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Facebank, comment Facebook deviendra bientôt votre banque… 11/07/2011

Posted by evidencesx in économie, développement commercial, digital, e-business, innovation, numérique, social commerce.
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Voilà un certain temps qu’ils étaient annoncés et utilisés en option, Facebook vient de généraliser les « Facebook credits« , comme mode de paiement pour ses services en ligne. Avec près de 750 millions de membres, la plateforme « Facebook » ou « utilities » comme aime à l’appeler Mark Zuckerberg, devient un lieu dans « le lieu », qui est notre monde réel, et augmente considérablement les services sur la même page, ôtant l’envie à tous ses membres d’aller voir ailleurs …D’autres seront d’ailleurs tentés d’appeler ça une secte, en attendant, la tentation comme Apple et son Itunes de banaliser l’utilisation de sa carte de crédit pour accélérer les achats d’impulsion est grande. Mais plutôt que de choisir la monnaie d’origine, celle-ci est transformée en « monnaie virtuelle », les Facebook credits. Depuis le 1er juillet, ceux-ci deviennent obligatoires pour consommer sur Facebook, tout un tas de services : VOD, édition digitale d’un journal, jeux et options dans les jeux, téléchargement mp3…Bref un porte-monnaie chez Facebook, ça ne s’appellerait pas un…compte bancaire ça ?

Pour donner une petite idée du volume d’affaires, la vente de biens virtuels en 2010 sur le plan mondial a été de plus de…7 Milliards de $…une bonne petite affaire non ?

L’arrivée et la généralisation de cette monnaie est stratégique pour Facebook : elle lui permet de prélever sur toute application qui l’utilise et propose le paiement dans cette devise, une commission (30% !) sur chaque transaction. Une nouvelle manne importante pour Facebook qui tire encore trop, comme Google, ses revenus de la publicité online. Et ses commissions vont donc devenir un revenu majeur, car elles sont directement reliées au trafic, mais aussi à la puissance de la croissance de l’ecosystème Facebook : développeurs, social commerce, social gaming…Autant dire si c’est un moyen colossal de démultiplier la viralité du simple paiement et de consommation de monnaie virtuelle. Loin de croire à un renouveau du e-commerce, la volonté affichée aussi est bien de partir du social et non pas du commerce : la vague de recommandation (du « like » au « partager ») et d’expériences en groupes, l’emporte et c’est bien toujours ce phénomène d’engouement communautaire qui permet à Facebook de vendre, sans vendre, de « suggérer », mais par par la plateforme, mais par ses membres eux-mêmes. Tous nos « amis » sont lors des VRP en puissance, lorsque de manière anodine ils aiment et partagent, en fait ils diffusent un virus, au poison lent…l’envie, la convoitise…la jalousie ?

Les phénomènes de social shopping de type « tea shopping party« , qui dressent déjà table sur Facebook montrent bien le déchaînement en groupe du porte-monnaie, et l’impact de la recommandation et du shopping en groupe

L’idée si on l’a comprise, en facilitant l’utilisation de monnaie interne pour les achats d’impulsion pourrait bien aller plus loin : qu’est-ce qui va empêcher demain Facebook de devenir une banque, de vous proposer des crédits immobiliers ou des leasings, d’être votre conseiller en placements (en Facebook credits bien sur…) ou de vous faire du change de devises ?

Quand on voit la difficulté de parité des devises, où le dollar US faiblit, le Yuan en Chine est sous évalué et l’Euro chahuté, le Facebook credit ne va t-il pas devenir la devise mondiale de référence (!)…Une valeur (virtuelle) refuge. Et lorsque la spéculation se sera emparée de cette devise, créer des milliardaires virtuels en puissance. Une nouvelle mission de régulation pour le FMI, ou comment sauver la Grèce avec des prêts de Facebook credits…En attendant, ne vendez pas encore tout votre or pour acheter ces credits…

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Business et Games : la socialisation des relations fait naître de nouveaux enjeux entre marques et audience 05/11/2010

