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L’innovation dans “Tristes Tropiques” 15/11/2009

Posted by evidencesx in développement durable, innovation.
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C’est l’année où vient de disparaître Claude Levi-Strauss, et comme souvent, c’est lorsque ils ne sont plus là qu’on reconnaît la part de Génie, en chacun de ces maîtres. Auteur consacré par “Tristes Tropiques”, il révéla la noblesse des ethnies lointaines face à l’occident drapé dans son égocentrisme. Ce chercheur doué pour les sciences sociales et l’ethnologie, était aussi philosophe. Lorsqu’il écrit ce monument d’après de nombreux séjours dans des contrées reculées, il apprend beaucoup sur ces peuples primitifs, sur leur imaginaire, qu’il faut protéger, au nom de l’humanité. Comment cet assemblage de carnets de voyages, de feuillets, de croquis et d’observation ouvre notre regard sur les peuples “sauvages” (mais qui sont réellement les sauvages ?) et explore nos moeurs les plus proches. Structuralisme et innovation voici ce qu’il nous livre à travers sa vie. L’innovation dans la vie, courante, simple et emplie de bon sens. L’innovation quotidienne, de peuples, de codes et de rites. Tout ce qui sauvegarde notre capacité d’adaptation, de réflexion et qui permet d’être doté de bon sens. En vérité, une infinie passion pour les découvertes, l’inconnu et l’envie de se dépasser de penser “out of the box”. Un bel exemple de chercheur de l’indicible, de ceux qui trouve de l’or dans le désert et des solutions, quel que soit le problème.

Merci, M. Levi Strauss, et bon vent, dans les tropiques de l’au delà, nul doute que vous saurez en découvrir tous les secrets…

CES 2009 : Less is more ? 17/01/2009

Posted by evidencesx in technologie, économie.
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BuzzedInlog s’est penché sur ce salon prestigieux, lieu mondial des nouveautés technologiques et numériques. Le Consumer Electronic Show s’est tenu comme chaque année à Las Vegas du au janvier 2009.
Salué cette année par une fréquentation en baisse, mais probablement plus professionnel et plus engagé, soulignant cette année une profusion de nouveautés.

logoces

Toujours plus fun, une myriade de de nouveaux devices, avec une convergence accrue et qui s’accélère, pour (j’espère) le bienfait des utilisateurs et consommateurs.

Que doit-on retenir :
•    La massification des devices à écran dits « tactiles » (avec le retour remarqué de Palm, leader un temps des PDA, mais peinant à trouver des relais de croissance) ; dernier né le Palm « Pre », nouveau Smartphone, tente de rattraper le retard pris sur le marché des PDA professionnels, par rapport au Blackberry de RIM et à l’Iphone d’Apple ; encore un appareil tactile
•    Le retour de la photographie numérique : un must des cadeaux des 3 derniers Noël, mais qui ne s’essouffle pas, comme le prouve le PoGo de Polaroid, acteur majeur de la photographie instantanée en argentique. On ne change pas un concept qui gagne puisque la particularité de cet appareil, c’est d’intégrer une imprimante numérique, concept qui avait le succès et la fortune de Polaroid et de ses appareils « instantanés »
•    La convergence s’attaque désormais au « poignet », puisque l’on y retrouve une montre-téléphone développée par LG, la « Watch Phone » : tactile, au poignet, téléphone et display, 3G ; il s’agit encore d’un prototype, mais gageons qu’il y aura probablement des « fast followers »
•    Toujours plus de convergence avec les accords entre Toshiba, Microsoft et Intel, saluant et jalonnant les étapes rapprochant l’informatique du métier de l’EGP et des produits de « l’image ». Cette fois l’ingéniosité du monde des « PC » permet de fournir toujours plus d’ergonomie et de plaisir aux devices de type « écrans plats », les confondant. On ne sait plus si on regarde la télé sur un « PC » ou sur un « téléviseur » ; mais finalement « who cares ? » : au milieu un écran, qui lui reste le miroir de l’âme numérique…
•    Après les podiums de mannequins et le MacBook « Air », la minceur envahit les écrans déjà « plats ». Panasonic présente des modèles dont un 127cm de moins de 9mm d’épaisseur…Il est vrai que pour les « rouler » et les transporter comme un écran de projecteur, c’est encore trop épais, mais il existe déjà des prototypes d’écrans numériques, enroulables…tant que ce n’est pas le consommateur qu’on roule avec des programmes « plats »… !
•    Last but not least, la société Belge, Sofkinetik propose une solution qui permet de contrôler votre téléviseur de manière gestuelle, avec une télécommande virtuelle ; à voir ici une démo impressionnante

