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Quand l’écriture aide les managers à développer leurs expériences en compétences… 18/02/2016

Posted by evidencesx in diversité, leadership, management, RH, thinking, Uncategorized.
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Qu’est-ce qu’aujourd’hui l’écriture dans la tête des jeunes générations ? Au mieux des devoirs, contraintes, un outil, mais rarement un plaisir. Et pourtant, écrire est une tradition ancestrale et elle a valeur d’histoire, d’histoires aussi et parfois d’exutoire. Et comment celle-ci peut aider les managers, dans leurs expériences variées et tumultueuses de leur quotidien ?

La digitalisation des contenus a transformé nos usages de communication, comme les outils désormais quotidiens que nous utilisons : SMS, mails, chats, videoconférences…Nous avons transmis très vite nos savoirs et sentiments, à travers les canaux de la technologie galopante, usages qui surgissent bien vite dès l’école de nos jours.

Il serait inutile de freiner, de craindre voire de repousser l’innovation telle qu’elle se présente, inutile car elle est souvent synonyme de progrès, de productivité et de bien-être amélioré. Dans ce dernier point, on pourrait tout de même se demander si être désormais joignable à toute heure améliore le bien-être…Mais bon, la grande révolution numérique, même si elle laisse sur le carreau des métiers, des fonctions voire des industries entières, n’est que le fruit de l’homme, par l’homme, et nous l’espérons, pour l’homme.

La seule valeur qui semble résister et qui demeure constante et valorisable : le temps. Nous chassons plus de temps, « mieux » de temps, bref gagner du temps est une gageure, sans parfois profiter de celui qui passe et de ce qu’il contient. « Carpe diem » semble aux oubliettes donc, et dans le temps de l’entreprise qui en manque en permanence, il est difficile d’échapper à la standardisation : process, formation, entretiens, recrutements, profils…Le standard rassure, profite et est efficace (sur ce point, loin d’être le seul évidemment…).

Le manager standardisé : le soldat interchangeable

Si le temps a donc de la valeur, « l’horloger » ou manager lui, regarde et agit en bon soldat. L’affectif a rarement sa place, pas plus que l’individualisation des sentiments, pour arriver à ses fins. On formera donc ceux-ci sur des bases identiques, de masse, noyés entre objectifs de productivité, budgets collectifs de formation et niveau général de compétences.

Et l’individu dans tout ça ?

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La marche forcée inéluctable du résultat

L’organisation qui emploie le manager, a des objectifs clairs de résultats, dictés par ses actionnaires, et des grains de sable impertinents pourraient faire capoter l’ensemble. Le risque de dérive de la route du profit serait donc plus fort, que le chemin, les expériences et les étapes pour y parvenir. C’est ainsi que l’on standardise le niveau de compétence par des formations d’ensemble, rationnelles et généralistes, qui lissent et répartissent le risque. Mais passer du « good » au « great » nécessite du travail individuel, du repérage personnel des histoires individuelles. Nous avons tous des lendemains douloureux de formation classique, où arrivés au bureau, non seulement le travail en notre absence s’est accumulé, mais surtout il y a un vide post-formation : qu’ai-je réellement appris, que va t-il me rester, que vais-je pouvoir « mettre en pratique » ?

L’angoisse de la page blanche…

L’écriture et le récit, des méthodes éprouvées de fixer ses idées, sentiments, questionnements

Il existe pourtant des méthodes individualisées de formation, en situation réelle et parce qu’in situ, beaucoup plus opérationnelles et efficaces, pour emmener les managers sur les chemins du succès. Retenir, raconter, écrire font partie des outils de programmes passionnants où le manager résume ses rencontres, ses difficultés, ses échecs, ses doutes et ses succès, à travers un journal de bord. Pendant les étapes de ce processus, le manager est épaulé par un accompagnateur et animateur, qui lui assure bienveillance, feedback et conseils pour l’aider dans son quotidien à surmonter ses peurs et les défis qu’il se fixe lui-même à travers son programme personnalisé. Autant vous dire que :

  • Le manager se sent effectivement bien concerné, parce qu’il est réellement le héros de son changement. Il est actif, orfèvre et ouvrier de son avenir de manager
  • L’expérience est réelle, et non pas dans une salle qui s’endort sous les enseignements théoriques : cela se passe tous les jours, tous les instants, sur son lieu de travail
  • L’apprentissage est extrêmement immédiat et opérationnel parce que bercé par le rythme quotidien des défis
  • Le bien-être global et les résultats sont édifiants, portés par le bon sens et un fil conducteur logique et bienveillant

La formation devient histoire, racontée par le manager qui souligne tous les instants et qui conserve son histoire et la mémoire des instants importants. Une plateforme électronique de type « blog personnel » sécurisé, recueille les outils d’écriture, de documentation, de commentaires du coach aide le manager dans son récit. Une belle méthode et une bonne manière de témoigner et d’être héros de sa propre progression.

L’écriture a un pouvoir colossal de concentration et d’apprentissage durable des faits racontés. Développer chez le manager le goût du récit, c’est lui assurer confiance, réussite et une bonne assimilation de ses expériences, qui se transformeront très vite en compétences.

Plus d’infos sur http://esprit-manager.com

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Une autre façon de voir l’entreprise apprenante…une odyssée passionnante 29/11/2015

Posted by evidencesx in éducation, diversité, HR, management, Uncategorized.
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Les circuits, les process, les hiérarchies, tout est remis en cause ? Les diplômes, les formations, l’enseignement, un processus sans fin ? Le lâcher-prise collaboratif nous rendrait-il plus innovant ? Et si l’entreprise apprenait elle-même de ses expériences, un peu comme un tout commun, corps vivant formé d’humanités ?

La démocratie s’est emparée de l’entreprise. Par l’ensemble de processus collaboratifs de travail en mode projet, les équipes ont vu peu à peu les systèmes hiérarchiques se dissiper, au profit d’équipes multidisciplinaires, voire transgénérationnelles. Les managers en quelque sorte, initieraient des projets, imbriqués les uns aux autres, comme des briques organisées ou pas, pour bâtir le futur.

Le management tel que nous le connaissons, réside encore dans sa capacité à guider, décider, motiver et prendre les meilleures options tactiques. Il en va ainsi des managers vers les équipes, équipes au cœur du dispositif opérationnel. Mais celles-ci voient rarement des managers comme les « héros » de leurs propres succès. Et pour cause : pression du quotidien, encadrement des équipes, livrables, administratif…l’organisation classique d’une entreprise est chronophage et ne favorise pas, au contraire, la prise de temps et la réflexion sur soi, et sur le « comment je fais ».

