jump to navigation

Réciprocité, mutualité…Et si une autre économie était possible ? 25/04/2020

Posted by evidencesx in économie, éducation, business development, développement durable, diversité, entrepreneuriat, innovation, leadership, management, politique, stratégie, Uncategorized.
Tags: , , , , ,
add a comment

Il faut bien une bonne crise, pour avoir en face les vrais enjeux. Je ne sais pas ce qu’il restera de cette fameuse crise du Covid-19, une forme de « guerre », comme l’a qualifiée le Président Macron, guerre où, ironie du sort, nous étions privé de notre seul porte-avions…Le colosse aux pieds d’argile a montré ses limites, et nul ne peut se considérer être à l’abri, désormais. Cette crise, dont peut avancer qu’elle est mondiale et globale (monnaie, cours du pétrole, déplacements et migrations…) nous aura mis devant des responsabilités encore plus grande : une autre croissance est-elle possible, sans prêcher la décroissance, eu égard aux enjeux environnementaux ?

Un autre Capitalisme, en effet…

Le Capitalisme, cet épouvantail qui fait peur à tout le monde, mais surtout parce qu’il a été dévoyé de son rôle, prend du plomb dans l’aile. Le capital nécessaire aux investissements est plus que jamais indispensable à la relance. Mais le traitement de celui-ci et surtout, l’usage, ne peut être in fine que financier. L’accroissement exponentiel des richesses, réservé à peu, est le résultat d’un arbitrage plus que douteux. Une telle crise ne peut-elle remettre en cause, notre « culture de la performance » telle que nous la connaissons. Sans doute. Je l’espère. La formule « le jour d’après ne sera pas un retour au jour d’avant » est telle, qu’elle est remplie de beaucoup de significations, multiples. Inutile de revenir sur les nombreuses leçons à tirer de cette curieuse actualité, et si nous n’en retenions qu’une : comment tirer partie des enseignements sur nous mêmes, que cette crise nous aura appris ?

PlantageCapitalism

Le changement vient de nous…

…et de personne d’autre. Relever, apprécier et comprendre ce qui ce sera passé, et réunir ce qui fait toutes les énergies de reconstruction : l’environnement et la nature, les écosystèmes sociaux, le bien commun, une économie de réciprocité et de gain mutuel, partagée. Utopie ? Regardons ce qui vient de se passer et la solidarité qui s’est organisée en ces quelques semaines de confinement et surtout, le dépassement des considérations financières, au profit de l’unité humaine et la résilience des peuples. Cela ne peut pas être pour rien et surtout réservé à cette période particulière. Il nous appartient d’organiser ce changement, dans les fondements même de la production de profit. De quel niveau de profit avons-nous réellement besoin ?  Quel est en effet le juste niveau de profit ?

People and Planet first

Il y aura donc à prendre des responsabilités solides pour les générations futures, pas après demain ou peut-être, mais maintenant et surement. Réinventer les « théories managériales », re-sensibiliser et faire confiance dans le bon sens commun et l’envie indescriptible de construire ensemble. Cela passe en effet, par une redistribution des cartes, à grande échelle. Subsidiarité, économie collective et circulaire, économie de gain mutuel, de respect et de partage, une destruction pas à pas de notre colbertisme centralisateur, à tous les niveaux : enseignement, éducation, politique, sociétal, entreprises, associations, tous doivent reconsidérer un nouveau modèle plus équitable…Un renouveau indispensable  pour restaurer la concorde et un équilibre sain, juste et partagé. Partout.

EcoPartage

Nouvelle Théorie manageriale ?

Regardons de près les différents compartiments de jeu, d’une telle ambition. Dans ce contexte de nouveau capitalisme, où la création de valeur fait l’objet d’une attention discutée, où elle n’est pas simplement extraite d’un modèle à bout de souffle et sous contrainte. Où la manière de créer de la valeur dépend d’autres indicateurs, avec un nouveau mode de fonctionnement :

