Posted by evidencesx in économie, développement commercial, digital, distribution, e-business, innovation, numérique, social commerce, Uncategorized, web.
Tags: @netexplo, accor, canaux de vente, channel management, développement ventes, distribution, e-business, e-commerce, internet
Petit déjeuner de la série "netexplo observatoire" chez Deloitte avec invité, JL. Chrétien, du groupe Accor, pour nous parler d’Internet et des nouveaux modes de distribution ce jeudi 12 Avril. Le groupe Accor en effet malmené comme tant d’autres, par le raz de marée numérique, implicant un vaste dossier d’invasion d’Internet et de renouveau de sa relation consommateur. Programme de fidélité, social recommandation, social advise, "prefering & delivering"…Le groupe Accor est confronté comme de nombreux métiers à un bouleversement important de ses process et modes d’adressage au consommateur.
Métier autrefois décentralisé au niveau de l’hôtel même, les pratiques se structurent en "réseau" et connectent le consommateur plus avisé, informé et sollicité que jamais. Comment capter l’attention, déclencher la préférence et augmenter panier moyen et fidélisation, tout en maintenant et évitant une inflation des couts d’acquisition ? Voilà les défis à résoudre, dans un environnement ou le "change management" est capital pour ce groupe, et la réduction d’actifs pour un développement de la franchise doit permettre de maintenir son audience.
Désintermédiation, ré-intermédiation, infomédiation…Les circuits de distribution traditionnels s’effondrent et de nouveaux intermédiaires (tripadvisors 50 MVU / mois !). Le “Open New Frontiers in Hospitality”, baseline d’Accor peut-il s’appliquer par l’expérience de consommation clients et même avant, par les manières dont le client va s’informer, choisir et acheter Accor, dans ses modes à lui : ceux qui correspondent à son mode de vie, éthique, univers de marque et valeurs.
Passer de la vente à la distribution demande une démarche complexe, par les réseaux d’entreprise et historiquement par des forces de vente, locales et gérées par l’hôtel lui-même. Le concept de distribution nécessite de référencer en amont des accords cadre avec les plus grands groupes, autorisant la “consommation” d’Accor pour leurs salariés : le monde devient donc ici encore, en réseau et plus connecté d’une certaine façon.
53% du CA est encore fait directement par l’hôtel lui-même (47% en central par Accor mais 30% il y a 10 ans) ; une politique de type "grands comptes" est par conséquent importante. Mais cette politique implique d’être plus efficace que l’hôtelier en local, pour convaincre notamment les franchisés de délivrer de coûteuses redevances…On attend 40% (US ou Europe) du chiffre global du segment “leasure” (aérien, hôtellerie, location voitures…) en 2013, effectué sur Internet. L’Asie et LatinAm dépasseront les 20% en 2012, accusant un retard de consommation sur Internet.
Accor a effectué une veille avec TripAdvisor pour intégrer le site sur les siens, profiter de la notoriété de ce réseau social de recommandation et inciter le client à laisser des avis et des évaluations. Un signe d’ouverture et de socialisation de la relation “marque et consommateur”
Mais il faut compter avec MakeMy Trip (india), CTrip (Chine), Rakuten (Japan), Wotif.com (Australie)…Intermédiaires émergents…avec une bataille sur l’offre référencée pour ces sites et permettant à Accor de retenir le plus pertinent et donc de la stratégie de distribution la plus intéressante (Groupon par exemple, avec sa stratégie de terre brulée et de promotions toujours plus dangereuses et donc destructeur de valeur n’est pas autorisé chez Accor…)

JL Chrétien nous résume donc les changements majeurs opérés/à opérer chez Accor :
- décentralisation réduite vers un partage de responsabilité du consommateur entre central/local
- d’un savoir-faire hôtellerie vers le web/CRM ; développement du programme de fidélité “A Club” et Facebook connect
- d’actions locales vers une intelligence centrale : une structure "global tech solutions" (investissements massifs serveurs/SI/Apps)
- une plateforme Accordirect.com, qui doit devenir la référence de search en terme d’hôtellerie et de séjour
- formation au “change management” : apprentissage distribution Internet, réseaux sociaux…et examen pour tous les gérants/dirigeants d’établissements hôteliers
- développement du digital dans le parcours client : plan, book, prepare, arrival, stay, check in/out, post advise (à noter le choix de Facebook Places pour se localiser en check in pour le client…et entrer dans une interactivité mobile)
A noter une concurrence silencieuse mais néanmoins réelle dans le secteur du "séjour", comme sur d’autres secteurs : le C-to-C, ou relation "second circuit" et entre particuliers pour trouver des résidences, séjours, etc plus personnels, adaptés et moins aseptisés…Un bon exemple : AirBnB. Eh oui c’est aussi sur "l’expérience clients" que se joue la consommation aujourd’hui, un domaine élargi de la relation clients, qui peine à être compris, en tous cas chez nous. La relation est encore très transactionnelle (une marque, un client = une transaction service contre monnaie), là où les marques dépensent des sommes colossales pour assoir et faire vivre des valeurs, qu’on ne retrouve pas forcément dans l’expérience de consommation. A mon sens, l’enjeu est important sur ce secteur car la concurrence et les possibilités de différenciation sur le middle market sont faibles…A l’instar de Zappos, il faut donc délivrer du "bonheur", avant même de délivrer le service…Je fais partie de cette communauté, j’en sais quelque chose, ce n’est pas un vain mot…

48.785607
2.173505
Posted by evidencesx in économie, digital, e-tech, innovation, m-business, mobile, social media, technologie, Uncategorized, web.