Il y a comme une addiction à devancer toujours plus le futur, comme si tout un chacun pouvait se projeter, dans ces nouveaux usages. On dit d’ailleurs souvent que « le marketing ne créé pas de besoin, il satisfait toujours un besoin qui était avant moins bien satisfait » ; je n’en suis plus très sur tellement on stimule l’imagination du consommateur, à se croire désuet, dépassé, avant même d’y prendre du plaisir, d’apprécier les vagues de changement comme elles arrivent. C’est comme ça qu’on rate parfois des opportunités de développement, par notre trop grande capacité à rendre caduque une proposition mal évaluée. Nombre de produits sont ainsi morts nés, alors qu’ils eurent peut être leur chance dans un contexte de meilleure écoute, réception et utilisation. Notre rôle n’est pas de sur-performer la technologie comme un but en soi, mais plutôt de la vulgariser au rythme des différents utilisateurs, avec un objectif ultime de maximiser la satisfaction des clients potentiels. Et les clients, n’ont pas tous le même rythme…

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2008 : 6 changements majeurs de l’ICT 24/09/2008

Posted by evidencesx in e-tech, web, économie.
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Six méga-tendances sont ainsi observées depuis le début de l’année 2008, sur lesquelles les entreprises doivent encore dans bien des cas, faire des efforts pour suivre des cycles d’évolutions de plus en plus courts. Sur le graphique suivant (merci à Nova Spivack), il apparaît comme évident ce que j’appellerai, l’effet “serpent” du web, serpent qui indubitablement est ascendant, et multiplie les occasions de changements : de comportements, ruptures technologiques, de méthodes et de relations sociales.

Les entreprises actuelles, préoccupées par leurs cycles de production, malmenées par le prix de l’énergie et l’atonie des systèmes financiers, ne voient pas forcément ces opportunités d’être “différentes” et de le dire…

On peut donc relever ces tendances en les commentant quelque peu :

1) ce que l’on appelle “l’advance”, c’est à dire la capacité à progresser en permanence et rapidement ; c’est ce que j’évoquais plus haut dans les cycles de plus en plus courts…la technologie est tellement clef (même si elle reste un moyen), pour décupler les usages délivrés aux consommateurs finaux, aux outils de production et de communication que le rôle du CIO (ou CTO) devient également clef, plus proche de la DG…l’architecture des SI, les choix technologiques et leur adaptabilité sont cruciaux sur ces constats de mouvance permanente

2) la connexion : plus de 50 millions de Français au téléphone mobile…always connected, l’”Instant Messagerie”…les possibilités étendues de connexion grisent et dépassent nos possibilités dans le traitement de l’information et dans notre capacité et dans l’acceptation à recevoir autant de messages, enfin à en être dépendant. Ce sont les temps modernes et aujourd’hui les standards de connexion augmentent également les exigences envers les individus (disponibilité), mais également envers les fournisseurs (zéro défaut). Esclavagisme moderne ? vengeance de la nature ? opportunité de productivité ? tout à la fois, et il faut vivre avec…

3) la globalisation : nous sommes habitués à la sous-traitance, mais encore pour des raisons de coût économique et/ou de stratégie de valeur ajoutée. Il s’agit aujourd’hui de sous traitance de qualité, voire d’innovation, lorsque les processus sont trop longs à faire évoluer en interne, il est désormais possible d’externaliser tout ou partie d’une prestation, pour des raisons de dynamisme et de “time-to-market”.