Brand-Experience

Le quotidien est porteur d’expériences réelles, pleines d’apprentissages

Le cycle quotidien, s’il se répète, est ponctué d’étapes notables (dire bonjour, argumenter, présenter, résoudre, solliciter…). A comprendre, appréhender et mettre en pratique dans son cheminement de manager. Plutôt que d’être sorti de celui-ci pour des formations interminables, anonymes et groupées, souvent trop théoriques, l’école du travail doit être le théâtre d’apprentissage pour tous. Témoin, un manager, relatant sa piètre expérience : « les formations classiques démarrent en général par un tour de table, où chacun présente son contexte, son profil et ses attentes. Données ensuite enterrées tout le reste de la formation, qui retombe dans une banalisation et une généralisation de groupe. On repart donc frustré, de n’être jamais le bon exemple ou celui qui se reflète dans le contenu. Peu de chances donc de mémorisation, encore moins d’usage dans le réel ». Exit, et commence le « formation blues » où le vide de la post-formation envahit le manager à son retour dans le monde réel.

C’est pourtant dans le réel que les groupes humains construisent leur savoir-faire et savoir-être, dans les interactions qu’ils doivent affronter chaque jour.

EntApp

La collaboration vers le « mieux »

Les organisations désormais en mode projet, plus consensuelles, plus immersives et moins hiérarchiques forcent le manager à être plus légitime, à devenir plus « leader », que chef d’unité, comptable du temps qui passe. Le succès est collectif, comme la philosophie chinoise célébrant une réussite plutôt qu’un empereur. Le collectif est donc solidaire dans un même but, avançant au même rythme et essuyant échecs et succès, au gré des compétences, tentatives du groupe vivant, multi-formes. L’apprentissage se fait dans un mode collaboratif, au profit de tous, comme un corps vivant formé de la dynamique des individus et cimenté par un goût du challenge, du bien faire et d’un objectif clair. Ce mode collaboratif est d’autant mieux vécu, que le leader ou le manager qui anime l’équipe ou le projet, est porteur de sens et bien dans son époque. Il est à l’aise dans son rôle, conseille l ‘équipe, fait faire mais sait faire aussi. Il surmonte ses peurs et transmets ses compétences… « l’entreprise apprenante est d’abord une aventure individuelle, le gage d’une collaboration réussie, durable et profitable à tous… »….

 

…Parce que le manager sait tirer tout profit de ses expériences passées. Expériences dont il tire son énergie, ses réussites et qui éclairent le chemin du futur.

Il s’agit tout simplement de la définition de l’objet social d’une société permettant de développer un projet, une économie, des innovations et des équipes. Le tout autour de cette fameuse cellule qu’est l’entreprise, accueillante, bienveillante et formatrice. Mais comme l’économie collaborative opère des mutations importantes dans les processus éducatifs, l’entreprise doit apprendre aussi de ses collaborateurs, en les écoutant plus. En leur permettant d’accéder à des formations plus individualisées, qui le font réfléchir et choisir son chemin intrapreneurial, ses outils et son tempo. Esprit Manager définit ce parcours comme une « méthode itérative immergée, individualisée et apprenante  où le manager vit, subit et raconte ses étapes quotidiennes de manager ». En y attachant des défis et un scoring de progression, il est au centre de son parcours et maîtrise bien son apprentissage. Le développement des compétences y est ainsi décuplé au profit de l’entreprise et de son organisation, qui apprend elle-même, par l’agrégat des progressions des managers, mais aussi de l’effet collaboratif des managers formés.

Il y aurait donc un investissement capital à réaliser dans de nouveaux formats d’apprentissage, pour les managers et…l’entreprise. Une voie très innovante pour le développement des compétences des managers.

 

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Apprendre à apprendre 19/08/2013

Posted by evidencesx in économie, éducation, développement durable, diversité, management, marketing.
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En cette période de disette pour l’emploi, s’il y a une urgence majeure, c’est bien l’éducation. Renouveler notre manière d’apprendre et surtout développer les filières qui marchent, recrutent et développent l’économie. Une vraie évidence en terme de marketing, il s’agit juste de produire ce qui va se vendre (cad former de bons profils correspondant à la demande des entreprises qui recrutent…). Mais il y des évidences qui ne se voient pas, et force est de constater que ce domaine recèle d’inerties plus incompréhensibles les unes que les autres…

1) la course aux grandes écoles, de celles qu’on nous envie : de toute manière, à l’heure où les frais de scolarité augmentent et l’Etat qui entend diminuer ses subventions, cela deviendra bientôt une exception nationale, pour étudiants venant de l’étranger. Pourquoi pas…

2) le catalogue incroyable des rêves : j’y vois ici le nombre de formations en voie de garage, ce serait trop long de les énumérer et déplacé sans vouloir vexer personne. Idéaliser des filières condamnées au chômage ou à un futur très incertain, c’est criminel en ce moment, mais comme personne n’envisage de les fermer ou de les adapter…l’éducation nationale qui n’ose pas se dire la vérité, les professeurs qui rêvent encore de former des élites avec des programmes inadaptés et hors du temps, et les élèves poussés par des parents qui ne s’en occupent pas, trouvent ça bien, voire « exotique » de les laisser étudier là. Certes, si on n’a pas besoin de travailler…

3) des formations insensées, ou plutôt qui ne servent qu’ à retarder des décisions dures à prendre (un peu comme les dépenses de l’Etat !). Parce qu’elle emploient des professeurs, font rêver des étudiants et leur permet de retarder leur arrivée dans la liste des demandeurs d’emplois. On parle l’alternance comme d’un pis aller, un peu comme si on ne souhaitait pas le développer, comme une honte par rapport aux formations plus académiques. Mais le boulot pour les académiciens y’en a plus ! Un rappel : en Allemagne par exemple et sans encore faire un hommage à ce pays merveilleux…Mais au moins les formations, elle changent en fonction des besoins des entreprises. Les matières, l’intensité, les méthodes, etc changent car cela doit changer pour rendre plus compétitif les élèves pour le milieu du travail. Le partenariat entreprises/écoles fonctionne main dans la main, pour le plaisir de tous : pas de notion de hiérarchie, de vraies collaborations…Comme si en France, l’éducation était supérieure à l’entreprise, la vieille idée des « intellectuels » contre les « productifs ». Il faudrait pour ça que les intellectuels comprennent ce qu’est une entreprise et/ou y aient déjà travaillé…C’est un fossé vraiment d’incompréhension qui règne encore en France, et il serait temps d’en prendre conscience.

Apprendre

4) le non sens des entreprises qui n’embauchent plus : doute, incertitude, frottement de l’emploi, difficultés à y voir clair. Pourtant il y a ce qu’on appelle des « périodes d’essai » qui servent justement à mieux se connaître et reconnaissent le droit de se tromper. Mais ça ne suffit pas, les entreprises veulent des jeunes dociles, sur-diplômés et gratuits. D’où la surexploitation des stagiaires à des prix frisant l’indécence, incluant des responsabilités de cadres et même pas un merci. D’où la course aux diplômes plus ou moins exotiques, surdimensionnés qui ne serviront probablement à rien dans le quotidien d’une entreprise moyenne. Alors apprendre, mais ça sert à quoi…?