Tags: digital, internet des objets, ip, mtom, objets
« Les objets deviennent bavards, le monde réel se transforme en un immense système d’information ». J’ajouterais que si les « marchés sont maintenant des conversations », il faudra compter avec les objets, qui en effet vont, au cours des prochaines décennies, prendre la parole…Comment, par quels moyens ?
C’est un nouveau volet organisé par la célèbre initiative « netexplorateurs », dont j’ai plusieurs fois dressé des comptes rendus passionnants ici, permettant de collecter dans le monde les meilleures initiatives en termes d’innovation, sociales, économiques et technologiques, qui s’est tenu le 6/12, dans les locaux d’HEC, porte de Champerret. Co-organisée par HEC et Netexplorateurs, cette journée nous expose les évolutions visant à rendre « réels » des objets inertes, leur donnant une vie numérique et online. Cette manifestation fait partie de la semaine du numérique, englobant des évènements majeurs liés aux tendances « digitales » du moment.

2020 : 20 Milliards d’objets connectés ; lesquels, comment, pourquoi et quels services ? Quelles applications pour quels changements dans les organisations, les métiers, les chaînes de valeur ?
« Nous n’allons plus sur Internet, nous sommes dans Internet » (J. de Rosnay, 2008). Comment ignorer du coup l’environnement dans lequel nous vivons, connectés, tracé, fiché… ? Quel degré d’aliénation allons-nous accepter demain ?
Démystifier l’Internet des objets, c’est ce que nous propose rafi Haladjian, célèbre entrepreneur et créateur du premier objet communiquant, le « Nabaztag » (lapin en Arménien). De son célèbre humour, connecter d’abord les lapins, puis après tout le reste. Son crédo, sa stratégie initiale, ne nous dit pas si il a réussi…Force est de constater qu’il nous semble plutôt averti, un peu comme si les objets lui parlent à lui. Serait-il l’homme qui parle à l’oreille des objets ? Sans doute. Créateur de « Sense » une plateforme qui promet de donner du sens aux flux de données, ordonnées en fonction d’un but « comme un système » finalement. Si nous sommes maintenant dans Internet, c’est qu’Internet a créé un environnement qui englobe notre environnement réel. Pouvons-nous échapper au « tout connecté » ? Selon lui, « aller chercher l’information dans la vraie vie » existe depuis près de 15 ans. L’Internet source des données, comportements, actions dans notre vie quotidienne. Mais jusqu’à là, ils stockaient ces données en historiques, là où aujourd’hui ils sont interactifs et communiquent en temps réel les statuts et les états dans lequel ils sont, pour faire réagir l’individu, et bien entendu, d’autres objets. Il n’y a pas loin jusqu’à ce que les objets créent eux-mêmes leur page Facebook, intégrant donc un réseau « social », leur permettant d’être vivant, dans une société connectée…
Vlad Trifa, de l’institut de Pervasive Computing, en Suisse à Zurich (@vladounet). EvryThg, titre de sa présentation…de l’Internet des « things ». Il dresse les enjeux industriels du fait de la connexion des objets et les cercles différents de connexion du web : real-time, social, programmable, sémantique et physique (objets quotidiens). Le web of things, c’est un espace commun à ces 5 cercles, un espace de design qui redessine les relations entre objets, personnes, actions, états…induisant des modifications majeures de comportements et de résultats économiques différents. Les objets connectés, c’est aussi les rendre uniques par le fait qu’ils ont une identité propre par leur place dans l’espace, dans le temps, par leur propriétaire ou locataire. Ils deviennent de fait un autre périmètre que le simple objet physique, mais aussi un environnement caractérisant sa vie, son utilité, son « track record », sa réputation, etc. Maintenant lorsque vous achèterez un aspirateur, vous vous méfierez un peu plus…

Usman Haque, de « Pachube », propose lui un panorama autour de la plus grande initiative d’open data de données connectées. « Actually it’s all about people ». OK, mais demain ? La capacité de la communauté bâtie sur Pachube permets de partager des données qui devraient être plus « publiques », avec des applications extrêmement pertinentes comme par exemple la gestion de l’énergie (savoir quand dans une ville utiliser de l’eau ou pas, idem pour l’électricité, le trafic, la culture…see Dontflush.me). La connexion permet de gérer à l’échelon d’importantes communautés (quartiers, villes, villages…) des comparatifs de consommation, voire des défis ou compétitions entre citoyens, pour optimiser la responsabilité des usagers locaux…Très intéressant et très « citizen oriented ». Les « objets connectés » nous rendraient-ils (ou nous obligeraient-ils à l’être ?) plus responsables ?