  • redonner du sens à la stratégie d’entreprise est déjà bien, mais dire que « donner du sens » EST la stratégie, est bien mieux ! Un sens qui va réunir le plus grand nombre…
  • un nouveau fonctionnement en « écosystèmes », qui mutualiserait économistes, entreprises, associations, citoyens, chercheurs, scientifiques, pouvoirs publics, Un décloisonnement du pouvoir et surtout du syndrome « celui qui paie joue de la trompette », cad, le pouvoir concentré dans quelques mains détenant le capital financier
  • inventer et définir des KPIs « non financiers », qui élargirait le raisonnement du profit, au delà de la simple notion financière de celui-ci. Ces KPIs apporteraient tout leur poids à la notion de « juste profit », dont la portée dépasse le seul ROI. Nous parlons de :
    • capital humain, avec un indice de développement humain, de bien-être, de richesses de base (nourriture, santé, éducation…)
    • capital nature, permettant d’accompagner et d’intégrer les enjeux et impasses environnementales qui s’imposent à nous
    • mais aussi de capital financier, mais « au service de » et non comme une fin en soi
  • redistribuer le juste profit, non pas comme un jeu de « gagnants-perdants », mais un équilibre, forme de respect mutuel et de partage équitable, dans toute « entreprise » économique
  • faire de ce modèle un modèle de « expanding leadership », non fini, en amélioration continue et surtout comme locomotive de toute action. Une nouvelle forme manageriale de progrès…

Que manque t-il, alors ?

Au moment où ces lignes sont écrites, nous avons basculé du côté de l’espoir, d’avoir vaincu la crise et de continuer la vie d’avant. Alors tout ceci n’aurait servi à rien. Je ne le crois pas, mais il va falloir être vigilant. Le naturel revient au galop, et le temps marqué nous a fait prendre conscience de nombre de choses essentielles, les plus simples et les plus évidentes. Evidentes, simples, essentielles, elles le sont toujours. Mais on ne les voit pas, on ne les entend pas et on ne veut surtout pas en entendre parler. La croissance n’attend pas, la finance non plus et la course effrénée pourrait reprendre. Ou alors une nouvelle conscience populaire, citoyenne, collective mais venant de chacun, peut surgir et changer la donne. Un effort personnel de chaque instant qui deviendra le réflexe nouveau, ancré en chacun de nous. Nous pouvons faire bouger les lignes, ensemble, mais chacun. Chacun, dans notre rôle, à notre place, dans notre fonction. Alors, n’oublions pas…

Quand l’écriture aide les managers à développer leurs expériences en compétences… 18/02/2016

Posted by evidencesx in diversité, leadership, management, RH, thinking, Uncategorized.
Tags: , , , , , , ,
add a comment

Qu’est-ce qu’aujourd’hui l’écriture dans la tête des jeunes générations ? Au mieux des devoirs, contraintes, un outil, mais rarement un plaisir. Et pourtant, écrire est une tradition ancestrale et elle a valeur d’histoire, d’histoires aussi et parfois d’exutoire. Et comment celle-ci peut aider les managers, dans leurs expériences variées et tumultueuses de leur quotidien ?

La digitalisation des contenus a transformé nos usages de communication, comme les outils désormais quotidiens que nous utilisons : SMS, mails, chats, videoconférences…Nous avons transmis très vite nos savoirs et sentiments, à travers les canaux de la technologie galopante, usages qui surgissent bien vite dès l’école de nos jours.

Il serait inutile de freiner, de craindre voire de repousser l’innovation telle qu’elle se présente, inutile car elle est souvent synonyme de progrès, de productivité et de bien-être amélioré. Dans ce dernier point, on pourrait tout de même se demander si être désormais joignable à toute heure améliore le bien-être…Mais bon, la grande révolution numérique, même si elle laisse sur le carreau des métiers, des fonctions voire des industries entières, n’est que le fruit de l’homme, par l’homme, et nous l’espérons, pour l’homme.

La seule valeur qui semble résister et qui demeure constante et valorisable : le temps. Nous chassons plus de temps, « mieux » de temps, bref gagner du temps est une gageure, sans parfois profiter de celui qui passe et de ce qu’il contient. « Carpe diem » semble aux oubliettes donc, et dans le temps de l’entreprise qui en manque en permanence, il est difficile d’échapper à la standardisation : process, formation, entretiens, recrutements, profils…Le standard rassure, profite et est efficace (sur ce point, loin d’être le seul évidemment…).

Le manager standardisé : le soldat interchangeable

Si le temps a donc de la valeur, « l’horloger » ou manager lui, regarde et agit en bon soldat. L’affectif a rarement sa place, pas plus que l’individualisation des sentiments, pour arriver à ses fins. On formera donc ceux-ci sur des bases identiques, de masse, noyés entre objectifs de productivité, budgets collectifs de formation et niveau général de compétences.

