Il était temps : l’organisation du web s’organise…la curation ou "édition" du web, du contenu vers la mise en scène… 08/02/2011
Posted by evidencesx in économie, développement durable, e-tech, innovation, numérique, technologie, web.Tags: édition, classement, curation, perles, web
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La conférence est organisée dans les locaux du conseil général d’IdF (Hémicycle Paris 7ème) et est séquencée autour de deux tables rondes et d’un point de vue sociologique :
- « Histoire du modèle individu-contenu : de la recommandation à la curation ? » – par Dominique Cardon, Sociologue Chercheur au laboratoire des usages de France Telecom R&D et à l’EHESS, avec quelques réflexions actuelles sur le web :
- l’individu, la starisation de la personne par les contenus (like, link, RT…)
- le meilleur moteur aujourd’hui de search : le social (réseaux de connaissances, d’information et de mise en relation)
- la méfiance relevée pour les marques et les institutions exacerbe le déchainement en ligne d’opinions et d’avis (pas toujours favorables)
- les mouvements de fonds entre journalistes (et experts : documentalistes) et blogueurs : process inverses (le web communautaire publie et trie ensuite : nécessité de "curation" et d’organisation du web) ; les journalistes et documentalistes bâtissent eux sur le sourcing et la vérification, avant la publication…
- Panel : « La curation bouleverse-t-elle l’information ? » avec :
- Benoit Raphaël – Co-Fondateur Lepost.fr et Fondateur Social Newsroom
- Eric Scherer – Directeur prospective à France Télévisions et blogueur
- Frédéric Montagnon – CMO Groupe Wikio
- Panel : « Qui sont les curators ? » avec :
- Eric Dupin – Blogueur Presse-Citron.net, Fondateur Fuzz.fr et LeFocus.fr
- Guillaume Decugis – Co-fondateur et Directeur général de Scoop.it
- Patrice Lamothe – Co-fondateur et PDG de Pearltrees
- Eric Briones – Planneur stratégique & blogueur
Ces deux jeux d’expression sont le théatre de plusieurs questions intéressantes :
- la curation, un nouveau terme pour de l’existant ?
- la nécessité d’indexation différente du search, pour tout le monde et par tout le monde : modération et fiabilité ?
- les modèles de collaboration qui fonctionnent : wikipedia, wikileaks (!), innovation…un vrai goût d’expression dans les réseaux sociaux
- la curation : mode individuel, d’experts, d’avis et donc subjectif forcément ; comme la presse ?
- la mise en avant du web par le contenu et non plus par l’individu : mais quand même réalisée par des individus à la base…
- la nécessité d’organiser c’est sûr mais de stocker et d’archiver pour rendre efficace l’action et l’usage : le wall de Facebook c’est de la curation, la timeline de twitter aussi…Mais quid de retrouver facilement sur un thème, un sujet, les informations ?
- la curation donc un vrai "métier", une fonction sur la chaîne de valeur, entre éditeur, metteur en scène, créateur, mais aussi la tentation au repiquage est forte…
- enfin les applications BtoB, devraient être aussi intéressantes, un nouveau métier après community manager, pour gérer l’archivage de contenus connexes au métier d’une entreprise, plutôt que la réputation d’une marque
Neuf ou vieux peu importe, si il y a un sujet et un (des) usage(s), les plateformes devraient émerger de manière significative autour des producteurs de contenus digitaux…et au vu du raz de marée du numérique sur tous les métiers de contenus, la nouvelle bibliothèque mondiale du web, doit s’équiper de nouveaux "gatekeepers", pour en garantir les étagères…
Echec et…espoir ! 02/02/2011
Posted by evidencesx in économie, business development, développement commercial, management.Tags: apprentissage, échec, entrepreneurs, entreprises, failconf, failure, microsoft, startups
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C’est sur ce sujet épineux que l’équipe dynamique de Microsoft France a décidé d’organisé une conférence intitulée "FailConf" (une version beta, qui verra un launch 1.0 vers septembre…), dans les locaux de Microsoft France. Imaginée récemment par Julien et Loïc sur la base de la failconf de TechCrunch US, l’idée de faire un sujet d’étude des "échecs" est à la fois tentante, mais aussi subtile : qu’appelle t-on un échec ?