Cédric Hutchings, de Withings (célèbre créateur de la balance connectée qui permet de partager son poids en temps presque réel sur les réseaux sociaux). La connection des objets selon lui nécessite une interface riche et performante pour réussir l’usage même de ces objets. Dans le cas de la balance, le « user friendly » est plutôt dans l’interface de l’application IOS plutôt que dans l’objet qui lui exprime sa beauté par le design même. Un autre exemple, le « baby monitor », objet + interface Iphone pour les parents. Connecté oui, mais surtout « utile ». Connecté ce n’est pas seulement connectable, il faut y ajouter de l’usage, c’est ce qui rend vivant les objets vraiment et qui ajoute la vie dans la durée surtout et l’enrichissement par l’utilisateur. Selon lui, la domotique est un terme vieux, dépassé et à réinventer car finalement trop rigide : une action entraîne une action isolée…Alors que la connexion permanente enrichit bien plus les possibles, dans la durée…
John Kestner, Proximeter (supermechanical) mettant en œuvre un portefeuille changeant de comportement en fonction de son état de remplissage…intéressant et surprenant a priori !
« if we have thousands of computers around us, they have to be really simple ». En fait, la reproduction de ce principe se retrouve dans le “proverbial wallet”, qui s’ouvre plus difficilement en fonction du niveau de vos finances…”care about spending your money” semble être son dicton favori. L’effort physique traduit dans l’objet devient fonction de son état intérieur, ce qui le rend « vivant » et connecté pour changer le comportement pour l’utilisateur : responsabilisation, arbitrages,…de quoi réfléchir avant d’agir. Twine, autre système communicant permettant de relier des capteurs « domestiques » et de déclencher des alertes, blocages ou actions dans un environnement habité. A suivre donc, car un objet très intéressant…
Ricardo Ferreira, avec Living Plan IT, optimisant la gestion d’une ville connectée et ses différents “objets” de l’urbanisme courant (inside Living Plan IT). Il illustre la dramatique dans des populations et la concentration extrême dans les métropoles, gigantesques institutions absorbant l’identité des individus en parfaits inconnus. La croissance nouvelle de ces migrations nécessite une nouvelle organisation, optimisant les ressources qui elles, ne grandissent pas à la même vitesse. L’expérimentation menée aux alentours de Porto au Portugal, montre une nouvelle aire « Plan IT », un concept global de gestion des données, ressources et informations. L’idée est d’inclure des capteurs partout, sur « chaque » objet, élément d’une composante urbaine, et de pouvoir communiquer avec et recevoir des informations d’état qui traduisent le comportement « vivant » de l’ensemble.
Laurent Maruani, professeur de Marketing à HEC, nous résume en une synthèse particulièrement intéressante quelques clefs relevées d’après ces présentations, avec :
- Arrivée de toutes ces applications en mass market après les années « hippie shake » expérimentales ; la vitesse de déploiement et d’appropriation est vertigineuse
- Time to market, tout de suite avec des avantages réciproques : principal "statement" de tout bon marketing
- La profonde modification dans la montée en charge de ces technologies, pour qui la phase de « early adopters » est de plus en plus courte, le fossé ("chasm") toujours existant, mais la durée des cycles s’accélérant, changeant donc le financement de ces innovations ainsi que le retour sur investissement attendu
- L’identification aux objets et l’acceptation de ceux-ci, en tant « qu’individus » ou le rejet massif de « trop de données », trop de connexion…
- L’intérêt (user interest) est une dérivée du data volume, ce qui signifie qu’il y a un « tri » et une organisation sensée de ces données à travers des flux et ces objets, pour qu’ils deviennent « utilisables » au sens de « vivants et concrets »
- L’internationalisation du langage des entreprises : quelles cultures favorisent « l’international » et du coup, ces objets peuvent-ils aider ces passerelles nécessaires ?
- Les dangers du « tout transparent », des risques de glissements de comportement des citoyens, rendant les uns renommés et adulés et d’autres dénoncés et décriés, par le fait que tout le monde se met en scène, à nu, par ces objets rendant compte d’une vie, elle, privée ?
- Et d’ailleurs où s’arrête ce cercle privé maintenant : foyer, immeuble, ville, pays… ?
- Bien différencier « industrie » et « marché » pour garder la raison pour l’un et le besoin pour l’autre
- Un jour les objets cesseront d’être objets pour faire « corps » avec nous, c’est-à-dire, greffés au corps humain. Aura-t-on le choix ? Quelles attitudes alors avec un système « interné » vs externe et environnant ?
