jump to navigation

Le vocal CRM, une autre façon d’utiliser le canal vocal pour l’expérience clients… 03/11/2012

Posted by evidencesx in économie, centres d'appels, crm, innovation, marketing, relation client, technologie.
Tags: , , , , , , , , , , ,
add a comment

Le consommateur a plus que jamais envie de donner de la voix. Pour montrer qu’il existe, qu’il est là, qu’il doit être entendu et compris. Là où les marques ont vu l’empire du raisonnement de masse montrer ses limites, elles vivent désormais avec la menace permanente que les clients peuvent partir…à la concurrence. L’arrivée massive des technologies et réseaux de communication communautaires à en effet tendance à porter la relation là où elle doit être : permanente, personnelle et bidirectionnelle. Interactive comme jamais, elle a forcé les opérateurs et les marques à se rendre disponible…Parce que la relation client n’est plus que transactionnelle (et parfois carrément pas !), le client cherche une expérience différente, qui va le surprendre, lui plaire et flatter son intimité de consommation. Là où il y a de l’assortiment produit, il y a de « l’assortiment client », de la segmentation bien pensée, mais surtout pensée avec et pour le client. Et parfois PAR le client. Les soi-disants CRM qui sévissent aujourd’hui sur le marché sont tous développés par des entreprises…sans l’avis du client. On veut tout connaître, stocker et manipuler des clients, dans des systèmes qu’ils ne connaissent pas, souvent obscurs et peu sympathiques. Mais ça c’était avant les réseaux sociaux…

Combien coûtaient la mise à jour et la qualité des données clients avant, dans les systèmes propriétaires…Très cher, et en plus, lorsque la mise à jour était fiable. Et aujourd’hui, voyez comme les données les plus intimes des clients figurent sur Facebook…toujours à jour, gratuitement. Vous aurez compris la différence, le CRM, c’est d’abord une affaire de client, qui choisit ce qu’il veut confier à qui, lorsqu’il a confiance. Et la confiance c’est long mais surtout c’est quand on y voit clairement son intérêt et que le client n’est pas qu’une tirelire ou une vache qu’on traie.

C’est ainsi que pour étayer et nourrir cette confiance, il faut la mériter mais surtout l’entretenir. Sans sur-solliciter et sans être forcément avec une idée de vendre tout et n’importe quoi, à n’importe qui. C’est aussi faire en sorte que les points de contact soient diversifiés, toujours disponibles et offrent de l’interactivité permanente. Ont fleuri ainsi les avatars, sorte d’agents bien pensants ornant les sites web grands public, encore qu’on se demande si ces méthodes ont vraiment pris ? Et aussi les fameux SVI, permettant d’organiser (encore du point de vue de l’entreprise !), les demandes clients…Quêtes qui se transforment bientôt en cauchemar…Tant les ergonomies sont pensées « traitement » et organisation interne, et non pas « requête client » et surtout éloignent le consommateur de la marque, comme si on mettait un filtre et que le client était contagieux…Pourquoi donc, ne pas retrouver le chemin de l’expression la plus pure, le langage naturel d’une conversation normale.

A l’heure cruciale de l’invasion des réseaux sociaux, par le « peuple » dans le discours avec les marques, le ton, le rythme et l’exigence de la relation clients changent. Le client est désormais le maître du produit, du service, parce qu’il peut donner vie ou mort, en quelques secondes en postant son avis. Avis qui peut faire le tour de la terre tout aussi rapidement. Ironie du sort donc pour ce client qui autrefois était baladé et soumis et qui se rebelle…en fait non il donne juste son avis comme tout consommateur méritant qu’il est. Cette fièvre sociale met en exergue de nouveaux défis : la vérité et la disponibilité. Et pour la disponibilité, point n’est besoin d’aligner des armées de conseillers clonés…pour être au top de la qualité. Les discussions de « synthèse » ont depuis un certain temps pris le relais, créant une opportunité supplémentaire de converser et la reconnaissance vocale a largement simplifié le mode d’adressage. Fini le langage par mots, à la Star Trek, place au langage naturel