5) le rôle « social » du diplôme et de la provenance plutôt que de la destination. A qui servent réellement les connaissances que l’on ingurgite, au prix de sacrifices importants parfois ? On attache énormément, tout du moins en France, à ces précieux diplômes, alors que sur des cohortes sorties de grandes écoles ou universités, combien végètent et ne transforment pas l’essai de l’école ? On voit bien qu’il ne s’agit nullement du poids du diplôme, mais plus des capacités, de la motivation et de valeurs (entraide, travail en équipe, sociabilité, capital émotionnel, facilitation…). Pourtant la majorité de parents fonctionne encore, par fierté, duplication d’un modèle, clonage ou hasard, comme ça. Fierté d’appartenir, plutôt que de réussir réellement, fierté d’avoir un sésame pour lequel il n’y aura peut-être pas de débouché. Qu’importe, comme tout être social, la vitrine et l’égo sont fortement ancrés dans nos habitudes, hélas…

6) l’apprentissage lui-même qui n’est plus le même : aujourd’hui l’enseignant doit être plus un guide, un catalyseur que celui qui détient le savoir. Il aide à la méthode, à réfléchir et à cristalliser le savoir plus qu’au gavage. Tout est disponible tout le temps, en permanence sur l’Internet en mobile et partout, il y a donc fort à parier que les connaissances sont annexes et la concentration doit se porter sur « ce que va on en faire et comment » plus que le quoi réellement. Un tournant que les enseignant auraient bien du mal à prendre. Cours, session et manuels, tout est toujours centré sur un « émetteur » et des « récepteurs », qui reçoivent et perçoivent comme ils peuvent. Où sont les échanges nécessaires et le reflet de l’accumulation du savoir ? Comment l’enseignant, au delà de simples « tests » (dont on connaît les limites), s’assure et évalue sa mission ?
On note d’ailleurs que le pendant de ces changements est plus ou moins déjà opéré dans les entreprises où les sacro-saintes « hiérarchies » « up/down » ne fonctionnent plus comme avant au profit de projets et d’organisation fonctionnelles plus performantes. L’économie numérique, aidée par les outils et les comportements « startup » ont forgé des environnement plus souples, flexibles et participatifs. L’éducation et l’apprentissage a donc beaucoup à apprendre de ces méthodologies…

Apprendre comment et pourquoi désormais, voilà l’enjeu pour motiver l’ensemble de l’écosystème : étudiants, enseignants, corps académiques et entreprises. Un enjeu qui doit permettre de faire émerger les talents de demain, catalyser la création et l’innovation, et surtout d’inventer les emplois de demain qui n’existent probablement pas encore. Et on apprend à tout âge…

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Lauréats 2012 du réseau entreprendre : passion et joie au rendez-vous ! 29/05/2013

Posted by evidencesx in économie, diversité, entrepreneuriat, innovation, startup, technologie.
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Du beau monde ce soir à la remise des trophées des lauréats de la promotion 2012, saluant des projets ambitieux et surtout, l’envie et la passion de créer des aventures et nous l’espérons, des emplois en cette période de disette. Le réseau entreprendre (il s’agit ici de son émanation des Yvelines) s’articule autour de 3 valeurs fondamentales :

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  • La personne : le porteur de projet et la rencontre avec d’autres chefs d’entreprise
  • La gratuité : tout le monde est bénévole et désintéressé, y compris du capital du porteur de projet
  • La réciprocité : ce sont les échanges qui font grandir et les projets deviennent murs par échanges successifs. Pas de maître, ni d’élève, des discussions qui enrichissent les uns et les autres. Et chaque porteur de projet, une fois lancé, deviendra un jour chef d’entreprise et donc accompagnateur d’un nouveau projet…

Sous le parrainage de JB Schmidt, journaliste et rédacteur en chef de capital sur M6 et après un mot enjoué du Maire de Versailles, François de Mazières qui accueille cette manifestation, les projets qui sont couronnés ce soir :

  • Altaïr vision : solution logicielle de lecture de plaque minéralogique appliquée à la gestion des parcs de stationnement
  • Boucherie Gaudin : la célèbre boucherie Versaillaise fait peau neuve et se propose de réduire l’intermédiation en augmentant le suivi et la traçabilité des viandes, de l’éleveur au consommateur. Sur fond de projet social en formant des jeunes issus de l’artisanat…Alors mangez de la viande !
  • Raidigma Cardinalis : plateforme ludique et interactifs à construire vous-mêmes sur votre mobile, ils ont déjà séduit de nombreux institutionnels, musées, sites historiques pour construire des aventures passionnantes, à portée de doigt !
  • Cookethic : logiciel qui permet de servir des repas nutritionnellement équilibrés, selon les nouvelles normes en vigueur, à destination de tous les établissements de restauration collective
  • Finansemble.fr : situé dans la pépinière toute neuve de Versailles, la plateforme de produits financiers en toute confiance saura vous apporter des bons plans et vous guider, hors des sentiers bancaires traditionnels.
  • Openfield : startup industrielle qui développe, produit et commercialise des instruments de mesure en environnement “sévère”, haute pression, haute température…
  • Les compagnons d’Ovraigne : restauration du patrimoine bâti (pierre, cheminées, parquets à l’ancienne)
  • Satelliz : solution logicielle de supervision des serveurs cloud, ultra-précis
  • Sports d’époque : marque Française, fabriquant en France, qui commercialise produits des équipes d’antan (maillots de Rugby, polos d’époque…)

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Saluons donc ces nouveaux fleurons de l’entrepreneuriat Français, qui nécessitent accompagnement, conseils mais qui vont vite devenir des TPEs, puis nous l’espérons des PMEs, sources de croissance et d’emploi. Reprenant le dynamisme de François de Mazières et de Pierre Violo, car “il n’est de crise que celui qui ne veut pas s’en sortir”, alors cessons de la regarder cette crise et créeons des entreprises et des emplois, soutenons l’idée, le projet et la passion. Avec des réseaux comme celui-ci, nul doute qu’ils seront bien entourés et qu’ils deviendront des accompagnateurs à leur tour, pour faire vivre cette communauté pleine d’espoir !