- Finalement, le questionnement engendré par la connexion des objets, « nomme » l’état relevé et implique du coup un comportement changeant : poids, taux d’alcoolémie…
- Détester la technologie, c’est en fin de compte le meilleur chemin de l’innovation réelle, car centrée sur l’usage et l’essentiel. (j’adhère en terme de chemin créatif pour s’affranchir des barrières de l’ingénierie…)
« Interne, externe, se peser ou être vu, soi ou l’autre. Les lapins feront des petits…. ». Quelle réaction du législateur, du corps politique face à des enjeux de cette taille où les frontières ne s’analysent qu’à la vision que nous avons aujourd’hui. Comment en effet « juger » ces objets avec quelles lois, pour le futur ?
Enfin, le nouveau matérialisme lié à ces objets, quant à la continuité et la valorisation de ces entreprises et projets naissants. Industrie, marché, ressources, une île nouvelle, pas déserte, pas inerte mais un îlot de créativité pour les générations futures…
Une conférence passionnante comme d’habitude des forums Netexplorateur, introduite par T. Happe et modérée/animée par Cédric Ingrand, rédacteur en chef high tech sur LCI. Le rendez-vous est donné pour le forum à l’Unesco, les 15 et 16 Mars, prochains.

48.785607
2.173505
Posted by evidencesx in économie, business development, développement durable, innovation, management, stratégie, Uncategorized.
Tags: abonnement, acte, crédit, fee, impulsion, location, loyer, on demand, one shot, paiement à l'acte, rente
Un terme qui est encore dans le dictionnaire, mais qui pourrait un jour faire partie du vieux Français, tant il est peu commercial, désuet et lourd d’affaires peu glorieuses…En tous cas un sujet réel, depuis la migration de notre économie industrielle vers de plus en plus de services et de dématérialisation de celui-ci. Le remplacement progressif de la "détention" par la "jouissance" et donc vers un service plutôt qu’un bien, va encore profondément modifier la concrétisation de l’espérance de gain des entreprises, car elle demande à renoncer à des ventes pures, au profit de loyers, redevances,…peu importe leur nom. Oui les entreprises pour rassurer leurs actionnaires ont aussi besoin de profits immédiat, de cash pour alimenter le quotidien. Mais là encore, l’équation est réelle : comptant ou à crédit, en quelque sorte ?
1) les usagers achètent des usages qui s’usent, la long tail du service :
Depuis très longtemps, lors de l’installation de l’économie de services, l’idée d’investissements longs amortis (= qui s’usent), équilibrés par une "rente" (= un loyer) du consommateur a fait son chemin. Si elle rassure l’investisseur et tous ceux qui doivent y prendre un risque, cette innovation part du modèle, du principe, de l’entreprise et du produit (ou plutôt service) et non pas du client. On répercute donc les vices (ou nécessités capitalistiques du modèle) au consommateur, sans lui demander. On bâtit donc des hypothèses de nombre d’usagers, qui paient un certain montant pendant un certain temps = la customer lifetime value du client (eh oui le client vaut lui même de l’argent…).
Mais bien entendu, au fur et à mesure de l’arrivée de la concurrence, le client qui n’est plus aveugle, compare. Et donc risque de rester moins longtemps "locataire" du modèle…dont l’amortissement financier est basé sur la fidélité. Fidélité à la marque, aux prix, aux services et parfois contrainte : on invente les contrats à "petites lignes", que personne ne lit et qui pourtant enferment le consommateur dans une prison dorée…Si effectivement, ce mode de consommation génère de l’inertie bons pour les opérateurs de services et endort le consommateur, la pauvreté en terme de promesse et de marketing est navrante. Si conserver ses clients, c’est les menacer avec un contrat…Si j’en parle, c’est que ça arrive encore en 2011…Mais après tout, ce mode soporifique a aussi des avantages : la consommation au "forfait" est censée être facile et moins chère…à voir, surtout si finalement le service consommé n’est plus : qui n’est pas abonné à quelque chose qu’il n’utilise plus ?
Après tout, il semblerait qu’on en reparle comme d’un modèle d’avenir, simplifiant les relations entre distributeurs, ayant-droit et consommateurs…Encore faut-il jauger de sa capacité à consommer dans la durée, le service offert. Quand il s’agit d’une nécessité "première" (eau, électricité…et maintenant internet), on ne se pose pas de questions. Mais lorsqu’il s’agit de contenus (jeux, video, livres, images, revues…), l’envie déclenche mais n’est sans doute pas constante…

2) de l’envie de tout arrêter : le burnout du consommateur, récupérant sa conscience (et son argent) :
Et puis un jour, on réalise, par un excès de zèle, un besoin de nouveauté ou contraint par son niveau de vie qui baisse, on fait table rase : haro sur tous les contrats longs, qui nous aliènent, qu’on a oublié dans un tiroir et on consomme autrement. La floraison de comparateurs sur le web aide grandement aujourd’hui à faire le tri, mais rien ne remplace un vrai tri dans sa tête par rapport à ses besoins et sa consommation. Si l’abonnement est addictif, c’est qu’il endort toute rebellion, par un système indolore de captation du RIB. Et ensuite finalement, il ne vous reste que des prélèvements, l’envie elle ayant disparu depuis longtemps…C’est ainsi que repenser sa consommation, c’est peser chaque jour son engagement et ses besoins, dans une optique d’optimisation : de son temps, de son budget, de son rapport avec la consommation utile et raisonnée. Trop c’est trop, la société consumériste nous "abonne" tout entier à l’envie de plus au lieu de l’envie de mieux. Notre faute ? être trop vulnérable, influençable (et c’est pourtant la mode et l’ère des influenceurs sur le web…), céder aux sirènes du "fitness status", ou acheter ne signifie plus un bien ou un service mais un statut, qu’il faut montrer ou mieux, avec lequel on vous identifie, on vous reconnaît et on vous classe. Classer, reconnaître, segmenter…Pourquoi faut-il toujours mesurer par du rationnel une envie passagère ou un plaisir pur ?
