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Sustainable Business Conference 2012 – HEC Campus 29/03/2012

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Nouvelle édition de la Social Business Conference, le 22 mars sur le campus HEC, organisé par le MBA program, avec en introduction quelques videos de personnalités politiques d’envergures, concernées (F. Hollande et N. Kosciusko-Morizet).

Le thème de cette conférence de cette année tient en un concept autour des villes du futur et de leur capacité à « déclencher et mettre en oeuvre des megapoles adaptées aux enjeux énergétiques avec un gimmick = Smart Cities, Smart Sustainability”. Oui il s’agit désormais de cohabiter entre villes urbaines, quotas de ressources naturelles et exigences énergétiques : pour que tout le monde vive ensemble, durablement.

Un certain nombre de questions clefs ont été traitées comme par exemple :

  • Comment réduire la consommation d’énergie dans ce que l’on appelle les « smart cities » ?
  • Quelles énergies et quand ?
  • Retraitement des déchets : sur site ou déporté, quel équilibre ?
  • Industrialisation du concept « positive city » ?
  • Comment généraliser la smart mobility ?
  • Quels partenariats public/privé pour financer les smarts cities ?
  • Comment éduquer les citoyens et les comportements durables ?
  • Traitement de l’eau : quelle industrie et infrastructures ?
  • Comment développer de la nourriture en cycle court et l’agriculture urbaine ?

Je me suis toujours dit qu’il était bizarre (mais bougrement utile !) d’avoir créé un parti politique des “verts”, comme si dans chaque autre parti dit généraliste, la problématique énergétique et développement durable, restait au seuil des préoccupations, dès que s’empare la fièvre de la crise, du politicien poli et de la nécessité de croissance…croissance ? Inventons donc une autre croissance, une croissance raisonnée, commune et porteuse pour l’héritage mondial…

L’intervention de Maximilien Rouer (BeCitizen) nous parle de « ville médiévale » et d’un modèle superbe : déchets organiques, recyclage automatique, etc mais pas adapté en cas de surpopulation…Mais aujourd’hui, nous avons comme dans le marketing, inventé la segmentation des déchets pour en faciliter le recyclage et la ré-utilisation (déjà un exemple de croissance raisonnée) et surtout pour éviter le transport (et le CO2), le recyclage/destruction sur site qui incite donc à prévoir des sites, prévus pour produire, recycler, détruire au même endroit. Le défi c’est donc le passage d’une ville 100% béton à une ville plus verte (re-végétalisation). Santé, flore, bactéries…ré-introduisons dans l’écosystème ces vilains microbes et bactéries font donc partie de notre bien-être car un environnement trop aseptisé, nous rend encore plus malade !

La « ville positive » ce serait donc une ville plus productrice, plus agréable, avec une réduction des flux migratoires, plus autonome, résiliante aux grands chgts climatiques. C’est noté…

Au tour de Gunter Pauli avec “économie et écologie” : “Rethink”, dare and invent the blue economy. “we can’t always learn children what we did, because they won’t be able to invent anything else”. Sa démonstration en Anglais est fascinante devant un parterre, pour la plupart d’étudiants en MBA, en comparant une politique dite « green » (expensive, taxes, subsidized, protect, comply, do less bad, global, corporations) et « blue » (innovative, competitive, jobs, regenerate, change the rules, choose the best, do more good, local, entrepreneurs). Un vrai passionné, qui n’hésite pas à bousculer les existants et provoquer les gouvernants de ce monde, qu’il a rencontrés par un nombre impressionnant de conférences. Il nous livre par exemple les vertus :

  • du bamboo : vegetable steel…incredible properties in the simple nature… »Social housing can be beautiful, useful and relevant »
  • de l’énergie par l’écoulement de l’eau (douche, canalisations, chasses d’eau…en installant des micro-turbines)
  • de la « smart chemistry »
  • de la physique : « with photovoltaïcs : use both sides »
  • du courant continu : « change your house to “DC” electric energy »
  • de la purification de l’eau de mer sans filtre, pompes, etc des procédés qui existent mais qui tardent à convaincre…
  • et du « fast, cheap, local » un moyen sans conteste efficace pour « outcompete the next future goals for sustainable life »

Mais selon lui il y a une attitude au delà de tout, nécessaire : « l’open source » sur tout, pour libérer les penseurs, innovateurs et faire de cet édifice un magnifique projet qui n’appartient à personne et à tout le monde. C’est ainsi que lui même publie et offre autour du monde ses « 36 fables », histoires qu’il a écrites au fur et à mesure de ses rencontres et qu’il offre aux écoles du monde entier. Un exposé passionné et passionnant…

L’après-midi est organisée selon 3 thèmes :

  • social business & HR with access to « quality education », « water treatment and solutions » and « food new shifts and waste problems »
  • clean tech with « reduce energy consumption in smart cities », « positive cities » and « waste management and treatment »
  • infrastructures with « industrialize positive cities », « smart mobility » and « public/private partnering for smart cities