4) l’industrialisation : la rapidité encore une fois des cycles (technologie, hardware, software…) complique les acquisitions et investissements nécessaires. La décentralisation des moyens (ressources partagées de type cloud computing, applications freeware en sharing…), représentent de réelles interrogations stratégiques et comportementales, avec des implications évidentes sur le développement durable. L’évolutibilité des SI et de l’architecture des moyens représente un avantage concurrentiel important, dans la capacité qu’ils ont de créer de la valeur d’usage immédiate, permanente et toujours innovante vers le consommateur…

5) l’innovation : le management de l’innovation est enfin considéré comme une pièce maîtresse de la stratégie de l’entreprise et non plus comme une stratégie défensive et/ou vécue. Mais la capacité à intégrer celles-ci, d’abord dans un quotidien d’exploitation, ensuite dans une démarche évolutive, participative et gagnante est là le réel challenge

6) le “social effect” : web 2.0, communautés, social media, autant de réalités qui font que le mode des produits, des marques, des innovations se fait de plus en plus dans des cercles parallèles d’influence, d’invention, sans les entreprises. Certes le bruit (ou buzz) est assourdissant, mais ce n’est pas pour ça qu’il faut en perdre tous les sens…Ne les vivre que comme une source de gadgeterie de plus, c’est comme ignorer les changements sociaux, la mobilité…Ces cercles devenant de plus en plus puissants, conduiront à une économie de C-to-C plus encore puissante, qui créera ses propres marchés, codes et produits. Or ces marchés révèlent souvent des tendances plus marquées encore d’innovation, de détection du futur, de vrais laboratoires d’observation et de création. De quoi toujours garder une longueur d’avance…Le client plus “client” et plus “communicant”, mais avec qui il souhaite et quand il veut. Un cauchemar pour l’entreprise qui ne s’y prépare pas…

Liens utiles : Gartner et Forrester pour en savoir plus, deux instituts qui font référence sur l’ICT (en Anglais)…

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Du “me-too” au “me-only” : les grandes manoeuvres 22/09/2008

Posted by evidencesx in business development, développement commercial, stratégie.
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Il reste encore tout à inventer ; souvenez-vous, dans les années 1970 à 1980, une stratégie d’appauvrissement intellectuel et stratégique consistait en la copie pure et simple de produits existants, sur le simple effet de causes stratégiques défensives : le confort, les économies d’échelle (les frais de R&D étant amortis, le marché habitué et les processus de fabrication bien rodés), la variable prix, variable d’ajustement bien connue du manque d’imagination et/ou de crise. On trouvait ainsi le principe repris comme “Produit conçu non pas en fonction des attentes des consommateurs, mais directement à partir des caractéristiques d’un produit concurrent, généralement leader sur son marché”. Bien. Si bon nombre sont condamnés pour contrefaçon, d’autres ont pu, cette fois à force de ruse et de détournement, en faire une stratégie momentanée, payante, remarquée. Mais l’on voit en se reportant à la définition, qu’il s’agit d’une stratégie à court terme, défensive et non captatrice de capital clients, le profit étant fait en marginal, certes juteux, mais ne valorisant pas le patrimoine économique d’une entreprise. Alors comment passer d’une stratégie de copie à une vraie stratégie d’innovation ?

