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La microfinance, un modèle pour demain ? 26/04/2012

Posted by evidencesx in économie, business development, diversité, innovation, social business.
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Le groupement HEC Geostratégie et l‘association « HEC alumnis » ont organisé une conférence sur ce thème, avec Jacques Attali, que l’on ne présente plus, particulièrement pertinent sur le sujet et impliqué à travers PlaNet Finance, qu’il a lui-même fondé.

La microfinance a réussi ce que beaucoup croyaient impossible, car trop risqué : intégrer les populations les plus pauvres à un système financier inclusif efficient, leur permettant d’exister, de créer et de développer la vie en local. Le succès de la microfinance incite à s’intéresser aux principes sur lesquels elle repose et dans quelle mesure le système financier traditionnel pourrait s’en inspirer.  Jacques Attali propose un éclairage intéressant sur le rôle que peut jouer la microfinance dans la définition d’un nouveau paradigme économique s’appuyant sur des valeurs de responsabilité et de solidarité. C’est en effet la solidarité locale, véritable levier de fraternité et d’entraide qui forment le ciment de ce principe de circulation de l’argent. Emprunteurs motivés mais responsables et prêteurs sains et solides, ici on ne joue pas avec l’argent…Malgré son importance limitée dans les échanges financiers mondiaux, Jacques Attali pense en effet que le système financier mondial qui émergera de la crise devrait largement s’inspirer des principes qui fondent la microfinance. Selon lui deux problèmes majeurs constituent les enjeux du monde à venir, aujour’hui :

  • le climat : dérèglement, épuisement et déséquilibre des ressources naturelles, choix énergétiques…doivent désormais régler nos modèles de croissance économique
  • l’inégalité des revenus : le creusement entre riches et pauvres et l’accès à la bancarisation

Ce dernier point souligne à quel point les ressources (ici non naturelles !) déterminent « le jeu » et le rôle que l’on peut avoir dans le « monde » ou pas. Et cet accès à une identité, un compte, un équilibre entre prêt, dette et projet extrapole le devenir de populations brisées, exclues et déclarées sans avenir. ça fait froid dans le dos…Et heureusement qu’on tente, après les subventions diverses, les assistances sans lendemain, de créer des modèles pourtant évidents, car tirés du bon sens mais surtout créés pour et par les hommes et soutenus par l’intelligence, la démocratie et ceux qui se sont enrichis…Un bel exemple pour redonner de ce que l’on a reçu. Mais cette « inclusion financière » semble encore trop lente, tant le déséquilibre entre riches et pauvres s’accélère. On peut tout de même observer quelques chiffres qui devraient nous réjouir, malgré les tribulations du micro-crédit, dévoyé par certains, pour en tirer un profit au delà des objectifs mêmes du sujet…:

  • 12.000 institutions en microfinance environ, existent aujourd’hui (600 seulement il y a 13 ans !)
  • 200 Millions de familles en bénéficient (soit environ 1 Md de clients)
  • 60 Mds $ d’en-cours
  • mais encore 700 millions d’entrepreneurs qui en auraient besoin dans le monde
  • un secteur (ONG/Associations) qui pèserait environ 15% du PIB mondial (estimation OCDE) et surtout soulignant que ces activités ne sont pas « contraintes » par des actionnaires.

Les principaux enjeux tournent autour de contrôle et sécurisation, accès et circulation mais sans doute aussi à une inspiration tellement forte qu’elle pourrait bousculer nos systèmes financiers plus traditionnels, je veux parler de nos pays plus développés, qui ayant joué avec le feu (ie subprimes) se retrouvent à découvert et endettés…Le monde est tellement plus beau lorsqu’il est solidaire. Alors n’hésitez plus, rendez-vous sur Kiva (et sa version Francophone), Babyloan, plaNet Finance…pour apporter votre contribution à des projets locaux et changer la vie des plus démunis. Maintenant…

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Kiva fonce en France…et en Français 22/07/2011

Posted by evidencesx in économie, développement durable, diversité, social business.
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Je pourrais avoir envie d’acheter un bonnet Péruvien. C’est sympa un bonnet Péruvien. Et là, je pourrais me dire « quelle chance qu’il puisse exister la possibilité pour moi de le faire, de trouver un produit de qualité, de France, en aidant un producteur local à se développer ». Mais « how could I make it real, now? ». Cette simple possibilité m’est offerte parce que la mondialisation s’organise et pas uniquement pour les grosses compagnies, mais aussi pour les petits artisans.

C’est grâce à Kiva, célèbre plateforme initiée aux USA, que l’on peut faire grandir des projets isolés, de producteurs locaux, dans le monde entier, par des prêts octroyés par tout le monde, à des initiatives individuelles ou de groupe, locales. Kiva permet de mettre en rapport des projets, postés par des demandeurs de ressources (financières), et des prêteurs, comme vous et moi, qui trouvent que cela a du sens, même avant de penser à toute déduction fiscale : c’est le cœur qui parle, et ça change tout…

Kiva essaie désormais de se développer en traduisant le concept en plusieurs langues, en open source, pour générer les initiatives locales dans tout le monde et pour étendre le concept au-delà de la zone de donneurs « US ». Kiva « en Français », vient de démarrer des sessions de « crowdsourcing », pour faire grandir l’idée en France et réunir bénévoles, idées et projets. Le 21 juillet, nous étions une petite cinquantaine au Camping de La Cantine, incubateur de startups à  la Bourse, autour de deux thèmes et tables rondes, animées par makesense, l’agence des « holdups sociaux », fédérant l’énergie là encore de bénévoles, pour des projets à objet social :

  • « comment augmenter la notoriété et la promotion de Kiva en France (et en Français) ? »
  • « comment attirer des influenceurs, vedettes, stars pour augmenter l’efficacité de phénomène de buzz autour de l’arrivée en France ? »

Ironie du sort de se retrouver dans le temple de la finance Française, pour y parler d’infimes besoins de micro-crédit…mais bon. Il n’y aurait plus qu’à se servir ? Pas sûr…

J’ai bien aimé. J’ai bien aimé, la beauté du geste, la simplicité de l’organisation bien timée et les participants plein d’humour et d’énergie…pour rien. Enfin, si pour toute la générosité d’un groupe d’innovation collective, un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Alors ils ont mon soutien, quelques idées et toute ma sympathie et j’avais envie d’en parler.

Il y a fort à parier que très rapidement, le phénomène Kiva en France et en Français, prendra de l’ampleur, car certes « le cœur a ses raisons que la raison ignore » mais il fédère aussi, en France des énergies importantes pour le partage des ressources. Et on parle ici de prêts de quelques dizaines de dollars, pas de quoi ruiner un foyer, si l’on considère surtout, qu’il sera un jour remboursé. C’est là, la plus grande fierté du « social business », c’est qu’il ne rabaisse pas celui qui reçoit, qui est très fier de réussir en notre nom et fier de pouvoir rembourser ses prêteurs. Une autre relation avec ses prêteurs, non ? Vous êtes fiers vous de rembourser votre prêt à une banque ? Pas particulièrement parce que c’est son métier à la banque…Alors que là, c’est complètement désintéressé. Je le savais bien qu’on pouvait un jour réunir le beau et l’utile, l’art et l’acte. Si vous n’êtes pas convaincu, rendez-vous sur le site http://kivaenfrancais.org vous y découvrirez tous les projets très touchants, trésors d’innovation et c’est sûr, vous vous y refléterez très rapidement. Sortez vos cartes bancaires, on vous attend à l’autre bout du monde. Et puis surtout, j’aimerais bien pouvoir acheter mon bonnet Péruvien…

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