Alors on arrête, on écrit, on téléphone, on jette, on se désabonne, on rejette l’entité responsable, enfin on essaie : rappelez-vous les petites lignes…que personne ne lit. Elles sont là pour vous rappeler gentiment votre promesse implicite de fidélité et garder votre argent encore un peu…Et c’est là qu’est l’os : la difficulté à convaincre le consommateur pour un service est de plus en plus difficile, et proportionnel à l’effort qu’il faut déployer pour le quitter.
Les opérateurs sont là, trésors d’imagination pour séduire le consommateur. On banalise les produits, l’abonnement est roi, car il enferme, il verrouille, il endette le consommateur…longtemps. Quand l’abonnement devient plus important que le produit…Les subventions de mobiles dans la téléphonie avaient habitué les gens à effacer la valeur des produits en "offrant", à crédit, des mobiles chers…moyennant engagement et fidélité d’une part, surfacturation du service d’autre part. Je trouve que l’avenir des produits est bien morose : réduire la valeur de toute une industrie à un cadeau Bonux, pour tromper le consommateur. No comment. Le fait de passer d’une économie de détention à une économie d’usage et de service, ne doit pas masquer la réalité : à force de rendre gratuit tout et n’importe quoi, on met une pression forte sur les coûts, donc sur l’emploi et sur la délocalisation. Comment ainsi valoriser son industrie…puisqu’elle est offerte au moindre cri ?
Une relation pas toujours libre enferme notre avenir. (On fera un parallèle aussi en France avec l’emploi et la difficulté du "turnover" qui sclérose et verrouille toute décision). D’où la nécessité d’inventer d’autres formes moins engageantes de consommation : je consomme je paie vs je paie et je consomme peut-être.

3) après les différentes révolutions, celle de l’usage 2.0 : réfléchi, durable, raisonné, à petites doses…jusque dans les nuages :
Indépendement du choix déraisonné qui s’offre désormais à nous, la désescalade de consommation pourrait venir du monde "en développement". Les pistes du social business, nous montrent comment acheter juste ce dont on a besoin, tout simplement parce qu’on ne peut pas payer plus. Et puis aujourd’hui, nous sommes entourés de "recommandation", de "social commerce" et de réseaux (plus ou moins bienveillants). On ne sait plus ce que l’on consomme et surtout où, puisque le service est souvent dans les "nuages" (cloud) et ne vous appartient que quelques secondes ou quelques heures. La consommation à l’acte devient donc une multitude d’impulsions et d’envies, sans attache et parfois sans avant ni après, un cauchemar pour les prévisionnistes : l’accès temps réel à des portions infimes de la chaîne de valeur d’une entreprise et du micro-paiement, notre société de zapping comportemental implique la capacité à gérer ces vagues de commandes informes, on pourrait dire presque chaotiques, tant elles ont l’air désordonnées, mais soutenues.