3 enjeux majeurs autour de 3 ateliers successifs qui permettent de réunir chercheurs, dirigeants/innovateurs et consultants pour remuer un peu les idées reçues et délivrer des éclairages, issus des zones en questions où il est capital d’opérer des changements. Car l’innovation la plus efficace c’est bien celle qui est réalisée par les utilisateurs mêmes, ceux là qui connaissent le mieux leurs contraintes et les recettes qu’ils inventent, bien avant que les états interviennent et souvent hélas en prennent conscience. Les débats vont bon train, mais nous restons parfois un peu sur notre faim, car soulevant des problèmes et ne fournissant que peu de solutions. Mais la tâche est énorme. Ce qu’il faut retenir c’est la participation d’industriels de renom (Danone, EDF, Intel, PSA, SNCF…) qui doivent entreprendre des chantiers colossaux pour équilibrer leurs exigences de profit avec les contraintes sociales, énergétiques et économiques du développement durable. L’énergie telle que nous la connaissons s’épuise hélas et ne saurait convenir à la surconsommation et aux dérives du déséquilibre « riches/pauvres » qui s’accentue. il faut donc non pas un « autre monde », mais bien le monde dont nous héritons géré « autrement », avec les consciences collectives et l’imagination dont il faut faire preuve. Mais attention au « greenwashing », qui fait bien dans les rapports annuels et tranquilise la bourse…

L’occasion pour Emmanuel Faber (Danone), Didier Roux (St Gobain) et Serge Papin (Système U) de conclure et de nous confier quelques pistes de solutions et notamment d’illustrer comment chez eux, ils appréhendent sérieusement le dossier « durable » dans leurs métiers respectifs. Et l’occasion aussi de se satisfaire que tôt, des étudiants sont sensibilisés à travailler « autrement », voire entreprendre dans ces domaines pour y être confronté désormais chaque jour.

Une initiative qui grandit d’année en année et confiée aux étudiants du MBA d’HEC en partenariat avec la chaire social business du même établissement.

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Campus de la solidarité HEC : 7ème édition et 20/20 07/03/2012

Posted by evidencesx in économie, développement durable, diversité, social network.
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20 associations caritatives étudiantes et 20 bonnes raisons de venir à ce fameux campus, le 6 Mars à Jouy en Josas. En présence et sous le parrainage d’invités d’honneur comme Aude de Thuin, Fondatrice et Présidente du Women’s Forum, d’Olga Trostiansky, Secrétaire Générale du Laboratoire de l’Egalité, et du Docteur Pierre Foldès, Fondateur et Président de Médecins du Monde en Belgique, l’évènement a commencé par une conférence inaugurale sur le thème des Droits des femmes.

Il serait en effet temps de considérer l’égalité des chances et de faire monter en pression la représentation féminine, dans les rangs politiques, économiques et sociétaux. On ne compte plus les textes, mais désormais les actions…et ça c’est plus long. 82% d’hommes à l’assemblée nationale, 27% de différence salariale entre hommes et femmes, etc. Des chiffres qui devraient faire réagir et résonner notamment dans les rangs d’HEC, où de nombreuses jeunes filles aspirent à une vie professionnelle passionnante mais AUSSI à une vie de famille épanouie. Et ça commende dans notre éducation où entre religions et imaginaire enfantin, la place de la femme n’est pas franchement très actuelle…et encore reléguée à de la « dépendance ». Alors évidemment, lorsqu’on monte le ton, il y a toujours le risque de renforcer l’opposition et de stigmatiser ces plaintes comme un « ennemi », là où il n’y a que tentative de construire un monde d’hommes et de femmes, ensemble et non pas contre. J’ai eu l’occasion d’en parler d’ailleurs ici récemment (une coïncidence ?), mais la réalité est bien celle-ci : la richesse féminine comme agent économique au pouvoir est toute autre que celle des hommes…et le style incomparable donné au côté « féminin », recèle des atouts certains, à cultiver et enseigner. Gageons que la sortie du livre d’Aude de Thuin, fasse réagir et bouger les monolithes séculaires de notre société ancrée dans l’histoire, en modernisant ce qui doit l’être : la chance à tous. Alors changeons les histoires sans changer notre histoire et sans faire d’histoires…

La deuxième partie de soirée était consacrée à une mini-exposition avec des stands d’associations fondées et/ou gérées par des étudiants, sur le thème de la solidarité. Aide à l’éducation/soutien scolaire (Fleur de Bitume), Commerce équitable (Equiterre), Accompagnement d’enfants malades (Rêve d’enfance), projets humanitaires (Solidarité France/Népal), etc. On voit à quel point à la fois la fibre d’entreprendre et cette fièvre de bâtir du concret, mais aussi et surtout, pour les autres, qui magnifie encore plus le débat, émerge dans l’esprit de ces étudiants, pourtant encore jeunes. Et ces initiatives résonnent d’autant plus dans le temple HEC, autrefois dédié à des professions « très comme il faut » et aujourd’hui considérée comme « honteuses » (par exemple, la finance spéculative). Mais tout est dans le style : la finance est plus que jamais nécessaire, ils le découvrent dans l’achèvement de ces projets associatifs. Finalement, ces exercices « réels » révèlent comment des incompréhensions graves mènent parfois à des impasses, alors que rien de plus beau que la passion, les équipes et le dépassement de soi pour les autres. Au delà des contenus, c’est bien entendu cette énergie et cette motivation (qui j’espère ne s’étioleront pas dans le temps…) qui animent ces jeunes et fait briller une étincelle dans leurs yeux, signe à la fois d’entrain, de malice et de débrouillardise. Mais HEC ne serait-il pas ainsi sur le chemin de « l’apprentissage » par l’exemple ? Il y a de la graine, du bon terreau et de l’engrais. Ces jeunes pousses n’auraient pas fini de nous étonner, et HEC comme écrin de moyens est un bon catalyseur de compétences. La devise serait donc bien exploitée : « the more you know, the more you dare ». Osez, car l’échec se mérite mais il est formateur…