Ainsi est né le VCRM ou « Vocal CRM », dans l’utilisation des compréhensions par la machine des phrases et conversations conduites par le client avec la marque et dans l’espoir d’une réponse, permanente et personnalisée à une interrogation simple. Plus intuitifs, naturels et toujours disponible, les serveurs vocaux de cette génération permettent de délivrer des réponses précises mais aussi d’interagir avec l’écosystème CRM/SI en place : interrogation de comptes, inscriptions/commandes, diagnostics et knowledge management, le client pilote ainsi avec SA compréhension, ce qu’il souhaite faire avec la marque. On peut très bien mener un diagnostic (simple) avec une machine qui en ayant recensé les différents cas, va proposer en synthèse vocale des solutions, toute seule. Mais ce n’est pas tout : les systèmes évoluent eux-mêmes et au fur et à mesure s’auto-corrigent et s’alimentent d’un apprentissage permanent, des cas qu’ils peinent initialement à traiter…alors heureux ?

Les clients, ça se mérite alors donnez leur la parole et écoutez leur voix…

Plus : http://vcrm.advertory.fr

Bookmark and Share

Publicités

Le Marketing est mort et partout à la fois… 27/01/2012

Posted by evidencesx in économie, business development, digital, innovation, management, marketing, social media, stratégie.
Tags: , , , , , , ,
add a comment

Non, non, non, ne me regardez pas comme ça et en plus c’est sans doute aussi à cause/grace à vous…Ce n’est pas que le Marketing est une fonction inutile et dépassée, c’est juste que l’environnement où on l’exerce a changé. Et pour être plus précis, j’ai dressé ici une liste d’assertions à challenger, qui montrent combien et à quel point nos méthodes doivent changer aussi. Que vous aimiez ou détestiez le Marketing ne changera pas le fait que l’empreinte de cet art mystique, ne se fait plus de la même façon…et surtout à cause du web et de la diffusion à grande vitesse de l’information et des avis consommateurs. Mais jugeons plutôt…:

  • « n’ayons pas peur du client » : pas de marque réfugiée derrière un blindage d’ambassadeurs en hotlines. Conversons avec lui, individuellement, il ne mord pas et ne demande qu’à exister autrement que pour son argent.
  • soignez votre sourdité : l’extérieur de l’entreprise a beaucoup d’avis, d’opinions et d’expériences à partager avec la marque. Acceptons-le…
  • le marketing est quantifiable et redevable : c’est même l’une des fonctions clefs du nouveau marketeur (“three dimensional” skills of CMO)
  • observez où sont les clients et soyons au même endroit (and “fish where the fish are”)
  • la voix aux chapitre : une fonction « C-level » avec un rôle réellement stratégique pour l’entreprise
  • ce n’est pas que le client ne souhaite pas être dans un système de gestion quelconque, c’est juste qu’il souhaite que cela soit le sien et non celui de l’entreprise : « give power to consumer » #SCRM
  • réussir la transition entre culture de production vers culture de consommation
  • « soyez là tout simplement » ; et ça veut dire tout le temps et quel que soit le motif d’interrogation (c’est curieux la désertion qui règne après l’acte de vente…)
  • « embrassez la communication bi-directionnelle et interactive » : les marques doivent écouter ce qui est, partout, tout le temps
  • les clients ont une voix et savent s’en servir ; en plus sur les plateformes sociales, ils peuvent crier fort et loin. Ne pas s’en servir donne un marché stérile et des produits sans client
  • le monologue ? dangereux et dépassé. Sortez de votre boîte pour picorer les « smart insights » qui s’offrent à vous partout, gratuitement…
  • « le new media c’est pas dangereux, c’est juste nouveau… » : les capacités du social media sont entièrement libres et sans fin. Juste un peu d’attention et d’encadrement. Embarquez les bons outils, la bonne audience et le bon style, vous recevrez un retour inespéré...
  • soyez curieux : redonnez cette vertu au marketeur et l’ouverture au « monde » vous savez le « vrai », celui des vrais gens qui consomment vos produits, celui des tendances…
  • et si : l’échec est une option intéressante pour le marketeur, si tant est qu’on l’admette, y compris publiquement et qu’on s’en serve pour améliorer la proposition consommateur.
  • tout le monde fait du marketing pour vous : clients, partenaires, journalistes, audience, fournisseurs…amusons-nous dans cette communauté plurielle où rien n’est tabou !
  • le pouvoir du « like » : repérez donc les fans de votre marque et aimez les ! faîtes-en des ambassadeurs sans précédent, mais pas sous l’angle seulement mercantile (parrainage)…
  • Identifiez les forces virtuelles mais réelles, qui façonnent votre marque, avant qu’elles ne le fassent dans votre dos et à votre détriment….
  • capitalisez sur vos forces et de nouvelles compétences : c’est le moment de redonner un élan à votre créativité et au design. N’ayez pas peur des chiffres et des données. Mais surtout, si vous recrutez, prenez un artiste, socialement inspiré…
  • “marketing is experience” : libérez l’expérience pour vos clients et créer un environnement de « l’expérience client » pour votre marque (Customer Experience Management)
  • “marketing is experiences”: partageons les échecs, les erreurs, les tests et toutes les expériences de la marque avec les clients. Inspirez leur la stratégie Lego, avec vos propres produits/services. Plantez, arrosez, regardez pousser…Vous n’imaginez pas la fertilité des structures en liberté, auprès de vos fans silencieux. En plus, ils savent crier pour vous et vous défendre !
  • Le client n’est pas un idiot : c’est votre boss. Vivez avec ou disparaissez !
  • apprivoisez le paradigme du management nouveau : collaboratif. Réglez le curseur et laissez vous bercer par des allers et retours auprès de vos admirateurs. Régulez, ne sanctionnez ou jugulez pas. Soyez l’animateur qu’on admire, pas la marque qu’on déteste.

