à coup de hacking et de code…pour évidemment séduire les filles. Car l’idée première de Facebook comme l’indique sa traduction littérale « trombinoscope » est bien de recenser dans un annuaire, les élèves et les faire se rapprocher, les faire devenir « amis »…de là nous connaissons la suite de ce que ce site est devenu, avec 500 millions de membres dans le monde et sa valorisation autour de 25 Milliards de $ (et c’est peu comptes tenus du potentiel de ciblage, là c’est un expert du CRM qui vous le dit…).

Au delà du divertissement qu’il procure (et du succès car il est déjà un succès au box office en France et aux US !), il est assez difficile de vérifier l’exactitude des informations qu’il contient et de la réalité de l’histoire…ni Marc Zuckerberg, ni Facebook n’a commenté, et apparemment les sources utilisées qui sont essentiellement autour d’un livre, qui donne lieu à polémique justement, car alimenté par Eduardo Saverin, membre fondateur de Facebook, « évincé » de l’affaire, donc censé avoir quelque griefs contre MZ…Qui sait ?

Un peu dommage car il se termine alors que Facebook en est à sa deuxième levée de fonds et est encore à seulement environ 1 Million de membres…Il manque je trouve un passage sur les enjeux et les différentes étapes, qu’ils ont du surmonter ensuite (et il y a eu !), pour arriver là où ils sont…et surtout l’étape essentielle : la structuration pour passer d’une startup à une multinationale. Strates de management, utilisation justement de l’innovation collective ensuite, l’esprit Facebook inside, les étapes de partenariat, etc.

Et puis n’oublions pas que Facebook n’est pas le seul…même s’il est le plus connu. QQ, le célèbre réseau social Chinois enregistre 1 milliard de comptes, dont 500 millions actifs…

Une autre critique du film ici, si cela vous intéresse…