Puis le dîner de Gala du Campus de la Solidarité, sous la présidence d’un invité de marque, Jacques Hintzy (HEC 1958), Président de l’UNICEF. Ce gala est mené de main de maître par les étudiants : organisation, logistique, choix des menus et service à table (si, si…). Un bon moment, ponctué de brèves envolées musicales, avec un groupe « maison » (là encore d’étudiants)…Enfin la remise des prix du groupe HEC Yvelines, qui soutient depuis des années les associations solidaires sélectionnées par HEC : 1er prix (1.500€) à Goéland (asso d’aide handicapés mentaux) et deux autres prix dont Rêve d’enfance (600€ chacun).

Le grand moment de la soirée (on sent la joie et l’animation monter…) fut le défilé de mode avec l’occasion d’admirer des créations issues du commerce équitable, portées par des étudiantes et étudiants de l’Ecole, défilé de mode éthique et engagé, donc ! Eh oui, on apprend aussi à défiler et le maintien, puisqu’on devra porter un jour, des vêtements de fête…Les étudiants sont gais, vifs mais pro : sur le tapis rouge, peu d’impairs et de nombreuses créations inconnues, exotiques mais adaptées et bien portées. L’esthétique et son utilisation fait aussi partie de qualités dynamiques, qu’on apprécie chez tout le monde….

C’est une excellente édition que la 7ème, un peu comme la vague, la 7ème est plus grande, belle et majestueuse. Chapeau pour l’organisation sans faille qui fait de cette manifestation un chef d’oeuvre commun centré sur le plaisir des invités et l’envie de réussir, premier sans doute d’une longue liste. Un seul regret : pas assez d’anciens (parole d’ancien !), tant il semblerait qu’après sa sortie de l’école, la vie et ses tumultes nous font oublier notre « famille » et nos promesses : porter haut et fort, et loin, le message fraternel de l’éducation d’excellence, toujours, partout, tourné vers l’entraide car qui sait un jour, si de telles structures sauront l’accueillir et le réconforter, dans des moments plus difficiles. « Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient ». A nous tous de ne jamais l’oublier…

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Femmes, pouvoir et style : il serait temps… 13/02/2012

Posted by evidencesx in économie, diversité, management, stratégie.
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Guerre et Paix. Homme ou Femme. On pourrait tellement résumer notre perception du management et du style par ces deux parallèles…La guerre traditionnelle est un « jeu » d’hommes et la femme a joué constamment au cours de l’histoire un rôle pacificateur…Dans les civilisations les plus lointaines de nos mondes modernes, rares sont les femmes s’organisant en bandes pour faire la peau aux ennemis proches. Aussi, il ne faudrait pas l’oublier dans la « stratégie d’entreprise » et dans le management moderne. Faut-il y voir un phénomène de « cause à effet », lorsqu’on voit l’accès inexistant des femmes aux plus hauts échelons hiérarchiques dans la société : politique, grands groupes…mais où sont les femmes comme ironisait un célèbre chanteur péroxydé, il y a déjà pas mal de temps…Dans « the better angels of our nature » de Steven Pinker, on nous explique que les femmes ayant été rarement au pouvoir ou dirigeantes, on ne peut vérifier si leur participation en tant que tel, a été implicante au regard de la baisse de la violence constatée. Mais de qui la poule ou l’oeuf : est-ce parce qu’elles sont rarement au commandement, que la guerre et les comportements belliqueux l’emportent souvent, dans la résolution de conflits ? où si elles l’avaient été plus, elles auraient mené leur « guerre » à elles, les obligeant à adopter un comportement plus cavalier ? Et donc, le genre est-il un critère discriminant dans l’étude de l’exercice du pouvoir ?

Pour ce qui est du monde économique, on leur prête une manière plus intuitive et collaborative dans le travail, une façon plus souple d’obtenir adhésion et conviction de la part d’un auditoire. Et dans une société basée sur l’information (ie où l’information et sa détention sont clés), les réseaux remplacent les hiérarchies et l’organisation se transforme en un cercle, plutôt qu’en une pyramide avec en haut, le dirigeant…Orientation plus « conseiller » que dirigeant « hurleur », collaboration et participation, tout ça va dans le même sens d’une meilleure implication des équipes au même destin : celui d’une entreprise, d’une organisation. Même l’armée s’y mettrait…Le dirigeant moderne serait en quelque sorte d’écouter, d’encourager la participation et d’utiliser les réseaux de partage, plus que de décider…seul. Et en matière de genre, il semblerait que les femmes y soient beaucoup plus ouvertes que les hommes…Il faudrait encore qu’elles soient en mesure d’exercer ce style, à des postes et niveaux le demandant. Et force est de constater, que de « guerre en guerre », l’accoutumance aux techniques commandos a encore de beaux jours pour le mode masculin : trop peu de femmes au pouvoir…Même si on ne peut établir de manière infaillible le lien entre les femmes et le style plus consensuel qu’elles véhiculent et pratiquent, le leadership moderne a besoin de « héros » mais pas de ceux armés jusqu’aux dents : plutôt de ceux qui attirent d’abord la motivation et l’engagement parmi les troupes, et par rebond parmi les clients.