Et l’individu dans tout ça ?

 atelier_ecriture


La marche forcée inéluctable du résultat

L’organisation qui emploie le manager, a des objectifs clairs de résultats, dictés par ses actionnaires, et des grains de sable impertinents pourraient faire capoter l’ensemble. Le risque de dérive de la route du profit serait donc plus fort, que le chemin, les expériences et les étapes pour y parvenir. C’est ainsi que l’on standardise le niveau de compétence par des formations d’ensemble, rationnelles et généralistes, qui lissent et répartissent le risque. Mais passer du « good » au « great » nécessite du travail individuel, du repérage personnel des histoires individuelles. Nous avons tous des lendemains douloureux de formation classique, où arrivés au bureau, non seulement le travail en notre absence s’est accumulé, mais surtout il y a un vide post-formation : qu’ai-je réellement appris, que va t-il me rester, que vais-je pouvoir « mettre en pratique » ?

L’angoisse de la page blanche…

L’écriture et le récit, des méthodes éprouvées de fixer ses idées, sentiments, questionnements

Il existe pourtant des méthodes individualisées de formation, en situation réelle et parce qu’in situ, beaucoup plus opérationnelles et efficaces, pour emmener les managers sur les chemins du succès. Retenir, raconter, écrire font partie des outils de programmes passionnants où le manager résume ses rencontres, ses difficultés, ses échecs, ses doutes et ses succès, à travers un journal de bord. Pendant les étapes de ce processus, le manager est épaulé par un accompagnateur et animateur, qui lui assure bienveillance, feedback et conseils pour l’aider dans son quotidien à surmonter ses peurs et les défis qu’il se fixe lui-même à travers son programme personnalisé. Autant vous dire que :

  • Le manager se sent effectivement bien concerné, parce qu’il est réellement le héros de son changement. Il est actif, orfèvre et ouvrier de son avenir de manager
  • L’expérience est réelle, et non pas dans une salle qui s’endort sous les enseignements théoriques : cela se passe tous les jours, tous les instants, sur son lieu de travail
  • L’apprentissage est extrêmement immédiat et opérationnel parce que bercé par le rythme quotidien des défis
  • Le bien-être global et les résultats sont édifiants, portés par le bon sens et un fil conducteur logique et bienveillant

La formation devient histoire, racontée par le manager qui souligne tous les instants et qui conserve son histoire et la mémoire des instants importants. Une plateforme électronique de type « blog personnel » sécurisé, recueille les outils d’écriture, de documentation, de commentaires du coach aide le manager dans son récit. Une belle méthode et une bonne manière de témoigner et d’être héros de sa propre progression.

L’écriture a un pouvoir colossal de concentration et d’apprentissage durable des faits racontés. Développer chez le manager le goût du récit, c’est lui assurer confiance, réussite et une bonne assimilation de ses expériences, qui se transformeront très vite en compétences.

Plus d’infos sur http://esprit-manager.com

Comment concilier son métier de dirigeant et son métier d’homme ? 06/02/2013

Posted by evidencesx in économie, développement durable, leadership, management.
Tags: , , , , , , , , , ,
add a comment

Oui ça l’air anodin ou évident, mais les citoyens et humains que nous sommes endossent parfois des costumes pas faciles à porter…Dirigeant, managers, leaders, autant de mot porteurs d’espoirs pour les actionnaires et les salariés, mais qui nécessitent une éthique irréprochable, à l’heure des tumultes et des collisions de valeurs.

L’entreprise, vaste organisation dont la portée est invisible, cache, disparue, oubliée, indicible et terriblement dangereuse, forme et utilise des dirigeants. Comment être sûr désormais qu’ils exercent et assument une éthique d’homme, à défendre l’entreprise et ses acteurs, dans ses missions ? Et en même temps, comment se fier et à quoi : invisible ou invisible, quel est le référentiel à prendre en compte ?

La vision n’est pas qu’un simple plan d’action, elle demande du coeur, de la passion et de l’envie..

La morale commande et l’éthique seulement recommanderait ? Allons, prenons notre courage pour remettre l’intelligence du risque et de la probité comme véhicule et non comme accessoire. La confiance se gagne et se perd, mais ça vaut le coup. Et comme disait Sartre : “la confiance se remplit en gouttes et se vide en litres”.

