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Les espoirs du management : la 6ème… 23/06/2012

Posted by evidencesx in économie, diversité, entrepreneuriat, management.
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…édition dans les très luxueux locaux de la CCIP, gentiment prêtés, lundi 18 Juin. C’est comme un appel à la mobilisation sans le Général De Gaulle, mais avec la fine fleur des patrons Français : Axa, La Poste, Essilor, RTL…Histoire de prendre au sérieux ce qui est désormais une science à part entière, mais surtout de réaliser l’importance du management responsable, au sens qui donne du sens (mais non de l’imbécilité de l’expression !). Organisé par Charles Van Haecke, créateur du trophée et sous le haut patronage de grandes entreprises, partenaires et parrains, la manifestation est rythmée autour de 4 propositions managériales « hors du commun » et 1 prix « hors catégorie ». Présentations, films et raisons du choix, nous assistons à des propositions exceptionnelles, avec :

  • Une initiative Norbert Dentressangle/Ares, locale de retour à l’emploi et d’employabilité intelligente
  • Une réorganisation interne des processus et des manières de travailler au CHU de Dijon
  • La sensibilité managériale du Mandarin Oriental, qui fait plus que de l’accueil et de la cuisine : il vend de l’expérience…et pour augmenter la satisfaction de ses clients, il magnifie les gestes, attitudes et comportements de son personnel à travers des expériences originales d’acquisition de la connaissance
  • la banque en folie avec la Société Générale qui réagit pour prendre en main (on dit coacher dans le métier…) ses personnels de back-office clients, pour leur donner un cap, du sens et rassurer les équipes autour de projets transversaux participatifs

Le prix « hors catégorie » met en lumière le formidable effort de SNCF/Transilient à St Lazare, pour diffuser de l’information en temps presque réel, mais surtout de manière transversale, fournissant un niveau d’information toujours équivalent aux 6.000 cheminots de la région concernée.

Ce qui me frappe d’abord c’est la passion…La passion dont on oublie l’origine mais qui constitue le carburant d’un management efficace et hors pair. Et la passion c’est contagieux…Le manager, dans sa situation « d’importateur de stress » et « d’exportateur de confiance » devient plus un conseiller, un guide, un mentor plus qu’un donneur d’ordres…Pourquoi ? Parce que la libéralisation de l’information débridée sur les plateformes collaboratives oblige à ne plus tout contrôler et déléguer le pouvoir (enfin) aux teams, qui responsabilisées et valorisées, retrouvent l’amour du chef d’oeuvre et la fidélité, bien dans leur entreprise. Dépassement de soi, envie d’apprendre, de transmettre et d’innover, plus de peur au changement…autant de mesures importantes pour la transformation des entreprises aujourd’hui.

Nous avons en effet parlé de science, et si effectivement le management est sous le coup de formations pointus, d’enseignements précis et de rouages huilés, il n’en demeure pas moins une discipline pour les hommes, par les hommes, un travail manuel de conviction, d’engagement et de décision. L’essentiel aller et retour et la permanence d’échanges de points de vue, forgent la relation et le style de confiance nécessaires au changement et à une autre forme de considération des équipes. Au fond, celles-ci ne cherchent qu’à donner le meilleur d’elles-mêmes et parfois l’incompréhension du manageur, les frustre et les contient dans un rôle d’exécution là où l’on pourrait en tirer le meilleur. « Oser, c’est déjà réussir ». Si nous savons oser et donner confiance, il n’y a aucune raison que l’imagination débridée des uns ne mette le feu à la collectivité et ne donne le goût à une nouvelle sorte d’entreprise, plus collective, moins hiérarchique où le manager est un guide et sait autour de lui, choisir et réunir les meilleurs motivations et initiatives.

Ce type de manifestation sait mettre en lumière des manageurs qui cherchent à se réinventer et profiter, dans leur époque des meilleures opportunités en écoutant les tendances démocratiques du management. Alors plutôt que « yaka faukon », tentons le « nous allons » en incluant le manager déjà dans une démarche d’implication initiale. C’est ainsi que se construit la vitrine du travail qui plaira aux jeunes, quelle que soit leur origine. Un avenir où ils respireront le travail bien fait et admireront leurs ainés, mentors et managers. Le premier pas est là…

Si vous avez aimé :

– voyez du côté du style managérial des femmes

– ou bien comment pourrait-on retrouver le goût de bâtir des chefs d’oeuvre aujourd’hui ?