Il serait évidemment d’abord très prétentieux de prétendre résoudre en quelques lignes, ce que nombre de sociétés dépensent pour seulement s’organiser pour le faire, et très réducteur car l’innovation est partout, surtout d’ailleurs là où on ne l’attend pas. C’est aussi ce qui en fait une innovation par le fait que les consommateurs ne la voyant pas venir, modifient leur demande (par curiosité), apprécient (par expérience) et félicitent (par le buzz). On peut essayer tout de même de dresser quelques éléments permettant d’en améliorer la démarche, et par exemple :

- la technologie n’est pas une innovation en soit (en tous cas pour le consommateur), elle permet d’innover du point de vue du service rendu, et par conséquent passer pour une innovation ; elle n’est cependant qu’un moyen, et rien ne remplace un cerveau bien fait et des sens développés : l’écoute et la veille

- l’innovation n’est pas un hasard ; on ne peut pas passer d’une stratégie de “me-too” à une stratégie de leader (rappelons-nous que cette notion est également à prendre avec des pincettes car temporairement limitée, sauf à détenir des secrets, brevets uniques, encore que…) sans le vouloir ; l’innovation coûte mais a des vertus fort intéressantes pour l’entreprise :

  • dynamisation des effectifs
  • renouvellement des investissements de production, remise en cause, challenges internes
  • développement de la créativité
  • re-naissance : marque, positionnement, gamme, communication
  • préférence : le consommateur aime l’audace, l’écoute et les nouveautés

- l’innovation n’est pas aussi bien vécue que par les consommateurs ; il faut être client soit même quelque part, consommateur en puissance, pour faire un bon innovateur ; avoir été confronté au manque, l’inadaptation, au “désespoir” ; l’innovation enfante dans la douleur, eh oui…

- ce n’est pas la marque qui fait l’innovation, c’est la confiance qu’en ont les consommateurs qui fait que l’innovation prend ; quelle est la crédibilité des sociétés à innover dans l’univers du consommateur ? est une question très importante pour le succès d’un produit innovant ; les relais de confiance (medias classiques) sont d’ailleurs largement aujourd’hui battus en brêche avec l’avènement du web communautaire (dit 2.0), qui bouleverse la chaîne d’information, de reconnaissance et de confiance

- il y a quelques années, le CEO de Procter et Gamble déclarait “il y a surement quelqu’un à l’extérieur de l’entreprise qui a la solution à mon problème” ; pendant cela, plus de 9.000 collaborateurs en interne travaillaient à la R&D…l’innovation n’appartient pas à l’entreprise en quelque sorte, mais potentiellement, au “think tank” qui a décidé de réfléchir dessus : cercles d’influence, associations de consommateurs, networkers, politiques, usagers, législateurs…bref à plusieurs on est plus fort ! encore une fois, la force de la communauté, c’est qu’elle est débarrassée, elle, des contraintes de gestion quotidienne et alimentaires, qui font fonctionner l’entreprise. Elle n’en est que plus efficace ; retenons que pour que l’innovation soit efficace, il faut apprendre à désapprendre ; autrement dit faire marcher les sens, l’expérience utilisateur et oublier la mémoire. Faute de revenir à une stratégie me-too…

- la preuve : il ne suffit pas d’innover, il faut le prouver…En quoi mon produit a t-il changé quelque chose sur un marché (il a pu aussi simplement créer un nouveau marché d’accord…) ? La demande est-elle supérieure après qu’avant l’innovation ? Comment reconnaît-on une innovation réussie :

  • lorsqu’elle est copiée…retour au “me-too” !
  • lorsque c’est le consommateur qui en fait la promotion (le buzz)
  • lorsqu’elle disparaît et que tout le monde la regrette 

J’ai ici (source union Européenne), joint une carte de l’inovation supposée dans le monde et des podiums relevés. On y croise divers pays, avec une notion de l’innovation très différente. Celle-ci est parfois très ancrée dans les habitudes des consommateurs, dans l’état d’esprit voire dans la culture de certains pays. Tous égaux, non, mais potentiellement capables, oui.

Si vous avez envie d’en savoir plus sur le potentiel d’innovation à venir, je vous conseille le lien suivant (en Anglais) : What’s Next, qui évalue la time-line d’innovation 1900-2050 et qui prédit l’extinction également de certaines certitudes. Très intéressant…

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