Vitruve

Et l’homme dans tout ça ? Doit-on endosser un autre costume, une autre posture, mais pour quelle raison ? Il ne s’agit pas d’exercer ce que l’on veut, avoir deux personnalités ou plus, mais d’être constant, fiable et responsable. Et la responsabilité est bien partagée, car dans tout rôle, il faut l’assumer.  Forger des convictions, recherche de conciliation et exercer les choix avec discernement, voilà la réalité d’homme et le comportement, dans la résolution des problèmes, en tant que dirigeant. Recherche de nouveautés, même dans l’ancien, voilà l’idée force pour se ressourcer. Le métier d’homme ne serait-il pas de considérer chaque difficulté comme une opportunité d’apprentissage, d’échange et de don ?

La création de valeur de l’entreprise doit donc s’effectuer autour du partage de valeurs, et pas seulement au seuil simple du profit. Ça change tout, car ça engage tous autour de nos facettes, liant ainsi ces rôles dans le même but : construire ensemble la société que nous souhaitons pour nos enfants et qui est durable pour toute le monde. Gagner du courage, c’est d’abord être soi-même courageux. C’est beau et surtout c’est utile et efficace.

En tous cas, ce qui est sûr, c’est que ni le métier d’homme, ni celui de dirigeant ne s’apprennent dans les livres. Il faut affronter les deux pour se convaincre des intersections, des ressemblances et des complémentarités. Et rappelons nous surtout, d’après Delatour : “On est qui on est, mais on devient qui on veut”.

Et lorsque le temps est bouché et que la vision est impossible : “on ne voit bien qu’avec le Coeur (St Exupery)”

Bookmark and Share

« Everything is under control: the Apple way of life… » 22/10/2012

Posted by evidencesx in économie, digital, e-business, entrepreneuriat, innovation, leadership, management, stratégie.
Tags: , , , , , , , , ,
add a comment

Formidable évènement organisé par @netexplo chez TF1, dans le cadre des « hors séries » consacrés à l’innovation…Adam Lashinsky, venant nous parler de son livre « Inside Apple« , véritable quête de la vérité chez le géant à la pomme. Eh oui, le moins que l’on puisse dire c’est qu’Apple, ne laisse pas indifférent. Ils ont certainement changé le monde, peut-être pas le monde de tout le monde, mais force est de constater qu’ils ont su « mettre le ver dans le fruit« , qui pour une pomme pourrait être assez ennuyeux. En fait ce ver semble plutôt doué et porteur de changement et d’innovation majeure…Alors tant de mystères sur cette firme, marque chaude pour le public, mais impersonnelle pour ses salariés ? Le plus grand mystère aujourd’hui, serait de se demander : y aura t-il un après Steve Jobs, dans la durée ? Deux courants semblent s’opposer :

  • non c’est impossible, Apple était devenu Steve Jobs ; tellement formatée par Jobs, la société ne peut survivre sans son mentor
  • oui c’est possible, la société étant tellement formatée et « processisée », qu’elle est marquée à jamais « Jobs » et peut donc continuer sans lui…

Vous pourrez toujours essayer de deviner…

Je ne résiste pas à vous livrer, en VO quelques morceaux choisis de ce « sidetalk » privé exceptionnel, duquel il ne vous restera plus qu’à lire le livre. Moi, je me suis jeté dessus, par passion, admiration mais surtout pour savoir…

  • « its’ no fun, no entertainment, it’s business, it’s work. But it’s working at Apple »
  • « rule of secrecy: DNA, core, Jobs hated leaks above all. He organized and cut the whole organisation into « pieces », then nobody could have idea about what he worked about »
  • « company was just organized into « up » and « down » relations or working areas. But never « across ». It seems exhausting, but the best guarantee to keep doors closed. This way, nobody was really able to know what he was working on, and the final goal… »
  • « even on the board, there was a ‘trust’ question: nobody could see products before launch, some happy fews only… »
  • « secret is value. Secret was a kind of strategy, all along the process. There were teams that the only job was to manage secret and hold it, above all »
  • « controllers are controlled, the only thing to do is ‘explain the non sense' »
  • « the privilege of working at Apple is enough. Do your work, and do it again »
  • « this is work. it’s gonna be hard »
  • « learn how to say ‘no’ doesn’t mean give up. It means doing ‘few things well’ and stay focused on them »
  • « Apple is a process company. Core processed, still and ever »
  • « Apple is no customer centric company. Jobs never asked what people want. He thought was a waste of time and after all, he always knew for them »
  • « don’t give people information they don’t need, to stay them focused on what they must do »
  • « design is obsession. Not an option, but core »
  • « we’re trained to innovate and repete it again »
  • « working at Apple is a journey. And the journey is more important than the goal »
  • « when you’re hired, you start working on ‘fake’ project, just to evaluate your skills and trusty level. Only after, you move to your real job »

Un excellent moment, mais tellement à découvrir, pour qui, même détestant cette marque, pourrait souhaiter en connaître les secrets de fabrique. Même en tant que spécialiste chroniqueur de la silicon valley, Adam L. s’accorde qu’il y a Apple et il y a…le reste. Et après être un fruit, cela pourrait devenir un verbe. « To Apple = vivre ses rêves ».