Mais attention, il faut finalement distinguer l’usage, qui semble aujourd’hui plus disruptif parce que dé-linéarisé (mobile, saccadé, segmenté…) et par notre mode de vie plus nomade et sans arrêt en mouvement, et l’accès à des sources de consommation où il faudrait payer par acte et donc effectuer un acte bancaire à chaque fois…Vite pénible. Et c’est pour cela que les supports digitaux de nos anciens media (journaux, livres, jeux…), sont portés dans des bibliothèques importantes, à accès simultané et infini. Un modèle donc de paiement "forfaitaire", ferait donc légion et pression…Ce qui ne veut pas dire abonnement. La notion d’abonnement, où le consommateur se sent "lié" et redevable ne convient plus à notre envie de liberté et notre infidélité latente…Les pistes actuelles seraient donc autour :
- d’offres de services sans engagement, simplifiantes du point de vue de la consommation (mobiles, ergonomiques, à la demande)
- d’offres forfaitaires certes, mais surtout modifiables à tout moment sans frais, pour s’adapter à nos vies trépidantes
- d’offres à tarifs modulables aussi en fonction de la consommation réelle (à noter la télévision n’a jamais porté ses offres sur de la consommation à la minute, comme peut le faire la téléphonie et pourtant les outils existeraient aujourd’hui dans les box pour savoir combien de temps la télévision est allumée…; l’internet lui est tellement banalisé qu’on peut considérer qu’il fonctionne tout le temps)
Et puis au delà de tout ça, bien se poser la question : de quoi a t-on besoin, vraiment ? Je sais, c’est le boulot de nombre d’entreprises de faire croire qu’on a besoin de leur service, de plus et tout le temps. Mais la "forfaitisation" du besoin a des limites : il faut réinventer le nihilisme des choses pour apprécier la simple consommation, à l’acte. Pourquoi je le fais, pour combien de temps et comment j’arrête. Ces questions sont réelles dans l’invasion des contenus, messages et interactions de chaque jour. Et commencer à vraiment consommer ce dont on a besoin uniquement, consiste à arrêter de céder aux scooters, pc, tv…offerts pour 1€ et se concentrer sur le service (et le besoin) de l’instant. Les publicitaires et marketeurs sont de bons vendeurs de somnifères, qui déportent l’insatisfaction du consommateur plus tard : lorsqu’on découvre les petites lignes, les clauses vicieuses et surtout son relevé de compte : acheter à crédit quelque chose que l’on a pas voulu en fait, s’en apercevoir et être engagé…là commence, le désespoir…

Lorsqu’on examine le rapport entre l’envie/la satisfaction et l’évolution dans le temps, force est de constater qu’on peut se faire peur…Mais si on y pense vraiment, c’est totalement ça : la quête du plus et l’hédonisme nous aveugle et peut être synonyme d’angoisse, de dépression (de crime ?). Vraiment, ça vous dit rien ?
Maintenant, vous saurez…
48.785607
2.173505
Posted by evidencesx in économie, développement durable, digital, diversité, e-tech, innovation, numérique, social media, social network, technologie, Uncategorized, web.
Tags: @netexplo, collaborative innovation, conference, explorateur, forum, netexplorateur, open innovation, technique, unesco, web innovation
La 4ème édition a eu lieu dans les locaux de l’UNESCO cette année, les 3 et 4 février. Ce forum permet de partager une année d’observation des usages émergents mondiaux de l’économie numérique et y rencontrer plus de 1.000 décideurs économiques, politiques et médias ainsi que des startups innovantes, mais aussi des chercheurs, autour du web. 10 prix ont été remis cette année comme à l’habitude :

- Flattr (Suède) : social micro paiement entre auteurs et utilisateurs
- MyTown (USA) : social gaming monopoly
- Obami (South Africa) : portail communautaire lié à l’éducation
- mPedigree (Ghana) : lutte contre la contrefaçon de médicaments
- HAL (Japan) : robot exosquelette pour augmenter les capacités musculaires du corps humain
- CENSO 2010 (Brazil) : le recensement de la population Brésilienne entièrement digital
- Lewatmana (Indonésie) : plateforme collaborative pour communiquer sur le trafic à Djakarta
- Natural Security (France) : identification biométrique pour les applications diverses (paiement, authentification, accès…)
- Datasift (UK) : data aggrégateur pour le social media
- E-Skin (USA) : peau synthétique et robots sensitifs
Cet observatoire est extrêmement utile pour sortir la tête du quotidien, sourcer les innovations les plus anodines, mais pertinentes, de l’autre bout du monde. A l’aide d’un réseau "d’explorateurs" locaux, le forum recense ainsi chaque année 100 projets et décerne parmi ceux-ci, 10 prix. Nous voyons bien qu’au delà du web, l’innovation prend des formes diverses très utiles lorsqu’il s’agit d’avoir des idées et de se débrouiller localement. De nombreuses entreprises partenaires de ce forum aident ainsi à identifier (oui aussi pour elles…) des sources de progrès pour leurs produits, process et services. Des sujets d’actualité sont également évoqués (Cloud computing, social networks dans l’entreprise, managing gen Y, media and marketing trends 2011…).

Conférence version géante cette année avec plus de 1.500 participants et dans de splendides locaux de l’UNESCO à Paris, avec une logistique et un équipement sympathiques. Wifi et réseau mobile impeccables, bravo.
Site du forum : http://www.netxplorateur.org
@netexplo
48.785607
2.173505
Posted by evidencesx in Uncategorized.
Tags: accueil, crm, hôtesse, innovation, parole, qualité, reconnaissance vocale, relation clients, standards, synthèse
Outil longtemps considéré comme impersonnel, froid et inefficace, la synthèse vocale est restée dans les films de science fiction sur un échelon de production. Et pourtant nombre d’acteurs oeuvrent, plus ou moins dans l’ombre, sur ce sujet qui promet des années plus souriantes, comme étant un véritable élan dans l’innovation du contact client. Faisons le point…
La Parole est d’Or et désormais conviviale : comment la reconnaissance vocale devient reconnue comme un vrai outil conversationnel…
L’heure est toujours aux relations, plus que jamais : l’évolution technologique nous transporte chaque jour un peu plus et repousse les limites de notre aptitude à communiquer. Toujours plus branché, la célèbre phrase "always wired" nous rappelle juste une chose : la technologie nous fait incontestablement changer.