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Pénurie de profils high-tech : le recrutement en question avec les réseaux sociaux 01/10/2012

Posted by evidencesx in économie, digital, diversité, management, numérique, social network.
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Pour le premier rendez-vous petits déjeuners @nextexplo, c’est un thème bien d’actualité, lorsque les sirènes de la presse tous courants relaient les navrants chiffres du chômage. Mais c’est aussi un courant d‘espoir tant le numérique est susceptible de créer non seulement des emplois mais surtout de créer des filières et des métiers nouveaux. Il faut bien renouveler les compétences éculées de la fin de l’ère industrielle…

Que peut-on dire sur ce secteur « numérique » ou devrais-je plutôt dire « vague » car le numérique touche tous les secteurs… deux chiffres simples pour illustrer :

  • 40% des actifs en 2015 seront de la fameuse « génération Y »
  • En 2012, les métiers « IT » ont recruté 31.000 postes, appréciable en ces temps de disette

Laurent Chollat-Namy (Le Figaro, DSI Figaro classified) présente « choose your boss », plateforme de recrutement IT répondant à la triple problématique des recrutés/recruteurs et entreprises : CVs pas qualifiés, recrutés spammés, profils pointus introuvables…Cette plateforme nait dans une forme inhabituelle : cellule autonome, lean management et from scratch (Workgroups)…au sein de la grande maison du Figaro. La plateforme utilise les techniques du dating ( !) ou matching, ou le recruté est la fille et le recruteur le garçon…entre marché caché et transparent et candidats accessibles ou cachés on cerne ainsi, à travers des critères (de type tag récupérés par connexion LinkedIn, Viadeo ou stackoverflow datas). La plateforme propose donc, à l’inscription pour une entreprise, des profils anonymes où recruteurs se connectent à des profils ciblés, qui décident ou non de répondre et d’honorer les demandes, en fonction de l’attrait de la fiche de l’entreprise (taille, secteur, activité, poste…). « Choose your boss, reprenez le pouvoir », comme le dit la baseline, protège les candidats et promet un vivier qualifié aux entreprises (ie on sait bien la difficulté pour les startups d’attirer des talents IT ciblés et rares, pour diverses raisons…). Une très belle initiative, bien menée à large potentiel : potentiel typologie de métier (peut se décliner sur d’autres métiers), potentiel tranches d’âges (quid d’une plateforme spécial senior demain ?)…la puissance du ciblage possible sur le web social montre désormais une nouvelle façon de mettre en contact, par affinité hyper qualifiée…Ciblage, critères, envies. Tout est désormais sur le web social, il suffit de canaliser et de « curer » un peu tout ça !

BPI group, représenté par Alexandre Tissot, exprime la vision pointue, à travers quelques résultats d’études comme :

  • Pénurie de talents annoncée sur les métiers high-tech et techniques
  • Demande sur les profils confirmés (team leading et project management)
  • Manager = pivot pour animer, conserver et fidéliser la…génération Y
  • Changement du modèle de réussite sociale : la génération Y ne croit plus dans les promesses des grandes entreprises et les grands groupes attirent désormais pour…la sécurité de l’emploi (faut bien s’adapter, non ?!)
  • Un étouffement national et une envie de grands espaces : silicon valley, new York apple, pays à forte croissance Asie, recherche de culture hybride « travail / qualité de vie »…
  • Aujourd’hui, l’élargissement de concepts comme :
    • essor de la marque employeur (négligée jusque là)
    • ère digitale, cooptation/recommandation/parrainage
    • intégration et gestion de « l’atypique »
    • personal branding et produit de la société de consommation (un profil est un produit ciblable et doit être « dans la mode », comme les tendances de société)
  • Création de liens « RH/métier » là où les métiers se complexifient :
    • développement managérial (talent management pour fidéliser)
    • valeurs et convictions plus que promesses ( !)
    • réactivité et élasticité « marché / salaires » et créativité pour retenir et animer les talents (aventures, vision, flexibilité, missions annexes…)

Et pour l’avenir ?

  • Tensions sur les métiers de recruteurs pour les profils les plus courants : chasse pour les cadres de haut niveau, mais pour le « tout-venant », plus aucune utilité dans l’intermédiation (web social)
  • Les nouveaux recruteurs seront-ils recrutés sur le web social et finalement, notre influence (ex. Klout) n’est-elle pas aussi un outil de ralliement et de réassurance qui attire bien plus qu’une annonce classique ?

Reste à découvrir qui sera gagnant, dans des industries où le digital a fortement secoué la valeur (musique, presse…) et où les actifs les plus sûrs résident désormais dans l’immatériel : marque, management graph/style, talents/compétences, organisation 2.0…

En plus et parce que c’est vous :

  • GetAGreatBoss (South Africa) : « before getting in’, know everything about your boss »
  • TalenTag : recrutement avec tags et badges (type Foursquare)
  • Branchout : lier profils enrichis Facebook avec pertinence compétences recherchées sur les jobboards
  • ConnectCubbed : serious games for evaluating traders before hiring them (Honk-Kong)
  • Altaïde, une agence de recrutement bien tournée « digital »
  • le talent management « digital native »…sur les plateformes sociales

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Education 2.0 : une source importante pour l’avenir du savoir et de l’apprentissage 18/07/2012

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Sommes-nous bien maîtres de notre apprentissage ? Ce fait pourrait, sous l’effet des sollicitations digitales, légèrement évoluer…Déjà la lecture numérique, nous révèle qu’elle est moins studieuse et plus distraite, par les pop-up de l’appareil électronique, sur lequel sont ouvertes, nombres d’applications. Une lecture moins profonde aussi, parce que l’écriture en note, acte physique et mécanique d’un muscle a disparu sur la tablette. Terminé aussi de surligner, de souligner un passage, d’écrire des pensées personnelles, bref de personnaliser et de “sentir” l’écriture, comme une prolongation de ses cellules grises. Moins donc de mémorisation, de concentration et d’attention, et trop de…distraction.

Appareils électroniques et ondes malignes, mais aussi performances et esthétique séduisantes, l’éducation vit une période difficile. Diversité des niveaux et des origines, difficulté d’homogénéité des classes, des enseignants et des méthodes d’enseignement, contingence et motivation du personnel éducatif. Et quand ce ne sont pas les programmes qui censés être les mêmes, ne sont pas diffusés parfois dans le même ordre…

Mais alors, que faut-il attendre du phénomène social pour l’éducation ?

Regardons comment découper ce secteur en plusieurs parties : le matériel/la logistique d’abord, les méthodes et comportements ensuite, la collaboration entre acteurs, et enfin les mesures/résultats de la “socialisation” de l’enseignement.