Aussi pour dépasser le genre parlons « style » : cultivons donc ce côté « féminin » dans le management et intégrons le mode participatif comme une clé de réussite obligée d’un édifice économique. Nous ne cherchons pas encore une fois, de héros, mais la sensibilité propre aux nouvelles formes de management : mais finalement les plus efficaces sont celles dont on ne parle pas, lorsqu’il n’y a plus besoin de manager, mais plutôt d’un chef d’orchestre, d’un organisateur qui encourage l’initiative, la participation. Le vrai leader il est derrière, il pousse les gens à se développer et se dépasser car son salaire à lui, c’est la réussite de son équipe.

Alors on s’y met, et vite…

Lire encore : http://www.francisrichard.net/article-la-premiere-soiree-des-femmes-leaders-le-24-mai-2011-a-geneve-74613867.html

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Elections : et qui s’occupe du temps de parole sur les réseaux sociaux ? 07/02/2012

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Vieux pays, vieilles coutumes : au moment où la campagne présidentielle a démarré, avec quelques coups bas et un niveau plutôt « tiens prend ça » que « rassemblons-nous pour imaginer la France de demain », je me pose une question pourtant essentielle, dans le titre. On devrait pourtant se rappeler que Barack Obama a clairement battu J.M. Caîn avec l’aide massive des réseaux sociaux et une campagne viralisante efficace sur le web, avec sa plateforme de soutien et d’échange…que n’avait pas vue venir son concurrent.

Et pourtant…aujourd’hui nombre de responsables politiques, ministres, responsables de campagne ont créé leur compte sur twitter, qu’ils alimentent avec plus ou moins d’effervescence et de talent, créant un bruit de conversations impressionnant. Et puisque n’importe qui peut prendre la parole et du coup, « détourner » l’audience des medias dits classiques (presse, tv, radio) et s’y exprimer à foison, j’oserais dire, qu’il y a tout de même risque de « distorsion de concurrence », et lorsqu’on voit la réussite du plan ObamaOn devrait y faire plus attention. L’arène et les jeux politiques à la télévision font parfois rire, pleurer et en tous cas réagir, mais là sur twitter, il circule un flux important parallèle. Relayé ou pas. Sans compter Facebook, véritables espaces d’échanges et de promotion mal déguisée…

Je ne sais pas qui va gagner et effectivement à ce stade, peu importe mais comment ne pas tenir compte de ce flux d’influence énorme maintenant, qui peut faire des dégâts extrêmement importants, mais surtout aussi constitue un fer de lance sans précédent dans la « propagande » politique. Bruit mal ou pas comptabilisé dans l’effort de campagne imposé. Le CSA serait-il aveugle en évinçant ce réel dilemme, source de déséquilibre important de la « pluralité des programmes », dont il est pourtant comptable et responsable ?

Evidemment, on se demande tout de même si ce déséquilibre n’avantage pas certains plutôt que d’autres…C’est sûr, ce temps de parole « dérobé », « offline » et loin des lignes officielles n’étant pas comptabilisé, il est pernicieux mais surtout une arme de « construction massive », vis-à-vis des concurrents. Et évidemment profite, à ceux qui ont le plus de moyens et de ressources pour faire vivre et vibrer la machine sociale de la propagande…

Cette omerta me surprend un peu, surtout que ce n’est plus l’épaisseur du trait : avant de pouvoir réellement voter sur le web en masse, arrosé au passage par des publicités pour Renault, Saupiquet ou Knor, la force de frappe de tels dispositifs sont de ceux qui font et défont un pays, un dictateur ou élisent un président. C’est demain, heu non aujourd’hui

Lire aussi : http://www.presse-citron.net/elections-2012-comment-les-reseaux-sociaux-vont-influer-sur-notre-vote

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#AperoSocEnt 2 : on remet ça du côté de l’entrepreneuriat social…. 02/09/2011

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Hier, c’était l’épisode 2 de #AperoSocEnt, les apéros à vocation rencontre et social business de tous ceux qui osent ou qui ont une idée dans le domaine du business social. Organisé au Players dans le 2ème à Paris et soutenu par makesense, danone communities, startupers.fr, la cellule « social business » de l’ESSEC, femmes entrepreneurs et d’autres, l’on y découvre quelques projets ambitieux plus ou moins durables. Sur une baseline bien trouvée « seul on va vite, ensemble on va plus loin » (ce qui en passant ne se limite pas au business social, mais bon…), la séance est rythmée autour de quelques pitchs et d’un openmic permettant en 60 secondes de parler d’un sujet en relation ou un autre (nouveauté, sortie, évènement…).


