Numérique : espoirs et désespoirs 21/02/2009
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Alors que le projet de numérisation avance à grands pas, nous promettant des tuyaux, des contenus et des débits pour des usages toujours plus gourmands – téléchargements, videoconférence, HD TV…-, les chaînes de valeur des différents acteurs changent également, plus vite qu’on ne le pense, forçant un remaniement des cartes, des alliances et probablement des morts. Force est de constater que les derniers grands modèles comme la téléphonie fixe et le minitel (!), commencent à prendre du plomb dans l’aile. Qui est concerné…Tout le monde !
Le consommateur, commençons et rendons hommage au client, qui empilant les factures, les coûts et les devices, commence à suspecter, comptes tenus de la surabondance d’offres et la complexité de la façon dont elles sont facturées (vous savez les petites lignes que personne ne lit), rêve d’une offre simple et forfaitisée, mais aussi personnalisée.
L’opérateur, payant à prix d’or licences et fréquences, ayant beaucoup investi dans les réseaux (télécoms, fibre, émetteurs…), accédant à la taille critique (en terme d’abonnés), rêve de revenus additionnels, en pure marge…assénant de nouveaux revenus là où il n’y a plus de coûts et lorgnant sur le métier des autres (les éditeurs par exemple), pour augmenter sa valeur ajoutée et rendre son métier plus noble qu’un tuyau à péage
L’éditeur, qu’il soit de jeux, de films, de musique, d’applications, de livres bientôt en numérique, qui lui doit renouveler ses investissements pour produire des contenus toujours plus innovants, plus neufs, exclusifs, les adapter au web et à la HD, nombre de tâches rendant les oeuvres plus belles encore, mais nécessitant un virage qu’il n’a pas forcément provisionné/anticipé. Au passage permettant d’augmenter le coût des oeuvres (si encore cette hausse allait aux auteurs, bien, mais…), et accélérant la tentation des pirates et autres passagers clandestins, à ne plus payer, ce que l’on considère comme un niveau normal de service.
Le fabricant de devices (télé, PDA, mobiles, PC…), qui après avoir construit le hard, rêve de les rendre intelligents, mais tout seul, allant parfois sur le territoire de l’éditeur, parfois de l’opérateur, mais sans réel succès (eh oui c’est un métier…), permettant pour lui aussi de construire de la fidélisation, du réachat et du suivi de consommateurs, pour péréniser sa relation et ses gammes futures.

Le numérique, technologie construite de 0 et de 1, laisse miroiter pourtant des sommes colossales à celui qui fera la bonne alliance et détiendra le bon modèle “coût / service rendu / usage”, qui force est de constater, n’existe pas encore aujourd’hui. Prenons les news des dernières alliances, stratégies industrielles : le regroupement d’unités chez Orange, pour en faire un opérateur unique de tuyaux/contenus, contenus dans de vastes domaines (voix, données images : téléphone, games, musique bientôt en téléchargement, télévision et chaînes, home delivering, domotique…), ce que n’a pas achevé Vivendi entre games (V. Games), télévision (Canal+) et opérateur (SFR)…
Quoi qu’il en soit nous assistons en ce moment à une valse larvée, de prétendants, dont les dots varient, mais les intentions sont claires : partager et/ou préempter le revenu disponible, issu de cette nouvelle donne du numérique. Après la réussite incontestée d’Apple et de son Iphone, alimenté par son fameux AppStore, c’est au tour de Nokia et de Microsoft de s’associer dans les mobiles pour fournir une plateforme de services nommée “MyPhone”. Face à ce mouvement de leaders, RIM (et son fameux Blackberry) et Android (système d’exploitation de Google phone et HTC) veulent également leur “store”. Orange quant à lui, vient de signer avec des géants du Web (eBay, Facebook, Meetic…) pour lancer son “application shop” et ainsi passer ses revenus issus du mobile de 6 à 20% (non issus de la voix).