Le Matériel/La logistique :

A l’heure de l’information temps réel et des mises à jour permanentes, il n’y a guère que le passé qui ne change pas. Et encore, l’éclairage apporté par les analyses toujours plus poussées, nous amènent à des révisions nécessaires, parfois capitales (quand les neutrinos dépassent la lumière par exemple…). A quoi servent donc encore les kilos de manuels et livres scolaires qui déforment les colonnes vertébrales de nos chers enfants, manuels qui donc ne s’actualisent que trop rarement et peu adaptés à l’interactivité digitale et la connaissance permanente ? Les contenus sont bien produits en mode informatique et injectés dans la production de livres et cahiers, papiers et cartons. Lorsque l’on voit le prix des devices électroniques aujourd’hui (PC, laptops, tablettes…) et la décroissance affolantes de ces prix, l’édition peut très facilement changer en la fourniture des contenus digitaux plutôt que de nombreux livres. Moins lourds, facilité de mise à jour, actualisation quasi temps reel, interactivité web/contenus/cible, la tentation évidente vers la digitalisation des contenus est grande. Et nous n’avons encore rien vu, tellement le “livre numérique” en tant qu’objet reste à inventer. Ceux qui n’y voyaient qu’un scan des contenus existants n’imaginent même pas l’opportunité gigantesque de créativité. Alors même s’il reste les éditeurs à convaincre, et la tâche est ardue : leur métier lourdement industriel et organisé autour de logistiques et de récupération des invendus, il leur reste à convaincre les auteurs de rester dans leur cocon créatif mais surtout d’inventer leur futur. Contenus oui, mais quelle actualisation, création et acheminement demain ? Des initiatives pourtant, par exemple le livrescolaire.fr

Les méthodes et le comportement :

Et les enseignants, les professeurs ? Où sont les puits de savoir d’antan, les mentors, les modèles ? Et d’ailleurs dans les conditions évoquées, à quoi ça sert désormais ? Si la connaissance a longtemps signifié le pouvoir et la capacité à diriger les foules, l’ère de la transparence et de la démocratisation des savoirs, reste aujourd’hui sur la base de “l’influence”, de la capacité à réunir, fédérer et animer une communauté, sans la réduire à l’absorption de savoirs sans saveur, sans sens…Ne sommes-nous pas en présence de “groupes”, de communautés, où l’enseignant a sans doute une longueur d’avance en terme de savoir et de connaissance, mais s’enrichit très souvent au contact de sensibilités différentes de son auditoire et d’expériences vécues, différentes de la sienne. Qui parle, qui écoute ? Qui détient la clef de la vérité ultime ? Plus très sûr finalement, tant l’exercice de l’enseignement recèle plus d’un échange, d’échanges aujourd’hui, plus que d’un déversement de règles, préceptes et théories immuables. “Celui qui sait, ne sait qu’à l’aube de son ignorance”. Par contraste donc, les méthodes d’aujourd’hui évoluent aussi et ne sont plus assises sur les mêmes rituels. Lorsqu’on a eu l’habitude d’avoir un auditoire inactif, discipliné et un sens unique de la passation de savoir, ça rend la vie trépidante, vivante et interactive. D’autres pourraient en avoir peur, voire ne pas saisir le changement qui s’effectue. Dommage, les jeunes ont tellement de choses à dire et pourraient engendrer un mouvement de création sans précédent. Les vrais débats et l’enrichissement mutuel, une autre idée de la motivation à apprendre, la soif de connaissance et surtout la méthode les empêchant de se bourrer le crâne en apprenant bêtement des tonnes de données. Je crois qu’il faut saisir cette formidable opportunité dans la construction même des séances, de l’espace de la classe et de l’aménagement des locaux d’enseignement. Une nouvelle manière de libérer la créativité en brisant les barrières de statut avec tout le respect nécessaire au bon déroulement de l’assimilation, contrôle et restitution du savoir. Des méthodes collaboratives faisant des ravages sur les plateformes sociales, nous avons donc des chances qu’elles fonctionnent très bien aussi ici. Encore faut-il leur donner la chance, y croire et faire en sorte d’imposer le changement aux instances plutôt conservatrices de l’éducation “nationale”. Impossible n’est pas Français, et surtout est un mot dépassé, dans justement le dépassement de soi que l’on apprend aux élèves, dès leur plus jeune âge.

La collaboration :

Nous sommes donc, comme qui dirait, à une nouvelle ère de collaboration, partage d’expériences, de connaissances, de situations et de points de vue. Une conversation permanente, représentant une meilleure assimilation du parcours de savoir, savoirs-faire et savoirs-être nécessaire à la formation d’un bon citoyen. Doit-on passer son temps à évaluer l’assimilation par des tests et examens ? Doit-on favoriser le plus possible les échanges autour d’expériences et de certaines connaissances, augmentant ainsi la mémorisation par la pratique plus que par le gavage ? Le e-learning n’est-il pas un bras armé plus efficace sur l’apprentissage pur de connaissances, là où l’enseignant plus un guide, un modérateur qui aiguille l’élève dans sa collecte de données et de concepts ? Celui qui complète par la mise en situation concrète des outils et données par des éclairages contemporains et des “cas” rencontrés. L’argument de l’expérience et de l’âge/seniorité fonctionne encore, mais s’illumine dès qu’il se complète par un partage bien dans son époque, avec des générations plus jeunes. Brain and storm sessions, seeding rooms, collective contests, speed pitch…autant de méthodes dérangeantes pour les réfractaires mais du sourcing pur de motivation pour les autres. L’heure serait donc à une ambiance transgénérationnelle, qui prendra le meilleur de chacun. Et par là même, équipera les classes et amphis du meilleur du numérique, de contenus interactifs, de comptes-rendus collaboratifs, de live-blogging. Et l’état d’esprit suivra par les résultats : une meilleure mémorisation, motivation et efficacité dans la dispense du savoir, histoire de créer un enseignement équilibré, libre et juste et de développer la diversité, source d’innovation.

Les mesures/résultats :

Il y a déjà maintes fois de larges réflexions sur l’aptitude à vraiment mesurer l’efficacité de l’enseignement et le niveau des élèves. Le bac lui-même, entre tricheries, fuites 2.0 et épreuves dépassées, constitue le meilleur exemple, où tant d’énergie est dépensée, dans un diplôme “socialement smart”, mais qui ne sert plus à grand chose : enseignement, mais pour quoi ? La finalité, c’est d’apprendre toute sa vie, mais surtout de trouver un emploi, valorisant et valorisable au long de sa “carrière”. Carrières en dents de scie et chaotiques, à court terme, qui ne permettent plus de s’insérer correctement…Je pense que l’une des plus grandes opportunités de l’éducation en mode collaboratif serait d’abolir les barrières de “genre et de classe”, au profit d’un corpus de connaissances qui évolue au toucher et à la pratique de tous types d’intervenant : professeurs, chercheurs, professionnels, industriels, inventeurs, commerçants, parents, théologiens, sociologuesEt le résultat c’est que finalement tout le monde apprend avec tout le monde, et que la peur de l’échec (ie en examen) s’estompe tant la connaissance se diffuse plus naturellement et de manière plus concrete et opérative.