Nous avons ou découvrir en gros 5 projets :

  • Milaap, un « kiva » like dédié à l’Inde, développé par les Indiens pour les Indiens, sur des besoins simples du quotidien, permettant de prêter de petits montants pour faire réaliser un rêve, en local
  • Africanissime, commerce social de produits sourcés du Sénégal (vêtements surtout)
  • Ben&Fakto : boutique de vêtements « happy » où 10% du montant des achats va à  un organisme de micro-crédit
  • Thanksdu.de : plateforme de mise en vente aux enchères, d’objets fétiches de stars, actuelles ou déchues…pour dons à des associations
  • Hackingparty.org : des rencontres sur tous les thèmes pour partager des « expériences » (au sens propre du mot), ensemble ; du networking opératif en quelque sorte…
Sorte de flashmob de l’entrepreneuriat social, ces manifestations réunissent étudiants, jeunes entrepreneurs, chercheurs et bénévoles, curieux aussi sans doute (!), elles permettent d’échanger et de trouver des ressources, souvent gratuites, pour aider et pousser de jeunes et saines entreprises. Hors pitch, on y rencontre aussi waqa, un projet de découverte de la culture du monde, en lancement, et BigBag’N go, ayant développé un concept de service de ramassage de déchets de travaux (fourniture de sacs, collecte, tri). Bref, de jeunes pousses qui viennent échanger, donner des tuyaux et donner envie à d’autres de se lancer. Projets qui d’ailleurs ne sont pas toujours liés au terme « social », répandu et défini sur wikipedia. Quoiqu’il en soit un moment agréable, qui ressource et donne du sens à (toute ?) une vie. De quoi réconcilier valeurs humaines personnelles et job, de quoi aider les plus démunis, de quoi couvrir des sujets extrêmement pertinents, permettant de se passionner et de se dépasser, en donnant une valeur plus qu’importante au projet global. De l’épanouissement en barre, pour des jeunes parfois déboussolés par les grandes entreprises et les politiques menées auxquelles ils ne comprennent pas grand chose. Au moins ici, lorsqu’on fait quelque chose, le résultat immédiat c’est un sourire et l’impression d’avoir un peu changé le monde et en tous cas, le destin de quelqu’un à l’autre bout de la planète. Quoi de plus beau ?
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Kiva fonce en France…et en Français 22/07/2011

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Je pourrais avoir envie d’acheter un bonnet Péruvien. C’est sympa un bonnet Péruvien. Et là, je pourrais me dire « quelle chance qu’il puisse exister la possibilité pour moi de le faire, de trouver un produit de qualité, de France, en aidant un producteur local à se développer ». Mais « how could I make it real, now? ». Cette simple possibilité m’est offerte parce que la mondialisation s’organise et pas uniquement pour les grosses compagnies, mais aussi pour les petits artisans.

C’est grâce à Kiva, célèbre plateforme initiée aux USA, que l’on peut faire grandir des projets isolés, de producteurs locaux, dans le monde entier, par des prêts octroyés par tout le monde, à des initiatives individuelles ou de groupe, locales. Kiva permet de mettre en rapport des projets, postés par des demandeurs de ressources (financières), et des prêteurs, comme vous et moi, qui trouvent que cela a du sens, même avant de penser à toute déduction fiscale : c’est le cœur qui parle, et ça change tout…

Kiva essaie désormais de se développer en traduisant le concept en plusieurs langues, en open source, pour générer les initiatives locales dans tout le monde et pour étendre le concept au-delà de la zone de donneurs « US ». Kiva « en Français », vient de démarrer des sessions de « crowdsourcing », pour faire grandir l’idée en France et réunir bénévoles, idées et projets. Le 21 juillet, nous étions une petite cinquantaine au Camping de La Cantine, incubateur de startups à  la Bourse, autour de deux thèmes et tables rondes, animées par makesense, l’agence des « holdups sociaux », fédérant l’énergie là encore de bénévoles, pour des projets à objet social :

  • « comment augmenter la notoriété et la promotion de Kiva en France (et en Français) ? »
  • « comment attirer des influenceurs, vedettes, stars pour augmenter l’efficacité de phénomène de buzz autour de l’arrivée en France ? »

Ironie du sort de se retrouver dans le temple de la finance Française, pour y parler d’infimes besoins de micro-crédit…mais bon. Il n’y aurait plus qu’à se servir ? Pas sûr…

J’ai bien aimé. J’ai bien aimé, la beauté du geste, la simplicité de l’organisation bien timée et les participants plein d’humour et d’énergie…pour rien. Enfin, si pour toute la générosité d’un groupe d’innovation collective, un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Alors ils ont mon soutien, quelques idées et toute ma sympathie et j’avais envie d’en parler.