Un excellent préambule à la prochaine édition du forum netexplo, qui aura lieu les 14 et 15 février 2013, à l’Unesco cette année encore. Souhaitons y voir un jour d’autres Steve Jobs et d’autres envies de changer le monde.

Bookmark and Share

L’optimisme, une valeur à enseigner et cultiver 04/06/2012

Posted by evidencesx in développement durable, leadership, management.
Tags: , , , , ,
add a comment

L’optimiste est celui qui ne renonce à rien. « Et puisque l’inaccessible est pour plus tard, essayons l’impossible ». Car pour l’optimiste, tout est possible, car il est sur que tout sera accompli, un jour. Ce surcroit de « confiance », et surtout de pari dans l’avenir est capital dans l’entreprise, au sens de la construction d’un projet quel qu’il soit. Et donc extrêmement précieux pour l’esprit d’entreprise, l’entraînement des équipes, la motivation de groupe et l’ambiance collaborative. Un optimiste est très contagieux, voire convoité et jalousé, tant il attire le bonheur et rayonne autour de lui. Et au fond, la vie n’est faite que de bonnes choses, avec quelques revers qui ne durent jamais longtemps, non ?

Un essai de Suzanne Segerstrom, Breaking Murphy’s Law, montre que la persévérance et la motivation nourrissent l’optimisme. Un signe de plus pour être positif, malgré l’échec et le malheur, en tournant le dos au côté inéluctable décrit par Murphy. Il y a un côté conquérant et entrepreneurial à ne jamais se laisser abattre, caractère de persévérance, impliquant et bâtisseur pour l’optimiste, mais surtout : il aime ça. Il y a donc à la fois, envie et rétribution, une auto-alimentation en « ressources existentielles, en cherchant, coûte que coûte, le bon côté des choses. En cotoyer, c’est extrêmement ressourçant…

Y’a t-il un effet « gènes », c’est possible. Mais on est sur que l’environnement et l’éducation contribuent fortement à la capacité positive et optimiste. Cultiver l’estime de soi, sans pour autant à « élitiser » tout le monde est constructeur pour les enfants, et peut-être travaillé à l’échelle de l’entreprise…eh oui, il faut apprendre à féliciter aussi en entreprise, à engager un cercle de collaboration « win-win » où l’agent économique apporte plus que son travail : son humeur optimiste. Quelques règles peuvent être citées comme par exemple :

  • agissez d’abord, les effets positifs suivront ; une manière de relancer le débat de l’engagement et de l’initiative
  • pour réussir, il faut faire semblant : on peut apprendre l’optimisme en faisant tout pour l’être
  • adopter le positif, c’est renoncer moins et être plus combatif ; se servir de l’échec comme d’un ami, entreprendre…
  • éviter les discours intérieurs, pensées négatives, ne pas s’appesantir sur les échecs

Alors prêts ?

Couchez sur le papier en fin de journée, 3 évènements positifs, pour achever votre journée sur cet élément de gloire…et l’écriture fixe et mémorise, et surtout permets de reprendre ses notes en cas d’humeur moins heureuse…Quelle que soit votre activité, isoler les aspects gratifiants, s’entourer de personnes positives et pleines d’allant, se concentrer sur des situations gérables et déporter les autres pour plus tard.

Rien que d’écrire ça, ça fait un bien fou, alors j’espère qu’en le lisant, ce sera contagieux et vous apportera tout l’optimisme de votre journée. Positifs du monde, rencontrons-nous !