Si les outils et la technologie restent ce qu’ils sont, ils nous forcent et nous poussent dans des logiques à réinventer, qui rend l’attrait de la connaissance encore plus intéressante. Et l’invention et le renouvellement restent le meilleur moyen de ne pas s’endormir, de rester compétitif et de captiver tout public. La passion et l’envie soutiennent toute la dynamique de changement incontestablement nécessaire au réveil du savoir. Inspirons nous des meilleures pratiques collaboratives, car elles redonnent du lien. Et du lien, nos sociétés en ont besoin en ce moment

Plus loin avec :

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Compétences, quelles compétences ? d’après @oecd forum 01/07/2012

Posted by evidencesx in économie, développement durable, digital, diversité, entrepreneuriat, innovation, social network.
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Je me suis rendu à l’OECD Forum 2012, dont j’ai particulièrement apprécié l’organisation et les sujets et ai participé au « IdeaFactory » workshop sur les « skills », appréhendant sur le plan global et planétaire, la problématique des compétences. Ces compétences qui manquent cruellement à certains pays, et qui foisonnent chez d’autres, viennent bien d’un apprentissage séculier, dans la mécanique de l’éducation, du savoir, de l’héritage et des coutumes. Mécanisme, orchestré, organisé et pratiqué par les différentes couches sociales et les acteurs de la connaissance…Mais parfois bien plus modestes, comme la cellule familiale qui colporte les secrets et les us de la tribu, clan ou de la tradition orale. Bien passionnant, si ce n’est que ces différences se font sentir désormais dans la compétition mondiale, sans bien entendu parler d’intelligence, mais de choix environnemental du savoir : quels savoirs, quelles spécialités, dans le tumulte de la compétition mondiale vers un équilibre des marchandises, échanges et idéaux, équilibre social, de paix et partage des richesses. Comment dans ce cas l’envisager, alors que ces différences ne font que s’accroître, par manque d’infrastructure et de formations adaptées, pour ré-équilibrer les chances des individus et des générations futures ? Il y a bien un enjeu majeur de formation mais surtout de choix de quelles formations, pour quels débouchés et quels métiers et industries…

Là où déjà le déséquilibre des ressources naturelles constitue une inégalité majeure, les compétences seraient donc une « marchandise », précieuse, dont l’acquisition et le capital feraient l’avenir d’une nation, très tôt. Comme les choix énergétiques ou en terme d’industrie ou d’agriculture, l’éducation – système, orientation, ressources et investissements – est donc un objet majeur d’attention et le focus sur le développement des compétences est donc clef pour l’avenir d’un pays. Mais tout comme une économie de biens et de services, il doit y avoir une modération, un équilibre entre offre et demande, de manière à pourvoir les pays, sans surplus mais aussi sans carence importante, la « balance des compétences » doit être équilibrée. Aussi, étant retenues comme stratégiques, les compétences et leur culture doit faire l’objet d’un écosystème favorable à l’identification des besoins, la culture de bon niveau des demandes et la bourse aux échanges. l’OCDE identifie ainsi un diagramme extrêmement pertinent pour faire les bons choix, cruciaux pour l’avenir des futures générations et de l’économie héritée. Selon 3 choix majeurs comme :

  • Un pays peut développer les compétences appropriées en
    • identifiant les opportunités en terme de métiers/secteurs porteurs où il est compétent/pertinent
    • renforçant l’investissement dans la filière éducative de référence
    • préparant les mutations technologiques et sociales dans l’éducation même, en renforçant la veille et les partenariats « recherche/éducation/entreprises » (les fameux « clusters »)
    • favorisant les échanges internationaux et en développant un programme de « long life learning », avec des phases adaptées aux rythmes de vie
  • Un pays peut activer l’offre de compétences détenue en
    • subventionnant l’exercice de compétences rares, la documentation et la formation dans ces domaines
    • exportant le surplus et en communicant sur les richesses et l’unicité des compétences détenues
    • favorisant l’échange de compétences lorsqu’elle n’est pas monétisable, surtout pour qu’elles ne disparaissent pas et que l’héritage de la transmission puisse avoir lieu
  • Un pays peut veiller à ce que les compétences détenues soient utilisées plus efficacement en
    • renforçant le lien entre offre d’emplois et adéquation de compétences et en organisant la flexibilité bilatérale
    • optimisant l’offre de compétences en l’utilisant là où elle est le plus utile pour le pays : demande interne, formation, internationalisation, mutation…
    • minimisant la sous ou sur-utilisation d’une compétence donnée pour besoin exprimé
    • menant des études visant à documenter l’utilisation actuelle des compétences et diriger la future politique de production de compétences : quoi, comment, pourquoi ?

Les compétences, nous venons de le voir sont donc ressources rares, mais surtout gérées aujourd’hui sans équilibre global et réflexion d’ensemble : former des gens inutilisés par la suite (le chômage…) ne sert qu’à illusionner et flatter des filières académiques, pour la plus grande désillusion des diplômés…Et lorsqu’on parle de « formation continue », 80% des formations ne servent à rien sinon à dépenser le budget formation des entreprises, sans espoir de retour ni même d’objectif initial…Il est donc temps de rendre cohérent les actions et de mieux utiliser les subventions et aides, pour former non pas mieux, mais plus utile. L’apprentissage est une filière intéressante car elle réunit l’offre de formation au plus tôt, avec la concrétisation en unité de travail dans des entreprises, permettant pour l’apprenti, d’adapter au mieux et au plus juste sa formation et son style, pour l’entreprise de former au plus près de son besoin, les compétences tout de suite utiles…Mais plus proche des besoins primaires, il y a juste la nécessité d’exister dans un éco-système local. Nombre de rues dotées des plus pauvres, forment et adaptent, par morphisme les compétences quotidienne, avec des capacités exemplaires de flexibilité. Mais l’on reste à une vision très court termiste, nous sortons donc d’une prise en compte plus macro-économique, aspect qui rend un pays plus compétitif, à terme.

« Better policies for better life », dit l’OCDE dans sa baseline, espérons que la politique d’équilibre et d’échanges en terme de compétences et de coopération pour la formation et le partage des connaissances sera une réussite pour doter les moins chanceux, d’intelligence et de culture leur permettant d’émerger et d’en faire le négoce…La bourse des connaissances et des compétences n’existe pas encore et pourtant, elle pourrait donner lieu à des échanges utiles et à un circuit vertueux de progrès mondial. J’y crois, j’en ai envie et j’y collaborerai dès que possible…

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Les espoirs du management : la 6ème… 23/06/2012

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…édition dans les très luxueux locaux de la CCIP, gentiment prêtés, lundi 18 Juin. C’est comme un appel à la mobilisation sans le Général De Gaulle, mais avec la fine fleur des patrons Français : Axa, La Poste, Essilor, RTL…Histoire de prendre au sérieux ce qui est désormais une science à part entière, mais surtout de réaliser l’importance du management responsable, au sens qui donne du sens (mais non de l’imbécilité de l’expression !). Organisé par Charles Van Haecke, créateur du trophée et sous le haut patronage de grandes entreprises, partenaires et parrains, la manifestation est rythmée autour de 4 propositions managériales « hors du commun » et 1 prix « hors catégorie ». Présentations, films et raisons du choix, nous assistons à des propositions exceptionnelles, avec :

  • Une initiative Norbert Dentressangle/Ares, locale de retour à l’emploi et d’employabilité intelligente
  • Une réorganisation interne des processus et des manières de travailler au CHU de Dijon
  • La sensibilité managériale du Mandarin Oriental, qui fait plus que de l’accueil et de la cuisine : il vend de l’expérience…et pour augmenter la satisfaction de ses clients, il magnifie les gestes, attitudes et comportements de son personnel à travers des expériences originales d’acquisition de la connaissance
  • la banque en folie avec la Société Générale qui réagit pour prendre en main (on dit coacher dans le métier…) ses personnels de back-office clients, pour leur donner un cap, du sens et rassurer les équipes autour de projets transversaux participatifs

Le prix « hors catégorie » met en lumière le formidable effort de SNCF/Transilient à St Lazare, pour diffuser de l’information en temps presque réel, mais surtout de manière transversale, fournissant un niveau d’information toujours équivalent aux 6.000 cheminots de la région concernée.