Voici quelques années ont fleuri des essais pas toujours concluants, de produits et services à synthèse vocale. La machine commençait à nous parler…Nous sommes déjà en train de nous demander si l’ère de Star Trek est arrivée et si nous sommes contraints nous aussi à parler à des machines. Les voix ne sont pas toujours agréables, sont froides et saccadées. De quoi vraiment prendre peur et…la fuite. C’est ainsi que se construit petit-à-petit, une autre relation clients. La déresponsabilisation, l’abandon de la relation en direct prend le pas, pour optimiser et augmenter la productivité des personnes, des contacts et réduire le coût de gestion du client. Evidemment, il ne faut pas le dire au client, il faut appeler ça "progrès" pour lui, pour que tout doucement, il s’y identifie.
Nul doute qu’un tel progrès est quelque peu inachevé, à mis chemin entre produit imposé, client frustré non écouté et relation à sens unique : un (mauvais) exemple de plus de l’innovation unidirectionnelle, administrée et sans retour, ni succès. La parole vocale, mais encore faut-il écouter les clients, les marchés et scruter les tendances.
Le mal vient pour le bien.
C’est l’heure des SVI, qui plutôt que de saouler le client de paroles à enregistrer et retenir, propose de tapoter sur son clavier (encore faut-il trouver la fréquence vocale, sur son téléphone à touches…), et donc de déclencher une action de la machine : le droit de franchir la secrétaire numérique, pour enfin pouvoir poser sa question…sans forcément avoir de réponse d’ailleurs. Avez-vous déjà essayé de retenir plus de 4 ou 5 choix dictés (et au 5ème, on ne se souvient plus du 1er…). C’est à ce moment crucial et béni, que le retour de la technologie vocale prend tout son essor : prendre sa revanche sur la machine, qui parle sans écouter, pour enfin prendre la parole, en vraie parole et lui donner des ordres : c’est la révolte des humains.

Les essais entrepris il y a plusieurs années ont donné lieu à des initiatives nouvelles dans la synthèse vocale, permettant enfin d’accéder pour ces applications, au monde de la "relation clients". Il existe également un salon, qui a lieu depuis 4 ans, dédié aux innovations de la synthèse vocale (vocalexpo.com, au CNIT). Enfin un certain nombre d’éditeurs, autour de ces briques, proposent des applications plus ou moins intelligentes et complètes, à destination des entreprises souhaitant améliorer la production et le traitement de leurs appels.
Au delà de ces applications, la reconnaissance vocale peut trouver demain des débouchés extrêmement importants, dans les domaines de la santé, de la sécurité et de l’identité vocale, du e-commerce, des helpdesks et centres d’appels, de la domotique…Des aventures qui vont faire parler d’elles, en "synthèse", des mouvements passionnants à suivre…Avec comme crédo, que la relation clients doit être simple et ajouter de la fidélisation aux marques, plutôt que comme parfois, être un repoussoir jonché d’erreurs et de maladresses. Aujourd’hui, faire payer les hotlines de soit disant "relation clients", c’est tout de même un mauvais départ, non ? Et pourtant…regardez-y…de près maintenant.

48.785607
2.173505
Posted by evidencesx in Uncategorized.
Tags: adtech london, évènements, digital, paris 2.0
- la version adtech London: grande messe du marketing digital du 22 au 23/09, à Londres évidemment
- Paris 2.0, un nouvel évènement emmené entre autres par les agitateurs d’idées du collectif PSSST, de l’agence pourquoitucours, et des tribus avides du web 2.0, version 3, celle dont personne ne sait exactement ce qu’elle sera, mais que tout le monde réclame, pour changer…Sur 4 jours, du 22 au 25/09, sur Paris dans des lieux branchés et sympathiques, de nombreux ateliers, creuseront l’impact du web dit communautaire et surtout l’impact sur notre vie quotidienne : nouveaux medias, usages, comportements, mais aussi la révolution web c’est quoi, comment cela transforme t-il nos relations, nos habitudes et les changements en tendance pour demain ; des ateliers qui j’espère, apporteront éclairages et réponses, en tous cas un bon endroit de networking spécialisé
A vos agendas !
Posted by evidencesx in Uncategorized.
Tags: BOP, business, conference, développement durable, HEC, ressources, social
Les 5 et 6 Mai, s’est tenue sur le campus de la célèbre business school HEC, à Jouy, une conférence sur les projets de développements sociaux, économiques et énergétiques de notre monde moderne. Une Conférence extrêmement pertinente sur le sujet, "social business conference", permettant de reprendre tous les enjeux en ressources de la planète autour de plusieurs thèmes (Ressources, Réduction pauvreté, drivers du changement et divers), qui accompagnent tous les stades du développement social, auprès de ce que l’on appelle souvent le "bas de la pyramide" (BOP), les milieux les plus pauvres et défavorisés.