Comme tous les mariages, il y a des lendemains qui déchantent…L’argent attire les prétendants, plein de bonnes intentions, mais parfois mal entourés. Y a t-il aujourd’hui une stratégie long terme , visant à garantir au consommateur qu’il va augmenter son expérience d’usage, sans payer plusieurs fois la même chose. Parce que ce n’est pas parce que les usages sur les devices convergent que cela réduit les coûts pour le consommateur, chaque acteur ayant pris un malin plaisir à segmenter son service, pour valoriser chaque service, plutôt qu’un service global, plus utile et clair pour l’utilisateur. Les modèles comme Free ont dénoté mais réussi et ce n’est pas hasard…Alors même si chaque foyer est une tirelire potentielle, sa préférence ira bien entendu à celui qui saura répondre à ses besoins, cad valorisera le plus sa compétence dans l’univers de besoin recherché, sans provoquer un holdup mené par des marques trop gourmandes, voire sourdes et aveugles…
A bon entendeur…
CES 2009 : Less is more ? 17/01/2009
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BuzzedInlog s’est penché sur ce salon prestigieux, lieu mondial des nouveautés technologiques et numériques. Le Consumer Electronic Show s’est tenu comme chaque année à Las Vegas du au janvier 2009.
Salué cette année par une fréquentation en baisse, mais probablement plus professionnel et plus engagé, soulignant cette année une profusion de nouveautés.

Toujours plus fun, une myriade de de nouveaux devices, avec une convergence accrue et qui s’accélère, pour (j’espère) le bienfait des utilisateurs et consommateurs.
Que doit-on retenir :
• La massification des devices à écran dits « tactiles » (avec le retour remarqué de Palm, leader un temps des PDA, mais peinant à trouver des relais de croissance) ; dernier né le Palm « Pre », nouveau Smartphone, tente de rattraper le retard pris sur le marché des PDA professionnels, par rapport au Blackberry de RIM et à l’Iphone d’Apple ; encore un appareil tactile
• Le retour de la photographie numérique : un must des cadeaux des 3 derniers Noël, mais qui ne s’essouffle pas, comme le prouve le PoGo de Polaroid, acteur majeur de la photographie instantanée en argentique. On ne change pas un concept qui gagne puisque la particularité de cet appareil, c’est d’intégrer une imprimante numérique, concept qui avait le succès et la fortune de Polaroid et de ses appareils « instantanés »
• La convergence s’attaque désormais au « poignet », puisque l’on y retrouve une montre-téléphone développée par LG, la « Watch Phone » : tactile, au poignet, téléphone et display, 3G ; il s’agit encore d’un prototype, mais gageons qu’il y aura probablement des « fast followers »
• Toujours plus de convergence avec les accords entre Toshiba, Microsoft et Intel, saluant et jalonnant les étapes rapprochant l’informatique du métier de l’EGP et des produits de « l’image ». Cette fois l’ingéniosité du monde des « PC » permet de fournir toujours plus d’ergonomie et de plaisir aux devices de type « écrans plats », les confondant. On ne sait plus si on regarde la télé sur un « PC » ou sur un « téléviseur » ; mais finalement « who cares ? » : au milieu un écran, qui lui reste le miroir de l’âme numérique…
• Après les podiums de mannequins et le MacBook « Air », la minceur envahit les écrans déjà « plats ». Panasonic présente des modèles dont un 127cm de moins de 9mm d’épaisseur…Il est vrai que pour les « rouler » et les transporter comme un écran de projecteur, c’est encore trop épais, mais il existe déjà des prototypes d’écrans numériques, enroulables…tant que ce n’est pas le consommateur qu’on roule avec des programmes « plats »… !
• Last but not least, la société Belge, Sofkinetik propose une solution qui permet de contrôler votre téléviseur de manière gestuelle, avec une télécommande virtuelle ; à voir ici une démo impressionnante…
Il y a comme une addiction à devancer toujours plus le futur, comme si tout un chacun pouvait se projeter, dans ces nouveaux usages. On dit d’ailleurs souvent que « le marketing ne créé pas de besoin, il satisfait toujours un besoin qui était avant moins bien satisfait » ; je n’en suis plus très sur tellement on stimule l’imagination du consommateur, à se croire désuet, dépassé, avant même d’y prendre du plaisir, d’apprécier les vagues de changement comme elles arrivent. C’est comme ça qu’on rate parfois des opportunités de développement, par notre trop grande capacité à rendre caduque une proposition mal évaluée. Nombre de produits sont ainsi morts nés, alors qu’ils eurent peut être leur chance dans un contexte de meilleure écoute, réception et utilisation. Notre rôle n’est pas de sur-performer la technologie comme un but en soi, mais plutôt de la vulgariser au rythme des différents utilisateurs, avec un objectif ultime de maximiser la satisfaction des clients potentiels. Et les clients, n’ont pas tous le même rythme…