Il y a fort à parier que très rapidement, le phénomène Kiva en France et en Français, prendra de l’ampleur, car certes « le cœur a ses raisons que la raison ignore » mais il fédère aussi, en France des énergies importantes pour le partage des ressources. Et on parle ici de prêts de quelques dizaines de dollars, pas de quoi ruiner un foyer, si l’on considère surtout, qu’il sera un jour remboursé. C’est là, la plus grande fierté du « social business », c’est qu’il ne rabaisse pas celui qui reçoit, qui est très fier de réussir en notre nom et fier de pouvoir rembourser ses prêteurs. Une autre relation avec ses prêteurs, non ? Vous êtes fiers vous de rembourser votre prêt à une banque ? Pas particulièrement parce que c’est son métier à la banque…Alors que là, c’est complètement désintéressé. Je le savais bien qu’on pouvait un jour réunir le beau et l’utile, l’art et l’acte. Si vous n’êtes pas convaincu, rendez-vous sur le site http://kivaenfrancais.org vous y découvrirez tous les projets très touchants, trésors d’innovation et c’est sûr, vous vous y refléterez très rapidement. Sortez vos cartes bancaires, on vous attend à l’autre bout du monde. Et puis surtout, j’aimerais bien pouvoir acheter mon bonnet Péruvien…

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Et Darwin dans tout ça ? 15/07/2011

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Un petit billet très court, avec quelques réflexions qui déboucheront sur plus d’interrogations que de réponses, mais depuis la théorie de l’évolution chère à Darwin, certes contestée mais logique, notre monde est mis à mal par des phénomènes multi-latéraux qui s’emballent, s’auto-alimentent et transforment un grand ensemble, que je qualifierais de chaotique, pas dans le modèle mais dans l’instabilité…:

  • la suppression géopolitique du monopole (USA), du duopole (traditionnel Est-Ouest) et l’augmentation de satellites inquiétants (culturels, religieux…), générant des menaces permanentes de déstabilisation ;
  • la suppression des « certitudes » (parité des pouvoirs d’achat, suprématie du dollar, refuges économiques – immobilier -, sciences, accès aux ressources naturelles et durabilité…)
  • la remise en cause d’éléments naturels : éducation, comportements, tendances et modes, approches élémentaires, grands équilibres scientifiques et grandeurs relatives…
  • l’explosion des refuges historiques : cellule familiale, institutions, croyances, confiance – politique, éducation, entreprises, égalité des chances, vérité et transparence, information et désinformation…
  • l’apparition de faillites probables, y compris dans des pays « riches », industrialisés et éduqués, mettant en doute les modèles de développement jusque là préférés (Grèce, Irlande, Portugal…)
  • la perte des repères identitaires : immigration massive, déracinement, mauvaise intégration, rejets et incapacité à se situer et à perpétuer un héritage « cohérent » pour les descendances
  • les déséquilibres naturels engendrés par l’exploitation de la terre par l’homme et les révolutions industrielles et technologiques successives bouleversant l’écosystème, les espèces et le climat (finalement comme justement le disait Darwin, une observation minutieuse plus approfondie nous en apprendrait beaucoup à cette échelle, sur nos comportements passés et leurs effets constatés par l’apparition de nouvelles espèces d’éléments vivants…)
  • l’internetisation tantôt trop ouverte, tantôt trop censurée comme élément dérégulateur de secteurs, comportements et services, formidable réservoir de puissance, de pouvoir, mais peut-être aussi la fameuse boîte de Pandore ?
Doué, celui qui peut gager et parier sur l’avenir qui semble des plus incertains, d’autant que finalement qui dirige le monde aujourd’hui : un consensus de bon sens ? Tout le monde ? Facebook ? Wikileaks ? Les croyances ? Le destin ?
Je ne dirais pas que je suis inquiet, mais force est de constater qu’il est difficile d’investir dans quoi que ce soit de « durable » dans le sens fiable au delà probablement d’un an…un horizon déjà grand au vu des évolutions technologiques dont l’engrenage tourne plus vite que nos propres envies et besoins…

Diversité, le salut de l’humanité ? 18/05/2011

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La société est aujourd’hui devenue une société pluri-culturelle, pluri-ethnique, pluri-religieuse, bref diverse et pleine de « différences ». Mais n’est-ce point Antoine de St Exupery qui disait « si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis » ?

La politique menée jusqu’à présent en la matière, parfois efficace, n’a pas empêché la création de communautés, de ghettos qui entraînent des phénomènes d’exclusion et de rejet. Et ce sous l’effet de problème d’environnements, d’architecture et d’habitat non adaptés, de scolarisation difficile et décalée et d’un certain dirigisme déplacé. L’entreprise doit aussi être un lieu de développement social permettant l’intégration des différences, de manière égalitaire, pour que tout le monde ait ses chances dans la compétition devenue mondiale. Les chances de la diversité sont colossales et il faut les saisir, j’en parlais ici il y a quelques temps. Relever le défi de la mixité sociale, ethnique, religieuse est capital pour le développement de l’humanité. Ainsi voir la différence non pas comme une menace, avec peur et rejet, mais plutôt confiance, curiosité et opportunité, voilà les postures qu’il faut prendre, pour faire décoller les enjeux sociétaux.

Sujet à l’honneur, chez HEC Exed, mardi 17 mai avec « l’accueil de la diversité culturelle », conférence-débat organisée avec Jean-Marie Petitclerc, qui très tôt plante le décor, avec plusieurs ouvrages sur le sujet (enfermer ou éduquer, pour en finir avec les ghettos urbains…).