Plus d’infos sur cette 6ème édition sur : http://www.socialbusinessconference.org

Posted by evidencesx in Uncategorized.
Tags: contenus, games, musique, numérique, opérateurs, telecom, tuyaux, tv, videos
Alors que le projet de numérisation avance à grands pas, nous promettant des tuyaux, des contenus et des débits pour des usages toujours plus gourmands – téléchargements, videoconférence, HD TV…-, les chaînes de valeur des différents acteurs changent également, plus vite qu’on ne le pense, forçant un remaniement des cartes, des alliances et probablement des morts. Force est de constater que les derniers grands modèles comme la téléphonie fixe et le minitel (!), commencent à prendre du plomb dans l’aile. Qui est concerné…Tout le monde !
Le consommateur, commençons et rendons hommage au client, qui empilant les factures, les coûts et les devices, commence à suspecter, comptes tenus de la surabondance d’offres et la complexité de la façon dont elles sont facturées (vous savez les petites lignes que personne ne lit), rêve d’une offre simple et forfaitisée, mais aussi personnalisée.
L’opérateur, payant à prix d’or licences et fréquences, ayant beaucoup investi dans les réseaux (télécoms, fibre, émetteurs…), accédant à la taille critique (en terme d’abonnés), rêve de revenus additionnels, en pure marge…assénant de nouveaux revenus là où il n’y a plus de coûts et lorgnant sur le métier des autres (les éditeurs par exemple), pour augmenter sa valeur ajoutée et rendre son métier plus noble qu’un tuyau à péage
L’éditeur, qu’il soit de jeux, de films, de musique, d’applications, de livres bientôt en numérique, qui lui doit renouveler ses investissements pour produire des contenus toujours plus innovants, plus neufs, exclusifs, les adapter au web et à la HD, nombre de tâches rendant les oeuvres plus belles encore, mais nécessitant un virage qu’il n’a pas forcément provisionné/anticipé. Au passage permettant d’augmenter le coût des oeuvres (si encore cette hausse allait aux auteurs, bien, mais…), et accélérant la tentation des pirates et autres passagers clandestins, à ne plus payer, ce que l’on considère comme un niveau normal de service.
Le fabricant de devices (télé, PDA, mobiles, PC…), qui après avoir construit le hard, rêve de les rendre intelligents, mais tout seul, allant parfois sur le territoire de l’éditeur, parfois de l’opérateur, mais sans réel succès (eh oui c’est un métier…), permettant pour lui aussi de construire de la fidélisation, du réachat et du suivi de consommateurs, pour péréniser sa relation et ses gammes futures.

Le numérique, technologie construite de 0 et de 1, laisse miroiter pourtant des sommes colossales à celui qui fera la bonne alliance et détiendra le bon modèle "coût / service rendu / usage", qui force est de constater, n’existe pas encore aujourd’hui. Prenons les news des dernières alliances, stratégies industrielles : le regroupement d’unités chez Orange, pour en faire un opérateur unique de tuyaux/contenus, contenus dans de vastes domaines (voix, données images : téléphone, games, musique bientôt en téléchargement, télévision et chaînes, home delivering, domotique…), ce que n’a pas achevé Vivendi entre games (V. Games), télévision (Canal+) et opérateur (SFR)…
Quoi qu’il en soit nous assistons en ce moment à une valse larvée, de prétendants, dont les dots varient, mais les intentions sont claires : partager et/ou préempter le revenu disponible, issu de cette nouvelle donne du numérique. Après la réussite incontestée d’Apple et de son Iphone, alimenté par son fameux AppStore, c’est au tour de Nokia et de Microsoft de s’associer dans les mobiles pour fournir une plateforme de services nommée "MyPhone". Face à ce mouvement de leaders, RIM (et son fameux Blackberry) et Android (système d’exploitation de Google phone et HTC) veulent également leur "store". Orange quant à lui, vient de signer avec des géants du Web (eBay, Facebook, Meetic…) pour lancer son "application shop" et ainsi passer ses revenus issus du mobile de 6 à 20% (non issus de la voix).
Comme tous les mariages, il y a des lendemains qui déchantent…L’argent attire les prétendants, plein de bonnes intentions, mais parfois mal entourés. Y a t-il aujourd’hui une stratégie long terme , visant à garantir au consommateur qu’il va augmenter son expérience d’usage, sans payer plusieurs fois la même chose. Parce que ce n’est pas parce que les usages sur les devices convergent que cela réduit les coûts pour le consommateur, chaque acteur ayant pris un malin plaisir à segmenter son service, pour valoriser chaque service, plutôt qu’un service global, plus utile et clair pour l’utilisateur. Les modèles comme Free ont dénoté mais réussi et ce n’est pas hasard…Alors même si chaque foyer est une tirelire potentielle, sa préférence ira bien entendu à celui qui saura répondre à ses besoins, cad valorisera le plus sa compétence dans l’univers de besoin recherché, sans provoquer un holdup mené par des marques trop gourmandes, voire sourdes et aveugles…
A bon entendeur…