Ce qui me frappe d’abord c’est la passion…La passion dont on oublie l’origine mais qui constitue le carburant d’un management efficace et hors pair. Et la passion c’est contagieux…Le manager, dans sa situation « d’importateur de stress » et « d’exportateur de confiance » devient plus un conseiller, un guide, un mentor plus qu’un donneur d’ordres…Pourquoi ? Parce que la libéralisation de l’information débridée sur les plateformes collaboratives oblige à ne plus tout contrôler et déléguer le pouvoir (enfin) aux teams, qui responsabilisées et valorisées, retrouvent l’amour du chef d’oeuvre et la fidélité, bien dans leur entreprise. Dépassement de soi, envie d’apprendre, de transmettre et d’innover, plus de peur au changement…autant de mesures importantes pour la transformation des entreprises aujourd’hui.

Nous avons en effet parlé de science, et si effectivement le management est sous le coup de formations pointus, d’enseignements précis et de rouages huilés, il n’en demeure pas moins une discipline pour les hommes, par les hommes, un travail manuel de conviction, d’engagement et de décision. L’essentiel aller et retour et la permanence d’échanges de points de vue, forgent la relation et le style de confiance nécessaires au changement et à une autre forme de considération des équipes. Au fond, celles-ci ne cherchent qu’à donner le meilleur d’elles-mêmes et parfois l’incompréhension du manageur, les frustre et les contient dans un rôle d’exécution là où l’on pourrait en tirer le meilleur. « Oser, c’est déjà réussir ». Si nous savons oser et donner confiance, il n’y a aucune raison que l’imagination débridée des uns ne mette le feu à la collectivité et ne donne le goût à une nouvelle sorte d’entreprise, plus collective, moins hiérarchique où le manager est un guide et sait autour de lui, choisir et réunir les meilleurs motivations et initiatives.

Ce type de manifestation sait mettre en lumière des manageurs qui cherchent à se réinventer et profiter, dans leur époque des meilleures opportunités en écoutant les tendances démocratiques du management. Alors plutôt que « yaka faukon », tentons le « nous allons » en incluant le manager déjà dans une démarche d’implication initiale. C’est ainsi que se construit la vitrine du travail qui plaira aux jeunes, quelle que soit leur origine. Un avenir où ils respireront le travail bien fait et admireront leurs ainés, mentors et managers. Le premier pas est là…

Si vous avez aimé :

– voyez du côté du style managérial des femmes

– ou bien comment pourrait-on retrouver le goût de bâtir des chefs d’oeuvre aujourd’hui ?

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La microfinance, un modèle pour demain ? 26/04/2012

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Le groupement HEC Geostratégie et l‘association « HEC alumnis » ont organisé une conférence sur ce thème, avec Jacques Attali, que l’on ne présente plus, particulièrement pertinent sur le sujet et impliqué à travers PlaNet Finance, qu’il a lui-même fondé.

La microfinance a réussi ce que beaucoup croyaient impossible, car trop risqué : intégrer les populations les plus pauvres à un système financier inclusif efficient, leur permettant d’exister, de créer et de développer la vie en local. Le succès de la microfinance incite à s’intéresser aux principes sur lesquels elle repose et dans quelle mesure le système financier traditionnel pourrait s’en inspirer.  Jacques Attali propose un éclairage intéressant sur le rôle que peut jouer la microfinance dans la définition d’un nouveau paradigme économique s’appuyant sur des valeurs de responsabilité et de solidarité. C’est en effet la solidarité locale, véritable levier de fraternité et d’entraide qui forment le ciment de ce principe de circulation de l’argent. Emprunteurs motivés mais responsables et prêteurs sains et solides, ici on ne joue pas avec l’argent…Malgré son importance limitée dans les échanges financiers mondiaux, Jacques Attali pense en effet que le système financier mondial qui émergera de la crise devrait largement s’inspirer des principes qui fondent la microfinance. Selon lui deux problèmes majeurs constituent les enjeux du monde à venir, aujour’hui :

  • le climat : dérèglement, épuisement et déséquilibre des ressources naturelles, choix énergétiques…doivent désormais régler nos modèles de croissance économique
  • l’inégalité des revenus : le creusement entre riches et pauvres et l’accès à la bancarisation

Ce dernier point souligne à quel point les ressources (ici non naturelles !) déterminent « le jeu » et le rôle que l’on peut avoir dans le « monde » ou pas. Et cet accès à une identité, un compte, un équilibre entre prêt, dette et projet extrapole le devenir de populations brisées, exclues et déclarées sans avenir. ça fait froid dans le dos…Et heureusement qu’on tente, après les subventions diverses, les assistances sans lendemain, de créer des modèles pourtant évidents, car tirés du bon sens mais surtout créés pour et par les hommes et soutenus par l’intelligence, la démocratie et ceux qui se sont enrichis…Un bel exemple pour redonner de ce que l’on a reçu. Mais cette « inclusion financière » semble encore trop lente, tant le déséquilibre entre riches et pauvres s’accélère. On peut tout de même observer quelques chiffres qui devraient nous réjouir, malgré les tribulations du micro-crédit, dévoyé par certains, pour en tirer un profit au delà des objectifs mêmes du sujet…:

  • 12.000 institutions en microfinance environ, existent aujourd’hui (600 seulement il y a 13 ans !)
  • 200 Millions de familles en bénéficient (soit environ 1 Md de clients)
  • 60 Mds $ d’en-cours
  • mais encore 700 millions d’entrepreneurs qui en auraient besoin dans le monde
  • un secteur (ONG/Associations) qui pèserait environ 15% du PIB mondial (estimation OCDE) et surtout soulignant que ces activités ne sont pas « contraintes » par des actionnaires.

Les principaux enjeux tournent autour de contrôle et sécurisation, accès et circulation mais sans doute aussi à une inspiration tellement forte qu’elle pourrait bousculer nos systèmes financiers plus traditionnels, je veux parler de nos pays plus développés, qui ayant joué avec le feu (ie subprimes) se retrouvent à découvert et endettés…Le monde est tellement plus beau lorsqu’il est solidaire. Alors n’hésitez plus, rendez-vous sur Kiva (et sa version Francophone), Babyloan, plaNet Finance…pour apporter votre contribution à des projets locaux et changer la vie des plus démunis. Maintenant…

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Sustainable Business Conference 2012 – HEC Campus 29/03/2012

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Nouvelle édition de la Social Business Conference, le 22 mars sur le campus HEC, organisé par le MBA program, avec en introduction quelques videos de personnalités politiques d’envergures, concernées (F. Hollande et N. Kosciusko-Morizet).