Bookmark and Share

Bâtisseurs ou Leaders : où sont les cathédrales d’aujourd’hui ? 14/03/2012

Posted by evidencesx in économie, leadership, management, stratégie.
Tags: , , , , ,
2 comments

L’Exed d’HEC a organisé une rencontre avec Anne Vermès, fondatrice de Traits d’Union, sur le thème « les bâtisseurs de cathédrales : un modèle pour le management ? », un sujet extrêmement pertinent comme recherche de solutions modernes du leader, dans les traditions ancestrales…Cette conférence a permis d’aborder des thèmes comme :

  • l’exemplarité professionnelle des corporations (tailleurs de pierres)
  • l’humilité des bâtisseurs dans la construction de cathédrales
  • l’hymne collectif à la lumière et à la légèreté avec l’invention des croisées d’ogives
  • la croissance de l’homme impliqué dans un projet d’envergure et durable
  • le lien entre manager contemporain et chefs de chantier médiévaux

De l’histoire, des hommes, des lieux et des problématiques aux solutions, Anne V. nous explique comment à l’aide d’un évènement historique majeur, on peut tirer des analogies,utilisables à présent, dans la résolution de problèmes de management, leadership ou de travail d’équipe. « Trouver du sens dans des chefs d’oeuvre, cela ne devrait pas avoir changé…et pourtant ». Il faut pour ça comme l’exprime Anne V., faire un « pas de côté » et regarder les choses autrement. Trouver dans ce patrimoine et ce savoir-faire ancestraux, des bribes, racines et techniques, qui justement sans aucune aide technologique particulière, ont perduré et se perpétuent encore, mais surtout dans des activités manuelles aujourd’hui, à travers le compagnonnage.

Eh oui, il faut jongler avec les générations et les différents métiers (corporations) qui se croisent, optimiser les ressources rares, tabler sur l’avenir et achever ces chefs d’oeuvres…Regardons un peu rapidement les qualités nécessaires et les parallèles avec aujourd’hui :

  • des « chantiers » (projets) à acteurs multiples
  • une organisation transversale
  • un management de l’excellence : le compagnonnage (qui sont aujourd’hui ces « managers de l’excellence », nous pouvons tous nous demander ce que nous faisons pour la sauvegarde du savoir-faire et la formation à se dépasser…non ?)
  • la transmission : qu’aurons-nous transmis (et pas seulement en termes professionnels), aux générations futures ? des dettes et des déchets ?
  • l’utilisation déjà de « l’industrie » et de « machines » (animaux de traie)
  • de l’innovation : plus de guerre et donc le temps de créer et de faire naître de la création dans les process…
  • une mobilisation collective de l’intelligence
  • un mouvement constant de la connaissance
  • un apprentissage complet : tête, Coeur, corps.

Le processus symbolique (hautement…) utilisé par ces bâtisseurs permettaient de construire pour l’homme, par l’homme mais aussi de chefs d’oeuvre, dont le premier était l’homme lui-même. A travers 3 composantes (intelligence/pensée, le corps/l’action mais aussi le coeur, siège de l’émotion), il s’agissait d’un processus initiatique complet qui forgeait un homme « fini ». D’ailleurs, nombreux ne voyaient jamais l’achèvement de ces cathédrales (ie dont la durée globale de construction par exemple pour ND de Paris a duré 150 ans…), mais participaient à l’oeuvre commune. Comment mettre en oeuvre aujourd’hui un tel processus initiatique, lorsque les carrières dans la même entreprise sont désormais rares : ruptures, licenciements, fusions…sont autant d’éléments disruptifs bouleversant la vie des hommes et des femmes ?

Une bien belle aventure-immersion dans le passé de ces vies passionnées et passionnantes où la prise en compte de l’individu (besoins et aspirations), l’individualisation de l’apprentissage (objectifs stratégiques), la capitalisation sur les savoirs, les expériences diversifiées n’étaient pas de vains mots. Où le cheminement intérieur et les 7 valeurs du compagnon (accueil, métier, voyages, communauté, transmission, initiation et chef d’oeuvre) ainsi que les 4 symboles reçus à la fin du chemin (Temple, Tombeau, Pyramide et Cathédrale) constituaient un héritage sans précédent. La construction de toute une vie et de sa “cathédrale intérieure”…Un chef d’oeuvre de l’engagement, une promesse tenue et toujours renouvelée. Saurions-nous aujourd’hui relever le défi de tant d’engagement, de passion et de bien-être dans le management moderne ? La question mérite réellement d’être posée dans nos défis du futur que sont l’éducation, la transmission du savoir/savoir-faire et une quête de sens et d’éthique qu’il faudrait bien réinstaller dans les entreprises, pour que le travail soit un plaisir partagé et non une source de litiges et de maux….

“Transmettre, c’est se guérir de l’oeuvre du temps” (Eliade)

Bookmark and Share