Tout cela me fait dire que le « Marketing » tel qu’il existait a pris un drôle de virage rapide et vivant. Appréhender finement les changements et les subtilités des humeurs et potentiels des consommateurs devient une nécessité urgente. Le consommateur veut de l’engagement, peut s’engager s’il a la maîtrise de ce qu’il souhaite partager ou pas, avec la marque. « Le don et la dette » : « si tu me donnes, je considère que je peux te devoir quelque chose », l’éternelle équation entre marque et client. « Je te donne mon temps d’attention, si tu me distrais, me parle comme un adulte et surtout franchement » : gagnons du temps. Le consommateur est plus que jamais en recherche aussi de « sens » à travers les marques et du coup de « reconnaissance », d’attention et de considération : « Je ne suis pas qu’une tirelire ».

(Re)lisez “cluetrain manifesto” un livre qui a dix ans et presque pas une ride, qui déjà montrait la grogne du consommateur (il est patient non ?!). Tout le cadre était déjà présent : communauté, confiance, recherche d’intervention et de collaboration, désaffection pour le commerce ennuyeux, pour les messages et réseaux traditionnels. Une lente dance vers la révolte silencieuse des chéquiers ambulants. « Nous ne sommes pas des équivalents Euro, nous avons un cerveau qui nécessite d’être sollicité par des insights à valeur, des propositions, des concepts ». Fini les histoires à dormir debout, le Prince charmant s’en est allé sur Internet, il s’est marié 3 fois grâce à Meetic. Et comme ça il peut comparer. Achetons des « statuts », des considérations, une deuxième vie, consommons utile mais surtout : du sens. Le Marketing du sens, c’est « les éveiller pour ne jamais les endormir ».

L’enjeu c’est désormais de faire du Marketing une fonction qui raconte une histoire, augmente l’expérience au delà de la consommation, regardante des influenceurs et des acteurs, qui sont surtout les clients, non plus considérés comme des « cibles » qu’on vise comme des trophées, mais avec qui on discute comme des amis. Tout ce qui existe est sur l’étagère, mais ce qui manque c’est le « lien », ce petit rien qui unit sans addiction, qui anime et relie sur la base de réelles « relations » dans la durée, et dont la finalité est sans doute un échange commercial. Mais surtout pas le but, une danse à deux, au même rythme, juste un regard, du charme et du sens.

C’est aux marques donc de décider désormais de leur coloration : le « tu vas acheter ce dont tu n’as pas besoin » c’est fini. C’est plutôt « rend-toi irrésistible, toi marque, séduit moi, que je m’abandonne sans retenue et sans regret ». Soit vous démarrez maintenant, soit vous finirez dans l’oubli et dépenserez beaucoup d’argent pour rien. Remarquez, vous avez encore le choix…

Bookmark and Share