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Le Risque, moteur de l’Innovation 21/10/2011

Posted by evidencesx in économie, entrepreneuriat, innovation, management.
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S’il y a bien une donnée indispensable semble t-il à l’innovation, cela me paraît être le risque. Comme un stimulant le risque stigmatise en un instant, un moment, un passage, le condensé d’un changement d’état dont on espère qu’il change le monde (tout du moins dans une vision entrepreneuriale. Et le risque, ça paie. Il n’y a qu’à regarder toutes les composantes de la société comportant un risque et la rémunération attendue ou bien tout simplement l’espérance de plaisir, d’adrénaline, etc et l’on voit bien que le risque a une valeur : dans la dette, dans l’assurance, dans un sport à sensation, tout porte à croire que le risque est rare, valorisé et finalement une donnée incontournable à un accouchement quel qu’il soit. C’est ainsi que ce sont toujours inscrits les grandes innovations, dont certaines ont vu des dizaines de sacrifices, de géniteurs qui finalement ont conçu, sans en voir les résultats. Sans encore ajouter du panache à Apple s’il en fallait, Steve Jobs lui même déclarait « soyez insatiables, soyez fous », dans le sens où rien n’est jamais écrit et où il ne faut jamais renoncer. Comme si c’était bien aux grandes innovations à convaincre les marchés et les clients qui ne sauraient donc pas ce qu’ils veulent ?

Cette idée de ne pas trop planifier pour conserver l’adrénaline du risque, moteur de la créativité ultime : deadlines, challenges…la peur du risque ne doit cependant pas paralyser ce mouvement ascendant et vertueux de la collaboration transversale. Imaginer des concepts avec le stress positif de l’excitation du chercheur, la sensation du lâcher prise ou dans le grand bain, on risque tout : sa position, son futur, sa crédibilité…Mais après, de quoi avons-nous peur ? eh bien il semblerait que la peur de l’échec soit le N°1 en Europe, là où aux USA il est un fait de plus, dans la grande expérience de l’entreprise, nécessaire aux grandes oeuvres. Combien d’erreurs et d’échecs ont été constatés et ont servi de tremplins au « Euréka » final ?

Il faut donc du risque dans tout, pour donner du goût, pour donner de la valeur, pour rester humble aussi face à l’inconnu et pour séduire tout le monde : si le risque ne se dompte pas, il s’approche, se gère, on vit avec  sans que cela modifie nos aptitudes physiologiques et donc nos réflexes et notre capacité à décider. Le risque est donc un élément majeur des cours de management et doit être un enjeu pour le leader, comme pour l’innovateur. C’est ainsi que se créent les grandes aventures, les marques dont on se souvient, avec de la personnalité et des aspérités mémorables.

Le risque, une autre manière de respirer, d’attendre, de douter, un compagnon nécessaire à la création pour faire sortir les meilleures idées de leur boîte : une épice indispensable à une vie trépidante et hors norme, un chemin sinueux et initiatique dont les méandres nous seraient inconnues et pourquoi pas, périlleuses. Habillés comme tels, la chevalerie moderne en quête de sensationnel a du sens pour retrouver le goût des poursuites sans fin, avec le crédit d’un aventurier. L’étiquette n’est d’ailleurs pas neutre pour un leader, charismatique ou pas et pour la manière d’aborder les problèmes et les ressources : voici aussi pourquoi la vigie d’une entreprise n’est pas toujours aussi claire qu’on veut bien le penser ; il faut du nez, du courage et de l’opportunisme pour toréer ce risque qui nous tourne autour, comme un insecte agaçant. Alors plutôt que la peur, ayant le goût pour le risque et surtout son apprentissage dans les écoles. « Le plaisir d’échouer, d’avoir des mauvaises notes et d’apprendre, d’apprendre…doit nous conduire à une sorte de clairvoyance rare et infiniment passionnante : l’intuition. »

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