Lorsque le chômage des jeunes est le double de celui des adultes, il ne s’agit plus de contraintes économiques, mais d’un sujet relativement sérieux lié au manque d’intégration, de formation, de qualification et de motivation. Et extrêmement préoccupant pour les relais de notre société. Les 3 univers dans lesquels évoluent les jeunes (rue, école, foyer) ne sont pas en cohérence sur les codes, attitudes et valeurs défendues. En fait, on vient bien que le problème des jeunes est un problème…d’adultes. « Si vous ne vous occupez pas des jeunes, ils ne vont pas tarder à s’occuper de vous » disait Jean Bosco à la fin du 19ème siècle…c’est dire en voyant les émeutes des jeunes aujourd’hui, cristallisant le cri de désespoir, comment il avait déjà raison…En effet, on peut tenter d’avancer les sujets problématiques qui empêchent une meilleure intégration de la diversité dans les entreprises :

  • rupture de dialogue et incohérence entre les univers : la rue avec leur bande, copains, leur foyer avec leurs parents plus ou moins démissionnaires, l »école enfin, où l’on passe plus de temps à faire de la discipline que d’inculquer de la connaissance
  • pessimisme ambiant, encore une fois des adultes et des media : comment pour un jeune se projeter, avoir confiance, partager ses inquiétudes et doutes et à qui les confier ?
  • on privilégie l’instant vs le futur : corollaire du point précédent, difficulté de construire sur du plus long terme
  • différence de codes : vestimentaires, comportementaux, sociaux. la mixité sociale n’existe que contrainte, où les politiques successives de la « ville », comme une cité mixte de la République, ont échoué, creusant encore les écarts entre couches sociales : carte scolaire, plan d’urbanisme, réseaux tout est fait pour décaler les niveaux et augmenter les écarts…
  • disparition du service militaire et service civique facultatif : nous aurions pourtant là un vrai levier de mixité sociale obligatoire. N’était-ce pas là autrefois une opportunité extraordinaire de rencontrer des personnes de toutes origines, sous la protection des valeurs Républicaines ? Qui enseigne aujourd’hui les valeurs de base d’un citoyen, et les fait respecter ? Comment s’étonner du coup, du décalage entre « culture banlieue » et  » culture citoyenne » ?
  • faillite du système éducatif : décalage entre ce que l’on enseigne, ce dont le marché du travail a besoin et surtout comment enseigner la pratique, adaptée à l’entreprise. Filières cantonnées et étanches, complexité des filières, autant de labyrinthes mal appréhendés et mal perçus. Le seul vrai progrès : l’apprentissage. Mais mal vendu et communiqué, il se développe à un rythme insuffisant alors qu’il est champion en terme d’intégration en entreprise…
  • ghettoïsation et stigmatisation de la différence : au lieu de la pointer du doigt par des reportages plein de sous-entendus pourquoi ne pas l’intégrer comme opportunité ?
Etre N°1 dans un lycée Parisien, c’est excellent. Etre N°1 dans un lycée des banlieues, c’est dangereux : risque de rackett, d’être considéré comme marginal, etc.
L’entreprise est plus que jamais un levier important d’accueil, de formation, de tutorat pour les jeunes perdus, déboussolés…Encore faut-il prendre le temps de transmettre le savoir, le savoir-faire, mais aussi le savoir-être. Encore faut-il pour les jeunes accepter de laisser leur « posture de rue » au vestiaire, pour s’adapter au monde économique et à ses codes, certes parfois désuets, mais universels et rassurants.
Mais tout n’est-il pas une question de dialogue…?

Managers et crise, comment retrouver un équilibre ? 04/05/2011

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Mardi 3 mai, une nouvelle conférence HEC Exec au château, reprenait comme thème « nouveaux défis pour les managers fragilisés par la crise », en présence de 3 intervenants :

La crise a en effet fragilisé les situations en entreprise : visibilité, peurs, nouvelles menaces, doutes et angoisses de l’avenir, cette crise récente a remis en cause les modèles existants, en mettant en exergue les impacts colossaux des risques non anticipés, et leurs effets sur la motivation et la dynamique de groupe. Une bonne raison de se poser les questions pour résoudre entre professionnels, chercheurs et cadres en activité sur le sens donné au management : guide, épaule, repères mais aussi celui qui pousse à se dépasser et fait confiance. Des comportements qu’il faut garder hauts et entretenir, pour obtenir le meilleur des collaborateurs et garder cette étincelle de l’innovation sociale, technique et entrepreneuriale qui valorise le travail des entreprises, et qui anoblit la mission du management et en fait une science (certains en doutent encore).

Une enquête internationale « le manager idéal », réalisée en Mars 2011, par le biais de questionnaires sur le web avec la collaboration de 11 pays : Allemagne, Belgique, Canada, Espagne, USA, France, Italie, Pologne, Roumanie, UK et Russie, visant à faire évaluer les managers par les salariés, et les situations de management dans lesquelles ceux-ci se retrouvent. On découvre ainsi les défis à venir pour l’entreprise : qualité de son image, sa réputation (tip: e-reputation), adaptation (besoins/clients), innover (produits/services). Cette enquête met en exergue la nécessité de l’engagement au travail et attachement à l’entreprise (priorité N°1 des DRH) retrouvés : développer la mobilisation des collaborateurs. Mais pour obtenir cette adhésion, faut-il encore l’organiser et le vouloir : pour 75% des interrogés, les managers directs ont un impact significatif sur l’attachement à l’entreprise. Les entreprises doivent donc investir massivement dans la formation au management, qui est capital dans la croissance d’une activité. Mais pas seulement : le management n’est pas une matière qu’on pratique quand on a le temps…Mais fait partie intégrale du cadre de travail de tout encadrant. Manager c’est un vrai métier, qui prend du temps (eh oui…).