Posted by evidencesx in économie, développement commercial, digital, e-business, marketing, numérique, technologie.
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Rencontre très intéressante à la cantine le 3/11, grâce au social media club #SMCF, émanation du célèbre « club social » from US…Animée par Benoît Raphael, qu’on ne présente plus, et réunissant 4 intervenants, le thème du social games fait naître dans l’auditoire, parmi les marques et les consommateurs, les enjeux les plus fous : après les techniques éculées du SEO, SEM, e-mail, marketing mobile, website event, tags et real-time web, dans les registres de recrutement de consommateurs, la socialisation des relations rendue possible par le web 2.0, les plateformes sociales (Facebook en tête) et les blogs fait émerger la détente comme moteur d’attention. Le jeu comme détente oui, mais comme un formidable tremplin pour capter, conserver et fidéliser ses consommateurs…bien ? pas bien ? en tous cas efficace si l’on s’en tient aux membres des jeux en ligne (FarmVille et ses 83 millions de comptes actifs, WoW, Dofus…) font recette et surtout captent une attention qui a déserté les écrans de télé. Il semblerait cependant que Facebook, plateforme dominante, sorte de « tuyau » géant (utility comme dit M. Zuckerberg), soit incontournable aujourd’hui avec 500 millions de comptes…En effet aujourd’hui la question est : pour se lancer sur le web, vaut-il mieux un website avec du SEO/Google adwords ou mieux vaut-il créer une page Facebook…? Vous me direz, vous pouvez faire les deux…

Sorte d’applications, dans l’application (ie social games apps de Facebook ou apps dans l’autre supermarché géant d’Apple, Itunes), les social games répondent à des règles bien précises :

  • bien définir à la dois sa cible et « le reason to join », car avant fonctionner, le jeu doit avoir des « membres inscrits », aussi il faut les recruter : payer ? incentive ? parrainer ? cross-partnership ? on notera la force et l’exigence dans notre monde où rapidité est un concept quotidien, la nécessité du sign up en un click (la force encore une fois du concept « facebook connect »)
  • une fois qu’on a des membres, les garder : le « stickiness factor » cher à Malcom Gladwell dans « the tipping point », la capacité pour un jeu à devenir addictif, obsessionnel (et détesté des parents, si, si ça compte !) et faire de celui-ci une addiction quotidienne à laquelle nombre de gens se donnent sans compter : la seule sorte de discipline silencieuse qui subsiste ?
  • compétition : important, pour pousser les gens à se dépasser il faut toujours un objectif, et surtout de quoi se comparer, se mesurer…l’éternel travers humain et ses « carottes et bâtons », pour générer frustration et joie, au gré des aventures de super héros…rémunérer, proposer des lots, rewards et décorations (ils appellent ça des badges dans Foursquare ou Plyce…par exemple)
  • situation : je me situe, on se situe…par rapport à un avancement. Plus je m’investis dans le jeu, plus je progresse et me « donne »…et j’aime voir le « reste à faire », comme un collectionneur qui cherche à compléter sa…collection. Nombre de sites mettent en exergue une « barre de progression » pour situer son rapport au jeu, son investissement personnel et donc sa « valeur » patrimoniale et sociale dans le jeu…Des experts sans crime, quoi !
  • viralité : l’essentiel du succès d’un jeu (et d’ailleurs ce n’est pas vrai seulement des jeux…), c’est la capacité à être viral c’est à dire :
  • 1) pour le viralisateur, être fier de faire découvrir (et bien sûr avant tout le monde, en trendsetter), le jeu
  • 2) d’y gagner au passage quelque chose (lot, goodie, unlock un hidden object…)
  • 3) et d’apparaître encore plus social que social, le bon « pote » que tout le monde à envie d’avoir, quoi…
  • 4) pour le viralisé, être surpris, avide et impatient de découvrir le jeu, d’y retrouver son « bon pote » comme dans la vie réelle, de s’y mesurer…et avoir envie de devenir viralisateur…la boucle est bouclée
  • n’oublions pas que le partage est la clef de voute du social behavior sur le web…

Et l’argent, dans tout ça ?

La monétisation sera à celui qui saura mettre en oeuvre toutes ces règles scrupuleusement, mais sans oublier de capturer à un moment, la carte bleue du consommateur (à l’image d’Itunes, très malin…), pour lui ponctionner des micro-montants, qui feront de grandes sommes…A ce titre, notons évidemment la prochaine révolution des bourses mondiales (non je plaisante, quoique…), la nouvelle devise : les Facebook credits.

De quoi transformer, intentions et actes en monnaie d’abord de singe, puis ensuite réelle pour consommer dans ce supermarché Facebook. Une fois donnée la cote, tout pourra s’échanger en facebook credits…

Bref avant d’apprivoiser tout ça pour les marques (qui vont « brander » des jeux, donner des lots, avantages, même en faire développer de beaux customisés), il faut des experts. Alors rendez-vous vite chez KRDS, Winizz.fr et autres Ifeelgoods, pour écouter de vrais experts, qui peuvent accompagner vos rêves les plus fous. Marques et consommateurs vont jouer ensemble, et il y a des gains considérables à la clef. Une nouvelle façon de travailler en s’amusant…ou presque.

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