Le thème de cette conférence de cette année tient en un concept autour des villes du futur et de leur capacité à « déclencher et mettre en oeuvre des megapoles adaptées aux enjeux énergétiques avec un gimmick = Smart Cities, Smart Sustainability”. Oui il s’agit désormais de cohabiter entre villes urbaines, quotas de ressources naturelles et exigences énergétiques : pour que tout le monde vive ensemble, durablement.

Un certain nombre de questions clefs ont été traitées comme par exemple :

  • Comment réduire la consommation d’énergie dans ce que l’on appelle les « smart cities » ?
  • Quelles énergies et quand ?
  • Retraitement des déchets : sur site ou déporté, quel équilibre ?
  • Industrialisation du concept « positive city » ?
  • Comment généraliser la smart mobility ?
  • Quels partenariats public/privé pour financer les smarts cities ?
  • Comment éduquer les citoyens et les comportements durables ?
  • Traitement de l’eau : quelle industrie et infrastructures ?
  • Comment développer de la nourriture en cycle court et l’agriculture urbaine ?

Je me suis toujours dit qu’il était bizarre (mais bougrement utile !) d’avoir créé un parti politique des “verts”, comme si dans chaque autre parti dit généraliste, la problématique énergétique et développement durable, restait au seuil des préoccupations, dès que s’empare la fièvre de la crise, du politicien poli et de la nécessité de croissance…croissance ? Inventons donc une autre croissance, une croissance raisonnée, commune et porteuse pour l’héritage mondial…

L’intervention de Maximilien Rouer (BeCitizen) nous parle de « ville médiévale » et d’un modèle superbe : déchets organiques, recyclage automatique, etc mais pas adapté en cas de surpopulation…Mais aujourd’hui, nous avons comme dans le marketing, inventé la segmentation des déchets pour en faciliter le recyclage et la ré-utilisation (déjà un exemple de croissance raisonnée) et surtout pour éviter le transport (et le CO2), le recyclage/destruction sur site qui incite donc à prévoir des sites, prévus pour produire, recycler, détruire au même endroit. Le défi c’est donc le passage d’une ville 100% béton à une ville plus verte (re-végétalisation). Santé, flore, bactéries…ré-introduisons dans l’écosystème ces vilains microbes et bactéries font donc partie de notre bien-être car un environnement trop aseptisé, nous rend encore plus malade !

La « ville positive » ce serait donc une ville plus productrice, plus agréable, avec une réduction des flux migratoires, plus autonome, résiliante aux grands chgts climatiques. C’est noté…

Au tour de Gunter Pauli avec “économie et écologie” : “Rethink”, dare and invent the blue economy. “we can’t always learn children what we did, because they won’t be able to invent anything else”. Sa démonstration en Anglais est fascinante devant un parterre, pour la plupart d’étudiants en MBA, en comparant une politique dite « green » (expensive, taxes, subsidized, protect, comply, do less bad, global, corporations) et « blue » (innovative, competitive, jobs, regenerate, change the rules, choose the best, do more good, local, entrepreneurs). Un vrai passionné, qui n’hésite pas à bousculer les existants et provoquer les gouvernants de ce monde, qu’il a rencontrés par un nombre impressionnant de conférences. Il nous livre par exemple les vertus :

  • du bamboo : vegetable steel…incredible properties in the simple nature… »Social housing can be beautiful, useful and relevant »
  • de l’énergie par l’écoulement de l’eau (douche, canalisations, chasses d’eau…en installant des micro-turbines)
  • de la « smart chemistry »
  • de la physique : « with photovoltaïcs : use both sides »
  • du courant continu : « change your house to “DC” electric energy »
  • de la purification de l’eau de mer sans filtre, pompes, etc des procédés qui existent mais qui tardent à convaincre…
  • et du « fast, cheap, local » un moyen sans conteste efficace pour « outcompete the next future goals for sustainable life »

Mais selon lui il y a une attitude au delà de tout, nécessaire : « l’open source » sur tout, pour libérer les penseurs, innovateurs et faire de cet édifice un magnifique projet qui n’appartient à personne et à tout le monde. C’est ainsi que lui même publie et offre autour du monde ses « 36 fables », histoires qu’il a écrites au fur et à mesure de ses rencontres et qu’il offre aux écoles du monde entier. Un exposé passionné et passionnant…

L’après-midi est organisée selon 3 thèmes :

  • social business & HR with access to « quality education », « water treatment and solutions » and « food new shifts and waste problems »
  • clean tech with « reduce energy consumption in smart cities », « positive cities » and « waste management and treatment »
  • infrastructures with « industrialize positive cities », « smart mobility » and « public/private partnering for smart cities

3 enjeux majeurs autour de 3 ateliers successifs qui permettent de réunir chercheurs, dirigeants/innovateurs et consultants pour remuer un peu les idées reçues et délivrer des éclairages, issus des zones en questions où il est capital d’opérer des changements. Car l’innovation la plus efficace c’est bien celle qui est réalisée par les utilisateurs mêmes, ceux là qui connaissent le mieux leurs contraintes et les recettes qu’ils inventent, bien avant que les états interviennent et souvent hélas en prennent conscience. Les débats vont bon train, mais nous restons parfois un peu sur notre faim, car soulevant des problèmes et ne fournissant que peu de solutions. Mais la tâche est énorme. Ce qu’il faut retenir c’est la participation d’industriels de renom (Danone, EDF, Intel, PSA, SNCF…) qui doivent entreprendre des chantiers colossaux pour équilibrer leurs exigences de profit avec les contraintes sociales, énergétiques et économiques du développement durable. L’énergie telle que nous la connaissons s’épuise hélas et ne saurait convenir à la surconsommation et aux dérives du déséquilibre « riches/pauvres » qui s’accentue. il faut donc non pas un « autre monde », mais bien le monde dont nous héritons géré « autrement », avec les consciences collectives et l’imagination dont il faut faire preuve. Mais attention au « greenwashing », qui fait bien dans les rapports annuels et tranquilise la bourse…

L’occasion pour Emmanuel Faber (Danone), Didier Roux (St Gobain) et Serge Papin (Système U) de conclure et de nous confier quelques pistes de solutions et notamment d’illustrer comment chez eux, ils appréhendent sérieusement le dossier « durable » dans leurs métiers respectifs. Et l’occasion aussi de se satisfaire que tôt, des étudiants sont sensibilisés à travailler « autrement », voire entreprendre dans ces domaines pour y être confronté désormais chaque jour.

Une initiative qui grandit d’année en année et confiée aux étudiants du MBA d’HEC en partenariat avec la chaire social business du même établissement.

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