Quelques clefs révélées, sur les différents éléments importants sinon indispensables sur :

  • Comment renforcer l’engagement dans le travail : relation d’équité, respect, soutien, confiance (la crise a éloigné les managers des équipes et c’est très regrettable)
  • Les qualités reconnues pour un bon dirigeant : vision stratégique et innovation
  • Les qualités essentielles du manager direct : confiance en soi, planification et organisation, capacité à faire des choix (bien notées) et capacité à motiver, à communiquer et à expliquer ses décisions, à reconnaître la qualité de travail de ses collaborateurs, à maintenir la cohésion de son équipe (mal notées)
  • Les choses inadmissibles chez le manager : ne pas savoir organiser le travail de l’équipe, ne pas prendre de décision, s’approprier le travail d’un autre (!)
  • Le manager idéal : écouter et prendre en compte les avis, communiquer et expliquer ses décisions, favoriser un esprit d’équipe et de coopération, instaurer une relation de confiance, reconnaissance du travail au quotidien
Même si cette étude est relativement poussée, je pense qu’il manque toutefois des éléments à intégrer comme :
  • Interroger Brésil, Inde, Chine, Japon et Afrique, plus de la moitié de la population de la terre et la majeure partie de la croissance d’aujourd’hui !
  • Les modèles soit-disant Anglo-saxons ont peut-être des limites pendant les crises, que les modèles des pays émergents ont moins : autrement dit, l’élite formée dans les business school Anglo-saxonnes, peut (doit ?) sans doute intégrer des composantes cultures, sociales et managériales fortes de ces pays émergents ?
  • Surtout quels sont les effets réels de la crise sur ces modèles (encore une fois, le titre était trompeur et je trouve peu traité…) ?
  • Le vieillissement des managers et les nouvelles habitudes des générations plus jeunes : connectivity, réseaux sociaux, innovation collaborative…
  • Les demandes criantes des jeunes : modèle de collaboration, de partage d’information, de travail transversal, de défi de « l’autorité » au sens premier du terme, etc autant d’éléments capitaux pour manager « moderne », comme on pourrait dire…

Un bon moment ponctué d’interventions concrètes, nous montre que le chemin est encore long, pour apprécier le management à sa juste valeur et en faire une arme de compétitivité sociale, pour les entreprises. Certaines entreprises ont pourtant su avec brio, développer des modèles de travail « win-win », où tout le monde est apprécié au mieux, là où l’édifice collectif  l’emporte sur les intérêts politiques de bas étage. L’ego a la vie dure…

Netexplorateur 2011 : toujours plus d’innovation… 04/02/2011

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La 4ème édition a eu lieu dans les locaux de l’UNESCO cette année, les 3 et 4 février. Ce forum permet de partager une année d’observation des usages émergents mondiaux de l’économie numérique et y rencontrer plus de 1.000 décideurs économiques, politiques et médias ainsi que des startups innovantes, mais aussi des chercheurs, autour du web. 10 prix ont été remis cette année comme à l’habitude :

  • Flattr (Suède) : social micro paiement entre auteurs et utilisateurs
  • MyTown (USA) : social gaming monopoly
  • Obami (South Africa) : portail communautaire lié à l’éducation
  • mPedigree (Ghana) : lutte contre la contrefaçon de médicaments
  • HAL (Japan) : robot exosquelette pour augmenter les capacités musculaires du corps humain
  • CENSO 2010 (Brazil) : le recensement de la population Brésilienne entièrement digital
  • Lewatmana (Indonésie) : plateforme collaborative pour communiquer sur le trafic à Djakarta
  • Natural Security (France) : identification biométrique pour les applications diverses (paiement, authentification, accès…)
  • Datasift (UK) : data aggrégateur pour le social media
  • E-Skin (USA) : peau synthétique et robots sensitifs

Cet observatoire est extrêmement utile pour sortir la tête du quotidien, sourcer les innovations les plus anodines, mais pertinentes, de l’autre bout du monde. A l’aide d’un réseau « d’explorateurs » locaux, le forum recense ainsi chaque année 100 projets et décerne parmi ceux-ci, 10 prix. Nous voyons bien qu’au delà du web, l’innovation prend des formes diverses très utiles lorsqu’il s’agit d’avoir des idées et de se débrouiller localement. De nombreuses entreprises partenaires de ce forum aident ainsi à identifier (oui aussi pour elles…) des sources de progrès pour leurs produits, process et services. Des sujets d’actualité sont également évoqués (Cloud computing, social networks dans l’entreprise, managing gen Y, media and marketing trends 2011…).

Conférence version géante cette année avec plus de 1.500 participants et dans de splendides locaux de l’UNESCO à Paris, avec une logistique et un équipement sympathiques. Wifi et réseau mobile impeccables, bravo.

Site du forum : http://www.netxplorateur.org

@netexplo