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Présentation Google Books 11/12/2009

Posted by evidencesx in économie, développement commercial, digital, distribution, e-business, numérique, stratégie.
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J’ai été invité à une présentation du programme partenaires de Google Books, par Philippe Colombet, en charge de ce projet pour la France. Salle quasi comble, avec de nombreux éditeurs (souvent modestes d’ailleurs…), des personnes du Ministère de la Culture, et d’autres acteurs. Deux témoignages probant d’un partenariat démarré avec Google : Michelin (activité éditeur, guides, cartes) et Karthala, éditeur thématique indépendant.

L’utilisation du programme de Google a clairement montré son efficacité pour ces acteurs, qui y voient un progrès notable et une plateforme pratique, pour migrer vers le numérique (en s’affranchissant au passage des standards des devices et des batailles en cours entre Amazon/Kindle, Sony, Cybook…). Ils ont d’ailleurs intégré dans leurs sites, l’API, permettant de feuilleter leurs ouvrages en ligne sur GB (une API dont on dit qu’elle améliore substantiellement l’impact sur les ventes…eh oui un livre ça se feuillette avant de l’acheter, surtout lorsqu’on flâne en ligne…).

Quelques chiffres rapides sur le programmes partenaires :

  • 2 millions de comptes partenaires (!)
  • 70 noms de domaine
  • 40 pays représentés
  • 30.000 éditeurs représentés

Ce levier de la stratégie de Google sur les livres est le plus avancé, le second sur le projet Bibliothèque fait couler beaucoup d’encre en France et agite les milieux culturels et politiques. La 3ème partie du programme de Google, Google Edition (plateforme d’accès payant), sortira au 2ème trimestre 2010, et a fait l’objet de quelques slides, pour résumer les attentes stratégiques. Force est de constater que le SNE et la plupart des éditeurs importants en France tournent le dos pour le moment à de telles innovation, se réfugiant derrière la sacro-sainte « exception culturelle Française » et les régimes protégés de la profession (TVA et loi Lang notamment). L’attitude de protection, si elle naturelle si tant est qu’on considère qu’il y a « attaque », est un peu démesurée, au regard, au contraire des opportunités que le numérique représente pour les maisons d’édition : baisse des coûts de production, audiences mondiales, révision et interactivité produits, conservation et techno web (hyperliens), nouveaux métiers des libraires « numériques »…et j’en passe. C’est un peu comme les nostalgiques du 33T ou de la K7 audio, pourquoi alors refuser l’évolution numérique en soit, qui pour les produits « livres » est plutôt une bonne chose ? les éditeurs refusent-ils aujourd’hui d’être mis en scène dans les vitrines de la Fnac ou d’Amazon, pourquoi refuseraient-ils les vitrines du N°1 de l’audience potentielle, comme plateforme de service ?

Si l’on s’affranchit de ces éléments, il reste aujourd’hui un problème crucial à résoudre (ie qui a fait tremblé toute l’industrie du numérique avant (musique, games, vidéos, films…) : le piratage. Et c’est là à mon sens que Google devrait fournir une réponse « service packagé organisé » : un éditeur ne doit pas se préoccuper des formats et des différentes classes de DRM, surtout qu’aujourd’hui, la bataille des standards de devices n’est pas gagnée (plus haut). Il lui faut garantir à un auteur, l’intégrité, la rémunération juste et la sécurité de l’exploitation de ces droits, et maximiser sa visibilité auprès de l’audience potentielle. Et ce problème de sécurité, de formats de DRM n’est pas résolu, et semble exciter quelque peu la méfiance par rapport au numérique dans son ensemble. C’est le point crucial à mon sens qui reste à résoudre pour que le marché décolle (en tous cas du point de vue de l’offre…car le marché et l’envie du public pour la version numérique des livres restent à confirmer et à affiner par segment, un autre gros chantier. Rappelons-nous les débuts des DVD ou faute de titres disponibles, les lecteurs ne se vendaient pas…).

En tous cas, Google nous montre une fois de plus ses talents dans le service d’agrégation, sobre, précis et efficace, mettant la technologie au service de l’innovation clients (j’aime bien moi, ça…). A suivre l’évolution donc du programme partenaires, le programme Bibliothèque et la plateforme de commercialisation, en 2010, avec des idées surement pour aider le métier de libraire, à évoluer également vers le numérique…

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