Nous passerons d’ailleurs quelques temps et autant d’avis à cerner ce "qu’échec" est et veut dire…
Car comme dit Bill Gates “It’s fine to celebrate success but it is more important to heed the lessons of failure.” Eh oui, il semble qu’outre-Atlantique, l’expérience de l’échec est banalisée, mais extrêmement importante pour apprendre, sinon indispensable…Il y a manifestement encore quelques pas à franchir en France…
Nous avons là un ensemble de choix avec Roxanne de Techcrunch France et Blaise de MS Bizspark, introduisant la session. Peut être une conférence de losers dixit Roxanne ? Pas sûr. Non bien sûr, une manière de mieux cerner l’échec et de rebondir ensuite…
Un excellent point développé ensuite par l’entrepreneur Gilles Babinet, qui nous parle de l’importance de l’échec dans la vie de l’entrepreneur. Echec qui cristallise les erreurs, faits ou actions ayant conduit à un destin non souhaité mais radicalement fatal. Et alors ? Pendant ces moments de doute et d’errance, il est permis justement d’identifier de scénarios qu’on ne refera plus, des gens avec qui on ne s’associera plus et des choix de modèles dépassés…La difficulté en France "d’accepter l’échec" et de s’en servir. Un passage sur les "losers", quelques célèbres mais…finalement qui est loser ? Et alors ? Quelles sont nos références pour qualifier quelqu’un de loser ? Quelques citations très intéressantes comme "l’échec est un nom que vous donnez aux choses", illusion créée par l’environnement social…donc finalement très relatif et conditionné. Ou bien "la peur est le moteur de l’échec". Même si le stress stimule aussi. Beaucoup d’insights intéressant donnés par Gilles et pour finir son parcours scolaire, qui nous rappelle que, intuition, audace, chance et persévérance se révèlent être des outils au moins aussi importants que les diplômes…A méditer. En tous cas une belle leçon d’humilité…
Vient ensuite le point de vue des "VC", célèbres entités silencieuses et mystérieuses qui font et défont le capital des startups et qui en fait dirigent souvent la stratégie, par leurs exigences de rentabilité. Sans argent point de salut, mais sans idée et d’entreprise, point de rentabilité et de création de valeur. Si à première vue les objectifs sont divergents et l’alchimie qui peut en résulter dangereuse, l’association entrepreneurs-VC est un tandem classique pour qui n’est pas assez solide et entouré pour développer une entreprise ambitieuse. Cohérence, équipe, logique business et décisions sont des indicateurs de pilotage pour sentir venir l’échec. Aussi "bien réussir son échec pour mieux rebondir " est selon eux nécessaire…Avec des fonds, tout se passe mieux en somme, mais avec de l’expérience, c’est aussi capital de digérer et d’intégrer un échec dans ses entreprises futures. Les échecs sont selon eux porteurs d’espoir lorsqu’on qu’on les accepte, digère et analyse. Mais investir dans des "serial-échoueurs" ne semble pas à l’ordre du jour pour eux…Et pourtant, le risque n’est-il pas rémunéré à sa hauteur (ie exigences de ROI) et le métier des VCs ?
Pour compléter ce sujet, il eut été utile de faire témoigner des business angels, amorçage nécessaire, avant la phase des VCs. On trouve en effet un peu de tout et le savoir fait gagner du temps. De vrais professionnels et conseils, mais aussi des chasseurs de niches fiscales, ce qui du point de vue d’un entrepreneur est un peu décevant…
Le point de l’avocat de Kahn&Associés me semble intéressant mais truffé d’évidences, délivrées par des gens "bien, bien portants et à l’abri". Comment expliquer à un futur créateur que c’est mieux si il est top manager, qu’il ne mets rien en caution personnelle et qu’il a de l’argent. Alors que nombre d’entre elles mendient pour du "love money" et juste exister…Sinon, il existe des cabinets effectivement spécialisés pour accompagner les startups sur toute la chaîne, mais quelle entreprise naissante peut se les payer ?
Une table ronde sur le thème "l’acceptation de l’échec entrepreneurial dans la société Française", modérée par Roxanne et Julien. Et là, il y a du chemin en effet. Quelques entrepreneurs témoignent illustrant donc les difficultés et le "marquage" bien réel, lorsqu’on échoue en France…et ça commence à l’école, où l’échec scolaire est montré du doigt, alors que nombre d’entrepreneurs n’ont pas de diplômes ou ne s’en servent pas. Nous y trouvons :
- JD Chamboredon (ISAI), fonds d’entrepreneurs Web
- Frédéric Pie (Ex-Vodeo)
- Laurent Kott (CEO, Inria Transfert)
- Philippe Rodriguez (Ex-Wantuno), MixCommerce
…qui vont tour à tour nous parler de leur(s) expérience(s) vécue(s) (bien et mal…) d’une entreprise qu’ils ont lancée. Frissons, souvenirs, anecdotes…La force de l’expérience est extrêmement importante, à partager surtout car un entrepreneur seul n’a aucun miroir pour refléter sa détresse. Analyse des écarts, compréhension de l’échec, actions (eh oui savoir aussi licencier quand c’est nécessaire…). Savoir retourner complètement une entreprise, c’est accepter que sans changer de nom, elle fasse du jour au lendemain totalement autre chose : produits, services, business model, structure…Le vrai échec, c’est de pas s’en rendre compte et de s’entêter, en entraînant la perte de l’ensemble…Le panel est bien équilibré et complémentaire et illustre assez bien le vécu, de l’intérieur.
A noter que le storytelling est porté sur l’expérience, mais je trouve qu’il manque un chapitre sur le problème de l’écosystème en France. Bien entendu il évolue, mais est souvent insuffisant sur toute la chaîne : formation, création, financement (du love money à l’IPO), accompagnement et surtout alliances stratégiques (grands groupes Français) : la sortie d’une entreprise qui prospère n’est jamais un problème, mais lorsqu’elle cherche des alliances pour se développer, elle va…à l’étranger. Et les grands groupes Français rachètent plutôt des startups étrangères que Françaises…tandis que lorsqu’on est trop petit, on n’a pas accès à des contrats publics, ou de grands groupes. Il y a là un pas énorme à franchir pour régler l’ensemble de cet ecosystème, de mon point de vue, pour faire passer une startup au statut de PME de "service" en France…
Une conclusion assez rapide délivrée par Stéphane de faberNovel. Points clefs, redits et commentaires, quelques remarques de femmes entrepreneurs, soulevant aussi le problème de "l’entrepreneuriat et/ou l’échec" sont-ils une affaire plutôt d’homme ou de femme. Franchement et à mon sens, sujet inutile et non vérifié, sinon pour réveiller des tentations de sexisme déplacé là où notre bonne vieille société progresse et c’est tant mieux !
De l’expérience nait la lumière certes, mais bon à rester trop dans la pénombre on y perd ses repères et le moral parfois…Mais nous savons désormais qu’échec ne veut pas forcément dire…mat !
A suivre donc la version 1.0, septembre avec la collaboration de TechCrunch US.










